Le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques : parcours, débouchés…
Le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), de niveau 7, délivré par un petit nombre d’universités publiques et enregistré au RNCP (fiche nationale RNCP40617). Formation interdisciplinaire, il forme à la compréhension des enjeux philosophiques, socio-politiques, éthiques et culturels liés à la place des sciences dans notre société.
Sa singularité : rapprocher ce que les cursus à la française ont séparé, les sciences et les humanités. Le master associe l’histoire des sciences, la philosophie des sciences et les études sociales des sciences autour d’un même objet, l’étude des interactions entre sciences et société, et d’une même démarche, la mise en perspective des sciences grâce aux outils des sciences humaines et sociales, du temps long de leur histoire jusqu’aux technologies contemporaines comme l’intelligence artificielle.
Orienté d’abord vers les métiers de la recherche en histoire et philosophie des sciences, il ouvre aussi vers la médiation scientifique, le journalisme scientifique, le patrimoine scientifique et technique et les humanités numériques. La candidature se fait via Mon Master, et le recrutement accueille aussi bien les licences scientifiques que littéraires.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques
C'est quoi exactement le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ?
C’est un master universitaire interdisciplinaire de bac+5 (120 ECTS) qui étudie les sciences elles-mêmes : leurs concepts, leur histoire, leurs méthodes et leurs relations avec la société. Il associe histoire des sciences, philosophie des sciences et études sociales des sciences (STS). Enregistré au RNCP (fiche nationale RNCP40617), il est proposé dans un petit nombre d’universités publiques, parfois en co-accréditation entre plusieurs établissements d’un même site.
Faut-il venir d'une licence scientifique ou littéraire ?
Les deux profils sont accueillis, c’est la marque de la mention. Construite sur un principe de spécialisation croissante, elle permet de mettre à profit sa formation d’origine, qu’elle soit scientifique ou littéraire, notamment grâce à des unités d’approfondissement disciplinaire choisies dans son champ de départ. Un étudiant de physique comme un étudiant de philosophie ou d’histoire y trouve sa place.
Comment candidater à ce master ?
L’entrée en M1 se fait via la plateforme Mon Master, sur dossier : relevés de notes de licence, CV, lettre de motivation et projet. La cohérence du projet avec le champ (recherche, médiation, patrimoine scientifique) prime sur la discipline d’origine. L’entrée directe en M2 sur dossier reste possible pour les titulaires d’un M1 compatible.
Le master est-il sélectif ?
Les promotions sont réduites, ce qui maintient une sélection réelle malgré une notoriété plus confidentielle que d’autres mentions. Un dossier régulier, une vraie curiosité pour les sciences et leurs enjeux, et un projet argumenté (thèse, médiation, journalisme scientifique, patrimoine) font la différence. Pense à bien ventiler tes vœux sur Mon Master.
Qu'apprend-on concrètement dans ce master ?
À analyser l’épistémologie d’une étude scientifique, à retracer l’histoire d’une discipline ou d’une technique, à décrypter une controverse sciences-société (climat, IA, santé…), à travailler en archives et dans les fonds anciens, à établir un état de l’art selon les normes de la recherche, et à concevoir des dispositifs de médiation ou de valorisation du patrimoine scientifique et technique.
Quel est le programme du master ?
Le cursus repose sur des enseignements disciplinaires en philosophie, histoire et sociologie des sciences, complétés par des enseignements plus professionnels : travail en archives et fonds anciens, séminaires de recherche, humanités numériques, rencontres avec les professionnels du secteur. Des unités d’approfondissement disciplinaire permettent de garder un lien avec sa formation d’origine, et le dernier semestre est largement consacré au mémoire de recherche.
Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?
L’alternance est rare dans cette mention orientée recherche. La professionnalisation passe par la participation à la vie scientifique (séminaires, journées d’études, colloques) dès le M1, par les travaux pratiques en archives et par des stages selon les universités, notamment dans les structures de culture scientifique, les musées et les services de médiation. Vérifie les modalités sur la fiche Mon Master de chaque parcours.
