Le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie : parcours, débouchés…
Le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), de niveau 7, enregistré au RNCP (fiche nationale RNCP39042). Délivré par un unique grand établissement public dédié à la recherche en sciences sociales, il forme à la recherche interdisciplinaire : le croisement des concepts, des méthodes et des terrains de l’histoire, de l’anthropologie et de la sociologie, dans une perspective comparative.
La pédagogie y est singulière : les enseignements prennent la forme de séminaires de recherche, qui forment à la recherche par la recherche. La formation met l’accent sur l’épistémologie des sciences sociales, l’enquête de terrain et son croisement avec la théorie, illustré par une enquête collective menée chaque année sur un thème renouvelé. Une attention particulière est portée à la communication en anglais et à l’écriture en sciences sociales.
À finalité recherche, la mention prépare d’abord à l’inscription en doctorat, mais ouvre aussi vers les métiers de la culture, du patrimoine, de la documentation et de l’expertise. Elle attire des profils variés : jeunes diplômés de licence, étudiants internationaux (environ quatre inscrits sur dix) et professionnels en reprise d’études qui souhaitent valoriser académiquement leur parcours.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie
C'est quoi exactement le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ?
C’est un master universitaire de bac+5 (120 ECTS) à finalité recherche, qui forme au croisement de trois disciplines des sciences sociales : l’histoire, l’anthropologie et la sociologie, dans une perspective comparative. Enregistré au RNCP (fiche nationale RNCP39042), il est délivré par un unique grand établissement public entièrement dédié à la recherche en sciences sociales.
En quoi cette formation est-elle différente d'un master classique ?
Les enseignements prennent la forme de séminaires de recherche animés par des enseignants-chercheurs et des chercheurs : on y apprend la recherche en la pratiquant. Les séminaires ont des rythmes variés (hebdomadaires, mensuels, groupés sur une semaine), ce qui permet aux étudiants qui travaillent de trouver un emploi du temps compatible. Chaque étudiant bénéficie d’un double tutorat pour son mémoire.
Comment candidater à ce master ?
La candidature se fait sur dossier directement auprès de l’établissement, via sa plateforme de candidature, généralement en dehors de la plateforme Mon Master : vérifie le calendrier et les modalités exactes sur le site officiel. Le dossier comprend un projet de recherche, dont la qualité est le critère déterminant de la sélection.
Quelle licence faut-il pour y accéder ?
Les licences de sociologie, d’anthropologie-ethnologie et d’histoire sont les voies naturelles, mais le recrutement est ouvert à d’autres licences de sciences humaines et sociales. Le premier semestre est consacré à une mise à niveau critique dans les trois disciplines, ce qui permet d’accueillir des profils variés, y compris des professionnels en reprise d’études.
Quel projet de recherche présenter dans le dossier ?
Un sujet précis, faisable en deux ans, qui articule au moins deux des trois disciplines de la mention : un objet, un terrain ou un corpus, une première problématique et quelques références bibliographiques. Le projet n’engage pas définitivement, mais il montre ta capacité à penser en chercheur : c’est lui qui fait la différence entre les candidatures.
Quel est le programme du master ?
Le premier semestre de M1 pose les bases scientifiques des trois disciplines et les compétences pratiques de l’enquête ; il débouche sur un premier mémoire d’état de la question. Le second semestre est marqué par l’enquête collective sur un terrain commun. Le M2 est l’année de la spécialisation : cinq séminaires de recherche, participation à des journées d’étude et rédaction du mémoire final, qui pèse à lui seul 30 ECTS.
Qu'est-ce que l'enquête collective ?
C’est la marque de fabrique de la formation : chaque année, toute la promotion mène ensemble une enquête sur un thème renouvelé, de l’observation de terrain à l’interprétation des données. Elle met en pratique la mise à niveau du premier semestre et confronte les étudiants au travail réel du chercheur en sciences sociales, en croisant les regards des trois disciplines.
Quels métiers après ce master ?
Au-delà du doctorat, les diplômés exercent comme chargé d’études, de recherches et d’enquêtes, assistant de recherche, chargé d’études documentaires, chargé d’archives, chargé de mission dans un musée, un parc ou un conservatoire, chargé de projet territorial en environnement, économie ou culture, ou encore ethnologue. Les concours de la fonction publique ouvrent les postes de médiation culturelle et de valorisation du patrimoine.
Ce master mène-t-il vraiment au doctorat ?
C’est sa vocation première : la mention prépare surtout à l’inscription en doctorat, et une partie significative de chaque promotion poursuit en thèse, avec une sélection interne des candidats aux contrats doctoraux. Le mémoire final, les séminaires de recherche et le double tutorat sont pensés comme une propédeutique à la thèse.
Peut-on suivre ce master en travaillant ?
Oui, c’est une réalité de la mention : une part notable des inscrits sont en formation continue ou en reprise d’études. Les rythmes variés des séminaires permettent de composer un emploi du temps compatible avec une activité, et l’étalement du M2 sur deux années est couramment demandé par les étudiants salariés.
