Que faire après une licence de Droit en 2026 ?
La Licence de Droit constitue l’une des formations les plus prisées de l’enseignement supérieur français, délivrant chaque année des milliers de diplômes à travers le pays. Cette formation juridique généraliste de trois ans pose les fondements du raisonnement juridique, de l’analyse des textes de loi et de la compréhension des grands principes régissant nos sociétés. Les titulaires d’une Licence de Droit se trouvent face à un éventail particulièrement large de possibilités pour poursuivre leurs études en 2026, bien au-delà des seuls débouchés traditionnels du barreau ou du notariat.
La pluridisciplinarité juridique acquise durant ces trois années ouvre des perspectives variées : droit privé, droit public, droit des affaires, droit social, droit international, mais aussi management, ressources humaines, finance, conseil ou fonction publique. Contrairement aux idées reçues, la Licence de Droit ne condamne pas à devenir avocat ou magistrat. Elle développe des compétences transversales hautement valorisées : rigueur intellectuelle, capacité d’analyse, expression écrite et orale, argumentation structurée, synthèse de documents complexes.
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Que faire après une Licence de Droit en 2026 : quelles sont les principales options ?
Après une Licence de Droit, les principales voies en 2026 sont : poursuivre en Master (droit privé, droit public, droit des affaires, droit social, droit international, etc.), préparer des concours (fonction publique, magistrature…), viser une école (commerce/management via admissions parallèles), ou se spécialiser via un MSc / Mastère spécialisé selon ton projet. Le bon choix dépend de ton objectif (barreau, juriste d’entreprise, concours, international, compliance…), de ton dossier et de tes expériences (stages, engagement associatif, langues).
Comment candidater en Master après une Licence de Droit (Mon Master) ?
En 2026, la candidature en Master passe par la plateforme nationale Mon Master pour une grande partie des formations. Concrètement, tu sélectionnes des Masters, tu déposes ton dossier (relevés de notes, CV, lettre/projet, expériences) puis tu suis les phases de réponse. L’enjeu : cibler des Masters cohérents avec tes résultats (matières fondamentales), tes stages et ton projet (ex : droit des affaires, droit public, droit social, droit international…).
Pour gagner du temps sur tes candidatures, tu peux t’aider d’outils et de méthodes de rédaction (structure, arguments, exemples) comme Thotis LM.
Comment devenir avocat après une Licence de Droit (CRFPA) ?
La Licence seule ne suffit pas pour devenir avocat : le parcours classique consiste à poursuivre en Master (souvent M1) puis à préparer l’examen d’accès au CRFPA. Après réussite, tu suis la formation en école d’avocats, puis tu prêtes serment. Pour maximiser tes chances, anticipe tôt : méthode de cas pratique/dissertation, entraînement régulier, et dossier cohérent (stages en cabinet, clinique juridique, concours d’éloquence).
Pour structurer tes dossiers (lettre, parcours, cohérence), utilise une trame solide et personnalisée avec Thotis LM.
Comment devenir magistrat après une Licence de Droit (ENM) ?
Pour devenir magistrat, la voie principale passe par un concours d’accès à l’ENM (École nationale de la magistrature). Dans la pratique, beaucoup d’étudiants poursuivent en Master (souvent droit public, droit privé, carrières judiciaires, science politique) et suivent une préparation dédiée (entraînements, notes de synthèse, culture générale/juridique selon concours). Les expériences (stages en juridiction, contentieux, associatif) aident aussi à confirmer ton projet.
Comment devenir notaire après une Licence de Droit (DESN) ?
Le notariat nécessite une spécialisation : la voie actuelle repose sur le Diplôme d’Études Supérieures du Notariat (DESN), avec une formation structurée (cours + professionnalisation) après un parcours en droit adapté. Selon ton université et ton projet, tu vises des Masters orientés droit notarial / droit privé, puis tu suis le cursus menant au DESN avec une forte dimension pratique (stages, immersion en étude).
