Nouveau campus, cursus européen, hybridation des compétences : Philippe Jamet a dévoilé la stratégie de Paris School of Business. La grande école entend devenir d’ici 2028, la première business school Post-Bac européenne et hybride.

Par Valentine Dunyach

 

P. Jamet, directeur de PSB – crédit : Benjamin Gardies

PSB : une réactualisation de la stratégie de 2015 

Paris School of Business est avant tout une école qui regroupe pas moins de 4 631 étudiants, dont la moitié sont en alternance. Un fonctionnement soutenu par un budget conséquent de 47 Millions d’euros. PSB est ce que l’on peut appeler un mastodonte dans le milieu de l’Enseignement supérieur. En termes de programmes, ses effectifs sont répartis entre le PGE (65 %) disponible sur trois ans et en Master, le Bachelor (19 %) ou encore le MSc/MBA (7 %). PSB, ce sont aussi 60 enseignants-chercheurs PhD dont 17 HDR, présents auprès des étudiants, ainsi que 34 enseignants. 

Au contact de 20 nationalités différentes, PSB se dirige par ailleurs vers une plus grande parité, disposant d’effectifs féminins à hauteur de 40 %. Un nouveau Conseil d’Administration de PSB prend ainsi place en mai 2023, avec également la création d’un nouveau Conseil Scientifique depuis avril 2023. Le nouveau Conseil d’Orientation stratégique n’est pas encore actif. Côté international, PSB se dote en 2023 de nouveaux accords avec des universités, en plus de ses 151 partenaires académiques.

Et certains d’entre eux ont clairement pour objet le développement et la différenciation des étudiants. En valorisant l’excellence, à la fois par rapport aux écoles concurrentes françaises, mais également internationales. À titre d’exemple, PSB choisit de s’associer avec l’UNO (University of Nebraska Omaha) ou encore la KOÇ University, University of Illinois ; établissements de choix. Même si PSB est une fenêtre sur le monde à travers des accords avec le Cameroun, le Liban, la Chine ou encore l’Inde, Philippe Jamet est conscient des limites de ce genre de partenariats. Comme il le souligne, la crise pandémique liée au Covid-19 a redistribué les cartes en matière de stratégie territoriales ; et cela vaut aussi pour les écoles de Commerce : 

“Les crises géopolitiques redistribuent les cartes du leadership des écoles européennes”, souligne-t-il.

Ainsi, une concentration sur l’Europe est la bienvenue ; d’où la nécessité pour PSB de renforcer les partenariats pré-existants, et d’en concrétiser de nouveaux avec d’autres établissements. De plus, la sensibilité au développement durable s’accroît chez certains étudiants, qui ne souhaitent plus du tout voyager en prenant l’avion. En s’adaptant au monde actuel et en en prenant soin, les étudiants tendent eux-aussi à dessiner les grands axes de demain. Au-delà de la recherche de l’excellence académique, PSB s’adapte également aux défis de demain ; en lançant par ailleurs un plan de recrutement facultaire, afin de pouvoir réaliser toutes ses ambitions sur les prochaines années. 

 

En lien avec PSB (Paris School of Business) : 

Paris School of Business : hybridation des compétences et personnalisation des cursus

Le choix de la transversalité des compétences 

Pour la direction de PSB, les managers et dirigeants de demain formés dans leurs rangs, se doivent de comprendre toute une batterie de concepts, mais pas seulement. Afin de développer une intelligence émotionnelle, une créativité, aisance orale et étendre leur réseau vers d’autres horizons, PSB a trouvé une solution de formation ingénieuse, innovante et concrète. En effet, l’école de renommée a pour but de mélanger les compétences d’étudiants en Arts, Design, Dessin, Théâtre, à ceux de son école. Et pour cela, rien de plus simple, puisque l’école a pour projet, d’ici 2028, de se doter d’un tout nouveau campus exceptionnel, en plein cœur du 5ème arrondissement, et se mêler avec des écoles du groupe Galileo. L’IESA, TAI, Narratiiv ou encore le Cours Florent, seront parties intégrantes du nouveau projet européen de PSB.

