Le Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat : programme, débouchés

Le Master Sciences de l’océan, de l’atmosphère et du climat est un diplôme national de l’enseignement supérieur, inscrit au RNCP (fiche RNCP39509, niveau 7), qui confère le grade de master. Il valide 120 crédits ECTS au-delà de la licence (soit 300 ECTS au total, bac+5) et prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite en doctorat.

La première année (M1) pose un socle commun autour de l’observation et de la modélisation des enveloppes fluides (océan, atmosphère) : télédétection, dynamique de l’atmosphère et des océans, méthodes numériques, traitement de données. La deuxième année (M2) se décline en parcours de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation : Dynamique du climat, Études environnementales, Océan-Atmosphère-Climat-Satellites-Télédétection, Météorologie-Climat-Ingénierie pour les Observations Spatiales (MOCIS), ou encore Climat (qualité de l’air, radioprotection), avec un stage de recherche en laboratoire ou en entreprise.

Ce master est co-accrédité par Sorbonne Université, l’Université de Toulouse, l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’École Centrale de Lyon et l’INP Toulouse. La formation s’appuie fortement sur des laboratoires de recherche (LSCE, LMFA, ILM, LGGE, IPNL) et des partenaires institutionnels et industriels (Météo-France, CNES, CEA, EDF, Total), ce qui ouvre à la fois vers la recherche académique et vers l’ingénierie environnementale ou climatique.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat

C'est quoi exactement le Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

C’est un diplôme national de master (bac+5, niveau 7 au RNCP) qui forme des chercheurs et des ingénieurs capables d’observer, de modéliser et de diagnostiquer les enveloppes fluides de la planète (océan, atmosphère, climat). Il est co-accrédité par plusieurs universités et écoles d’ingénieurs et débouche aussi bien sur l’insertion professionnelle que sur le doctorat.

Quelles licences donnent accès à ce master ?

L’accès en M1 se fait le plus souvent avec une licence Physique ou équivalent. D’autres licences comme Sciences de la Terre, Mathématiques Appliquées ou Mécanique sont possibles, à condition d’avoir des bases suffisantes en physique et en méthodes mathématiques. Certains parcours accueillent aussi des étudiants issus d’un Cursus de Master en Ingénierie (CMI) ou d’une école d’ingénieur.

Comment candidater à ce master ?

La candidature en M1 se fait via la plateforme nationale Mon Master. L’admission en M2 se fait généralement via l’application propre à chaque université, sauf pour les étudiants qui poursuivent directement dans le même établissement après leur M1.

Est-ce vraiment gratuit ?

Oui pour la partie scolarité en formation initiale : ce master est proposé dans des universités publiques, avec des droits d’inscription nationaux (autour de 250 à 300 € par an selon le statut) et la CVEC en complément. Une version en formation professionnelle continue existe aussi dans certains établissements, avec un tarif spécifique.

Quelle est la sélectivité de ce master ?

Elle varie selon les établissements et les parcours de M2 : par exemple environ 35 places pour 203 candidatures à Lyon 1, ou 15 places pour 211 candidatures pour le parcours OAC-ST de Sorbonne Université en 2025. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité établissement par établissement.

Quel est le programme du master ?

Le M1 comprend un tronc commun autour de l’observation et de la modélisation des enveloppes fluides (télédétection, dynamique atmosphère-océan, méthodes numériques, SIG). Le M2 se spécialise selon le parcours choisi (dynamique du climat, études environnementales, télédétection spatiale, qualité de l’air…) et se termine par un stage de recherche.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Le stage de recherche est une composante centrale du cursus, en laboratoire ou en entreprise. L’alternance au sens strict (contrat de professionnalisation ou d’apprentissage) reste rare mais existe pour certains parcours, comme le Master SOAC à Lyon (contrat de professionnalisation depuis 2011, apprentissage depuis 2014).

Quels métiers après ce master ?

Chargé d’études qualité de l’air, ingénieur d’études en environnement, ingénieur d’études en climat, climatologue, météorologue, océanographe, éco-conseiller, animateur ou médiateur scientifique, physicien d’observatoire, ou encore data scientist en lien avec les sciences du climat.

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

Le doctorat est la poursuite la plus fréquente pour les parcours de M2 à finalité recherche, en lien avec les laboratoires d’accueil. Certains parcours proposent aussi une préparation spécifique aux concours de la fonction publique, comme celui d’Ingénieur des Travaux de Météo-France.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un Prédicteur Mon Master qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de ta licence d’origine et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.

Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat VS Master Sciences de la Terre et des planètes VS École d'ingénieur

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie après la licence

Cette formation Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat Master universitaire Master Sciences de la Terre et des planètes Géosciences, Terre solide École d'ingénieur Spécialité environnement / climat
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · temps plein ou mixte
2 ans (bac +5)Université · temps plein
3 ans (bac +5)École · temps plein
Alternance
Possible selon le parcoursContrat pro ou apprentissage (ex. Lyon)
RareOrientation recherche
FréquenteDès la 4e ou 5e année
Admission
Mon MasterLicence Physique, Sciences de la TerreÉcoles d'ingénieur, CMI
Mon MasterLicence Sciences de la Terre
Concours / Admissions parallèlesCPGE ou dossier bac+3
Matières clés
  • Observation et télédétection
  • Modélisation du climat
  • Dynamique des fluides géophysiques
  • Géophysique interne
  • Modélisation géologique
  • Sciences de l'ingénieur généralistes
  • Gestion de projet
Cette formation Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat Master universitaire
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · temps plein ou mixte
Alternance
Possible selon le parcoursContrat pro ou apprentissage
Admission
Mon MasterLicence Physique, Sciences de la Terre
Matières clés
  • Observation et télédétection
  • Modélisation du climat
Master Sciences de la Terre et des planètes Géosciences, Terre solide
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareOrientation recherche
Admission
Mon MasterLicence Sciences de la Terre
Matières clés
  • Géophysique interne
École d'ingénieur Spécialité environnement / climat
Durée / rythme
3 ans (bac +5)
Alternance
FréquenteDès la 4e ou 5e année
Admission
Concours / Admissions parallèlesCPGE ou dossier bac+3
Matières clés
  • Sciences de l'ingénieur généralistes

Comment intégrer le Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ? 🎯

La candidature en première année (M1) se fait via la plateforme nationale Mon Master. L’admission en deuxième année (M2), lorsqu’elle n’est pas automatique après le M1 du même établissement, se fait généralement via l’application propre à l’université. Ce master est une formation essentiellement publique, proposée par des universités et des écoles d’ingénieurs accréditées ; une version en formation professionnelle continue existe aussi dans certains établissements (par exemple à Sorbonne Université), avec un tarif spécifique.

L’accès en M1 est le plus souvent ouvert aux titulaires d’une licence Physique ou équivalent. D’autres licences comme Sciences de la Terre, Mathématiques Appliquées ou Mécanique sont possibles, à condition d’avoir des bases suffisantes en physique et en méthodes mathématiques. Certains parcours accueillent également des étudiants issus d’un Cursus de Master en Ingénierie (CMI) ou d’une école d’ingénieur.

Une pratique de l’outil informatique et de la programmation scientifique est très appréciée par les recruteurs de M2, quel que soit le parcours visé.

Les établissements mentionnent systématiquement : une bonne maîtrise des bases de physique générale, une aisance avec les outils numériques (traitement de données, modélisation), ainsi qu’un projet professionnel cohérent, orienté recherche ou ingénierie environnementale selon le parcours de M2 visé.

Licence d'origine Part des candidats Part des admis Adéquation au profil
Licence Physique / Physique-Chimie
~50 %
~53 %
Forte
Licence Sciences de la Terre / Environnement
~30 %
~29 %
Forte
École d'ingénieur / Mathématiques appliquées, Mécanique
~20 %
~18 %
Sur dossier renforcé
Répartition estimée à partir des profils de recrutement décrits par les établissements co-accréditeurs (Sorbonne Université, Université de Toulouse, Lyon 1) sur leurs fiches Mon Master et sur les référentiels de parcours (licence Physique en majorité, licence Sciences de la Terre ou Mathématiques Appliquées/Mécanique/école d'ingénieur possibles avec des bases suffisantes en physique). Aucune statistique nationale agrégée par licence d'origine n'est publiée pour cette mention : ces proportions sont donc des estimations indicatives et non des données officielles.

🔄 Intégrer ce master en cours de cursus
Des passerelles existent en M2, sur dossier, pour des étudiants issus d’un autre master scientifique, d’une école d’ingénieur ou d’un parcours CMI de physique souhaitant se spécialiser en ingénierie spatiale et télédétection pour l’observation de la Terre. Le dossier et la cohérence du projet professionnel restent déterminants.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection s’appuie sur l’examen du dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV) sur Mon Master. Certains parcours de M2, particulièrement demandés comme celui de Sorbonne Université (environ 15 places pour plus de 200 candidatures en 2025), organisent en complément un entretien.

Les critères de sélection s’organisent autour de trois axes.

Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent une bonne maîtrise des bases de physique générale et des outils numériques (simulation, traitement d’images satellites, SIG), ainsi qu’une capacité à formuler un questionnement scientifique à partir de données d’observation.

Sur le plan professionnel, le jury observe la cohérence du projet avec le parcours de M2 visé (climat, environnement, télédétection), ainsi que l’expérience acquise via des stages ou projets tutorés en lien avec un laboratoire ou un organisme comme Météo-France ou le CNES.

Sur le plan des compétences générales, un bon niveau d’anglais scientifique est indispensable pour la veille documentaire et les échanges internationaux, et la rigueur méthodologique est particulièrement scrutée compte tenu de la part importante accordée au projet de recherche dès la première année.

Quel est le programme du Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

La première année (M1) pose un socle commun autour de l’observation et de la modélisation des enveloppes fluides : télédétection, dynamique de l’atmosphère et des océans, méthodes numériques, système d’information géographique, ainsi qu’un projet de recherche. La deuxième année (M2) se décline en parcours de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation (Dynamique du climat, Études environnementales à Toulouse, Océan-Atmosphère-Climat-Satellites-Télédétection ou Météorologie-Climat-Ingénierie pour les Observations Spatiales à Sorbonne Université, parcours Climat à Lyon), avec un stage de recherche en laboratoire ou en entreprise en fin d’année.

