Brand logo on a dark blue background: a white geometric Z above the text 'THOTIS MASTER' with an orange accent, and a white banner reading 'MASTER MIGRATIONS' below.

Le Master Migrations : matières, débouchés…

Le Master Migrations est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), enregistré au RNCP sous le code 36848 (niveau 7). Il forme des spécialistes des questions migratoires, de l’asile et des discriminations, capables de produire des analyses hautement spécialisées et de piloter des projets dans les secteurs liés aux migrations.

Sa marque de fabrique : une approche résolument pluridisciplinaire. La formation articule droit, économie, démographie, histoire, sociologie, géographie et anthropologie pour comprendre les systèmes migratoires à travers le monde, les bases juridiques et les procédures, les déterminants des migrations et leurs enjeux économiques, sans oublier l’analyse des controverses sur l’immigration. Les enseignements méthodologiques y occupent une grande place : enquêtes de terrain, statistiques, cartographie et représentation des données.

Portée par quelques universités et grands établissements publics, souvent adossée à des laboratoires de recherche de premier plan, la mention se place à la fois dans la recherche et dans l’action : elle prépare aussi bien aux métiers de l’expertise, du plaidoyer et du pilotage de projets (ONG, organisations internationales, collectivités) qu’à la poursuite en doctorat.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Migrations

C'est quoi exactement le Master Migrations ?

Le Master Migrations est un diplôme national de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistré au RNCP sous le code 36848. Il forme des spécialistes des questions migratoires, de l’asile et des discriminations, avec une approche pluridisciplinaire articulant droit, économie, démographie, histoire, sociologie, géographie et anthropologie. La formation combine production de savoirs, méthodes d’enquête et pilotage de projets auprès des acteurs de la migration et de la solidarité internationale.

Quelles licences préparent au Master Migrations ?

Les licences de sciences humaines et sociales sont le profil privilégié. Les mentions conseillées sur Mon Master : géographie et aménagement, histoire, humanités, science politique, sciences de l’Homme et anthropologie, sciences sociales et sociologie. Les juristes et les profils LEA motivés par un projet solide sur les migrations peuvent aussi candidater.

Comment candidater au Master Migrations ?

La candidature en M1 se fait via la plateforme Mon Master pour les ressortissants de l’Espace économique européen. Le dossier comprend généralement un CV mentionnant stages, expériences à l’étranger et engagements associatifs, une lettre de motivation de une à deux pages explicitant le projet professionnel ou de recherche, et l’ensemble des relevés de notes du supérieur.

Le Master Migrations est-il sélectif ?

Oui. C’est une petite mention portée par quelques établissements, avec des capacités d’accueil limitées : à titre d’exemple, une trentaine de primo-inscrits par site dans certains établissements certificateurs. La sélection s’effectue sur dossier : niveau académique dans la formation antérieure, motivation professionnelle et projet d’étude sur les migrations sont les critères déterminants.

Quelles disciplines étudie-t-on dans ce master ?

Le tronc commun couvre l’histoire mondiale des migrations, l’approche géopolitique, la sociologie et l’anthropologie des migrations, la démographie, l’économie des migrations et le droit des étrangers. S’y ajoutent de solides enseignements méthodologiques : statistiques, cartographie et représentation des données, méthodes d’enquête en sciences sociales, ainsi que des langues vivantes avec des cours dédiés en anglais.

Quels stages faut-il faire pendant le Master Migrations ?

Selon les universités, le M1 comprend un stage ou un terrain d’environ un mois, intégré à un projet individuel suivi toute l’année, et certains établissements organisent une enquête collective de terrain financée. En M2, un stage long de trois à cinq mois ou un mémoire de recherche est obligatoire, avec soutenance. Les stages peuvent se dérouler en France ou à l’étranger : ONG, associations de solidarité, collectivités territoriales, institutions internationales, organismes de recherche.

Peut-on faire le Master Migrations en alternance ?

L’apprentissage et le contrat de professionnalisation sont prévus comme voies d’accès au niveau national, mais dans les faits l’alternance reste rare : la plupart des établissements organisent la formation à temps plein, la professionnalisation passant par les stages et les projets tutorés. La formation continue est en revanche bien ouverte aux professionnels (associatif, fonction publique, avocats), tout comme la VAE.