Quels métiers après ce master ?
Rédacteur scientifique, chargé de communication scientifique, journaliste scientifique, médiateur scientifique et technique, chargé d’études ou de mission en valorisation du patrimoine scientifique, ingénieur d’études (projets scientifiques, sciences participatives, humanités numériques), consultant en éthique et épistémologie des sciences, chargé de mission dans les organismes de gouvernance des sciences, les associations ou les ONG.
Ce master mène-t-il au doctorat ?
C’est son objectif principal : acquérir une formation de haut niveau en épistémologie et en histoire et philosophie des sciences en vue, principalement, de la préparation d’une thèse de doctorat, puis des concours de recrutement d’enseignants-chercheurs et de chercheurs. La formation à la recherche par la recherche (état de l’art, mémoire, séminaires) est pensée comme une propédeutique à la thèse.
Quels concours de la fonction publique après ce master ?
Sous réserve de réussite aux concours, les diplômés accèdent aux postes d’enseignant de l’Éducation nationale, de cadre de la fonction publique, de bibliothécaire d’État ou territorial, de conservateur de bibliothèques, d’archiviste ou de conservateur de musée. La culture générale scientifique et littéraire acquise dans la mention est un atout réel pour ces concours exigeants.
Master Épistémologie VS Master Information et médiation scientifique VS Master Philosophie
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie
| Cette formation Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques Penser les sciences et leurs enjeux de société | Master Information et médiation scientifique et technique Diffuser les sciences vers les publics | Master Philosophie Formation philosophique générale | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | RareMention orientée recherche, stages selon les universités |
PossibleSelon les universités et parcours |
RareFinalité recherche dominante |
| Admission | Mon MasterLicences scientifiques ET littérairesRecrutement bidisciplinaire |
Mon MasterLicences sciences, infocom, SHS |
Mon MasterLicence Philosophie surtout |
| Matières clés |
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- Philosophie des sciences
- Histoire des sciences et des techniques
- Sciences, technologies et société
- Médiation scientifique
- Communication scientifique
- Histoire de la philosophie
- Philosophie morale et politique
Comment intégrer le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ? 🎯
L’entrée en M1 se fait via la plateforme Mon Master. Ce master est une formation exclusivement universitaire et publique, proposée dans un petit nombre d’universités, parfois en co-accréditation entre plusieurs établissements d’un même site, ce qui donne accès aux ressources des différents campus.
Le recrutement est volontairement bidisciplinaire : les titulaires d’une licence de Philosophie, d’une licence d’Histoire ou de sociologie y côtoient des diplômés d’une licence de Physique, de biologie ou de mathématiques attirés par la réflexion sur leur discipline.
Le principe de spécialisation croissante du cursus permet à chacun de mettre à profit sa formation d’origine : les unités d’approfondissement disciplinaire, choisies dans l’offre de master du site universitaire, maintiennent un lien intellectuel fort avec la discipline de départ.
Les attendus : une solide culture générale, scientifique ou littéraire, une réelle curiosité pour les sciences et leurs enjeux de société, des qualités rédactionnelles, une capacité de lecture en langue étrangère et un projet cohérent, qu’il soit orienté vers la thèse, la médiation, le journalisme scientifique ou le patrimoine.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licences SHS (philosophie, histoire, sociologie…) | voie privilégiée | ||
| Licences scientifiques (physique, biologie, mathématiques…) | profil recherché | ||
| Autres cursus (santé, reprises d'études…) | sur dossier |
🔄 Intégrer le master en cours de cursus
L’entrée directe en M2 est possible sur dossier pour les candidats justifiant d’un M1 compatible (philosophie, histoire, sciences humaines ou disciplines scientifiques avec un projet affirmé en études des sciences). La formation continue et la reprise d’études sont également ouvertes, la mention étant organisée pour favoriser la formation tout au long de la vie.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection s’effectue sur dossier : relevés de notes de licence, CV, lettre de motivation et projet. Certaines universités peuvent compléter par un entretien.