Avant de candidater, compare les parcours et prépare un dossier qui “raconte” ton projet (stages, intérêt pour l’immobilier, la famille, le patrimoine). Tu peux t’appuyer sur Thotis LM pour la rédaction.
Quels métiers viser en entreprise après une Licence de Droit (juriste, contract manager, fiscalité…) ?
La Licence de Droit peut mener vers des métiers en entreprise, souvent via un Master : juriste d’entreprise (droit des sociétés/contrats), juriste en droit social, juriste RGPD, contract manager, fiscaliste, ou encore fonctions en conformité. Les recruteurs attendent surtout : de bonnes bases en droit des obligations/contrats, une vraie rigueur rédactionnelle, et des expériences (stages en direction juridique, cabinet, service achats/contrats, etc.).
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Après une Licence de Droit, comment s’orienter vers la compliance et le RGPD (DPO) ?
La compliance et la protection des données sont des débouchés en forte demande : tu peux viser un Master (droit du numérique, conformité, droit des affaires, droit public selon projet) ou une spécialisation (MSc/MS) orientée conformité/RGPD. Les postes visés : chargé de conformité, juriste RGPD, DPO (délégué à la protection des données) selon expérience et taille de structure. Pour te différencier : stages en conformité, notions de cybersécurité, cartographie des risques, rédaction de procédures, et anglais pro.
Peut-on intégrer une école de commerce après une Licence de Droit (admissions parallèles) ?
Oui : de nombreuses écoles recrutent à Bac+3 via les admissions parallèles (AST). Ton profil Droit peut être un atout, notamment pour : droit des affaires, M&A, compliance, audit, conseil, RH, achats/contrats. La sélection repose généralement sur un dossier (notes, stages), parfois des tests (selon écoles) et un entretien. La clé : expliquer une trajectoire logique (ex : “droit + management”) et prouver ton intérêt par des expériences (stages, asso, projet pro).
MSc, Mastère Spécialisé : est-ce pertinent après une Licence de Droit ?
Ça peut être pertinent si tu vises une spécialisation professionnalisante (ex : compliance, droit & management, data/privacy, propriété intellectuelle, affaires internationales). Les Mastères Spécialisés (label CGE) sont pensés pour apporter une expertise métier et un réseau sectoriel. Avant de t’engager, vérifie : niveau d’entrée requis, alternance possible, coût, débouchés réels, et cohérence avec ton projet.
Quels concours et quelles voies dans la fonction publique après une Licence de Droit ?
Pour te démarquer après une Licence de Droit, mise sur une stratégie simple : cohérence + preuves. (1) Choisis une cible claire (Master/concours/école) ; (2) aligne tes expériences (stages en cabinet, juridiction, entreprise, association, clinique juridique) ; (3) valorise les “preuves” (missions, compétences, résultats) ; (4) personnalise chaque candidature (matières fortes, projet réaliste, connaissance du programme). Enfin, soigne la forme : CV lisible, lettre structurée, projet crédible.
Pour rédiger ta lettre de motivation, tu peux t’appuyer sur Thotis LM.
La poursuite d’études en Master de Droit représente le parcours le plus naturel et le plus fréquent après une Licence de Droit. Les universités françaises proposent une offre extrêmement riche de Masters juridiques, permettant de se spécialiser dans pratiquement tous les domaines du droit. Cette diversité correspond à la fois à la complexification croissante du droit et à l’hyperspécialisation progressive des métiers juridiques.
Le Master 1 constitue généralement une année de consolidation et d’orientation progressive. Les étudiants approfondissent les matières fondamentales découvertes en Licence tout en commençant à dessiner leur orientation future. Le Master 2, année de spécialisation intense, oriente définitivement la trajectoire professionnelle. La sélection s’opère principalement à l’entrée du Master 1, mais certains Masters 2 particulièrement réputés organisent une seconde sélection.
