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Le Master Études asiatiques : matières, débouchés…

Le Master Études asiatiques est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), enregistré au RNCP sous le code 39432 (niveau 7). Porté par des grands établissements de recherche en co-accréditation, il constitue la plus importante offre de formation avancée en France dans ce domaine et forme des chercheurs et des experts des sociétés asiatiques, capables de développer une réflexion critique sur ces sociétés abordées dans leurs spécificités et la longue durée.

Le monde asiatique y est compris au sens large, de l’Asie Mineure au Japon et de la Sibérie à l’Indonésie. La formation, résolument pluridisciplinaire, mobilise l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la géographie et l’économie, mais aussi des disciplines rares comme la philologie, la paléographie, l’épigraphie, l’archéologie, l’histoire de l’art et l’étude des religions et des systèmes de pensée. Une équipe pédagogique d’une centaine d’enseignants-chercheurs travaillant sur l’Asie donne accès à plus d’une centaine de séminaires de spécialisation et de recherche.

Marque distinctive : le tutorat. Chaque étudiant est suivi individuellement par un enseignant-chercheur qui valide son projet, construit avec lui son parcours de formation et dirige son mémoire. Les projets de mobilité vers l’Asie (stages, césure, terrain) sont fortement encouragés, en appui sur des centres de recherche implantés sur place.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Études asiatiques

C'est quoi exactement le Master Études asiatiques ?

Le Master Études asiatiques est un diplôme national de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistré au RNCP sous le code 39432. Porté par des grands établissements de recherche, il forme des chercheurs et des experts des sociétés asiatiques, comprises au sens large, de l’Asie Mineure au Japon et de la Sibérie à l’Indonésie. La formation est pluridisciplinaire : histoire, sociologie, anthropologie, géographie, économie, philologie, archéologie, histoire de l’art et étude des religions.

Quelles licences préparent au Master Études asiatiques ?

Une licence en sciences humaines et sociales (180 ECTS) est exigée. Le public visé vient en particulier de l’histoire, de l’anthropologie et de l’ethnologie, de l’histoire de l’art et de l’archéologie, des langues et civilisations étrangères et régionales, mais aussi de la géographie, de la sociologie, de la science politique et des études du développement. Les profils issus de classes préparatoires littéraires peuvent candidater via une validation d’acquis.

Faut-il parler une langue asiatique pour candidater ?

La maîtrise d’une langue asiatique est souhaitable, voire indispensable pour certains projets de recherche. Le perfectionnement se poursuit pendant le master : cours de langue obligatoires et travail sur des sources qui nécessitent souvent une ou plusieurs langues vivantes, classiques ou anciennes, comme le chinois, le japonais, le tibétain, le sanskrit, le persan, l’hindi ou le vietnamien, aux côtés de l’anglais.

Comment candidater au Master Études asiatiques ?

La candidature comporte une étape distinctive : obtenir au préalable l’accord écrit d’un tuteur, enseignant-chercheur de l’équipe de formation, après avoir défini avec lui un projet de recherche. Le dossier est ensuite examiné par une commission de recrutement. Selon les établissements, le dépôt s’effectue via Mon Master ou directement sur leurs plateformes de candidature ; renseigne-toi tôt, car la recherche d’un tuteur prend du temps.

Quels sont les deux parcours du Master Études asiatiques ?

La mention s’articule autour de deux parcours reposant sur des traditions savantes distinctes. Le premier, orienté histoire, philologie et religions, s’adresse aux étudiants désireux d’étudier l’Asie ancienne et prémoderne à partir des sources écrites ou matérielles (philologie, paléographie, archéologie, épigraphie). Le second, orienté histoire et sciences sociales (terrains, textes, images), porte sur l’Asie moderne et contemporaine avec des approches comparatives et interdisciplinaires.

Quel est le rôle du tuteur dans ce master ?

Le tutorat est l’une des bases de la formation. Le tuteur, enseignant-chercheur responsable d’un séminaire du master, définit avec l’étudiant le sujet du mémoire dont il assure la direction, valide la liste des enseignements de chaque semestre et facilite les contacts avec les laboratoires, bibliothèques, archives et musées. Une charte du tutorat cosignée définit les responsabilités réciproques. Sans accord d’un tuteur, l’inscription n’est pas possible.

Quels stages ou terrains faut-il faire pendant ce master ?

