Le Master Ingénierie de la santé : parcours, débouchés…

Le Master Ingénierie de la santé est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), délivré par les universités publiques. Il forme des professionnels experts capables de concevoir, piloter et optimiser des systèmes, des dispositifs et des organisations de santé, à l’interface entre les sciences de l’ingénierie et le monde médico-sanitaire.
Enregistré au RNCP (fiche 39433) et conférant le grade de master européen, ce diplôme est accessible après une licence scientifique ou de santé via la plateforme Mon Master. La formation se décline en plusieurs parcours spécialisés : génie biomédical, data science en santé, recherche clinique, qualité et réglementation, ergonomie, management de l’intelligence artificielle en santé…
Sa pédagogie privilégie les études de cas, les projets et les stages longs (10 à 18 mois de terrain sur l’ensemble du cursus), avec un ancrage fort dans les secteurs sanitaires, médico-sociaux et industriels de la santé.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Ingénierie de la santé

C’est quoi exactement le Master Ingénierie de la santé ?

Le Master Ingénierie de la santé (RNCP 39433) est un diplôme national bac+5 délivré par les universités publiques françaises. Il forme des experts capables de concevoir, développer et piloter des solutions techniques et organisationnelles dans les secteurs sanitaires, médico-sociaux et industriels de la santé. La formation articule un tronc commun en M1 et une spécialisation en M2 (génie biomédical, data science, recherche clinique, qualité, ergonomie, intelligence artificielle en santé…).

Quels profils sont recherchés pour ce master ?

Le master recrute principalement des étudiants issus de licences scientifiques (physique, électronique, informatique, sciences pour l’ingénieur, mathématiques appliquées) ou de santé (biologie, sciences de la santé, génie biomédical). Selon le parcours visé, les formations en STAPS, chimie ou sciences du vivant sont également valorisées. Une aisance quantitative (statistiques, modélisation) est généralement attendue, ainsi qu’un projet professionnel cohérent avec le secteur de la santé.

Comment candidater au Master Ingénierie de la santé ?

La candidature se fait via la plateforme Mon Master. Il faut constituer un dossier comprenant les relevés de notes de licence (L3 impuissant), une lettre de motivation, un CV et souvent une lettre de recommandation. Certains établissements organisent un entretien oral ou des épreuves écrites en complément du dossier. La plateforme est ouverte de février à mars pour les candidatures de la session principale.

Est-ce une formation accessible en alternance ?

Oui, selon les parcours. Plusieurs spécialisations (Healthcare Business, Management de l’IA en santé, Qualité-Environnement-Santé-Toxicologie…) proposent des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation, notamment en M2. Les modalités varient selon les universités : certaines ouvrent l’alternance dès le M1, d’autres uniquement en deuxième année. Le réseau de partenaires industriels et hospitaliers est un critère important à vérifier avant de candidater.

Quelle est la sélectivité du master ?

La sélectivité varie fortement selon le parcours et l’université. Les parcours Data Science en santé et Healthcare Business & Recherche clinique sont parmi les plus demandés, avec des dossiers très complétitifs. Les parcours plus régionaux (comme Coordination des trajectoires de santé) peuvent être plus accessibles selon les volumes de candidatures. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer les taux d’accès par établissement.

Quel est le programme du master ?

Le M1 pose les bases communes : management de la qualité, gestion de projet, bases biomédicales, biostatistiques, droit de la santé, anglais scientifique, et 100 jours de stage. Le M2 est entièrement spécialisé selon le parcours choisi (génie biomédical, data science, ergonomie, recherche clinique, IA en santé…). Tout au long du cursus, les études de cas, le développement de projets et les stages représentent 10 à 18 mois de terrain au total.

Y a-t-il des stages et quelle durée ?

Oui, les stages sont au cœur de la formation. Chaque année de master inclut au minimum 100 jours de stage (hors alternance). En formation initiale, le stage de M2 dure généralement 5 à 6 mois, dans un hôpital, une industrie pharmaceutique ou médico-technique, un laboratoire de recherche ou une structure médico-sociale. Sur l’ensemble du cursus, l’immersion professionnelle atteint jusqu’à 18 mois selon les modalités choisies.

Quels métiers après le Master Ingénierie de la santé ?

Ingénieur biomédical, responsable qualité et affaires réglementaires, attaché de recherche clinique, chef de projet santé numérique, data scientist en santé, ingénieur en radioprotection ou physique médicale, chargé de veille technologique, coordinateur de trajectoires de santé, consultant en organisation hospitalière, ingénieur QHSE en industrie pharmaceutique ou medtech.

