Le Master Sciences du Vivant : programme, débouchés...

Le Master Sciences du Vivant est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), organisé en deux ans (M1 puis M2) et délivré par les universités. C’est un master interdisciplinaire qui forme les nouvelles générations de scientifiques et d’ingénieurs capables de relever les défis émergents dans les différents domaines de la biologie, de la santé et de l’environnement.

La mention se décline en une grande diversité de parcours selon les universités : biotechnologies, biologie et santé, management des entreprises de la santé, de la cosmétique et de l’agroalimentaire, ou encore des parcours à forte dimension recherche associant biologie, écologie et disciplines connexes (mathématiques, physique, chimie, informatique). Certains parcours, comme celui de l’Université PSL, sont entièrement dispensés en anglais et impliquent une sélection très poussée.

Le diplôme est enregistré au RNCP (niveau 7) et confère le grade de master, reconnu sur l’ensemble du territoire quel que soit l’établissement qui le délivre. Il prépare aussi bien à une insertion professionnelle directe qu’à la poursuite en doctorat.

📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Sciences du Vivant

C'est quoi exactement ce Master ?

C’est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS) qui forme les nouvelles générations de scientifiques et d’ingénieurs capables de relever les défis émergents dans les différents domaines de la biologie. La formation se déroule sur deux ans (M1 puis M2) et propose de nombreux parcours selon les universités (biotechnologies, santé, management, recherche).

Quels profils de licence sont recherchés ?

Le Master accueille prioritairement des étudiants titulaires d’une licence Biologie-Biochimie-Biotechnologies, Biologie Cellulaire et Physiologie, Biologie et Chimie du Végétal, ou Chimie. D’autres licences ou diplômes peuvent être acceptés après validation d’acquis. Pour certains parcours de recherche exigeants (comme à PSL), un cursus d’ingénieur avec une forte appétence pour les sciences du vivant est aussi accepté.

Comment candidater à ce Master ?

La candidature se fait via la plateforme Mon Master pour l’entrée en M1. Il faut constituer un dossier avec relevés de notes de licence et lettre de motivation. Certains parcours très sélectifs (PSL) ajoutent un entretien pour les candidats admissibles.

Le Master est-il gratuit ?

Le Master est proposé par des universités publiques. Les frais correspondent aux droits d’inscription nationaux, fixés chaque année par le ministère de l’Enseignement supérieur, auxquels s’ajoutent la CVEC et d’éventuelles contributions selon le statut de l’étudiant (formation initiale ou continue). Certains parcours d’excellence proposent des bourses complémentaires (jusqu’à 10 000 € par an à PSL).

Quelle est la sélectivité de ce Master ?

Elle varie fortement selon les universités et les parcours de M1 : certains parcours parisiens ou lyonnais affichent plusieurs centaines de candidats pour une trentaine de places, tandis que d’autres, notamment en région, restent plus accessibles. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité établissement par établissement.

Quel est le programme du Master ?

Le M1 pose un socle interdisciplinaire en biologie, avec des options en mathématiques, physique, chimie ou informatique selon les parcours. Le M2 permet une spécialisation avancée (biotechnologies, physiopathologie, biodiversité et environnement, management de la santé…) selon le parcours et l’université. Un stage de 4 à 6 mois clôture le cursus, quel que soit le parcours choisi.

Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?

Un stage est obligatoire chaque année, généralement de 4 à 6 mois par an selon le parcours. L’alternance au sens strict (contrat de professionnalisation) reste rare, certains parcours à dimension recherche étant conçus pour la formation initiale ; d’autres établissements ouvrent néanmoins l’accès à la formation continue et à des contrats de professionnalisation.

Quels métiers après ce Master ?

Ingénieur de recherche, ingénieur d’études, chef de projet, consultant, responsable bioproduction, assureur qualité, médiateur scientifique, attaché de recherche clinique, biostatisticien, bioanalyste. Les débouchés varient fortement selon le parcours choisi (recherche, biotechnologies, management des entreprises de santé, cosmétique ou agroalimentaire).

Quelles poursuites d'études sont possibles ?

La poursuite la plus fréquente est le doctorat (thèse), notamment pour les parcours à finalité recherche, qui prépare aux métiers de chercheur ou d’enseignant-chercheur. Des DU ou formations professionnalisantes complémentaires (management qualité, biostatistique) permettent aussi de compléter le diplôme après un parcours plus appliqué.

