Devenir Électricien : missions, salaire…
Tu aimes comprendre comment les choses fonctionnent, travailler de tes mains et relever des défis techniques ? Le métier d’électricien est-il fait pour toi ? Quelles sont ses missions au quotidien, les compétences clés à maîtriser et le salaire à l’embauche puis avec l’expérience ? Et surtout : quelles études choisir (CAP, bac pro, BTS, alternance) pour te lancer ?
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Quel niveau d’études faut-il viser pour devenir électricien ?
Le métier est accessible dès le CAP Électricien, préparé en deux ans après la troisième, souvent en apprentissage. Le bac pro Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MELEC) reste le diplôme le plus apprécié des employeurs. De plus, les habilitations électriques sont obligatoires pour intervenir sur une installation. Un BTS ou un BUT ouvre ensuite la voie aux postes de technicien, de chef de chantier ou de chargé d’affaires.
Quelles formations post-bac sont les plus adaptées pour devenir électricien ?
Après le bac, le BTS Électrotechnique est la formation de référence. Le BTS Fluides, énergies, domotique (FED) et le BTS Maintenance des systèmes (options systèmes énergétiques ou systèmes éoliens) conviennent aussi très bien. Le BUT GEII (Génie électrique et informatique industrielle) forme en trois ans des techniciens polyvalents. Enfin, une licence professionnelle en électricité ou en énergies renouvelables permet de se spécialiser.
L’alternance est-elle possible et recommandée pour se former au métier d’électricien ?
Oui, l’alternance est la voie royale en électricité. Le CAP, le bac pro, le brevet professionnel, les BTS et les BUT se préparent tous en apprentissage. Tu te formes dans une entreprise d’installation électrique, chez un gestionnaire de réseau ou dans une PME de travaux publics. Tu passes tes habilitations, tu gagnes en expérience terrain et tu perçois un salaire. De plus, le secteur manque de bras : beaucoup d’apprentis sont embauchés à la fin de leur contrat.
Quelles compétences sont indispensables pour réussir comme électricien ?
L’électricien sait lire un schéma électrique et un plan d’implantation. Il maîtrise les normes, en particulier la NF C 15-100 pour les installations domestiques. Il sait consigner une installation avant d’intervenir, réaliser des mesures et diagnostiquer une panne. Par ailleurs, la rigueur, la minutie et le sens des responsabilités sont essentiels. Enfin, le respect strict des règles de sécurité protège sa vie et celle des autres.
Quelle est la différence entre électricien, électrotechnicien et monteur de réseaux électriques ?
L’électricien installe et entretient les équipements électriques des bâtiments : câblage, tableaux, prises, éclairage. L’électrotechnicien, généralement titulaire d’un bac +2, intervient sur des systèmes plus complexes comme les automatismes, les moteurs et les installations industrielles. Enfin, le monteur de réseaux électriques construit et entretient les lignes aériennes et souterraines qui acheminent le courant jusqu’aux habitations.
Quels sont les débouchés pour un électricien ?
L’électricien travaille dans une entreprise d’installation électrique, une PME du bâtiment ou une entreprise de travaux publics. Il est aussi recruté par les gestionnaires de réseaux d’électricité, l’industrie, les sociétés de maintenance et les agences d’intérim. Avec l’expérience, il devient chef d’équipe, chef de chantier, technicien de maintenance ou crée sa propre entreprise d’électricité.
Quel est le salaire d’un électricien ?
En début de carrière, un électricien salarié gagne entre 1 700 € et 2 000 € nets par mois. Après quelques années, il atteint 2 000 € à 2 400 € nets. Un profil senior ou chef d’équipe peut viser 2 400 € à 2 900 € nets. Les primes d’astreinte et de grand déplacement, fréquentes sur les chantiers de réseaux, permettent d’aller au-delà.
La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable pour devenir électricien ?