Masters en Droit privé après la Licence
Les Masters en Droit privé général forment les juristes d’entreprise, les avocats en droit des affaires et les conseils juridiques. Le programme approfondit le droit des contrats, le droit des obligations, le droit des personnes et de la famille, le droit des successions. Les spécialisations en Master 2 orientent vers le droit patrimonial, le droit immobilier, le droit de la famille ou le droit de la responsabilité. Ces formations préparent aux métiers du conseil juridique, du notariat ou de l’avocat en droit privé général.
Droit des affaires : une spécialité prisée après un premier cycle juridique
Les Masters en Droit des affaires constituent une famille particulièrement prisée. Ces formations couvrent le droit des sociétés, le droit commercial, le droit de la concurrence, le droit boursier, le droit bancaire et financier. Les Masters 2 spécialisés proposent des orientations pointues : fusions-acquisitions, droit du financement, droit de la distribution, droit de la propriété intellectuelle, droit du sport. Ces diplômes ouvrent les portes des cabinets d’avocats d’affaires, des directions juridiques de grandes entreprises, des banques et des sociétés de conseil.
Masters en Droit social et droit du travail
Les Masters en Droit social se spécialisent dans le droit du travail et le droit de la sécurité sociale. Le programme développe le droit des relations individuelles de travail, le droit des relations collectives, le contentieux social, la protection sociale. Les diplômés deviennent juristes en droit social, avocats spécialisés en droit du travail, responsables des relations sociales en entreprise, inspecteurs du travail ou magistrats des tribunaux prud’homaux. La complexité croissante du droit social et l’intensité du contentieux garantissent d’excellents débouchés dans cette spécialité.
Le Droit public après une licence de droit
Les Masters en Droit public forment les juristes des collectivités territoriales, des administrations d’État et des établissements publics. Le programme approfondit le droit administratif, le droit des collectivités territoriales, les finances publiques, le droit de la fonction publique. Les spécialisations en Master 2 orientent vers le droit des marchés publics, l’urbanisme et l’aménagement, la commande publique ou l’action publique locale. Ces formations préparent également aux concours de la fonction publique de catégorie A (attaché territorial, administrateur, magistrat administratif).
Droit fiscal et douanier : l’expertise technique
Les Masters en Droit fiscal et droit douanier développent l’expertise en fiscalité des entreprises et des particuliers. Le programme couvre l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la TVA, les droits d’enregistrement, la fiscalité internationale, l’optimisation fiscale. Les diplômés exercent comme juristes fiscalistes en cabinet d’avocats, conseillers fiscaux en entreprise, inspecteurs des finances publiques ou magistrats des tribunaux administratifs spécialisés en contentieux fiscal. La technicité extrême de cette matière et l’évolution permanente de la législation fiscale garantissent une forte employabilité.
Masters en Droit pénal et sciences criminelles
Les Masters en Droit pénal et sciences criminelles forment les avocats pénalistes, les magistrats du siège et du parquet, et les juristes spécialisés en droit pénal des affaires. Le programme développe la procédure pénale, le droit pénal spécial, la criminologie, la pénologie, le droit pénal international. Les spécialisations concernent le droit pénal des affaires, la délinquance financière, la cybercriminalité, le droit pénal international ou les droits de la défense. Ces formations exigeantes attirent les étudiants passionnés par le contentieux et la défense des libertés.
Le Droit international et l’Europe
Les Masters en Droit international et droit européen répondent à l’internationalisation croissante du droit. Le programme couvre le droit international public, le droit de l’Union européenne, le droit du commerce international, l’arbitrage international, la protection internationale des droits de l’homme. Les diplômés travaillent dans les organisations internationales, les institutions européennes, les cabinets d’avocats spécialisés en droit international, les directions juridiques de groupes multinationaux ou les ONG internationales. La maîtrise de l’anglais juridique constitue un prérequis indispensable.
Masters en Droit de l’environnement et urbanisme
Les Masters en Droit de l’environnement et droit de l’urbanisme correspondent aux enjeux contemporains de transition écologique. Ces formations développent le droit de l’environnement, le droit de l’énergie, le droit de l’urbanisme, le droit de l’aménagement du territoire. Les diplômés exercent dans les collectivités territoriales, les agences publiques environnementales, les bureaux d’études spécialisés, les directions développement durable des grandes entreprises ou les cabinets d’avocats spécialisés.
