Le Master Éco-épidémiologie : matières, débouchés…
Le Master Éco-épidémiologie est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), enregistré au RNCP au niveau 7 (fiche RNCP42218). Mention unique en France, il est délivré par une université publique et forme des éco-épidémiologistes : des experts capables d’analyser de manière intégrative les épidémies et les émergences d’agents pathogènes de l’humain et de l’animal.
Pandémies, zoonoses, maladies vectorielles qui s’installent avec le moustique tigre, antibiorésistance, épizooties touchant les élevages et la faune sauvage : ces émergences résultent de facteurs complexes et multiples (dégradation des écosystèmes, érosion de la biodiversité, intensification de l’agriculture, urbanisation, changements climatiques, mondialisation des échanges). Le master applique concrètement l’approche One Health (Une Seule Santé) en croisant toutes les disciplines concernées : parasitologie, écologie, évolution, infectiologie, génétique, géographie, sociologie, anthropologie, droit, mathématiques et informatique appliquées.
Accessible en formation initiale et en formation continue, le master prépare aussi bien à la poursuite en doctorat qu’à l’insertion dans la recherche et les structures de santé publique, animale, alimentaire et environnementale, dans le public, le privé ou l’associatif.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Éco-épidémiologie
C'est quoi exactement le Master Éco-épidémiologie ?
C’est un diplôme national bac+5 (120 ECTS) de niveau 7 au RNCP (fiche RNCP42218), délivré par une université publique. Mention unique en France, il forme des experts de l’analyse intégrative des épidémies et émergences d’agents pathogènes humains et animaux, dans l’esprit One Health (Une Seule Santé) : comprendre les facteurs écologiques, environnementaux et sociétaux des maladies infectieuses et parasitaires pour mieux les surveiller et les gérer.
Quelles licences permettent d'y accéder ?
Le vivier principal est constitué des titulaires d’une licence Sciences de la vie, d’une licence de Biologie ou d’une licence SVT. La formation étant pluridisciplinaire, des étudiants en santé (pharmacie, médecine, vétérinaire) et des profils en géographie ou environnement peuvent aussi être recevables. Les prérequis exacts sont précisés sur Mon Master.
Comment candidater au master ?
Pour l’entrée en M1, la candidature passe par la plateforme nationale Mon Master, avec relevés de notes, CV et lettre de motivation. Les prérequis d’entrée en première année sont détaillés directement sur la fiche de la formation dans Mon Master.
Le master est-il sélectif ?
Oui. La mention est unique en France et proposée par une seule université publique, avec des capacités d’accueil limitées alors qu’elle attire des candidats de tous horizons (biologie, santé, environnement, international). Les résultats académiques, la cohérence du projet et l’intérêt démontré pour l’approche One Health font la différence.
Quelles matières étudie-t-on ?
Au programme : parasitologie et infectiologie, écologie et évolution des pathogènes, génétique et outils diagnostiques, statistiques, simulation et modélisation, méthodes spatiales, mais aussi géographie, sociologie, anthropologie et droit, sciences participatives, analyse de risque, veille sanitaire et gestion de projet. Une véritable formation à l’interface entre sciences du vivant et sciences humaines.
Comment le cursus est-il organisé ?
La première année repose sur un tronc largement commun au premier semestre, avec une option libre pour explorer des domaines. Le choix de l’orientation se concrétise au second semestre par une option d’orientation et par le thème du stage ou du projet tuteuré approfondi. La deuxième année se spécialise soit vers la recherche intégrative des émergences, soit vers la gestion, la surveillance et l’analyse de risques, avant le stage long de fin d’études.
Les cours sont-ils en anglais ?
La formation se suit principalement en français, mais l’anglais scientifique y occupe une place importante : la littérature du domaine est anglophone et le référentiel prévoit explicitement la production de notes et d’études d’aide à la décision en français et en anglais. Un bon niveau d’anglais est donc un vrai atout.
Peut-on suivre le master en alternance ?
La certification est accessible en contrat d’apprentissage et en contrat de professionnalisation, mais l’offre réelle varie selon les années et les parcours : des ouvertures à l’apprentissage ont été envisagées surtout en deuxième année, du côté de la veille sanitaire et des entreprises du médicament. Vérifie les modalités réellement ouvertes auprès de l’université avant de candidater.
Quels métiers après le master ?
Chargé d’études de programmes en éco-épidémiologie, coordinateur de projets, chargé de suivis éco-épidémiologiques, chargé de veille sanitaire, coordinateur de réseaux de surveillance des maladies humaines et animales, attaché de recherche clinique. Avec l’expérience : expert en éco-épidémiologie des émergences et, après un doctorat, chercheur ou enseignant-chercheur.
Faut-il forcément poursuivre en doctorat ?
