Le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement : programme, débouchés...

Le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement (STePE) est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), organisé en deux ans (M1 puis M2) et délivré par les universités. Il forme des spécialistes des Géosciences et des Hydrosciences, capables d’observer les objets géologiques et hydrologiques à toutes les échelles, sur le terrain et en laboratoire, et de modéliser les processus naturels.

La mention couvre un large spectre thématique : structure et dynamique de la Terre solide, océan et atmosphère, environnement spatial, planétologie, ressources naturelles, risques géologiques et pollutions. Certains parcours, comme celui de l’Université PSL, sont fortement internationalisés avec une part des enseignements en anglais et deux stages de recherche longs, en France et à l’étranger.

Le diplôme est enregistré au RNCP (niveau 7) et confère le grade de master, reconnu sur l’ensemble du territoire quel que soit l’établissement qui le délivre. Il prépare aussi bien à une insertion professionnelle directe qu’à la poursuite en doctorat.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement

C'est quoi exactement ce Master ?

C’est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS) qui forme des spécialistes des Géosciences et des Hydrosciences. Il couvre la structure et la dynamique de la Terre solide, l’océan et l’atmosphère, l’environnement spatial, la planétologie, les ressources naturelles et les risques géologiques. La formation se déroule sur deux ans (M1 puis M2) avec une forte composante recherche.

Quels profils de licence sont recherchés ?

Le Master accueille principalement des étudiants issus d’une licence Sciences de la Terre ou Sciences de l’Environnement, mais aussi ceux issus de Physique, Chimie ou Biologie souhaitant se spécialiser en Géosciences. Pour certains parcours de recherche exigeants (comme à PSL), 180 crédits ECTS d’un cursus scientifique ou un profil d’école d’ingénieurs peuvent aussi être acceptés.

Comment candidater à ce Master ?

La candidature se fait via la plateforme Mon Master pour l’entrée en M1. Il faut constituer un dossier avec relevés de notes de licence et lettre de motivation. Certains parcours très sélectifs (PSL) ajoutent un entretien après la présélection sur dossier.

Le Master est-il gratuit ?

Le Master est proposé par des universités publiques. Les frais correspondent aux droits d’inscription nationaux, fixés chaque année par le ministère de l’Enseignement supérieur, auxquels s’ajoutent la CVEC et d’éventuelles contributions selon le statut de l’étudiant. Une version en formation professionnelle continue existe aussi (environ 14 000 € pour l’ensemble du cursus, éligible au CPF).

Quelle est la sélectivité de ce Master ?

Elle varie fortement selon les universités et les parcours de M1 : certains parcours parisiens ou grenoblois affichent plusieurs centaines de candidats pour une trentaine de places, tandis que d’autres, notamment en région, restent plus accessibles. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité établissement par établissement.

Quel est le programme du Master ?

Le M1 pose un socle en géosciences (rayonnement et télédétection, méthodes inverses, méthodes numériques, géostatistiques), complété par des cours d’options réparties entre plusieurs disciplines (océan-atmosphère, interfaces, terre solide, sociétés selon les universités). Le M2 approfondit la modélisation géophysique et les systèmes dynamiques non linéaires. Deux stages de recherche, dont un à l’étranger selon les parcours, structurent le cursus.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Deux stages longs de recherche en laboratoire sont intégrés au cursus, en M1 et en M2, parfois à l’étranger. L’alternance au sens strict (contrat d’apprentissage) reste rare, la formation étant conçue autour d’une forte orientation recherche ; certains parcours plus appliqués (géoressources, géorisques) l’ouvrent cependant selon les universités.

Quels métiers après ce Master ?

Ingénieur d’études en sites et sols pollués, chargé d’études ou de missions en bureaux d’études environnement, ingénieur d’études en laboratoires de recherche en géosciences, ingénieur en géosciences de l’environnement, ingénieur en exploitation des mines et carrières, hydrogéologue ou hydrologue. Les débouchés varient selon le parcours de M2 choisi et le secteur visé (recherche, industrie extractive, bureaux d’études, collectivités).