Peut-on partir à l'étranger pendant ce master ?

Oui, la dimension internationale est forte : conventions Erasmus vers des universités européennes, doubles diplômes sélectionnés sur dossier avec des universités partenaires, programmes d’échange européens spécialisés en études migratoires, et stages ou terrains d’enquête réalisables à l’étranger. Certaines universités valident des mobilités d’un semestre chez leurs partenaires.

Quels sont les débouchés après le Master Migrations ?

Les emplois visés : chargé d’étude et de plaidoyer pour des organismes internationaux ou nationaux, chargé de mission dans le champ des migrations et des mobilités internationales, chargé d’étude des collectivités territoriales, responsable du secteur international ou de la coopération décentralisée, chef de projet ou responsable de programmes dans des ONG de solidarité internationale. Après un doctorat, les carrières de chercheur et d’enseignant-chercheur sont accessibles.

Peut-on poursuivre en doctorat après ce master ?

Oui. La mention est conçue comme une étape préliminaire possible à la préparation d’un doctorat en géographie, sociologie, histoire, démographie, droit ou science politique. L’adossement à des laboratoires de recherche spécialisés sur les migrations, avec séminaires obligatoires et encadrement individuel du mémoire, prépare directement à un projet de thèse.

Le Master Migrations face aux formations proches ⚖️

Cette formation MASTER MIGRATIONS Expertise pluridisciplinaire des migrations MASTER SCIENCES SOCIALES Sociologie et enquête généraliste MASTER GAED Géographie, aménagement, développement
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · temps plein
2 ans (bac +5)Université · temps plein
2 ans (bac +5)Université · temps plein
Alternance
RareStage d'un mois en M1, stage long ou mémoire en M2
RareProfessionnalisation par les stages
Oui, selon les parcoursSurtout en aménagement
Admission
Mon MasterLicences SHS (géographie, histoire, sociologie, science politique...)Capacités d'accueil limitées
Mon MasterLicences sociologie, sciences sociales
Mon MasterLicence géographie et aménagement
Matières clés
  • Géopolitique et histoire des migrations
  • Droit des étrangers et de l'asile
  • Enquêtes de terrain et cartographie
  • Théories sociologiques
  • Méthodes d'enquête
  • Aménagement du territoire
  • Géomatique et cartographie
Cette formation MASTER MIGRATIONS Expertise pluridisciplinaire des migrations
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · temps plein
Alternance
RareStage d'un mois en M1, stage long ou mémoire en M2
Admission
Mon MasterLicences SHS
Matières clés
  • Géopolitique et histoire des migrations
  • Droit des étrangers et de l'asile
MASTER SCIENCES SOCIALES Sociologie et enquête généraliste
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareProfessionnalisation par les stages
Admission
Mon MasterLicences sociologie, sciences sociales
Matières clés
  • Théories sociologiques
MASTER GAED Géographie, aménagement, développement
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, selon les parcoursSurtout en aménagement
Admission
Mon MasterLicence géographie et aménagement
Matières clés
  • Aménagement du territoire

Comment intégrer le Master Migrations ? 🎯

La candidature en M1 se fait via la plateforme Mon Master pour les ressortissants de l’Espace économique européen (les candidats internationaux passent par les procédures dédiées de chaque établissement). La sélection s’effectue sur dossier : niveau général dans la formation antérieure, motivation professionnelle et projet d’étude sur les migrations.

Le master s’adresse principalement aux titulaires de licences de sciences humaines et sociales : géographie et aménagement, histoire, science politique, sociologie, sciences sociales, humanités ou anthropologie. Le dossier type comprend un CV valorisant stages, expériences à l’étranger et engagements associatifs, une lettre de motivation de une à deux pages et l’ensemble des relevés de notes.

Licence d'origine Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Licences SHS (géographie, histoire, sociologie, science politique, anthropologie...)
~70 %
~78 %
Profil privilégié
Licences Droit, LEA et autres
~20 %
~14 %
Selon le projet
Reprise d'études et formation continue (associatif, fonction publique, avocats...)
~10 %
~8 %
Voie reconnue
Estimations nationales indicatives : la mention Migrations est une petite mention portée par quelques établissements, avec des capacités d'accueil limitées (par exemple une trentaine de primo-inscrits par site). Les licences de sciences humaines et sociales conseillées sur Mon Master sont : géographie et aménagement, histoire, humanités, science politique, sciences de l'Homme et anthropologie, sciences sociales et sociologie. La sélection s'effectue sur dossier : niveau académique, motivation professionnelle et projet d'étude sur les migrations font la différence.