Non, mais c’est une voie importante : le master, adossé à la recherche, prépare directement à la thèse, passage obligé vers les postes de chercheur et d’enseignant-chercheur. Une insertion à bac+5 est possible dans les structures de santé publique, animale et environnementale, les organisations internationales, les associations et la R&D privée.
Master Éco-épidémiologie VS Master Santé publique VS Master Biodiversité, Écologie, Évolution
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie entre santé et écologie
| Cette formation Master Eco-epidemiologie Les emergences infectieuses par l'approche One Health | Master Sante publique L'epidemiologie et la prevention centrees sur l'humain | Master Biodiversite, Ecologie, Evolution La reference pour l'ecologie et la conservation | |
|---|---|---|---|
| Duree / rythme | 2 ans (bac +5)Universite · temps plein |
2 ans (bac +5)Universite · temps plein |
2 ans (bac +5)Universite · temps plein |
| Alternance | PossibleSelon les annees et parcours |
Oui, selon parcoursSurtout en M2 |
Possible selon parcoursRare |
| Admission | Mon MasterLicence Sciences de la vie ou equivalentOuvert aux profils sante et environnement |
Mon MasterLicences sciences, sante, sciences sociales |
Mon MasterLicence Sciences de la vie ou SVT |
| Matieres cles |
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- Parasitologie et infectiologie
- Ecologie et evolution des pathogenes
- Modelisation et analyse de risque
- Epidemiologie et biostatistiques
- Politiques de sante
- Ecologie des ecosystemes
- Biologie de la conservation
Comment intégrer le Master Éco-épidémiologie ? 🎯
Pour l’entrée en première année (M1), la candidature se fait via la plateforme nationale Mon Master, où les prérequis d’entrée sont officiellement précisés. Le Master Éco-épidémiologie est une formation exclusivement publique et une mention unique en France, avec des capacités d’accueil limitées.
Le master s’adresse aux titulaires d’un diplôme bac+3 : principalement une licence Sciences de la vie, une licence de Biologie ou une licence SVT. Le caractère pluridisciplinaire de la mention ouvre aussi la porte aux étudiants en santé (pharmacie, médecine, vétérinaire) et à des profils en géographie ou en environnement, sous réserve d’un socle solide en sciences du vivant.
| Profil d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'acces indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Sciences de la vie / Biologie | ~30 % | ||
| Etudes de sante (pharmacie, medecine, veterinaire) | ~25 % | ||
| Autres profils (geographie, environnement, international) | ~20 % |
🔄 Intégrer le master en cours de cursus
Une entrée directe en deuxième année (M2) peut être étudiée sur dossier pour les titulaires d’un M1 compatible (biologie, santé, environnement), pour des professionnels de santé en cours de cursus ou pour des candidats en formation continue. Les candidatures se font directement auprès de l’université.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection repose sur l’examen du dossier, parfois complété par un entretien.
Sur le plan académique, la commission regarde en priorité les résultats en biologie (parasitologie, microbiologie, écologie), en statistiques et la régularité du parcours. Une première expérience de laboratoire ou de terrain est un atout.
Sur le plan du projet, la lettre de motivation doit montrer une vraie compréhension de l’approche One Health et un intérêt argumenté pour les émergences infectieuses : actualité sanitaire suivie, stage, engagement associatif, sensibilité aux liens entre santé, biodiversité et société.
Sur le plan des compétences transversales, la capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire et un bon niveau d’anglais scientifique sont attendus.
Quel est le programme du Master Éco-épidémiologie ?
La formation s’organise sur quatre semestres (120 ECTS). La première année repose sur un tronc très largement commun au premier semestre, complété par une option libre permettant d’explorer des domaines et d’approfondir des enjeux. Le choix de l’orientation se concrétise au second semestre, avec une option d’orientation et le choix du thème du stage de M1 ou du projet tuteuré approfondi. En deuxième année, deux logiques se dessinent : une orientation tournée vers la recherche intégrative des émergences (analyse écologique, évolutive et environnementale des épidémies, vocation doctorale) et une orientation tournée vers la gestion et la surveillance (analyse de risques, veille sanitaire, évaluation des réseaux de surveillance), avec des enseignements communs de gestion de projet et d’études de cas d’actualité. Le cursus s’achève par un stage long en laboratoire ou en structure professionnelle, et la production de notes d’aide à la décision en français et en anglais fait partie intégrante de la formation.
- Parasitologie et infectiologie
- Ecologie et evolution des agents pathogenes
- Genetique et outils diagnostiques (tests immunologiques, analyses moleculaires)
- Statistiques, simulation et modelisation
- Methodes quantitatives et spatiales (geomatique)
- Bases de donnees epidemiologiques
- Analyse de risque d'epidemies et d'emergences
- Veille sanitaire et reseaux de surveillance
- Evaluation des politiques et systemes de gestion
- Geographie, sociologie, anthropologie
- Droit et mecanismes de decision publique
- Sciences participatives et enquetes multi-acteurs
- Gestion de projet pluridisciplinaire
- Notes et etudes d'aide a la decision en francais et en anglais
- Stages et projets tuteures
L'alternance est-elle possible en Master Éco-épidémiologie ?