Cette notion d’hybridation des compétences et des apprentissages est réalisable, mais seulement grâce à la mise en place de conditions favorables. Difficile donc, d’évoquer la Paris School of Business sans évoquer son déménagement futur. Actuellement implantée dans le 13ème arrondissement au 59 rue Nationale, l’école de commerce PSB fera désormais partie intégrante, d’ici quelques années, d’un écosystème d’écoles singulier, qui intégrera des compétences transverses. Créée en 1974 à Paris, l’école s’agrandit ainsi ces prochaines années ; le tout, dans des bâtiments d’exceptions remis à neuf, dans des murs historiques. 

Cette nouveauté participe à créer une différenciation, mais pas seulement. PSB a pour défi de proposer prochainement un parcours européen spécifique, qui se déroulerait dans une ville européenne. Milan, Londres, Munich… Autant de villes qui pourraient prendre part à ce projet audacieux, en accord avec Galileo et PSB. L’idée étant pour les étudiants de découvrir à la fois un pays, une langue, une culture, mais également d’évoluer dans une école de Design, Arts appliqués, Théâtre, tout en suivant un cursus commercial et économique en anglais. De manière à former des managers européens créatifs, responsables et ouverts sur le monde, à travers l’hybridation et le Tech For Business. Dans les nouveaux locaux parisiens, l’école ambitionne d’accueillir 6 000 étudiants, soit 1 400 de plus qu’aujourd’hui. 

 

En lien avec le parcours européen de PSB (Paris School of Business) : 

PSB : un nouveau campus parisien pour embrasser plusieurs compétences

Thotis a pu découvrir en avant-première le chantier de ce à quoi ressemblera le nouveau campus parisien et européen de PSB. Arnaud Des Courières, engagé par le groupe Galileo et en charge de la direction de cette mission, nous a présenté le projet Claude Bernard. C’était auparavant l’Institut agronome qui occupait les lieux, dans ce quartier historique sainte Geneviève. Le parc intérieur ainsi que les bâtiments, nécessitent une importante mise aux normes de sécurité, indispensable. Six « marques » d’écoles y seront identifiables, à travers une décoration spécifique, même si les bâtiments sont conçus pour être reliés entre eux, sous forme triangulaire. 

Parmi les marques présentes, le Cours Florent, qui disposera d’espaces en sous-sol, de façon à ne pas émettre de nuisances auditives pour le reste du campus. Y seront notamment dispensés des ateliers jeunesse et d’expression orale. La transformation de ce site permettra également aux Ateliers de Sèvres, à Strate – entre autres – d’intégrer le campus. Les espaces partagés seront les cantines, les espaces alimentaires en tout genre, les bibliothèques, Fablab etc. Plus concrètement, PSB se situera au dernier étage du bâtiment le plus statutaire nommé “Arbalète”, longeant la rue du même nom.

Les élèves de la Paris School of Business prendront également leurs quartiers dans une partie de la bâtisse Mouffetard. Spacieux, les espaces de travail destinés aux étudiants (salles de classe, deux amphithéâtres de 190 places) garderont plusieurs éléments architecturaux du passé, tout en modernisant l’accès. Évidemment, le charme des bâtiments historiques sera préservé, par le maintien des plafonds hauts, escaliers, fenêtres et mosaïques d’époques. Ce sera la décoratrice Ana Moussinet qui sera en charge d’aménager l’intérieur du campus. Côté accès, l’école bénéficiera d’une entrée au 16 rue Claude Bernard. Enfin, 450 ancrages de vélo sont demandés, à proximité du campus, pour les étudiants. 

Découvrez les photos du campus Claude Bernard en avant-première ! 

Crédit photos : Benjamin Gardies