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

La poursuite la plus fréquente est le doctorat (thèse), qui prépare aux carrières de chercheur ou d’enseignant-chercheur ; elle peut aussi se préparer en entreprise via une convention CIFRE. Des DU ou formations professionnalisantes complémentaires (gestion des risques, sites et sols pollués, systèmes d’information géographique) permettent de compléter le diplôme après un parcours plus appliqué.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un Prédicteur Mon Master qui estime tes probabilités d’admission à partir de ton parcours, tes moyennes et le profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.

Master Sciences de la Terre et des Planètes VS Master Géoressources, Géorisques, Géotechnique VS Master Sciences de l'Océan, de l'Atmosphère et du Climat

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les géosciences

Cette formation Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement Géosciences, hydrosciences, planétologie Master Géoressources, Géorisques, Géotechnique Ressources naturelles, risques, géotechnique Master Sciences de l'Océan, de l'Atmosphère et du Climat Océanographie, climat, météorologie
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
Alternance
RareDeux stages longs de recherche privilégiés
Oui, sur certains parcoursApprentissage selon l'université (ex. Lille)
RareFormation à dominante recherche
Admission
Mon MasterLicence sciences de la Terre, physique, chimie
Mon MasterLicence sciences de la Terre, génie civil
Mon MasterLicence physique, géosciences
Matières clés
  • Géosciences
  • Hydrosciences
  • Modélisation des risques
  • Géologie appliquée
  • Mécanique des sols
  • Dynamique du climat
  • Télédétection
Cette formation Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement Géosciences, hydrosciences, planétologie
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
Alternance
RareDeux stages longs de recherche privilégiés
Admission
Mon MasterLicence sciences de la Terre, physique, chimie
Matières clés
  • Géosciences
  • Hydrosciences
Master Géoressources, Géorisques, Géotechnique Ressources naturelles, risques, géotechnique
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, sur certains parcoursApprentissage selon l'université
Admission
Mon MasterLicence sciences de la Terre, génie civil
Matières clés
  • Géologie appliquée
Master Sciences de l'Océan, de l'Atmosphère et du Climat Océanographie, climat, météorologie
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareFormation à dominante recherche
Admission
Mon MasterLicence physique, géosciences
Matières clés
  • Dynamique du climat

Comment intégrer le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement ? 🎯

La candidature en M1 se fait via Mon Master. Le Master est une formation exclusivement publique, proposée par les universités. Il n’existe pas de version privée délivrant ce diplôme national, une version en formation professionnelle continue étant toutefois disponible dans certains établissements.

Le Master est accessible en priorité aux titulaires d’une licence Sciences de la Terre et de l’Environnement. Les étudiants issus de Physique, Chimie ou Biologie désireux de se spécialiser vers les Géosciences et les Hydrosciences peuvent également candidater. Pour certains parcours de recherche très exigeants, 180 crédits ECTS d’un cursus scientifique de niveau licence (dont les élèves d’écoles d’ingénieurs) sont acceptés.

Un point important à connaître : certains parcours, comme celui de l’Université PSL, comportent une part significative d’enseignements en anglais et impliquent une sélection sur dossier suivie d’un entretien.

Les établissements mentionnent systématiquement : de bonnes connaissances de niveau licence en géosciences ou en sciences fondamentales, une capacité à mener une démarche expérimentale (synthèse bibliographique, protocoles d’analyse, discussion critique des résultats), une aptitude au travail de terrain et une bonne maîtrise des outils numériques et statistiques. Un bon niveau d’anglais scientifique est un atout, en particulier pour les parcours internationaux.