Quelles poursuites d’études sont possibles ?

Le doctorat (3 ans, bac+8) est la poursuite privilégiée pour les profils orientés recherche, souvent financé par un contrat doctoral ou un CIFRE avec une entreprise du secteur. Les mastères spécialisés (MS label CGE) permettent une spécialisation supplémentaire d’un an, notamment dans les affaires réglementaires, le management des dispositifs médicaux ou la santé numérique. L’insertion directe en entreprise ou établissement reste la voie majoritaire dès le bac+5.

Comment estimer ses chances d’admission ?

Thotis propose un outil de prédiction Mon Master qui calcule tes probabilités d’admission à partir de ton dossier académique et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque établissement.

Master Ingénierie de la santé VS Master Santé publique VS Master Management des organisations de santé

Les critères clés pour choisir ta voie dans les métiers de la santé et du médico-social

Cette formation Master Ingénierie de la santé Bac+5 · mené à l’université Master Santé publique Bac+5 · mené à l’université Master Management des organisations de santé Bac+5 · mené à l’université
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · initiale ou alternance
2 ans (bac +5)Université · initiale
2 ans (bac +5)Université ou école · initiale ou alternance
Alternance
Oui, selon les parcoursContrat d’apprentissage ou de professionnalisation
Rare, selon les universitésPlutôt en formation initiale
Oui, fréquenteSelon les établissements
Admission
Mon MasterLicence scientifique ou santéDossier + entretien selon les parcours
Mon MasterLicence santé, médecine, épidemiologie
Mon Master / dossier écoleToutes licences avec profil santé ou gestion
Matières clés
  • Biomédical & dispositifs médicaux
  • Qualité et réglementation
  • Data science en santé
  • Management de projet
  • Recherche clinique
  • Épidémiologie & biostats
  • Santé environnementale
  • Politiques de santé
  • Gestion hospitalière
  • Droit de la santé
  • GRH & conduite du changement
Cette formation Master Ingénierie de la santé Bac+5 · université
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Initiale ou alternance
Alternance
Oui, selon les parcoursApprentissage ou professionnalisation
Admission
Mon MasterLicence scientifique ou santé
Matières clés
  • Biomédical & dispositifs
  • Qualité & réglementation
  • Data science en santé
Master Santé publique Bac+5 · université
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Rare selon les universitésPlutôt formation initiale
Admission
Mon MasterLicence santé ou médecine
Matières clés
  • Épidémiologie
  • Biostatistiques
Master Management des organisations de santé Bac+5 · université ou école
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, fréquenteSelon les établissements
Admission
Mon Master / dossier écoleLicence avec profil santé ou gestion
Matières clés
  • Gestion hospitalière
  • Droit de la santé

Comment intégrer le Master Ingénierie de la santé ?

La candidature se fait via la plateforme nationale Mon Master. Le Master Ingénierie de la santé est une formation exclusivement publique, proposée dans les universités françaises. Il n’existe pas de version privée sous ce label national.

Le master recrute principalement sur licence scientifique ou de santé. Les licences en physique, électronique-électrotechnique-automatique (EEA), informatique, sciences pour l’ingénieur constituent le vivier le plus représenté pour les parcours techniques. Les licences en biologie, sciences de la santé, sciences du vivant et STAPS sont privilégiées pour les parcours orientés soins, ergonomie et coordination. Les licences de gestion, droit ou sciences humaines restent accessibles mais représentent une plus faible part des candidats admis.
Un point important : chaque parcours de la mention a ses propres prérequis. Il est indispensable de consulter la fiche officielle de chaque université et de vérifier les UE attendues avant de candidater.

Les établissements valorisent systématiquement : un dossier académique solide (moyenne L3 supérieure à 12/20 en général), un projet professionnel cohérent avec le parcours visé, une expérience de terrain (stage, bénévolat, job étudiant dans le secteur) et une maîtrise de l’anglais scientifique. Certains parcours organisent un entretien oral ou une épreuve écrite après une présélection sur dossier.

Licence d’origine Part des candidats Part des admis Taux d’accès indicatif
Licences scientifiques (physique, ingénierie, info)
~45 %
~50 %
~25 %
Licences santé, sciences du vivant, biologie
~40 %
~38 %
~22 %
Autres licences (gestion, droit, SHS...)
~15 %
~12 %
~18 %
Ces estimations sont calculées à partir de l’open data Mon Master (MESRI) sur l’ensemble des parcours de la mention Ingénierie de la santé. La sélectivité varie fortement selon le parcours visé (Data Science en santé et Healthcare Business sont parmi les plus demandés), l’université et la discipline d’origine. Les licences à dominante scientifique (physique, EEA, informatique, sciences pour l’ingénieur) offrent en général un meilleur accès aux parcours techniques de la mention.