Non, l’anglais n’est pas indispensable pour devenir électricien en France. Il devient cependant un atout pour lire certaines notices techniques, travailler sur des sites industriels internationaux ou partir sur des chantiers à l’étranger, notamment dans les énergies renouvelables.
Dans quels secteurs peut travailler un électricien ?
L’électricien exerce dans le bâtiment (logements, bureaux, commerces), les travaux publics et la distribution d’électricité. On le retrouve aussi dans l’industrie, les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien), les transports (ferroviaire, bornes de recharge), le naval, l’événementiel et la fonction publique territoriale.
Quel est le rythme de travail d’un électricien ?
Le rythme de travail d’un électricien dépend de son activité. Dans le bâtiment, les horaires sont plutôt réguliers, en journée, du lundi au vendredi. En revanche, le dépannage et l’exploitation des réseaux imposent des astreintes, parfois la nuit ou le week-end, pour rétablir le courant rapidement. Le métier reste physique : travail en hauteur, en tranchée ou en extérieur par tous les temps, avec port d’équipements de protection.
L’électricien installe, raccorde, met en service et entretient les installations électriques. Il intervient dans des logements neufs, des bureaux, des usines ou sur les réseaux qui distribuent le courant. Avant chaque chantier, il étudie le schéma électrique et le plan d’implantation. Il prépare ensuite son matériel : câbles, gaines, disjoncteurs et appareillages.
Sur le terrain, il trace le passage des gaines, tire les câbles et pose les tableaux électriques. Il raccorde les prises, l’éclairage, le chauffage, les volets roulants ou les bornes de recharge. Le monteur de réseaux électriques, lui, entretient les lignes aériennes et souterraines et les postes de transformation. Dans tous les cas, l’électricien vérifie la conformité de son travail avant la mise sous tension.
Il assure aussi le dépannage : il diagnostique une panne avec son multimètre, consigne l’installation et remplace les éléments défectueux. Au quotidien, il échange avec le chef de chantier, les autres corps de métier et parfois les clients.
En début de carrière, un électricien perçoit généralement entre 1 700 € et 2 000 € nets par mois. La plupart des postes relèvent des conventions collectives du bâtiment ou des travaux publics. Le niveau de départ dépend du diplôme, des habilitations obtenues et de la région.
Avec trois à sept ans d’expérience, le salaire atteint 2 000 € à 2 400 € nets. Un électricien senior ou chef d’équipe vise ensuite 2 400 € à 2 900 € nets. Les spécialistes de l’industrie et de la haute tension figurent parmi les mieux rémunérés.
Par ailleurs, de nombreuses primes s’ajoutent au salaire : paniers repas, indemnités de trajet, astreintes et grands déplacements. À son compte, un artisan électricien peut gagner davantage, mais ses revenus varient selon son carnet de commandes. Enfin, en alternance, l’apprenti perçoit un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation.
Évolution des salaires dans le temps · Électricien
Secteur privé · France · Salaire net mensuel · 5 ans
Sources : INSEE Base Tous Salariés 2023, séries longues · France Travail ROME 4.0 v60 (F1602, F1605) · Évolutions en euros courants.
La journée d’un électricien commence souvent tôt, vers 7 h 30. Il charge son véhicule au dépôt, puis rejoint le chantier. Sur place, il fait le point avec son chef d’équipe sur les tâches du jour. Il enfile ensuite ses équipements de protection : gants isolants, chaussures de sécurité, casque et lunettes.
Le cœur de la journée est consacré à l’installation. Il perce, pose des goulottes, tire des câbles et raccorde les appareils. Sur un chantier de réseaux, il peut travailler en tranchée, dans une nacelle ou au pied d’un poteau. En cas d’appel urgent, il part en dépannage chez un client ou sur une ligne coupée par une tempête.
En fin de journée, il effectue les contrôles et les mesures sur ce qu’il a installé. De plus, il range son matériel, remplit ses bons d’intervention et signale les anomalies. Ainsi, son quotidien combine rigueur technique, effort physique et contact humain.