Licence d'origine Part estimée des candidats Part estimée des admis Accès relatif
Licence Sciences de la Terre / Environnement
~55 %
~58 %
Favorable
Licence Physique / Chimie / Biologie
~30 %
~28 %
Favorable
Autres profils (écoles d'ingénieurs)
~15 %
~14 %
Sélectif
Ces chiffres sont une estimation qualitative construite à partir des prérequis publiés par les universités certificatrices (licence Sciences de la Terre et de l'Environnement, mais aussi Physique, Chimie et Biologie selon la mention STePE), et non une statistique officielle Mon Master consolidée au niveau national. Les candidatures d'étudiants issus d'écoles d'ingénieurs, moins nombreuses, se heurtent à une sélection plus resserrée sur certains parcours de recherche très exigeants (par exemple à l'Université PSL).

🔄 Intégrer le Master en cours de cursus
Une entrée directe en M2 est possible sur dossier pour les titulaires d’un M1 dans les disciplines des Géosciences, de la Physique ou de la Chimie, ou d’un diplôme équivalent, après validation des prérequis de connaissances spécifiques par le responsable du parcours de M2 visé.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection s’appuie sur l’examen du dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV) sur Mon Master. Certains parcours très demandés, notamment à Paris (PSL) ou à Grenoble, organisent en complément un entretien pour les candidats admissibles.

Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent une bonne maîtrise des bases de géosciences, ainsi qu’une capacité à mobiliser des savoirs pluridisciplinaires (géologie, géophysique, hydrologie, méthodes numériques).

Sur le plan professionnel, le jury observe la cohérence du projet professionnel avec le parcours de M2 visé (recherche, ressources naturelles, environnement, risques), ainsi que l’expérience de terrain acquise via des stages ou sorties géologiques.

Sur le plan des compétences générales, un bon niveau d’anglais scientifique est indispensable pour le travail bibliographique, et la rigueur méthodologique est particulièrement scrutée compte tenu de l’importance de la démarche expérimentale et de terrain dans ce secteur.

Quel est le programme du Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement ?

Le M1 pose un socle commun en géosciences (rayonnement et télédétection, méthodes inverses, méthodes numériques, géostatistiques), complété par des cours d’options couvrant plusieurs disciplines selon les universités : océan-atmosphère, interfaces, terre solide, sociétés. Un premier stage de recherche initie les étudiants à la pratique du terrain et du laboratoire dès la première année. Le M2 approfondit la modélisation géophysique, les méthodes statistiques pour les grands jeux de données et les systèmes dynamiques non linéaires, avec un projet numérique de géosciences. Deux stages de recherche structurent le cursus, dont un stage de plusieurs mois en laboratoire, en France ou à l’étranger selon les parcours. La formation accorde une large place à l’anglais scientifique et aux méthodes numériques et statistiques appliquées à l’analyse de données environnementales.

Compétence Matières enseignées Progression
Caractérisation des aléas naturels et gestion du risque
  • Géologie structurale et dynamique du sous-sol
  • Géophysique et géotechnique
  • Modélisation des risques naturels
M1 · S1-S2 Socle en géosciences et méthodes numériques (rayonnement, télédétection, géostatistiques) M2 · S3-S4 Modélisation géophysique avancée et projet numérique de géosciences
Interprétation des processus environnementaux
  • Hydrosciences
  • Géochimie de l'environnement
  • Diagnostic de la qualité des sols et des eaux
M1 · S1-S2 Observation des objets géologiques et hydrologiques sur le terrain et en laboratoire M2 · S3-S4 Analyse critique de données environnementales et construction de bases de données
Évaluation des ressources naturelles
  • Prospection géologique
  • Géostatistiques appliquées
  • Stratégies d'exploitation durable
M1 · S1-S2 Bases de la démarche expérimentale et de la synthèse bibliographique M2 · S3-S4 Conception de projets de prospection et suivi d'exploitation de ressources
Démarche expérimentale et communication scientifique
  • Méthodes inverses et statistiques descriptives
  • Anglais scientifique
  • Communication des risques auprès du public
M1 · S1-S2 Premier stage de recherche (rentrée ou terrain) et protocoles d'analyse M2 · S3-S4 Stage de recherche de plusieurs mois en laboratoire, en France ou à l'étranger

Le Master Sciences de la Terre et des Planètes se fait-il en alternance ?