Sur le plan académique, les commissions valorisent la régularité des résultats, la qualité de l’expression écrite et, quel que soit le profil, les enseignements qui témoignent d’une ouverture : options d’histoire ou de philosophie des sciences pour les scientifiques, enseignements de logique ou de culture scientifique pour les littéraires.
Sur le plan pratique, toute expérience en lien avec le champ compte : mémoire ou dossier de licence sur les sciences, engagement dans une association de culture scientifique, médiation en musée ou en fête de la science, blog ou podcast de vulgarisation, travail en bibliothèque ou en archives.
Sur le plan personnel, la lettre doit montrer pourquoi étudier les sciences plutôt que simplement les pratiquer ou les enseigner : un questionnement épistémologique, une controverse qui t’intrigue, un projet de médiation ou de thèse. C’est cette réflexivité que le jury cherche à identifier.
Quel est le programme du Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ?
La formation se déroule sur quatre semestres et 120 ECTS, selon un principe de spécialisation croissante. Le socle disciplinaire couvre la philosophie des sciences (des approches classiques aux débats contemporains, en passant par la logique et la philosophie du langage), l’histoire des sciences et des techniques (périodes moderne et contemporaine, lecture et commentaire de textes historiques, y compris en langue étrangère) et les études sociales des sciences : introduction à la sociologie des sciences, exploration du champ STS et analyse des controverses entre sciences et société. Ces enseignements sont complétés par des unités à orientation plus professionnelle : travail en archives et dans les fonds anciens des bibliothèques, séminaires de recherche, humanités numériques, rencontres avec les professionnels de la médiation et du patrimoine scientifique. Des unités d’approfondissement disciplinaire, choisies dans l’offre de master du site universitaire, permettent à chaque étudiant de conserver un lien avec sa formation d’origine, scientifique ou littéraire, et l’unité de langue peut porter sur une autre langue que l’anglais selon les universités. La participation à la vie scientifique (séminaires, journées d’études, colloques) commence dès le M1. Le dernier semestre est largement consacré à la rédaction du mémoire de recherche, qui forme aux exigences intellectuelles du métier de chercheur : établir un état de la question par la recherche bibliographique appropriée, évaluer l’originalité d’une démarche scientifique et positionner ses travaux vis-à-vis de la communauté des chercheurs.
- Philosophie des sciences
- Logique et philosophie du langage
- Éthique de la recherche
- Épistémologie des sciences contemporaines (IA…)
- Histoire des sciences (périodes moderne et contemporaine)
- Histoire des techniques
- Travail en archives et fonds anciens
- Lecture de textes historiques (y compris en langue étrangère)
- Sociologie des sciences
- Champ STS (sciences, technologies, société)
- Analyse des controverses scientifiques
- Gouvernance des sciences et sciences participatives
- Méthodologie et recherche documentaire
- État de l'art et normes de rédaction
- Séminaires de recherche et journées d'étude
- Mémoire de recherche
- Médiation scientifique et culture scientifique et technique
- Patrimoine scientifique et muséologie des collections
- Humanités numériques (bases de données, éditions numériques)
- Rencontres professionnelles avec les métiers du secteur
L'alternance est-elle possible dans ce master ?
L’alternance est rare dans cette mention orientée vers la recherche : la professionnalisation passe d’abord par la pratique de la recherche (mémoire, séminaires, journées d’études) et par les travaux en archives et dans les fonds anciens.
Des stages peuvent compléter le cursus selon les universités et les parcours, en particulier du côté des débouchés de médiation : structures de culture scientifique et technique, musées et collections scientifiques, services de communication d’organismes de recherche, rédactions scientifiques. Vérifie les modalités exactes sur la fiche Mon Master du parcours visé.
Pour muscler ton profil en parallèle des cours, pense aux engagements de terrain : animation lors de la Fête de la science, bénévolat dans une association de médiation, vacations en bibliothèque ou en service d’archives, contribution à un média de vulgarisation. Ces expériences comptent autant qu’un stage aux yeux des recruteurs du secteur.