Compétence Matières enseignées Progression
Observation et télédétection
  • Observation et analyse des données satellites
  • Système d'Information Géographique
  • Instrumentation scientifique (LIDAR, capteurs)
M1 · S7-S8 Acquisition des bases en observation des enveloppes fluides M2 · S9 Spécialisation en télédétection satellite ou instrumentation de terrain
Modélisation et traitement de données
  • Dynamique de l'atmosphère et des océans
  • Méthodes numériques et programmation scientifique
  • Transfert radiatif
M1 · S7-S8 Bases de modélisation des processus physiques du climat M2 · S9 Modélisation avancée du climat et des risques associés
Diagnostic climatique et environnemental
  • Méthodes spectroscopiques
  • Qualité de l'air et environnement
  • Projet de recherche encadré
M1 · S7-S8 Élaboration de diagnostics à partir d'observations climatiques M2 · S9 Stage de recherche et rédaction scientifique

Alternance : elle reste rare sur cette mention et dépend fortement de l’établissement et du parcours. Le Master SOAC (parcours Climat) à Lyon propose par exemple un contrat de professionnalisation depuis 2011 et l’apprentissage depuis 2014, mais la majorité des parcours s’appuient sur un stage de recherche classique plutôt que sur une alternance au sens strict.

Quelles poursuites d'études après le Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

Ce master prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite d’études. La poursuite la plus fréquente est le doctorat, notamment pour les diplômés issus des parcours de M2 à finalité recherche, en lien avec les laboratoires qui les accueillent pendant leur stage (écoles doctorales comme « Sciences pour l’Environnement d’Île-de-France »).

Certains parcours, comme MOCIS à Sorbonne Université, organisent une préparation spécifique au concours d’Ingénieur des Travaux de Météo-France au second semestre. Les bases acquises en M1 permettent aussi de se réorienter vers d’autres M2 dans des domaines voisins : océanographie, qualité de l’air, énergies renouvelables, analyse de données spatialisées ou dynamique des fluides.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat
3 ans (bac +8) Contrat doctoral, école doctorale sciences pour l'environnement
Dossier + entretien Projet de recherche, laboratoire d'accueil
Élevée
Concours ingénieur de la fonction publique
Concours + formation d'application Ex. Ingénieur des Travaux de la Météorologie
Concours externe Préparation spécifique proposée dans certains parcours
Modérée à élevée

Quels sont les débouchés après un Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

Ce master ouvre vers des métiers variés dans la recherche publique, les entreprises du secteur spatial et les grandes entreprises sensibles au climat ou à la météorologie (banques, assurances, énergie). Selon le parcours de M2 suivi, les diplômés s’orientent vers l’enseignement supérieur et la recherche, les collectivités, ou des entreprises innovantes en risques climatiques et énergies renouvelables.

Les secteurs d’activité accessibles couvrent la recherche-développement en sciences physiques, l’ingénierie et les études techniques, le conseil en environnement, les prévisions météorologiques ainsi que l’enseignement supérieur, des domaines dans lesquels ce profil est particulièrement recherché.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : chargé d’études qualité de l’air, ingénieur d’études en environnement, ingénieur d’études en climat, climatologue, météorologue, océanographe, éco-conseiller, animateur ou médiateur scientifique, physicien d’observatoire et data scientist en lien avec les sciences du climat. Sous réserve de réussite aux concours de la fonction publique, les diplômés peuvent aussi accéder à des postes d’ingénieur d’études ou de recherche dans les administrations et établissements publics. Selon une enquête interne menée sur l’ancien M2 EAR de Lyon (2009-2014), plus de 85 % des diplômés étaient en emploi 6 mois après la formation.

Quels salaires peut-on espérer après un Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

Les salaires en début de carrière varient selon le secteur d’activité (public ou privé), la taille de l’entreprise et la région. Selon l’Apec, la rémunération annuelle brute d’un ingénieur d’études environnement proposée dans les offres d’emploi se situe à 80 % entre 30 000 € et 48 000 €, pour une moyenne de 39 000 €. Dans la fonction publique, un ingénieur météorologue débute autour de 1 945 € brut par mois (grille des Ingénieurs des Travaux de la Météorologie).

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Ingénieur d'études en environnement
2 400 - 2 700 € brut/mois 3 000 - 4 000 € brut/mois
Ingénieur météorologue
1 950 - 2 300 € brut/mois 2 800 - 3 500 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

Chaque université co-accréditée est autonome sur les parcours de M2 proposés, ses laboratoires partenaires et ses modalités d’admission. Retrouve les pages détaillées : parcours disponibles, laboratoires de recherche, chiffres Mon Master locaux.

Quelles sont les alternatives au Master Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat ?

Ce master n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Environnement !

Les universités :

Les écoles de commerce :

Les écoles d’ingénieurs :