Droit de la santé : une spécialité d’avenir après un premier cycle
Les Masters en Droit de la santé combinent droit médical, droit hospitalier et bioéthique. Le programme aborde la responsabilité médicale, le droit pharmaceutique, le droit des patients, l’organisation du système de santé, la bioéthique. Les débouchés concernent les établissements de santé, les laboratoires pharmaceutiques, les agences sanitaires, les cabinets d’avocats spécialisés en droit médical ou les ordres professionnels médicaux.
Masters en Droit du numérique : la nouvelle frontière
Les Masters en Droit du numérique constituent une spécialité émergente répondant à la digitalisation de l’économie et de la société. Ces formations développent le droit de la protection des données personnelles (RGPD), le droit de l’intelligence artificielle, le droit des plateformes numériques, la propriété intellectuelle sur internet, la cybersécurité juridique. Les diplômés deviennent délégués à la protection des données (DPO), juristes spécialisés en droit du numérique, avocats en cybersécurité ou conseillers en conformité numérique. La demande explose pour ces profils alliant expertise juridique et compréhension des enjeux technologiques.
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Depuis 2023, la plateforme Mon Master centralise les candidatures aux Masters universitaires, y compris en Droit. Ce dispositif national vise à garantir une proposition d’admission à tous les titulaires d’une Licence, conformément à la loi. Le fonctionnement s’apparente à Parcoursup mais concerne exclusivement les formations de niveau Master dans les universités publiques.
Le calendrier Mon Master 2026
Le calendrier Mon Master 2026 s’organise en phases précises. La phase de candidature principale s’ouvre le 17 février 2026 et se clôture le 16 mars 2026. Durant cette période, les étudiants de Licence 3 déposent leurs candidatures pour la rentrée suivante. Chaque candidat peut postuler simultanément à 15 formations maximum dans différentes universités françaises.
La phase d’examen des candidatures par les formations se déroule du 21 mars au 2 juin 2026. Les établissements analysent les dossiers et communiquent progressivement leurs décisions. La phase d’admission principale permet aux candidats de recevoir les réponses des formations entre le 3 et 16 juin 2026. Les candidats disposent de délais pour accepter ou refuser les propositions reçues.
La phase complémentaire débute le 19 juin 2026 pour les candidats n’ayant pas obtenu de proposition lors de la phase principale. Cette phase permet de formuler de nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places. Le système garantit qu’au final, chaque titulaire d’une Licence recevra au moins une proposition de Master en cohérence avec sa formation initiale.
Constituer son dossier de candidature
La constitution du dossier de candidature nécessite plusieurs éléments. Les relevés de notes des trois années de Licence constituent la base de l’évaluation. Le classement de l’étudiant dans sa promotion, lorsqu’il est communiqué, joue également un rôle. La lettre de motivation personnalisée pour chaque Master doit démontrer la cohérence du projet professionnel et la connaissance précise de la formation visée.
Le CV académique détaille le parcours universitaire, les stages effectués, les expériences professionnelles, les engagements associatifs, les certifications (langues, informatique) et les activités extra-universitaires. Certains Masters demandent des lettres de recommandation d’enseignants-chercheurs ayant encadré l’étudiant.
Les critères de sélection après la Licence
Les critères de sélection varient selon les Masters mais suivent des principes communs. Le dossier académique pèse lourdement : moyennes générales, notes dans les matières fondamentales liées au Master visé, progression sur les trois années. Les Masters sélectifs privilégient les étudiants ayant obtenu des mentions (Bien, Très Bien) et figurant dans le premier tiers de leur promotion.
La cohérence du parcours s’évalue à travers l’adéquation entre les matières suivies en Licence et la spécialisation du Master. Un étudiant ayant approfondi le droit des affaires en Licence aura davantage de chances en Master Droit des affaires qu’en Master Droit public.
