Le Master Sciences et numérique pour la santé : programme, admissions, débouchés
Le Master Sciences et numérique pour la santé est une mention nationale de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistrée au RNCP sous le code 36050. Cette formation rare, portée par deux universités publiques et un institut national regroupant des écoles d’ingénieurs publiques, forme des spécialistes du génie biomédical à l’interface de l’électronique, de la physique biomédicale, de l’informatique et de la santé.
Le cœur de la formation couvre la conception de dispositifs technologiques biomédicaux : électronique analogique et numérique, chaînes d’instrumentation complètes (capteurs, acquisition, interface graphique, traitement du signal), robotique médicale et neuroprothèses, imagerie et physique médicale, radio-physique et radiothérapie, et traitement numérique du signal et des images pour l’aide à la décision. Les diplômés développent des applications liées à la santé en électronique, automatique et robotique, et déploient des chaînes métrologiques complètes dans le domaine biomédical.
La dimension santé est constitutive de la mention : identification des grands défis de santé et des enjeux liés aux maladies chroniques, connaissance de l’organisation du système de santé et de ses acteurs, et intégration des sciences du numérique au génie biomédical dans le respect de la sécurité des données de santé, du secret médical, de l’éthique et de la déontologie. La formation, accessible en formation initiale comme en formation continue, prépare aussi bien à la R&D en laboratoire et en industrie qu’à l’expertise en hôpital ou en société de services.
Questions fréquentes sur le Master Sciences et numérique pour la santé
Qu'est-ce que le Master Sciences et numérique pour la santé ?
C’est une mention nationale de master, de niveau bac+5, dédiée au génie biomédical : instrumentation et capteurs, imagerie et physique médicale, traitement du signal et des images, robotique médicale et gestion de projets numériques dans le domaine de la santé.
Quelle licence permet d'accéder à ce master ?
Les licences EEA (électronique, énergie électrique, automatique), physique, sciences pour l’ingénieur et informatique sont les voies les plus directes. Des profils issus des licences santé ou sciences de la vie attirés par les technologies médicales peuvent aussi candidater selon les universités.
Quelle est la différence avec le Master Ingénierie de la santé ?
Le Master Ingénierie de la santé aborde les technologies médicales dans un spectre large, souvent avec une forte dimension réglementaire et biologique. Le Master Sciences et numérique pour la santé est centré sur le versant électronique, physique et numérique : instrumentation, imagerie, traitement du signal et développement d’applications.
Le master forme-t-il à l'imagerie médicale ?
Oui : les techniques d’imagerie et de physique médicale, la radio-physique et la radiothérapie ainsi que le traitement numérique des images pour l’aide à la décision font partie du cœur de la formation.
La sécurité des données de santé est-elle abordée ?
Oui, c’est une compétence attendue de la mention : intégrer les sciences du numérique au génie biomédical en assurant la sécurité des données de santé, le secret médical, l’éthique et la déontologie, dont de nombreux aspects sont spécifiques au domaine de la santé.
Quels débouchés après ce master ?
Les diplômés deviennent architectes et maîtres d’œuvre d’applications liées à la santé, chargés d’études ou chefs de projet en laboratoire ou en industrie, cadres à l’interface entre l’EEA ou la physique biomédicale et la santé en hôpital ou en société de services, cadres R&D ou cadres d’études scientifiques et de recherche fondamentale.
Le master prépare-t-il au doctorat ?
Oui : la formation est adossée à la recherche et le doctorat en génie biomédical, traitement du signal ou physique médicale est une poursuite naturelle pour les profils recherche, après un stage de M2 en laboratoire.
Peut-on travailler à l'hôpital avec ce master ?
Oui : les diplômés exercent notamment comme cadres à l’interface entre l’électronique ou la physique biomédicale et la santé dans les hôpitaux, par exemple autour du parc d’équipements biomédicaux, de l’imagerie ou des projets numériques hospitaliers.
Peut-on faire ce master en alternance ?
La certification est accessible par apprentissage et contrat de professionnalisation au niveau national, et la formation est ouverte à la formation continue. Les modalités précises variant selon les établissements, vérifie l’ouverture effective de l’alternance sur la fiche de la formation.
Où se déroule cette formation ?
Cette mention nationale est portée par deux universités publiques (dont l’une via sa composante de médecine dédiée à l’ingénierie de la santé) et un institut national d’écoles d’ingénieurs publiques. Reporte-toi à la fiche de l’établissement sur Mon Master pour connaître les parcours et les modalités précises.
| Ce master Sciences et numérique pour la santé Mention nationale | Ingénierie de la santé Mention nationale | Informatique Mention nationale | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · formation initiale ou continue |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | PossibleApprentissage ou contrat pro selon les universités |
Oui, selon les parcoursAlternance répandue |
Oui, selon les parcoursSurtout en M2 |
| Admission | Mon MasterLicence EEA, Physique, SPI ou Informatique, dossier |
Mon MasterLicences santé et sciences |
Mon MasterLicence Informatique |
| Matières clés |
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- Instrumentation biomédicale
- Imagerie médicale
- Dispositifs médicaux
- Algorithmique
Comment intégrer le Master Sciences et numérique pour la santé ?
L’accès au M1 se fait sur la plateforme nationale Mon Master, sur dossier, où sont précisés les prérequis de chaque établissement. La formation est également accessible en formation continue, et l’entrée directe en M2 est possible selon les profils via les plateformes de candidature des établissements.