Un stage permet de mettre ses compétences en application dans un institut de recherche, une bibliothèque, des archives ou une entreprise, sous convention. En M2, un stage ou un séjour de terrain est intégré à la maquette, aux côtés du mémoire de recherche. Les séjours de terrain en Asie, en lien avec des institutions de recherche sur place, peuvent également faire l’objet d’un stage conventionné.

Peut-on faire ce master en alternance ?

L’apprentissage et le contrat de professionnalisation sont prévus comme voies d’accès au niveau national, mais dans les faits l’alternance reste très rare sur cette mention orientée recherche : la formation s’effectue à temps plein. La professionnalisation passe par le stage, le séjour de terrain et l’immersion dans les séminaires de recherche. La formation continue et la VAE restent accessibles.

Quels sont les débouchés après le Master Études asiatiques ?

Le master forme avant tout à la recherche (doctorat), mais vise aussi des emplois d’expertise et de médiation : chargé d’études, chargé de développement économique, chargé d’inventaires patrimoniaux, responsable de collection, documentaliste ou bibliothécaire spécialisé dans les sociétés asiatiques, formateur-médiateur, responsable de médiation interculturelle, correspondant de presse à l’étranger ou journaliste spécialisé. L’enseignement est accessible sous réserve de réussite aux concours.

Peut-on poursuivre en doctorat après ce master ?

Oui, c’est la vocation première de la formation. Les titulaires du M2 peuvent candidater à un contrat doctoral auprès des écoles doctorales des établissements porteurs comme des universités françaises et étrangères. L’immersion dans les séminaires de recherche dès le master, le mémoire dirigé par le tuteur et l’insertion dans les réseaux internationaux de recherche sur l’Asie préparent directement à la thèse.

Le Master Études asiatiques face aux formations proches ⚖️

Cette formation MASTER ÉTUDES ASIATIQUES Recherche pluridisciplinaire sur les mondes asiatiques MASTER HISTOIRE Recherche historique généraliste MASTER LEA Langues étrangères appliquées au monde professionnel
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Grands établissements · temps plein
2 ans (bac +5)Université · temps plein
2 ans (bac +5)Université · temps plein
Alternance
RareStage ou séjour de terrain en M2, souvent en Asie
RareProfessionnalisation par les stages
Oui, répandueSelon les parcours
Admission
Dossier + accord d'un tuteurLicence SHS exigéeLangue asiatique souhaitable
Mon MasterLicence histoire ou proche
Mon MasterLicence LEA ou LLCER
Matières clés
  • Histoire et sociétés asiatiques
  • Langues asiatiques et philologie
  • Méthodologie de la recherche
  • Historiographie
  • Sources et archives
  • Deux langues appliquées
  • Commerce et traduction
Cette formation MASTER ÉTUDES ASIATIQUES Recherche pluridisciplinaire sur les mondes asiatiques
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Grands établissements · temps plein
Alternance
RareStage ou séjour de terrain en M2
Admission
Dossier + accord d'un tuteurLicence SHS exigée
Matières clés
  • Histoire et sociétés asiatiques
  • Langues asiatiques et philologie
MASTER HISTOIRE Recherche historique généraliste
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareProfessionnalisation par les stages
Admission
Mon MasterLicence histoire ou proche
Matières clés
  • Historiographie
MASTER LEA Langues étrangères appliquées au monde professionnel
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, répandueSelon les parcours
Admission
Mon MasterLicence LEA ou LLCER
Matières clés
  • Deux langues appliquées

Comment intégrer le Master Études asiatiques ? 🎯

L’accès en M1 exige une licence en sciences humaines et sociales ou 180 crédits ECTS dans ce domaine ; l’accès en M2 suppose un M1 validé dans le domaine. Les candidats sans licence mais issus d’un cursus équivalent (diplôme d’établissement en SHS, classe préparatoire littéraire) déposent un dossier de validation d’acquis au moment de la candidature.

La procédure comporte une étape distinctive : obtenir l’accord écrit d’un tuteur, enseignant-chercheur de l’équipe de formation, après avoir défini avec lui un projet de recherche et de formation. Le dossier est ensuite soumis à une commission de recrutement. La maîtrise d’une langue asiatique est souhaitable, voire indispensable pour certains projets. Selon les établissements, le dépôt s’effectue via Mon Master ou directement sur leurs plateformes de candidature.