Quelles poursuites d'études après le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ?
Ce master à finalité principalement recherche est conçu comme une préparation à la thèse, mais il ouvre aussi les concours de la fonction publique et des spécialisations professionnelles.
Le doctorat en histoire ou en philosophie des sciences est la poursuite naturelle : la formation vise principalement la préparation d’une thèse, puis des concours de recrutement d’enseignants-chercheurs et de chercheurs. Le mémoire de recherche et la participation à la vie scientifique dès le M1 y préparent directement.
Les concours de la fonction publique constituent une voie solide : enseignement (Éducation nationale), cadres de la fonction publique, bibliothécaire d’État ou territorial, conservateur de bibliothèques, archiviste, conservateur de musée. La double culture scientifique et littéraire de la mention y est un atout distinctif.
Les diplômes universitaires de spécialisation permettent d’affiner un profil professionnel : journalisme scientifique, muséologie, humanités numériques, médiation culturelle. Ils se préparent en un an, sur dossier.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Doctorat en histoire ou philosophie des sciences
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3 ans (bac +8)
Thèse en laboratoire
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Dossier + projet de thèse
Financement souvent requis (contrat doctoral)
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Élevée |
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Concours de la fonction publique (enseignement, bibliothèques, musées)
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Préparation variable
Enseignant, bibliothécaire, conservateur, archiviste
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Concours
Épreuves écrites et orales
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Élevée |
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Diplôme universitaire de spécialisation
|
1 an (bac +6)
Journalisme scientifique, muséologie, humanités numériques…
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Dossier
Projet professionnel motivé
|
Variable |
Quels sont les débouchés après le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ?
Le master ouvre sur les métiers de la recherche, de la communication scientifique, de la culture et du patrimoine. Les diplômés exercent dans l’enseignement, l’information et la communication, la recherche et développement scientifique, les bibliothèques et archives et l’administration publique, ainsi que dans le monde associatif et les ONG.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent notamment la recherche & enseignement supérieur, le journalisme et la communication & relations publiques, trois domaines où la capacité à comprendre et à expliquer les sciences est particulièrement recherchée.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : rédacteur scientifique, chargé de communication scientifique, journaliste scientifique, médiateur scientifique et technique, chargé d’études ou de mission en valorisation du patrimoine scientifique et technique, ingénieur d’études pour un projet scientifique, dans les sciences participatives ou les humanités numériques, chargé de projet ou consultant en gestion de projets scientifiques, consultant en éthique et épistémologie des sciences ou chargé de mission dans les organismes de gouvernance des sciences. Sous réserve de réussite aux concours, s’y ajoutent les postes d’enseignant, de bibliothécaire, de conservateur de bibliothèques, d’archiviste et de conservateur de musée ; et sous réserve d’obtention du doctorat, les carrières d’enseignant-chercheur et de chercheur.
Quels salaires peut-on espérer après ce master ?
Les salaires varient selon le statut (fonction publique, organismes de recherche, associations de culture scientifique, médias, cabinets de conseil), la taille de la structure et la région. Les postes publics suivent des grilles indiciaires ; les doctorants sous contrat doctoral bénéficient d’une rémunération fixée nationalement pendant la thèse.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Médiateur scientifique et technique |
1 900 - 2 300 € brut/mois | 2 400 - 2 900 € brut/mois |
Chargé de communication scientifique |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 2 600 - 3 200 € brut/mois |
Journaliste scientifique |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 2 600 - 3 400 € brut/mois |
Ingénieur d'études (projets scientifiques, humanités numériques) |
2 100 - 2 500 € brut/mois | 2 600 - 3 200 € brut/mois |
Quelles universités proposent le Master Épistémologie, histoire des sciences et des techniques ?
Chaque université est autonome sur ses parcours proposés, sa sélectivité et ses modalités de stage. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’admission.