Le projet professionnel clairement défini et argumenté fait la différence entre candidats au dossier académique équivalent. La lettre de motivation doit expliciter les motivations pour la spécialité choisie, la connaissance des débouchés professionnels et la manière dont le Master s’inscrit dans une trajectoire cohérente.
Stratégie de candidature post-Licence
La stratégie de candidature nécessite réflexion et diversification. Les Masters très sélectifs (Assas, Panthéon-Sorbonne, Nanterre dans leurs spécialités phares) affichent des taux de sélection inférieurs à 10%. Candidater uniquement à ces formations expose au risque de refus généralisé.
La stratégie équilibrée combine quelques candidatures ambitieuses, une majorité de candidatures au niveau du dossier, et des candidatures de sécurité dans des Masters moins sélectifs mais de qualité. La diversification géographique élargit également les possibilités : ne pas se limiter aux universités parisiennes mais explorer l’offre en région.
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La profession d’avocat constitue le débouché traditionnel le plus connu après des études de droit. L’exercice de cette profession réglementée nécessite l’obtention du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) délivré par un Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA).
Le concours d’entrée au CRFPA
L’accès à la formation CRFPA s’effectue via un concours particulièrement sélectif organisé par chaque barreau régional. Le concours d’entrée au CRFPA, communément appelé « examen d’avocat », se compose d’épreuves écrites et orales.
Les épreuves d’admissibilité comprennent une note de synthèse (coefficient 3), une épreuve de spécialité choisie parmi sept matières (droit des obligations, droit pénal, droit social, droit des affaires, droit administratif, droit international et européen, droit fiscal – coefficient 2), et une épreuve de procédure (coefficient 2).
Les épreuves d’admission comportent un grand oral portant sur la spécialité choisie (coefficient 4) et une épreuve de langue étrangère (coefficient 1). Le taux de réussite national varie entre 25% et 35% selon les années et les centres, révélant la forte sélectivité.
Préparer le CRFPA après un premier cycle juridique
La préparation au concours CRFPA s’effectue généralement pendant ou après le Master 1. La plupart des facultés de droit proposent des Instituts d’Études Judiciaires (IEJ) dispensant une formation spécifique. Ces structures organisent des cours de méthodologie, des entraînements aux épreuves écrites et orales, des simulations de concours.
La préparation s’étale sur une année universitaire complète, s’ajoutant aux enseignements du Master. L’intensité du travail nécessaire explique que certains étudiants consacrent une année entière exclusivement à la préparation du concours après l’obtention du Master 1.
La formation et l’exercice de la profession
La formation au CRFPA dure dix-huit mois et alterne enseignements théoriques et pratiques. Le cursus comprend des enseignements fondamentaux (déontologie, procédure, expression orale), des enseignements de spécialité (approfondissement dans le domaine choisi), un projet pédagogique individuel, et surtout six mois de stage en cabinet d’avocat.
L’exercice de la profession d’avocat s’organise selon plusieurs modalités. L’avocat collaborateur travaille au sein d’un cabinet sous l’autorité d’un avocat confirmé. Cette position salariée permet d’acquérir l’expérience professionnelle tout en bénéficiant d’une rémunération fixe et de conditions de travail encadrées.
L’avocat libéral exerce en cabinet individuel, assumant l’ensemble des responsabilités professionnelles et de gestion. Ce statut d’indépendant offre une liberté totale dans le choix des dossiers, l’organisation du travail et la stratégie de développement.
Les domaines d’exercice se révèlent extrêmement variés. L’avocat en droit des affaires conseille les entreprises en droit commercial, droit des sociétés, fusions-acquisitions, droit de la concurrence. L’avocat en droit social défend les employeurs ou les salariés dans les contentieux prud’homaux. L’avocat pénaliste assure la défense des prévenus ou se constitue pour les victimes. L’avocat civiliste traite les affaires familiales, le droit immobilier, le droit de la consommation.
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La magistrature constitue une autre voie prestigieuse accessible après des études de droit. Les magistrats du siège (juges) et du parquet (procureurs) occupent une place centrale dans l’organisation judiciaire française.