Licence d'origine Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Licences LLCER et langues asiatiques
~35 %
~40 %
Profil privilégié
Licences histoire, histoire de l'art, archéologie
~30 %
~32 %
Profil privilégié
Autres licences SHS (sociologie, géographie, science politique...) et validations d'acquis
~35 %
~28 %
Selon le projet
Estimations nationales indicatives : la mention Études asiatiques est une mention rare, portée par des grands établissements de recherche. L'admission exige une licence en sciences humaines et sociales (histoire, anthropologie, histoire de l'art, archéologie, langues et civilisations, géographie, sociologie, science politique...). La sélection s'effectue sur dossier devant une commission de recrutement, avec une étape distinctive : obtenir au préalable l'accord écrit d'un tuteur, enseignant-chercheur qui dirigera le mémoire. La maîtrise d'une langue asiatique est souhaitable, voire indispensable pour certains projets de recherche.

Bon à savoir : à titre très exceptionnel, une inscription directe en M2 est possible pour des candidats au parcours solide, avec obligation de suivre le tronc commun. La formation est également ouverte à la formation continue, avec des dispositifs de validation des études antérieures et des expériences professionnelles.

Quel est le programme du Master Études asiatiques ?

Le master se déroule sur 4 semestres (120 ECTS). En M1, la formation combine un séminaire interdisciplinaire de tronc commun autour de thématiques transversales, des séances de méthodologie de la recherche et de l’écriture en sciences sociales (outils bibliographiques, sources, observation et terrain, communication écrite et orale), 6 à 7 séminaires de spécialisation ou de recherche au choix, un cours de langue étrangère et un premier travail de recherche (mini-mémoire). En M2, le tronc commun se poursuit avec 2 à 4 séminaires ciblés, un stage ou un séjour de terrain et le mémoire de recherche avec soutenance, dirigé par le tuteur. La formation donne un accès privilégié aux humanités numériques et permet une immersion dans la recherche en train de se faire, grâce à plus d’une centaine de séminaires où enseignants-chercheurs, étudiants de master et doctorants débattent des travaux en cours. Deux parcours structurent la mention : l’un consacré à l’Asie ancienne et prémoderne par la philologie, la paléographie, l’archéologie et l’étude des religions ; l’autre à l’Asie moderne et contemporaine par l’histoire et les sciences sociales, l’ensemble des enseignements des deux parcours restant accessible à tous les étudiants.

Compétence Matières enseignées Progression
Connaître les mondes asiatiques
  • Séminaire interdisciplinaire de tronc commun
  • Histoire, sociologie, anthropologie, géographie, économie
  • Religions et systèmes de pensée en Asie
  • Séminaires de spécialisation au choix
M1 · S1-S2 Tronc commun thématique et 6 à 7 séminaires au choix, de l'Asie Mineure au Japon M2 · S3-S4 2 à 4 séminaires de spécialisation ou de recherche ciblés sur le sujet de mémoire
Maîtriser les langues et les sources
  • Langues asiatiques vivantes, classiques ou anciennes
  • Philologie, paléographie, épigraphie
  • Archéologie et étude des manuscrits
  • Analyse critique des sources
M1 · S1-S2 Cours de langue obligatoire et première approche des sources de première main M2 · S3-S4 Exploitation des corpus en langues asiatiques au service du mémoire de recherche
Mener une recherche en sciences sociales
  • Méthodologie de la recherche et de l'écriture
  • Outils bibliographiques, observation et terrain
  • Humanités numériques
  • Tutorat individuel
M1 · S1-S2 Séances de méthodologie adossées au tronc commun et travail de recherche (mini-mémoire) M2 · S3-S4 Mémoire de recherche mené sous la direction du tuteur, avec soutenance
Communiquer et se professionnaliser
  • Communication écrite et orale scientifique
  • Séminaires de recherche en immersion
  • Stage ou séjour de terrain
  • Veille sur l'actualité des pays asiatiques
M1 · S1-S2 Immersion dans la recherche en train de se faire, aux côtés d'étudiants de master et de doctorat M2 · S3-S4 Stage conventionné ou séjour de terrain, en France ou auprès d'institutions de recherche en Asie

Le Master Études asiatiques en alternance, c'est possible ? 🤝

L’apprentissage et le contrat de professionnalisation figurent parmi les voies d’accès prévues au niveau national, mais dans les faits l’alternance reste très rare sur cette mention orientée recherche : la formation s’effectue à temps plein.