Master Recherches comparatives VS Master Anthropologie VS Master Histoire
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie
| Cette formation Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie Recherche interdisciplinaire en sciences sociales | Master Anthropologie Ethnologie et terrains | Master Histoire Recherche historique et archives | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Séminaires de recherche · rythmes variés |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Très rareMention à finalité recherche |
RareTerrains et stages privilégiés |
RareSelon les universités et parcours |
| Admission | Dossier auprès de l’établissementProjet de recherche déterminantOuvert aux reprises d’études |
Mon MasterLicence SHS, projet de recherche |
Mon MasterLicence Histoire ou SHS |
| Matières clés |
|
|
|
- Épistémologie des sciences sociales
- Enquête de terrain et enquête collective
- Archives et corpus documentaires
- Ethnographie
- Théories anthropologiques
- Historiographie
- Sources et archives
Comment intégrer le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ? 🎯
La candidature se fait sur dossier, directement auprès de l’établissement, via sa plateforme de candidature en ligne, généralement en dehors de la plateforme Mon Master : vérifie le calendrier et les modalités exactes de la campagne sur le site officiel avant de préparer ton dossier.
Le master s’adresse d’abord aux titulaires d’une licence de Sociologie, d’une licence Sciences de l’Homme, Anthropologie, Ethnologie ou d’une licence d’Histoire, mais le recrutement reste ouvert à l’ensemble des licences de sciences humaines et sociales.
La mention accueille aussi de nombreux étudiants internationaux (environ quatre inscrits sur dix) et des professionnels en reprise d’études qui souhaitent valoriser académiquement leur parcours, la formation continue représentant une part notable des inscriptions.
Le cœur du dossier est le projet de recherche : un objet d’étude, un terrain ou un corpus envisagé, une première problématique croisant au moins deux des trois disciplines, et quelques repères bibliographiques. Les qualités rédactionnelles, la curiosité intellectuelle et la capacité de lecture en anglais sont également examinées.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licences Sociologie, Anthropologie, Ethnologie | voie privilégiée | ||
| Licence Histoire | favorable | ||
| Autres licences SHS, reprises d'études, profils internationaux | sur projet |
🔄 Intégrer le master en cours de cursus
L’entrée directe en M2 peut être envisagée sur dossier pour des candidats justifiant d’un M1 de sciences sociales compatible et d’un projet de recherche déjà construit. L’étalement du M2 sur deux années est par ailleurs couramment accordé aux étudiants qui exercent une activité professionnelle.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection s’effectue sur dossier, examiné par le conseil pédagogique de la mention, qui assure aussi le suivi des étudiants, le passage en M2 et la sélection des candidats à un contrat doctoral.
Sur le plan académique, les résultats de licence comptent, mais c’est la qualité du projet de recherche qui fait la différence : sa précision, sa faisabilité en deux ans et sa dimension comparative ou interdisciplinaire.
Sur le plan pratique, toute expérience d’enquête, d’archives ou de terrain est valorisée : mémoire ou dossier de recherche en licence, participation à une enquête, travail documentaire, séjour d’étude à l’étranger, engagement associatif en lien avec le sujet envisagé.
Sur le plan personnel, la lettre et le projet doivent montrer une réelle appétence pour la recherche : lire des sciences sociales, formuler des questions, accepter le travail long et autonome du mémoire. C’est ce positionnement de futur chercheur que le jury cherche à identifier.
Quel est le programme du Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ?
La formation se déroule sur quatre semestres et 120 ECTS, sous forme de séminaires de recherche qui se déclinent au sein de quatre domaines thématiques : sciences, natures, santé et sociétés ; espaces et objets politiques ; formes et processus culturels ; dimension sexuée de la vie sociale. Le premier semestre de M1 est consacré à l’acquisition des bases scientifiques des trois disciplines, avec des séminaires de présentation critique de leurs traditions de recherche et de leurs approches méthodologiques, ainsi qu’aux compétences pratiques de l’enquête ; il est sanctionné par la rédaction d’un état de la question dans un premier mémoire, sur un thème qui sera développé en M2. Le second semestre est marqué par l’enquête collective, qui met en pratique ce travail sur un terrain commun, de l’observation à l’interprétation en sciences sociales. L’année de M2 est celle de la spécialisation et de la rédaction du mémoire : les étudiants suivent cinq séminaires de recherche, participent à des journées d’étude et bénéficient d’un double tutorat ; sur les deux ans, sept séminaires de recherche doivent être validés, les parcours thématiques servant à orienter plutôt qu’à spécialiser. L’évaluation finale porte sur la capacité à s’engager dans une recherche, comme en témoigne l’importance accordée au mémoire final (30 ECTS). Une attention constante est portée à la communication en anglais (lecture, écriture, oral) et à l’écriture en sciences sociales.
