Le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l'industrie : programme, admissions, débouchés
Le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l’industrie : histoire, valorisation didactique est une mention nationale de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistrée au RNCP sous le code 39183. Cette formation rare, portée par une université publique, forme des spécialistes du patrimoine scientifique, technique et industriel, capables d’en écrire l’histoire, de le protéger et de le valoriser auprès de publics variés.
Le master couvre deux grands champs complémentaires : la gestion des environnements techniques historiques, qui traite des questions culturelles, politiques et économiques relatives aux paysages, aux villes et au cadre bâti, et la culture scientifique, technique et industrielle, qui s’intéresse aux objets, aux savoir-faire et aux acteurs qui les produisent. Il ajoute au volet historique les pratiques de médiation et d’information de la culture, ainsi que l’analyse des rapports entre sciences, techniques et société.
La pédagogie fait une large place à l’enseignement par le projet : les étudiants réalisent des projets respectant les étapes d’une commande professionnelle, qui aboutissent à une réalisation concrète destinée à un public large (catalogue-guide d’exposition, organisation de la visite d’un site patrimonial). La formation s’appuie sur un riche réseau de grands musées, d’archives et d’institutions patrimoniales nationales, et certains parcours de M2 se font en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation).
La candidature en M1 se fait via la plateforme nationale Mon Master, sur dossier (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV). L’accès direct en M2 est de droit pour les étudiants ayant validé le M1 de la mention, et possible sur dossier pour les candidats issus d’un autre master.
Les dossiers présentant une thématique de mémoire définie, un projet professionnel solide et, pour les parcours en alternance, des pistes concrètes de structure d’accueil sont particulièrement appréciés par les commissions pédagogiques.
Questions fréquentes sur le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l'industrie
Qu'est-ce que le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l'industrie ?
C’est une mention nationale de master, de niveau bac+5, dédiée à l’histoire et à la valorisation du patrimoine scientifique, technique et industriel. Elle croise histoire des techniques, médiation culturelle, droit et économie du patrimoine.
Quelle licence permet d'accéder à ce master ?
L’accès en M1 se fait en priorité depuis une licence d’histoire, d’histoire de l’art ou d’archéologie. Les diplômés d’architecture ou de restauration-conservation peuvent également candidater si leur formation est compatible avec la spécialisation visée.
Ce master est-il très sélectif ?
Oui, c’est une formation de niche portée par une seule université. Les dossiers sont examinés par une commission représentant chacune des disciplines enseignées, avec une attention particulière à la thématique de mémoire et à la cohérence du projet professionnel.
Peut-on faire ce master en alternance ?
Oui, certains parcours de M2 sont accessibles en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, avec un rythme dégressif : trois jours de cours par semaine en début d’année, puis un passage progressif à plein temps en structure d’accueil.
Quelle est la différence avec le Master Patrimoine et musées ?
Le Master Patrimoine et musées couvre le patrimoine culturel au sens large, avec un fort accent muséal. Le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l’industrie se concentre sur le patrimoine scientifique, technique et industriel : machines, sites de production, savoir-faire, paysages industriels.
Quels débouchés après ce master ?
Les diplômés deviennent chargés d’ingénierie culturelle, chargés de médiation culturelle, chargés de communication et d’information, ou préparent le concours de conservateur du patrimoine. Ils exercent aussi bien dans le secteur public que dans les entreprises privées.
Faut-il faire un mémoire ou un stage ?
La formation se conclut par un mémoire de fin d’études articulant projet personnel et projet collectif. Dans les parcours en alternance, l’expérience en structure d’accueil remplace le stage classique et nourrit directement le mémoire.
Ce master prépare-t-il aux concours du patrimoine ?
Oui, la préparation au concours de conservateur du patrimoine fait partie des débouchés visés. Les enseignements de droit du patrimoine culturel, d’économie des biens culturels et de gestion de collections constituent une base solide pour les concours de la fonction publique culturelle.
Peut-on poursuivre en doctorat après ce master ?
Oui, le master s’appuie sur des enseignements d’histoire des sciences et des techniques de niveau recherche, et un mémoire de M2 remarqué permet de candidater à un contrat doctoral en histoire des sciences et des techniques ou en histoire.
Où se déroule cette formation ?
Cette mention nationale est portée par une université publique, en lien avec un réseau de grands musées et d’institutions patrimoniales. Reporte-toi à la fiche de l’établissement sur Mon Master pour les modalités précises de chaque parcours.
| Ce master Techniques, Patrimoine, Territoires de l'industrie Mention nationale | Patrimoine et musées Mention nationale | Histoire, Civilisations, Patrimoine Mention nationale | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein ou alternance |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Oui, en M2Selon les parcours, en apprentissage |
RareSurtout stage en M2 |
RareStages obligatoires |
| Admission | Mon MasterLicence Histoire, Histoire de l'art, Archéologie |
Mon MasterLicence Histoire de l'art, Histoire |
Mon MasterLicence Histoire, HAA |
| Matières clés |
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- Histoire des techniques
- Patrimoine industriel
- Muséologie
- Histoire
Comment intégrer le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l’industrie ?
L’accès au M1 se fait via la plateforme Mon Master, sur dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV). Pour les étudiants déjà inscrits dans la mention, le passage en M2 est de droit après validation de la première année.
Le master s’adresse en priorité aux titulaires d’une licence d’histoire, d’histoire de l’art ou d’archéologie. Les candidats justifiant d’un diplôme d’architecte ou d’une formation en restauration-conservation peuvent également être admis sur dossier, si leur parcours est compatible avec la spécialisation visée.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Histoire ou Histoire de l'art | favorable | ||
| Licence Archéologie ou HAA | comparable | ||
| Autres profils (architecture, restauration-conservation) | sur dossier |
Comment se déroule la sélection ?