L’électricien peut d’abord se spécialiser : domotique, photovoltaïque, bornes de recharge pour véhicules électriques, courants faibles ou réseaux haute tension. Ces compétences, très recherchées avec la transition énergétique, valorisent fortement son profil.
Il peut aussi évoluer vers l’encadrement. Après quelques années, il devient chef d’équipe, chef de chantier puis conducteur de travaux. Avec un BTS ou une formation complémentaire, il accède aux postes de technicien de maintenance, de chargé d’affaires ou de technicien en bureau d’études.
Enfin, de nombreux électriciens créent leur entreprise et deviennent artisans. D’autres choisissent de transmettre leur savoir comme formateurs en centre d’apprentissage, ou rejoignent un fabricant de matériel électrique comme technico-commerciaux.
Dans une PME ou chez un artisan, l’électricien intervient chez des particuliers et des commerçants. Il réalise des installations neuves, des rénovations et des dépannages. Il gagne vite en autonomie.
Dans une grande entreprise du bâtiment ou des travaux publics, il rejoint des équipes sur des chantiers d’envergure : hôpitaux, gares ou immeubles de bureaux. Les procédures sont précises et l’organisation très encadrée.
Chez un gestionnaire de réseau ou un prestataire du secteur de l’énergie, il construit, exploite et entretient les lignes électriques. Il se déplace beaucoup et assure des astreintes pour rétablir le courant après une panne ou un épisode climatique.
Enfin, il peut rejoindre le service maintenance d’une usine ou les services techniques d’une collectivité. L’intérim offre aussi de nombreuses missions.
Le secteur de l’électricité et des énergies connaît une forte pénurie d’électriciens. L’électrification des usages, la rénovation énergétique et l’essor du solaire ou des bornes de recharge multiplient les chantiers. De plus, la modernisation des réseaux et les départs à la retraite renforcent encore les besoins.
L’intelligence artificielle transforme déjà le métier. Des logiciels génèrent des schémas et chiffrent des devis en quelques minutes. Des drones équipés de caméras inspectent les lignes. Des algorithmes de maintenance prédictive repèrent aussi les équipements fragiles avant la panne. Les réseaux intelligents et les compteurs communicants pilotent aussi la consommation en temps réel. Ainsi, l’électricien apprend à paramétrer des systèmes connectés et à exploiter leurs données.
Cependant, l’IA ne remplace ni le geste technique, ni le diagnostic sur le terrain, ni la responsabilité de la mise en sécurité. L’électricien de demain associe son savoir-faire manuel à la maîtrise des outils numériques. Par conséquent, son profil, déjà rare, gagne encore en valeur.
Le CAP Électricien est la porte d’entrée du métier. Il se prépare en deux ans après la troisième, le plus souvent en apprentissage. Le bac pro MELEC (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) offre une formation plus complète en trois ans. Ensuite, le brevet professionnel Électricien ou le titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains permet de se perfectionner. Les habilitations électriques complètent ces diplômes.
À bac +2, le BTS Électrotechnique forme aux installations industrielles, tertiaires et aux réseaux. Le BTS FED (Fluides, énergies, domotique) prépare aux bâtiments connectés et performants. De plus, le BTS Maintenance des systèmes option B cible la maintenance des systèmes énergétiques. Le BTS Maintenance des systèmes option C mène quant à lui vers l’éolien.
Le BUT GEII (Génie électrique et informatique industrielle) et le BUT GIM (Génie industriel et maintenance) mènent en trois ans vers les postes de technicien supérieur. Une licence Sciences pour l’ingénieur suivie d’un master Électronique, énergie électrique, automatique mène au métier d’ingénieur. Une école d’ingénieurs en génie électrique offre aussi cette voie.
L’alternance est vivement recommandée à tous les niveaux. Si tu rêves d’ouvrir ta propre entreprise d’électricité, le BTS GPME complète utilement ton savoir-faire. Tu trouveras tous les métiers et formations du domaine sur notre page dédiée au secteur Électricité & Énergies.