La professionnalisation passe par le stage conventionné (institut de recherche, bibliothèque, archives, entreprise), par les séjours de terrain, notamment en Asie auprès d’institutions de recherche partenaires, et par l’immersion continue dans les séminaires de recherche. Les projets de mobilité (stage, césure, terrain) vers l’Asie sont fortement encouragés.

Pour les professionnels en activité, la formation continue et la VAE restent des voies d’accès reconnues à la certification, avec des dispositifs de validation des acquis selon les établissements.

Quelles poursuites d'études après le Master Études asiatiques ?

La poursuite naturelle est le doctorat : les titulaires du M2 peuvent candidater à un contrat doctoral auprès des écoles doctorales des établissements porteurs comme des universités françaises et étrangères, en histoire, anthropologie, sciences des religions ou études asiatiques selon le sujet. Le mémoire de recherche, l’insertion dans les réseaux internationaux et les séjours de terrain constituent un socle direct pour le projet de thèse.

Les concours de la fonction publique de niveau bac+5 forment une autre voie : ingénieur d’études dans les organismes de recherche publics ou privés et les universités, concours des bibliothèques et du patrimoine, ou concours de l’enseignement pour ceux qui visent le professorat, sous réserve de réussite.

Enfin, des diplômes d’établissement de langues orientales permettent de perfectionner une langue asiatique en complément du diplôme. Les candidatures à un second master passent, selon les établissements, par la plateforme Mon Master ou par leurs procédures propres.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat (histoire, anthropologie, sciences des religions, études asiatiques...)
3 ans minimum (bac +8) Thèse en laboratoire
Dossier + projet de thèse Contrat doctoral à obtenir
Élevée
Concours de la fonction publique de niveau bac+5 (ingénieur d'études, bibliothèques, patrimoine)
Préparation variable Fonctionnaire titulaire ensuite
Concours Épreuves écrites et orales
Élevée
Diplômes d'établissement de langues orientales (perfectionnement d'une langue asiatique)
1 à 2 ans Souvent compatible avec un emploi
Dossier Selon les établissements
Variable

Quels sont les débouchés après un Master Études asiatiques ?

Le master forme avant tout à la pratique de la recherche pour les étudiants qui se destinent au doctorat, puis aux carrières de chercheur et d’enseignant-chercheur. Mais la certification vise aussi une large palette de métiers en contact avec le milieu de la recherche et de la culture : chargé d’études, chargé de développement économique, chargé d’inventaires patrimoniaux, responsable de collection, documentaliste ou bibliothécaire spécialisé dans les sociétés asiatiques, formateur-médiateur et responsable de médiation interculturelle.

La connaissance fine des sociétés asiatiques et la maîtrise des langues ouvrent aussi les portes des médias : journaliste spécialisé ou correspondant de presse à l’étranger, ainsi que des métiers de la diplomatie et du commerce international pour lesquels le master constitue une spécialisation complémentaire appréciée. L’enseignement est accessible sous réserve de réussite aux concours.

Les secteurs d’activité correspondants couvrent la recherche et l’enseignement supérieur, l’enseignement, le journalisme et les langues étrangères et la traduction : recherche et développement, bibliothèques, archives et musées, enseignement et services d’information.

Quels salaires peut-on espérer après un Master Études asiatiques ?

Les rémunérations varient selon le secteur : la recherche publique, les bibliothèques et le patrimoine suivent des grilles indiciaires, les médias et les entreprises appliquent leurs conventions, et le contrat doctoral est fixé par arrêté ministériel. Les fourchettes ci-dessous sont des estimations nationales indicatives.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Chargé d'études ou ingénieur d'études (recherche publique)
2 000 - 2 400 € brut/mois 2 500 - 3 000 € brut/mois
Documentaliste ou bibliothécaire spécialisé
1 800 - 2 200 € brut/mois 2 300 - 2 800 € brut/mois
Doctorant contractuel (recherche)
2 200 - 2 300 € brut/mois 2 400 - 3 000 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Études asiatiques ?

La mention Études asiatiques est portée par des grands établissements publics de recherche, en co-accréditation, avec deux parcours reflétant des traditions savantes distinctes. Retrouve les pages détaillées : parcours proposés, modalités de candidature et procédure de tutorat.