Les critères de sélection reposent sur trois axes. Sur le plan académique, les commissions examinent les résultats obtenus en licence, en particulier dans les matières historiques et patrimoniales. Sur le plan du projet, les candidats issus d’un autre cursus doivent présenter une thématique de mémoire et un projet professionnel solide, examinés par une commission représentant chacune des disciplines enseignées (histoire des techniques, histoire des sciences, socio-anthropologie des techniques, histoire et innovation des techno-sciences). Sur le plan professionnel, avoir déjà des pistes de structure d’accueil est un atout décisif pour les parcours en apprentissage.
Le programme du Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l'industrie
Les enseignements sont répartis en trois catégories : les enseignements fondamentaux dans les divers domaines de l’histoire, les enseignements liés à l’environnement professionnel, et les projets tutorés et ateliers, complétés par un mémoire de fin d’études. Sur le plan thématique, la formation recouvre l’histoire et l’anthropologie des sciences et des techniques, le patrimoine scientifique et technique, le droit et l’économie du patrimoine, la patrimonialisation et la médiation, ainsi que les outils numériques de valorisation. Les cours sont dispensés à la fois par des enseignants-chercheurs et par des professionnels reconnus du secteur. La pédagogie par le projet occupe une place centrale : construction d’un parcours patrimonial, conception d’un catalogue d’exposition et création d’un site web sont menés dans des conditions proches de la commande professionnelle réelle.
- Histoire des techniques
- Histoire des sciences
- Socio-anthropologie des techniques
- Histoire et innovation des techno-sciences
- Connaissance et protection du patrimoine
- Analyse du patrimoine architectural et des objets techniques
- Phases de patrimonialisation
- Droit du patrimoine culturel
- Économie des biens culturels
- Gestion d'entreprise culturelle
- Mécénat et recherche de fonds
- Construction d'un parcours patrimonial
- Conception d'un catalogue d'exposition
- Projet de création d'un site web
- Anglais professionnel
Stage et alternance : certains parcours de M2 de cette mention se font en alternance, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Le rythme est alors dégressif au fil de l’année : trois jours d’enseignement par semaine de septembre à janvier, puis deux jours, puis un jour par mois, avant un passage à plein temps dans la structure d’accueil à partir de l’été, jusqu’à la soutenance. Les modalités précises varient selon les parcours : il est recommandé de vérifier cette information sur la fiche de la formation.
Le Master Techniques, Patrimoine, Territoires de l’industrie est conçu pour une insertion professionnelle directe dans le secteur culturel et patrimonial, mais plusieurs poursuites d’études restent ouvertes aux diplômés.
La voie la plus naturelle pour les profils recherche est le doctorat en histoire des sciences et des techniques, après un mémoire de M2 remarqué. Une partie des diplômés prépare les concours de la fonction publique culturelle, en particulier le concours de conservateur du patrimoine, explicitement visé par la formation, ou les concours d’attaché et d’assistant de conservation.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat en histoire des sciences et des techniques
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3 ans (bac +8)
Contrat doctoral ou financement propre
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Dossier + accord d'un directeur de thèse
Mémoire de M2 remarqué, projet de recherche
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Élevée |
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Concours de conservateur du patrimoine
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Préparation de 6 à 12 mois
Puis 18 mois de formation après admission
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Concours écrit et oral
Épreuves de spécialité et de langues
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Très élevée |
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Concours de la fonction publique culturelle (attaché de conservation, assistant de conservation)
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Préparation de 6 à 12 mois
Catégories A et B de la fonction publique territoriale
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Concours écrit et oral
Culture générale, note de synthèse
|
Élevée |
Si tu hésites encore entre plusieurs approches du patrimoine, d’autres mentions proches peuvent correspondre à ton projet : le Master Patrimoine et musées pour une approche centrée sur les musées et la médiation, ou le Master Histoire, Civilisations, Patrimoine pour un ancrage historique plus généraliste.
Les métiers ciblés se situent dans le secteur culturel et patrimonial, aussi bien dans le public (ministères, collectivités, musées, services d’archéologie) que dans les entreprises privées et les associations de valorisation du patrimoine.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : chargé d’ingénierie culturelle, chargé de médiation culturelle, chargé de communication et d’information, ou conservateur du patrimoine après réussite du concours. Les compétences acquises couvrent la gestion d’un site patrimonial, la régie et la gestion de collections (inventaire, récolement, conservation préventive), le montage d’expositions, l’organisation d’événements culturels, la recherche de mécénat et la rédaction de notices de catalogues.
La rémunération d’un diplômé de ce master dépend fortement du statut (fonction publique, secteur privé, associatif) et de la taille de la structure qui recrute. Il n’existe pas de données d’insertion nationales publiques propres à cette mention : les fourchettes ci-dessous sont issues des fiches métiers de référence (CIDJ, Onisep, Hellowork) pour les principaux métiers visés. Dans la fonction publique territoriale, la rémunération suit les grilles indiciaires des cadres d’emplois de la conservation du patrimoine ; dans le privé, elle progresse plus vite avec la taille des projets confiés.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Chargé de médiation culturelle |
1 800 - 2 200 € brut/mois | 2 200 - 2 700 € brut/mois |
Chargé d'ingénierie culturelle / chef de projet culturel |
1 800 - 2 500 € brut/mois | 2 500 - 3 300 € brut/mois |
Assistant de conservation du patrimoine (fonction publique) |
1 800 - 2 000 € brut/mois | 2 200 - 2 900 € brut/mois |