Comment estimer ses chances d'admission ?

Thotis propose un Prédicteur Mon Master qui estime tes probabilités d’admission à partir de ton parcours, tes moyennes et le profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.

Master Sciences du Vivant VS Master Biologie Intégrative et Physiologie VS Master Biodiversité, Écologie et Évolution

Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les sciences de la vie

Cette formation Master Sciences du Vivant Biologie interdisciplinaire, biotechnologies Master Biologie Intégrative et Physiologie Physiologie animale et humaine Master Biodiversité, Écologie et Évolution Écologie, conservation, biodiversité
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
Alternance
RareContrats de professionnalisation possibles selon le parcours
RareFormation à dominante recherche
Oui, sur certains parcoursApprentissage ou contrat pro selon l'université
Admission
Mon MasterLicence biologie, biochimie, biotechnologies
Mon MasterLicence biologie, sciences de la vie
Mon MasterLicence biologie, écologie
Matières clés
  • Biotechnologies
  • Biologie interdisciplinaire
  • Management de la santé
  • Physiologie animale
  • Pharmacologie
  • Écologie scientifique
  • Génétique des populations
Cette formation Master Sciences du Vivant Biologie interdisciplinaire, biotechnologies
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · M1 + M2
Alternance
RareContrats de professionnalisation possibles
Admission
Mon MasterLicence biologie, biochimie, biotechnologies
Matières clés
  • Biotechnologies
  • Biologie interdisciplinaire
Master Biologie Intégrative et Physiologie Physiologie animale et humaine
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareFormation à dominante recherche
Admission
Mon MasterLicence biologie, sciences de la vie
Matières clés
  • Physiologie animale
Master Biodiversité, Écologie et Évolution Écologie, conservation, biodiversité
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, sur certains parcoursApprentissage ou contrat pro
Admission
Mon MasterLicence biologie, écologie
Matières clés
  • Écologie scientifique

Comment intégrer le Master Sciences du Vivant ? 🎯

La candidature en M1 se fait via Mon Master. Le Master est une formation exclusivement publique, proposée par les universités. Il n’existe pas de version privée délivrant ce diplôme national.

Le Master est accessible en priorité aux titulaires d’une licence Biologie-Biochimie-Biotechnologies, Biologie Cellulaire et Physiologie, Biologie et Chimie du Végétal ou Chimie. D’autres licences ou diplômes peuvent être acceptés après validation d’acquis. Pour certains parcours de recherche très exigeants, des étudiants en écoles d’ingénieurs ayant démontré une forte appétence pour les sciences du vivant peuvent également candidater.

Un point important à connaître : certains parcours, comme ceux de l’Université PSL, sont entièrement dispensés en anglais (niveau C1 recommandé) et impliquent une sélection sur dossier suivie d’un entretien pour les candidats admissibles.

Les établissements mentionnent systématiquement : de bonnes connaissances de niveau licence en biologie, une aisance avec les outils numériques et statistiques appliqués à l’analyse de données biologiques, une appétence pour la démarche expérimentale et, selon les parcours, un intérêt pour le management ou l’entreprise (parcours MESC2A par exemple). Un bon niveau d’anglais scientifique est un atout, en particulier pour les parcours internationaux.

Licence d'origine Part estimée des candidats Part estimée des admis Accès relatif
Licence Biologie / Sciences de la Vie
~60 %
~62 %
Favorable
Licence Biochimie / Biotechnologies
~25 %
~24 %
Favorable
Autres profils (chimie, écoles d'ingénieurs)
~15 %
~14 %
Sélectif
Ces chiffres sont une estimation qualitative construite à partir des prérequis publiés par les universités certificatrices (licence Biologie-Biochimie-Biotechnologies, Biologie Cellulaire et Physiologie, Biologie et Chimie du Végétal, Chimie, ou validation d'acquis), et non une statistique officielle Mon Master consolidée au niveau national. Les candidatures d'étudiants issus d'écoles d'ingénieurs, moins nombreuses, se heurtent à une sélection plus resserrée sur certains parcours de recherche (par exemple à l'Université PSL).

🔄 Intégrer le Master en cours de cursus
Une entrée directe en M2 est possible sur dossier pour les titulaires d’un M1 en sciences (sciences de la vie, sciences pour la santé, sciences et technologie), ou d’un diplôme équivalent (au minimum 4 années d’études dans l’enseignement supérieur), après validation des prérequis de connaissances spécifiques par le responsable du parcours de M2 visé.