Bon à savoir : l’accès en M2 est généralement de droit pour les étudiants ayant validé le M1 de la même mention dans le même établissement. La formation est aussi ouverte aux adultes en reprise d’études (salariés, demandeurs d’emploi, professionnels de l’associatif, avocats, agents de la fonction publique) titulaires du diplôme requis ou bénéficiant d’une validation d’acquis (VAPP, VAE).

Quel est le programme du Master Migrations ?

Le master se déroule sur 4 semestres (120 ECTS), à temps plein, avec un important tronc commun pluridisciplinaire : histoire mondiale des migrations, approche géopolitique, sociologie et anthropologie des migrations, démographie, économie des migrations et cadres juridiques du droit des étrangers. Les enseignements méthodologiques occupent une grande place chaque semestre : recueil et traitement de données, statistiques, cartographie et représentation des migrations, méthodes d’enquête en sciences sociales, jusqu’à un terrain collectif où la promotion conçoit et réalise une véritable enquête. Les langues vivantes sont obligatoires, avec des cours dédiés en anglais de spécialité. La professionnalisation s’appuie sur la gestion de projet, les conférences de professionnels et de chercheurs, un stage ou terrain d’environ un mois en M1 intégré à un projet individuel, puis un stage long de trois à cinq mois ou un mémoire de recherche en M2, avec soutenance. Selon les universités, la spécialisation s’opère en M2 entre une orientation expertise et recherche et une orientation pilotage de projets d’accueil et de solidarité internationale.

Compétence Matières enseignées Progression
Analyser les phénomènes migratoires
  • Histoire mondiale des migrations
  • Approche géopolitique des migrations
  • Sociologie et démographie des migrations
  • Droit des étrangers et cadres juridiques
  • Économie des migrations
M1 · S1-S2 Socle pluridisciplinaire : géographie, histoire, sociologie, droit, démographie et économie des migrations M2 · S3-S4 Approfondissements : crises et migrations, gouvernance mondiale, altérité et discriminations
Enquêter : protocoles de recherche
  • Méthodologies des migrations
  • Statistiques et traitement de données
  • Cartographie et représentation des données
  • Terrain collectif d'enquête
M1 · S1-S2 Construction du protocole (entretiens, questionnaires, archives) et enquête collective de terrain M2 · S3-S4 Enquête en autonomie sur terrains sensibles, croisement de données originales et institutionnelles
Piloter des projets liés aux migrations
  • Gestion de projet et gestion budgétaire
  • Formes et acteurs de la solidarité internationale
  • Accompagnement social et institutionnel des migrants
  • Lutte contre les discriminations
M1 · S1-S2 Connaissance des acteurs : associations, ONG, collectivités, institutions internationales M2 · S3-S4 Conception, mise en œuvre et évaluation de projets locaux ou internationaux
Valoriser, diffuser et communiquer
  • Écriture scientifique
  • Plaidoyer et débat public
  • Anglais de spécialité (Studying Migrations)
  • Stage et mémoire
M1 · S1-S2 Stage ou terrain d'environ un mois, conférences de recherche et projet individuel tutoré M2 · S3-S4 Stage long de trois à cinq mois ou mémoire de recherche, avec soutenance

Le Master Migrations en alternance, c'est possible ? 🤝

L’apprentissage et le contrat de professionnalisation figurent parmi les voies d’accès prévues au niveau national pour cette mention, mais dans les faits l’alternance reste rare : la plupart des établissements organisent la formation à temps plein.

La professionnalisation passe par les stages et les terrains d’enquête : un stage ou terrain d’environ un mois en M1, puis un stage long de trois à cinq mois en M2 (ou un mémoire de recherche selon le projet de l’étudiant). Les terrains d’accueil sont variés : ONG, associations de solidarité ou de coopération, collectivités territoriales, institutions internationales et organismes publics de recherche, en France comme à l’étranger.