Accès en M2 par dérogation
Il est possible d’accéder directement en M2 par voie dérogatoire, notamment pour les étudiants ayant validé un M1 dans une autre mention compatible ou un diplôme d’ingénieur. Les candidatures se font directement auprès de l’université, via sa plateforme locale (e-candidat ou équivalent), indépendamment de Mon Master.

Comment se déroule la sélection ?

Après une présélection sur dossier (notes, lettre de motivation, CV, parfois recommandations), certaines équipes pédagogiques convoquent les candidats à un entretien oral. D’autres se basent uniquement sur le dossier. Les modalités sont précisées dans les fiches de chaque parcours sur Mon Master.
Sur le plan académique, les recruteurs valorisent la solidité des notes en L3, la cohérence entre la discipline de licence et le parcours de master, et la capacité à analyser des données quantitatives. Un projet de mémoire ou de recherche, même embryonnaire, est un signal fort pour les parcours à orientation recherche.
Sur le plan professionnel, toute expérience dans le secteur sanitaire ou médico-social (stage, service civique, engagement associatif, emploi) ren´orce considérablement la candidature. Les recruteurs cherchent des profils qui comprennent la réalité du terrain, pas seulement les concepts académiques.

Quel est le programme du Master Ingénierie de la santé ?

Le Master Ingénierie de la santé s’organise autour de quatre blocs de compétences (BCC) définis nationalement, communs à l’ensemble des parcours de la mention. La première année (M1) pose un socle transversal orienté vers la maîtrise des outils de management, les démarches qualité et les méthodologies de l’ingénierie en santé, complété par un stage de 100 jours minimum. La deuxième année (M2) est entièrement spécialisée selon le parcours choisi, avec un stage long ou une alternance de 5 à 6 mois. Sur l’ensemble du cursus, 10 à 18 mois de terrain sont intégrés à la formation, selon le statut de l’étudiant. Les UE sont évaluées par contrôle continu, examens terminaux ou les deux, pour un total de 120 crédits ECTS au-delà du grade de licence.

Compétence Matières enseignées Progression
Identifier et analyser les enjeux en ingénierie de la santé
  • Génie biomédical & dispositifs médicaux
  • Réglementation (DM, ANSM, CE)
  • Santé publique & épistémologie
  • Biologie appliquée & physiologie
M1 · S1-S2 Analyser les systèmes de santé et les enjeux réglementaires fondamentaux M2 · S3-S4 Piloter une veille stratégique réglementaire et normative dans son parcours
Optimiser les systèmes de santé et la qualité
  • Management de la qualité (ISO 13485, HAS)
  • Gestion des risques & sécurité des soins
  • Logistique hospitalière
  • Amélioration continue (lean, Kaizen)
M1 · S1-S2 Concevoir et mettre en œuvre une démarche qualité dans une structure de santé M2 · S3-S4 Piloter une politique qualité et gérer les écarts dans un contexte complexe
Concevoir des études et analyser des données en santé
  • Biostatistiques & épidémiologie
  • Data science & IA en santé
  • Méthodologie de recherche clinique
  • Traitement du signal & imagerie (selon parcours)
M1 · S1-S2 Analyser des données quantitatives et qualitatives avec les outils adaptés M2 · S3-S4 Concevoir et conduire une étude clinique ou une évaluation de dispositif médical
Interagir avec le monde socioprofessionnel et de la recherche
  • Management de projet (PMI, méthodes agiles)
  • Communication scientifique (oral et écrit)
  • Anglais professionnel & scientifique
  • Entrepreneuriat & innovation en santé
M1 · S1-S2 Coordonner une équipe pluridisciplinaire sur un projet de santé M2 · S3-S4 Piloter un projet complexe (stage long de 6 mois ou alternance en entreprise ou établissement de santé)

L’alternance est-elle possible en Master Ingénierie de la santé ?

Oui, l’alternance est disponible dans plusieurs parcours, principalement en M2. Les contrats proposés sont le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, selon les conventions de chaque université et les partenaires employés disponibles. Les parcours les plus concernés sont Healthcare Business et Recherche clinique, Data Science en santé, Qualité-Environnement-Santé-Toxicologie, et Management de l’intelligence artificielle en santé.
La première année se déroule généralement en formation initiale avec un stage de 100 jours. Certains parcours ouvrent l’alternance dès le M1, notamment ceux à orientation management ou coordination. Pour candidater en alternance, le processus reste identique à la formation initiale (Mon Master) : c’est après l’admission que l’étudiant recherche son employeur en parallèle, avec le soutien de l’équipe pédagogique.
L’insertion professionnelle de la formation atteint 99 % toutes filières confondues selon l’étude ODIF 2019 sur les promotions issues de l’UFR3S de Lille, un résultat qui s’appuie notamment sur le volume d’expérience professionnelle intégré au cursus.