L’École Nationale de la Magistrature
L’accès à la magistrature s’effectue principalement via l’École Nationale de la Magistrature (ENM), située à Bordeaux, qui assure la formation initiale et continue des magistrats. Le concours externe d’entrée à l’ENM s’adresse aux étudiants titulaires d’un Master 1 (Bac+4) minimum, toutes spécialités confondues, pas nécessairement en droit.
Le concours se compose d’épreuves d’admissibilité (note de synthèse, composition sur un sujet de culture générale, épreuves de spécialité) et d’épreuves d’admission (grand oral, épreuve de langue étrangère, mise en situation). Le taux de réussite particulièrement faible (environ 5 à 7% selon les sessions) témoigne de l’extrême sélectivité.
Formation et premiers postes
La formation à l’ENM dure trente et un mois et alterne enseignements théoriques et stages pratiques. Les auditeurs de justice (nom des élèves magistrats) suivent des cours sur le statut de la magistrature, la déontologie, la procédure, et effectuent plusieurs stages en juridiction (tribunal judiciaire, cour d’appel, parquet) et en cabinet d’avocat.
Le premier poste s’obtient selon le classement de sortie de l’ENM. Les premiers du classement choisissent leur affectation parmi l’ensemble des juridictions françaises et peuvent accéder directement à des postes à responsabilités. Les magistrats de rang moyen débutent généralement comme substituts du procureur ou juges d’instance dans des juridictions de province.
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La fonction publique offre de nombreux débouchés aux juristes, dans ses trois versants (État, territoriale, hospitalière). Les concours de catégorie A permettent d’accéder à des postes d’encadrement et de conception, correspondant au niveau Master en droit.
Les Instituts Régionaux d’Administration
Les Instituts Régionaux d’Administration (IRA) forment les attachés d’administration de l’État. Le concours externe est accessible aux titulaires d’une Licence (Bac+3), mais en pratique, la majorité des candidats admis possèdent un Master tant la sélectivité est forte. Le concours comprend des épreuves de note de synthèse, questions sur l’Europe, composition sur un sujet général, entretien de motivation.
La formation de douze mois dans l’un des cinq IRA (Bastia, Lille, Lyon, Metz, Nantes) prépare aux fonctions d’encadrement dans les ministères et les services déconcentrés. Les attachés d’administration travaillent dans des domaines variés : ressources humaines, finances publiques, affaires juridiques, action sociale.
Concours spécialisés après un premier cycle de droit
Les concours spécifiques des ministères recrutent des juristes pour des fonctions spécialisées. Le ministère de l’Intérieur recrute des attachés d’administration pour les préfectures et sous-préfectures. Le ministère de l’Économie recrute des inspecteurs des finances publiques et contrôleurs des finances publiques. Le ministère de la Justice recrute des greffiers en chef et directeurs des services de greffe judiciaires.
Les corps techniques de l’État proposent des carrières spécialisées. L’Inspection du travail recrute des inspecteurs et contrôleurs du travail chargés de veiller au respect du droit du travail et des conditions de travail.
Fonction publique territoriale et hospitalière
La fonction publique territoriale offre d’importantes opportunités. Le concours d’attaché territorial permet d’exercer dans les collectivités (régions, départements, communes, intercommunalités) dans tous les domaines de compétence : affaires juridiques, marchés publics, ressources humaines, finances, développement économique, urbanisme, action sociale.
La fonction publique hospitalière recrute des attachés d’administration hospitalière pour gérer les établissements de santé. Le concours externe est accessible aux titulaires d’une Licence (niveau Master recommandé en pratique). Les missions couvrent la gestion administrative, financière, logistique et des ressources humaines des hôpitaux et établissements médico-sociaux.
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Le notaire occupe une position unique dans le paysage juridique français, conjuguant mission de service public (authentification des actes) et activité libérale. Cette profession réglementée exige l’obtention du diplôme supérieur du notariat (DSN) après un parcours spécifique post-Master.