La formation continue est une voie bien installée sur cette mention : elle accueille salariés, demandeurs d’emploi, bénévoles et professionnels du secteur associatif, avocats, agents de la fonction publique ou médiateurs de la politique de la ville, avec la possibilité de faire valider des acquis (VAPP, VAE).

Quelles poursuites d'études après le Master Migrations ?

La plupart des diplômés s’insèrent directement dans l’expertise, le plaidoyer ou le pilotage de projets, mais la mention est aussi conçue comme une étape préliminaire au doctorat : géographie, sociologie, histoire, démographie, droit ou science politique selon la spécialisation choisie. L’adossement à des laboratoires de recherche spécialisés, les séminaires obligatoires et le mémoire encadré individuellement préparent directement à la construction d’un projet de thèse, idéalement financé par un contrat doctoral. Après le doctorat et les concours, les carrières de chercheur et d’enseignant-chercheur des établissements publics scientifiques et techniques deviennent accessibles.

Autre voie fréquente pour travailler dans les politiques publiques d’accueil et d’intégration : les concours de la fonction publique (attaché d’administration de l’État, attaché territorial), qui ouvrent les portes des préfectures, des ministères et des collectivités.

Enfin, des diplômes universitaires de spécialisation permettent de compléter le profil : droit d’asile et droit des étrangers, solidarité internationale, interculturalité. Les candidatures à un second master passent par la plateforme Mon Master.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat en sciences humaines et sociales (géographie, sociologie, histoire, démographie...)
3 ans minimum (bac +8) Thèse en laboratoire
Dossier + projet de thèse Contrat doctoral à obtenir
Élevée
Concours de la fonction publique (attaché d'administration, collectivités territoriales...)
Préparation variable Fonctionnaire titulaire ensuite
Concours Épreuves écrites et orales
Élevée
Diplôme universitaire de spécialisation (droit d'asile, droit des étrangers, solidarité internationale...)
1 an en général Souvent compatible avec un emploi
Dossier Selon les universités
Variable

Quels sont les débouchés après un Master Migrations ?

La certification vise d’abord les métiers de l’expertise et du plaidoyer : chargé d’étude et de plaidoyer pour des organismes internationaux ou des associations nationales de défense des droits, chargé de mission dans le champ des migrations et des mobilités internationales, chargé d’étude auprès des collectivités territoriales. Ces professionnels conçoivent des enquêtes, traitent des données statistiques et cartographiques, réalisent des diagnostics territoriaux et sociaux et formulent des préconisations aux décideurs.

Le second grand débouché est le pilotage de projets : chef de projet ou responsable de programmes dans des ONG de solidarité internationale, responsable associatif chargé des échanges internationaux, responsable du secteur international ou de la coopération décentralisée dans les collectivités territoriales, coordinateur de dispositifs d’accueil et de protection. Ces postes mobilisent la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de projets locaux ou internationaux impliquant associations, ONG, acteurs politiques et institutions internationales.

Les secteurs d’activité correspondants couvrent le social, le droit et le juridique et la recherche et l’enseignement supérieur : administration publique, affaires étrangères, hébergement social, action sociale, organisations associatives et organismes extraterritoriaux. Après un doctorat et les concours, les débouchés s’élargissent aux carrières de chercheur et d’enseignant-chercheur.

Quels salaires peut-on espérer après un Master Migrations ?

Les rémunérations varient fortement selon l’employeur : les ONG et associations appliquent leurs conventions collectives et leurs grilles internes, les organisations internationales offrent des conditions plus élevées mais très concurrentielles, les collectivités et l’État suivent des grilles indiciaires, et le contrat doctoral est fixé par arrêté ministériel. Les fourchettes ci-dessous sont des estimations nationales indicatives.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Chargé d'étude ou de plaidoyer (ONG, organisations internationales)
1 900 - 2 300 € brut/mois 2 400 - 2 900 € brut/mois
Chef de projet solidarité internationale ou développement local
2 000 - 2 400 € brut/mois 2 500 - 3 000 € brut/mois
Doctorant contractuel (recherche)
2 200 - 2 300 € brut/mois 2 400 - 3 000 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Migrations ?

La mention Migrations est portée par quelques universités et grands établissements publics, souvent en co-accréditation et en lien avec des laboratoires de recherche spécialisés. Retrouve les pages détaillées : parcours proposés, modalités de candidature et dimension internationale.