Quelles poursuites d’études après le Master Ingénierie de la santé ?

Le Master Ingénierie de la santé est un diplôme bac+5 terminal : la grande majorité des diplômés s’insèrent directement dans la vie active. Toutefois, plusieurs voies de spécialisation ou d’approfondissement existent pour les profils les plus ambitieux ou orientés recherche.
Le doctorat constitue la poursuite de référence pour les parcours M2 à orientation recherche (data science, biomédical, ergonomie renforcée recherche…). Il se prépare en 3 ans (bac+8) dans un laboratoire universitaire ou en CIFRE avec une entreprise pharmaceutique, medtech ou hospitalière. Le financement est assuré par un contrat doctoral ou une convention de recherche.
Les mastères spécialisés (MS), labelés par la CGE, permettent une hyperspécialisation en un an (bac+6) dans des domaines comme les affaires réglementaires, le management des dispositifs médicaux, la santé numérique ou l’hôpital management. Ils sont accessibles sur dossier et entretien, souvent en alternance, avec une expérience préalable valorisée.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat
3 ans (bac +8) Contrat doctoral ou financement CIFRE
Dossier + entretien M2 recherche + projet de thèse validé
Très élevée
Mastère spécialisé (MS/MSc)
1 an (bac +6) Spécialisation post-master
Dossier + entretien Expérience ou master dans le domaine
Modérée à élevée
Insertion directe en entreprise ou établissement de santé
Immédiat (bac +5) CDI, CDD, contrat CIFRE
Candidature directe CV, LM, éventuellement portfolio de projet
Variable selon le marché

Quels sont les débouchés après le Master Ingénierie de la santé ?

Le Master Ingénierie de la santé ouvre sur un éventail large de métiers à fort impact, dans des secteurs qui recrutent activement : industrie pharmaceutique et medtech, hôpitaux et cliniques, agences sanitaires (ANSM, HAS, ARS), laboratoires de recherche, cabinets de conseil en santé, start-ups de santé numérique et organismes médico-sociaux.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent la santé et le médical, les technologies industrielles appliquées à la santé, et la recherche académique ou clinique. L’insertion professionnelle des diplômés est reconnue comme très solide : les besoins en ingénierie de la santé (biomédical, qualité, data, réglementation) sont en constante croissance.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur biomédical, responsable qualité et affaires réglementaires, attaché de recherche clinique (ARC), chef de projet santé numérique, data scientist en santé, ingénieur en radioprotection, coordonnateur de trajectoires de santé, consultant en organisation hospitalière, chargé de veille technologique et réglementaire, ingénieur QHSE, responsable de production en industrie pharmaceutique ou expert en évaluation des risques sanitaires et environnementaux. La diversité des débouchés reflète la richesse des parcours proposés par la mention.

Quels salaires peut-on espérer après le Master Ingénierie de la santé ?

Les rémunérations à la sortie du master varient selon le parcours, le secteur (public hospitalier versus industrie privée) et la région. Les profils orientés data, IA en santé ou affaires réglementaires sont généralement mieux rémunérés en début de carrière que les profils issus des parcours médico-sociaux ou de coordination, qui offrent en contrepartie une plus grande stabilité et des perspectives d’évolution dans la fonction publique hospitalière.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Ingénieur biomédical
2 200 - 2 800 € brut/mois 3 000 - 4 000 € brut/mois
Responsable qualité / affaires réglementaires
2 200 - 2 700 € brut/mois 3 000 - 4 500 € brut/mois
Chef de projet recherche clinique (ARC)
2 000 - 2 500 € brut/mois 2 800 - 3 800 € brut/mois
Data scientist en santé / ingénieur IA médicale
2 500 - 3 200 € brut/mois 3 500 - 5 000 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Ingénierie de la santé ?

Chaque université est autonome sur ses parcours proposés, sa sélectivité, ses modalités d’alternance et ses partenaires. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.

Quelles sont les alternatives au Master Ingénierie de la santé ?

Le Master Ingénierie de la santé n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Santé et médical !

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :

Les prépas droit et santé :

Les écoles spécialisées :