La certification est accessible en contrat d’apprentissage et en contrat de professionnalisation, en plus de la formation initiale et de la formation continue.
Dans les faits, la mention se suit principalement en formation initiale, avec une professionnalisation assurée par les stages et projets tuteurés. Des ouvertures à l’apprentissage ont été envisagées, surtout en deuxième année, du côté des services de veille sanitaire et de la R&D des entreprises du médicament. Avant de candidater, vérifie auprès de l’université les modalités réellement ouvertes l’année de ta rentrée et anticipe la recherche d’une structure d’accueil : agences sanitaires, laboratoires, organismes de surveillance et entreprises de santé recrutent ces profils.
Quelles poursuites d'études après le Master Éco-épidémiologie ?
Le doctorat est la poursuite de référence pour ceux qui visent la recherche : la fiche RNCP précise que l’accès aux postes de chercheur et d’enseignant-chercheur passe par un doctorat (et généralement un post-doctorat) après 3 à 5 années. La thèse se prépare en laboratoire public ou en entreprise via une convention CIFRE, et le stage long de M2, notamment dans l’orientation recherche, joue souvent un rôle décisif pour décrocher un sujet et un financement.
D’autres options permettent d’affiner le profil : un Mastère Spécialisé (bac+6, label de la Conférence des grandes écoles) en santé publique, gestion des risques ou data, un MSc à l’international en One Health, épidémiologie ou santé globale, ou une passerelle vers un Master Santé publique pour un second M2 complémentaire orienté politiques de santé.
| Formation | Duree | Admission | Selectivite |
|---|---|---|---|
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Doctorat
|
3 ans (bac +8)
These en laboratoire public ou en entreprise (CIFRE)
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Dossier + financement
Sujet de these, contrat doctoral, ecole doctorale
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Elevee |
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Mastere Specialise
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1 an (bac +6)
Specialisation pointue (sante publique, gestion des risques, data...)
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Dossier + entretien
Parfois tests d'anglais
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Moderee a elevee |
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MSc a l'international
|
1 a 2 ans
One Health, epidemiologie ou sante globale a l'etranger
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Dossier
Tests d'anglais, lettres de recommandation
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Variable |
Quels sont les débouchés après un Master Éco-épidémiologie ?
Les diplômés exercent dans la recherche-développement en sciences naturelles, les activités scientifiques et techniques, la santé humaine, les services vétérinaires, les organisations internationales et le secteur associatif : agences et services de veille sanitaire, réseaux de surveillance des maladies humaines et animales, organismes publics de recherche, R&D des entreprises de santé. Plus largement, la formation ouvre sur les secteurs Santé & Médical, Environnement, Biologie & Pharmaceutique et Recherche & Enseignement supérieur.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve : chargé d’études de programmes en éco-épidémiologie des émergences et maladies parasitaires et infectieuses, coordinateur de projets en éco-épidémiologie, chargé de suivis éco-épidémiologiques, chargé de veille sanitaire, coordinateur de réseaux de surveillance des maladies humaines et animales, ou encore attaché de recherche clinique. Après quelques années d’expérience, les diplômés peuvent accéder à des postes d’expert en éco-épidémiologie des émergences et, après un doctorat et un post-doctorat, aux métiers de chercheur et d’enseignant-chercheur.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Éco-épidémiologie ?
Les rémunérations dépendent du type d’employeur : les grilles des agences et organismes publics de surveillance sont plus modestes que celles de la R&D des entreprises de santé, et les organisations internationales ont leurs propres barèmes. Les fourchettes ci-dessous sont des estimations nationales établies à partir de sources publiques (grilles indiciaires de la fonction publique, APEC, enquêtes d’insertion) : elles constituent des repères indicatifs, pas des garanties.
| Metier | Debut de carriere | Avec experience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Charge de veille sanitaire |
2 100 - 2 600 € brut/mois | 2 700 - 3 400 € brut/mois |
Charge de suivis eco-epidemiologiques |
2 100 - 2 600 € brut/mois | 2 700 - 3 400 € brut/mois |
Coordinateur de projets ou de reseaux de surveillance |
2 400 - 2 900 € brut/mois | 3 000 - 3 800 € brut/mois |
Attache de recherche clinique |
2 300 - 2 800 € brut/mois | 2 900 - 3 500 € brut/mois |
Quels établissements proposent le Master Éco-épidémiologie ?
Chaque université est autonome sur l’organisation de son cursus, sa sélectivité et ses modalités d’admission. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master, programme, parcours proposés, modalités d’alternance.