La discipline étant à l’interface de l’électronique, de la physique et de la santé, les profils attendus viennent principalement des licences EEA et physique, des licences informatique et sciences pour l’ingénieur, et de certaines licences santé ou sciences de la vie attirées par les technologies médicales. Un bon niveau en mathématiques, en physique et en programmation est attendu.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence EEA ou Physique (électronique, physique appliquée) | favorable | ||
| Licence Informatique ou Sciences pour l'ingénieur | comparable | ||
| Licences santé et sciences de la vie (profils technologies médicales) | sur dossier |
Comment se déroule la sélection ?
Les critères de sélection reposent sur trois axes. Sur le plan académique, les commissions examinent les résultats de licence, en particulier en électronique, physique, mathématiques et informatique. Sur le plan du projet, un intérêt documenté pour les technologies médicales (stages, projets d’instrumentation ou de développement, expériences en laboratoire ou en milieu hospitalier) est déterminant. Enfin, la cohérence du parcours avec cette discipline d’interface et la capacité à dialoguer avec les professionnels de santé font la différence entre des dossiers proches.
Le programme du Master Sciences et numérique pour la santé
Le M1 pose le socle scientifique et technique : électronique analogique et numérique, physique appliquée au biomédical, traitement du signal, programmation scientifique et premières unités dédiées à la santé (organisation du système de santé, problématiques médicales et solutions technologiques). Le M2 approfondit les thématiques de spécialité selon les établissements : instrumentation et analyse médicale (robotique médicale, neuroprothèses, imagerie), radio-physique et radiothérapie, traitement numérique du signal et des images pour l’aide à la décision, développement d’interfaces et gestion de projets numériques en santé, avec une attention constante à la sécurité des données de santé, au secret médical et à l’éthique. La formation par projets et le stage long en laboratoire, en hôpital ou en industrie complètent le cursus, conclu par un mémoire et une soutenance.
- Électronique analogique et numérique
- Chaîne d'instrumentation : capteurs, acquisition, interface
- Robotique médicale et neuroprothèses
- Techniques d'imagerie médicale
- Radio-physique et radiothérapie
- Physique moderne appliquée au biomédical
- Traitement numérique du signal et des images
- Développement d'interfaces graphiques
- Programmation scientifique et exploitation de données
- Organisation du système de santé et enjeux industriels
- Sécurité des données de santé, secret médical, éthique et déontologie
- Gestion de projets numériques en santé, état de l'art et bibliographie
- Stage et mémoire
Stage et alternance : le cursus intègre un stage long, généralement en M2, dans un laboratoire de recherche, un service hospitalier ou une entreprise des technologies médicales, conclu par un mémoire et une soutenance. La certification est accessible par la voie de l’apprentissage et du contrat de professionnalisation au niveau national, et la formation est ouverte à la formation continue : vérifie l’ouverture effective de l’alternance sur la fiche de la formation.
Le Master Sciences et numérique pour la santé prépare à la poursuite d’études en doctorat comme à l’insertion professionnelle immédiate. Pour les profils recherche, le doctorat en génie biomédical, traitement du signal et des images ou physique médicale est la voie naturelle, dans des laboratoires publics comme privés.
D’autres diplômés complètent leur profil par une spécialisation d’un an : affaires réglementaires des dispositifs médicaux, physique médicale ou exploitation des données de santé.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat (génie biomédical, traitement du signal, physique médicale)
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3 ans (bac +8)
Contrat doctoral en laboratoire public ou privé
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Dossier + accord d'un directeur de thèse
Stage de M2 remarqué, projet de thèse financé
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Élevée |
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Spécialisation complémentaire (affaires réglementaires, physique médicale, data en santé)
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1 an (bac +6)
Mastère ou diplôme complémentaire
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Dossier + entretien
Projet professionnel ciblé
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Modérée à élevée |
Si tu hésites encore entre plusieurs approches, d’autres mentions proches peuvent correspondre à ton projet : le Master Ingénierie de la santé pour les technologies médicales au sens large, le Master Informatique pour le versant purement logiciel, ou le Master Bio-informatique pour l’analyse des données du vivant.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent la recherche-développement scientifique, les services d’architecture et d’ingénierie et de contrôle et analyses techniques, les autres activités spécialisées, scientifiques et techniques et les activités pour la santé humaine : laboratoires publics et privés, industries des technologies médicales, hôpitaux et sociétés de services travaillant en lien avec le domaine de la santé.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : architecte et maître d’œuvre pour des applications liées à la santé ou au médical, chargé d’études ou chef de projet dans des laboratoires ou des industries du domaine de la santé, cadre à l’interface entre l’EEA ou la physique biomédicale et la santé dans les hôpitaux ou les sociétés de services, cadre R&D en industrie dans les domaines liés à la santé et cadre d’études scientifiques et de recherche fondamentale. Le profil ouvre aussi vers la bio-informatique, qui met les sciences du numérique au service des données du vivant.
Les rémunérations varient selon les structures : l’hôpital public suit ses grilles, tandis que l’industrie des technologies médicales et les sociétés de services offrent des salaires plus élevés à profil équivalent, avec des écarts selon les régions. Une partie des diplômés poursuit en doctorat avec un contrat doctoral avant d’accéder aux métiers de la recherche. Les fourchettes ci-dessous sont des repères indicatifs issus des grilles publiques et des fiches métiers de référence (CIDJ, L’Étudiant, Hellowork).
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur biomédical hospitalier |
2 200 - 2 700 € brut/mois | 2 800 - 3 500 € brut/mois |
Cadre R&D en industrie des technologies médicales |
2 500 - 3 000 € brut/mois | 3 000 - 3 800 € brut/mois |
Chef de projet numérique en santé |
2 500 - 3 000 € brut/mois | 3 200 - 4 000 € brut/mois |