Les voies d’accès au notariat
Deux voies permettent d’accéder à la profession notariale. La voie universitaire consiste à suivre un Master en Droit notarial puis à préparer le Diplôme Supérieur du Notariat (DSN) dans un Centre de Formation Professionnelle Notariale (CFPN). Ce cursus de deux ans alterne cours théoriques et stage rémunéré en office notarial.
La voie professionnelle s’adresse aux collaborateurs d’office notarial justifiant de neuf années d’expérience. Ces professionnels peuvent obtenir le DSN par validation des acquis de l’expérience, reconnaissant ainsi leur expertise pratique acquise au fil des années.
Installation et activité du notaire
L’installation en tant que notaire titulaire d’office nécessite l’obtention d’une nomination par le Garde des Sceaux. Le nombre d’offices étant régulé, l’accès à un office s’effectue soit par rachat d’un office existant (investissement financier conséquent de plusieurs centaines de milliers d’euros selon la localisation), soit par création d’un nouvel office (rare), soit par association à un office existant.
L’activité du notaire couvre plusieurs domaines. Le droit de la famille et des personnes concentre les contrats de mariage, les donations, les successions, les adoptions. Le droit immobilier occupe une place centrale avec les ventes immobilières, les baux, les servitudes, les hypothèques. Le droit des affaires concerne la création de sociétés, les cessions de fonds de commerce, les opérations de restructuration.
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Le métier de juriste d’entreprise s’est considérablement développé ces dernières décennies. Les entreprises de toutes tailles intègrent des compétences juridiques internes pour sécuriser leurs opérations, anticiper les risques et assurer la conformité réglementaire.
Missions et domaines d’intervention
Les missions du juriste d’entreprise varient selon la taille et le secteur d’activité de l’entreprise. Dans les PME, le juriste généraliste traite l’ensemble des questions juridiques : rédaction et négociation des contrats commerciaux, suivi des relations avec les fournisseurs et clients, gestion du contentieux en lien avec les avocats externes, veille juridique et réglementaire, conseil aux opérationnels.
Dans les grandes entreprises et les groupes internationaux, les directions juridiques s’organisent par spécialités. Le juriste en droit des contrats rédige et négocie les contrats commerciaux, de partenariat, de distribution. Le juriste en droit des sociétés gère la vie juridique des filiales, les opérations de restructuration, les fusions-acquisitions. Le juriste en droit social traite les relations individuelles et collectives de travail, les contentieux prud’homaux, la réglementation sociale.
Parcours et insertion professionnelle
Le parcours vers le métier de juriste d’entreprise passe nécessairement par un Master 2 spécialisé. Les recruteurs privilégient les Masters en Droit des affaires, Droit des contrats, Droit des sociétés, Droit social, Propriété intellectuelle ou Compliance. Les stages effectués durant le Master constituent un élément décisif : un stage de six mois en direction juridique d’une entreprise du secteur visé facilite considérablement l’insertion.
L’insertion professionnelle s’effectue généralement après l’obtention du Master 2. Les jeunes diplômés débutent comme juristes juniors ou assistants juridiques, assurant des missions d’assistance aux juristes confirmés. Après quelques années d’expérience, l’évolution vers des postes de juriste confirmé, puis de responsable juridique et enfin de directeur juridique devient possible.
Autres carrières judiciaires après la Licence
Au-delà des voies classiques (avocat, magistrat, notaire), d’autres carrières juridiques offrent des perspectives intéressantes pour les diplômés d’une Licence de Droit.
Greffier et directeur des services de greffe
Le greffier en chef des services judiciaires occupe une fonction centrale dans le fonctionnement des juridictions. Il dirige les services de greffe, authentifie les actes juridictionnels, assure la gestion administrative et budgétaire de la juridiction. L’accès s’effectue par concours après un Master, suivi d’une formation de dix-huit mois à l’École Nationale des Greffes à Dijon.