- Épistémologie de la recherche en sciences sociales
- Traditions de recherche des trois disciplines
- Construction de problématiques comparatives
- Séminaires interdisciplinaires
- Méthodes d'enquête en sciences sociales
- Enquête collective sur un thème annuel
- Observation et interprétation
- Entretiens et terrains diversifiés
- Travail documentaire et d'archives
- Constitution de bases documentaires
- Croisement des sources historiques et ethnographiques
- Outils numériques de la recherche
- Écriture en sciences sociales
- Anglais scientifique (lecture, écriture, oral)
- Journées d'étude et communications
- Valorisation : documentaire, ouvrage, exposition
- Diagnostic du fonctionnement des organisations
- Veille sur les évolutions socio-historiques
- Conseil scientifique aux institutions
- Déontologie de la recherche
L'alternance est-elle possible dans ce master ?
L’alternance est très rare dans cette mention à finalité recherche : la professionnalisation passe par la pratique de la recherche elle-même, l’enquête collective, les terrains personnels et le travail d’archives, plutôt que par un contrat en entreprise.
En revanche, la formation est compatible avec une activité professionnelle : les séminaires ont des rythmes variés (hebdomadaires, mensuels, groupés sur une semaine), une part notable des inscrits sont en formation continue ou en reprise d’études, et l’étalement du M2 sur deux années est couramment demandé par les étudiants salariés.
Pour financer et professionnaliser ton parcours, pense aux vacations et contrats étudiants dans les bibliothèques, services d’archives, musées et laboratoires : ces expériences nourrissent directement le mémoire et le futur dossier de contrat doctoral.
Quelles poursuites d'études après le Master Recherches comparatives ?
Ce master à finalité recherche est explicitement conçu comme une préparation à la thèse, mais il ouvre aussi des voies vers la fonction publique et la spécialisation professionnelle.
Le doctorat en anthropologie, en histoire ou en sociologie est la poursuite naturelle : une partie significative de chaque promotion s’inscrit en thèse, le conseil pédagogique de la mention sélectionnant les candidats aux contrats doctoraux. Le doctorat ouvre les carrières d’enseignant-chercheur et de chercheur.
Les concours de la fonction publique constituent une autre voie : sous réserve de réussite, les diplômés accèdent à des postes d’agents des collectivités territoriales chargés de la médiation culturelle, de la valorisation du patrimoine ou des affaires sociales.
Les diplômes universitaires de spécialisation permettent enfin d’ajouter une corde professionnelle au profil : archives, documentation, médiation scientifique ou culturelle. Ils se préparent en un an, sur dossier.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Doctorat en anthropologie, histoire ou sociologie
|
3 ans (bac +8)
Thèse en laboratoire
|
Dossier + projet de thèse
Sélection des candidats à un contrat doctoral
|
Élevée |
|
Concours de la fonction publique (culture, patrimoine, territorial)
|
Préparation variable
Médiation culturelle, valorisation du patrimoine, affaires sociales
|
Concours
Épreuves écrites et orales
|
Modérée à élevée |
|
Diplôme universitaire de spécialisation
|
1 an (bac +6)
Archives, documentation, médiation scientifique…
|
Dossier
Projet professionnel motivé
|
Variable |
Quels sont les débouchés après le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ?
Le master ouvre sur les métiers de la recherche, de la culture et de l’expertise en sciences sociales. Les diplômés exercent dans la recherche et développement, l’administration, l’enseignement, les bibliothèques, archives, musées et autres activités culturelles, ainsi que dans les organisations associatives, au sein d’organismes publics comme privés.
Le secteur d’activité de référence est la recherche & enseignement supérieur, complété par les métiers du patrimoine, de la documentation et du développement territorial, où la capacité à croiser enquête de terrain, archives et analyse sociologique est particulièrement valorisée.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : chargé d’études, de recherches et d’enquêtes, assistant de recherche, chargé d’analyse et de développement, chargé d’études documentaires, chargé d’archives, chargé de mission dans un musée, un parc ou un conservatoire (environnement, économie, culture), chargé de projet territorial ou encore ethnologue. Sous réserve de réussite aux concours de la fonction publique, les diplômés accèdent aussi aux postes de médiation culturelle, de valorisation du patrimoine et des affaires sociales des collectivités territoriales.
Quels salaires peut-on espérer après ce master ?
Les salaires varient selon le statut (fonction publique, associations, bureaux d’études, organismes de recherche), la taille de la structure et la région. Les postes publics suivent des grilles indiciaires ; les doctorants sous contrat doctoral bénéficient quant à eux d’une rémunération fixée nationalement pendant la thèse.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Chargé d'études, de recherches et d'enquêtes |
2 100 - 2 600 € brut/mois | 2 700 - 3 400 € brut/mois |
Chargé d'études documentaires |
2 000 - 2 400 € brut/mois | 2 500 - 3 000 € brut/mois |
Chargé d'archives |
2 000 - 2 400 € brut/mois | 2 500 - 3 100 € brut/mois |
Chargé de mission culture, patrimoine, environnement |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 2 600 - 3 200 € brut/mois |
Quel établissement propose le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ?
L’établissement est autonome sur ses modalités pédagogiques, sa sélectivité et son calendrier de candidature. Retrouve la page détaillée : chiffres locaux, programme, séminaires, conditions d’admission.
Quelles sont les alternatives au Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie ?
Le Master Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Recherche & Enseignement Supérieur !