L’alternance au sens strict (contrat d’apprentissage) reste peu fréquente dans ce Master, la plupart des parcours étant conçus autour de deux stages longs de recherche plutôt qu’un rythme d’alternance classique. Certains parcours plus appliqués, notamment ceux orientés géoressources, géorisques ou géotechnique, ouvrent l’accès à l’apprentissage selon les universités (par exemple à Lille), ce qui permet de combiner formation universitaire et expérience en entreprise.

Quelles poursuites d'études après le Master Sciences de la Terre et des Planètes ?

Le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement est un diplôme de bac+5 qui prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite d’études. Les débouchés se partagent à parts égales entre la poursuite vers un projet de recherche doctoral et les métiers de la recherche-développement et de la gestion de projet en entreprise.

Le doctorat (thèse) est la poursuite la plus courante pour les diplômés issus des parcours à finalité recherche. Il se prépare généralement en 3 ans, à l’université ou en entreprise (CIFRE, conventions de recherche), et mène aux carrières de chercheur ou d’enseignant-chercheur dans les grands organismes de recherche ou l’industrie.

Des DU ou formations professionnalisantes complémentaires (gestion des risques naturels, sites et sols pollués, systèmes d’information géographique) permettent de compléter le diplôme par une spécialisation ciblée, en particulier pour les diplômés se destinant aux bureaux d’études en environnement.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat (thèse)
3 ans (bac +8) Contrat doctoral, CIFRE ou convention de recherche en entreprise
Dossier + entretien Projet de recherche, financement à trouver
Élevée
DU / formations professionnalisantes
1 an (bac +6) Gestion des risques, sites et sols pollués, SIG
Dossier Complément de spécialisation professionnalisante
Modérée

Quels sont les débouchés après un Master Sciences de la Terre et des Planètes ?

Le Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement ouvre sur un large éventail de métiers, tant dans la recherche académique que dans les industries extractives, les bureaux d’études en environnement ou les collectivités territoriales. Selon le parcours de M2 choisi, les diplômés s’orientent vers l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles, la caractérisation des matériaux ou la gestion de l’environnement (qualité des eaux, pollution des sols, aléas).

Les secteurs d’activité accessibles couvrent les industries extractives, la production et distribution d’eau (assainissement, gestion des déchets et dépollution), les activités d’ingénierie et de recherche-développement scientifique, ainsi que l’administration publique, quatre grands domaines dans lesquels le profil issu de ce master est particulièrement recherché par les recruteurs.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur d’études en sites et sols pollués dans des entreprises privées, des organismes de recherche, des collectivités territoriales ou des bureaux d’études, chargé d’études, chargé de missions dans les bureaux d’études en environnement, ingénieur d’études dans les laboratoires de recherche en géosciences, planétologie et géologie de l’environnement, ingénieur en géosciences de l’environnement, ingénieur en exploitation des mines et carrières, ainsi qu’hydrogéologue ou hydrologue dans des bureaux d’études, des collectivités territoriales, des organismes de recherche ou des ONG.

Quels salaires peut-on espérer après un Master Sciences de la Terre et des Planètes ?

Les salaires en début de carrière varient selon le parcours de M2, le secteur (recherche académique, bureaux d’études, industrie extractive) et la région. Les profils orientés hydrogéologie ou géotechnique sont généralement parmi les mieux rémunérés à la sortie, notamment dans les secteurs miniers et pétroliers ou en Île-de-France.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Ingénieur d'études en géosciences
2 300 - 2 700 € brut/mois 3 700 - 4 500 € brut/mois
Hydrogéologue
2 500 - 2 900 € brut/mois 3 800 - 4 500 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement ?

Chaque université est autonome sur ses parcours de M2 proposés, sa sélectivité et ses modalités de stage ou d’apprentissage. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master locaux, parcours disponibles, conditions d’admission.

Quelles sont les alternatives au Master Sciences de la Terre et des Planètes ?

Le Master Sciences de la Terre et des Planètes n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Environnement !

Les universités :

Les écoles de commerce :

Les écoles d’ingénieurs :