Commissaires de justice et autres professions
Les commissaires de justice (nouvelle appellation résultant de la fusion entre huissiers de justice et commissaires-priseurs judiciaires) signifient les actes, exécutent les décisions de justice, procèdent aux constats et organisent les ventes aux enchères. Le parcours combine Master en Droit, examen professionnel et stage de deux ans. L’installation nécessite l’acquisition d’un office, investissement financier conséquent mais ouvrant vers une profession libérale réglementée.
Les mandataires judiciaires à la protection des majeurs protègent les personnes vulnérables en gérant leurs intérêts patrimoniaux et personnels. Le certificat national de compétence (CNC) de mandataire judiciaire à la protection des majeurs s’obtient après un Master en Droit et une formation spécialisée.
Recherche et enseignement après un premier cycle juridique
La carrière universitaire attire les étudiants passionnés par la réflexion juridique théorique et la transmission des savoirs. Le parcours académique commence par un Master 2 Recherche, suivi d’un Doctorat en Droit. La thèse de doctorat, rédigée sur trois à cinq ans sous la direction d’un professeur des universités, développe une recherche originale sur une question juridique.
Le parcours doctoral
Le doctorat en droit nécessite un financement, obtenu via un contrat doctoral (allocation de recherche), une bourse régionale, un poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) ou un financement personnel. Parallèlement à la recherche doctorale, le doctorant assure généralement des travaux dirigés en Licence, acquérant l’expérience pédagogique indispensable.
Après la soutenance de thèse, le docteur en droit peut candidater aux postes de maître de conférences. Le recrutement s’effectue sur concours national organisé par chaque université selon ses besoins. Le maître de conférences assure des enseignements en Licence et Master, poursuit ses recherches, publie des articles et ouvrages, encadre des mémoires.
Carrière académique
Après plusieurs années et des travaux reconnus, le maître de conférences peut présenter son habilitation à diriger des recherches (HDR) ouvrant l’accès aux postes de professeur des universités. Le professeur des universités représente le sommet de la carrière académique. Il dirige des équipes de recherche, encadre des thèses, assure des enseignements principalement en Master, publie des ouvrages de référence.
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Le choix de l’orientation post-licence nécessite une réflexion approfondie sur plusieurs dimensions. L’appétence pour le contentieux oriente naturellement vers l’avocat ou la magistrature, métiers du procès et de la défense des intérêts. L’intérêt pour le conseil et la prévention juridique suggère le notariat ou le juriste d’entreprise. L’attrait pour le service public et l’intérêt général conduit vers la fonction publique ou les institutions.
La spécialisation juridique choisie détermine largement la trajectoire. Un étudiant passionné par le droit pénal s’orientera naturellement vers la magistrature pénale ou l’avocat pénaliste. Un profil attiré par le droit des affaires visera les cabinets d’avocats d’affaires ou les directions juridiques de grandes entreprises. Une sensibilité au droit social conduira vers les fonctions RH, l’inspection du travail ou l’avocat en droit social.
Les stages effectués durant la Licence et le Master constituent des moments décisifs d’orientation. Un stage en cabinet d’avocat révèle la réalité du métier : rythme intense, pression des échéances, relation client, plaidoirie. Un stage en entreprise montre le travail du juriste interne : conseil préventif, collaboration avec les opérationnels, projets transverses. Un stage en juridiction dévoile le fonctionnement de la justice : procédure, délibéré, rédaction des jugements.
La Licence de Droit, loin de constituer une fin en soi, représente le socle d’un parcours professionnel long et exigeant. Les trois années de Licence posent les fondamentaux juridiques indispensables mais insuffisants pour exercer la plupart des métiers du droit. La poursuite d’études en Master, la spécialisation progressive, l’acquisition d’expériences professionnelles par les stages, la construction d’un réseau professionnel structurent les années suivantes. Les opportunités se révèlent nombreuses et diversifiées pour les étudiants motivés construisant méthodiquement leur projet professionnel.
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N’hésite pas à multiplier les candidatures, à diversifier tes choix et à rester ouvert aux opportunités. La pluridisciplinarité de ta Licence est un atout : elle te permet d’envisager des parcours très variés et de construire un projet professionnel à ton image.
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