Comment se déroule la sélection ?

La sélection s’appuie sur l’examen du dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV) sur Mon Master. Certains parcours très demandés, notamment à Paris ou dans les établissements de PSL, organisent en complément un entretien pour les candidats admissibles.

Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent une bonne maîtrise des bases de biologie, ainsi qu’une capacité à mobiliser des savoirs pluridisciplinaires (mécanismes biologiques, génétique, écologie, méthodologie expérimentale).

Sur le plan professionnel, le jury observe la cohérence du projet professionnel avec le parcours de M2 visé (recherche, biotechnologies, management de la santé), ainsi que l’expérience acquise via des stages ou projets tutorés en laboratoire ou en entreprise.

Sur le plan des compétences générales, un bon niveau d’anglais scientifique est indispensable pour le travail bibliographique, et la rigueur méthodologique est particulièrement scrutée compte tenu de l’importance de la démarche expérimentale et des bonnes pratiques de laboratoire dans ce secteur.

Quel est le programme du Master Sciences du Vivant ?

Le M1 pose un socle interdisciplinaire en biologie (biologie cellulaire et du développement, génétique, génomique, écologie et évolution), enrichi selon les parcours d’options en mathématiques, physique, chimie ou informatique. Un premier stage court ou projet de recherche initie les étudiants à la pratique de la recherche dès la première année. Le M2 permet une spécialisation avancée selon le parcours choisi : biotechnologies et santé, management des entreprises de la santé, de la cosmétique et de l’agroalimentaire, ou parcours à dominante recherche (neurosciences, biologie des systèmes, physiopathologie intégrative, biodiversité et environnement selon les universités). Un stage de 4 à 6 mois clôture chaque année du cursus, quel que soit le parcours. La formation accorde une large place à l’anglais scientifique, à la communication et à la médiation scientifique, ainsi qu’aux méthodes numériques et statistiques appliquées à l’analyse de données biologiques.

Compétence Matières enseignées Progression
Résolution de problèmes en sciences du vivant
  • Biologie cellulaire et du développement
  • Génétique et génomique
  • Protocoles de développement de procédés
M1 · S1-S2 Socle interdisciplinaire en biologie et disciplines connexes (mathématiques, chimie, informatique selon les options) M2 · S3-S4 Spécialisation selon le parcours choisi (biotechnologies, physiopathologie, biodiversité, management...)
Démarche expérimentale et projet de recherche
  • Techniques avancées d'analyse en sciences du vivant
  • Projet de recherche et développement
  • Démarche qualité
M1 · S1-S2 Initiation à la pratique de la recherche via un premier stage court M2 · S3-S4 Stage de 4 à 6 mois en laboratoire académique, industriel ou en entreprise
Analyse de données biologiques
  • Bio-informatique
  • Statistiques appliquées aux données biologiques
M1 · S1-S2 Bases des outils numériques et statistiques appliqués à la biologie M2 · S3-S4 Traitement complet de données biologiques et interprétation critique des résultats expérimentaux
Communication scientifique et pluridisciplinarité
  • Anglais scientifique
  • Communication et médiation scientifique
  • Options interdisciplinaires (mathématiques, physique, chimie, informatique)
M1 · S1-S2 Communication scientifique de base, ouverture pluridisciplinaire M2 · S3-S4 Transfert de connaissances à des fins de formation ou de médiation, en français et en anglais

Le Master Sciences du Vivant se fait-il en alternance ?

L’alternance au sens strict (contrat de professionnalisation) reste peu fréquente dans ce Master, plusieurs parcours étant conçus autour d’une forte orientation recherche avec des stages longs plutôt qu’un rythme d’alternance classique. Certains parcours plus appliqués, notamment ceux orientés management ou biotechnologies industrielles, ouvrent l’accès à des contrats de professionnalisation et à la formation professionnelle continue selon les universités.

Quelles poursuites d'études après le Master Sciences du Vivant ?

Le Master Sciences du Vivant est un diplôme de bac+5 qui prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite d’études. Pour les étudiants issus d’un parcours à dominante recherche, la poursuite en doctorat constitue la voie naturelle vers une carrière de chercheur, d’enseignant-chercheur ou de médecin-chercheur.

Le doctorat (thèse) est la poursuite la plus courante pour les diplômés issus des parcours à finalité recherche. Il se prépare généralement en 3 ans, dans le cadre d’une école doctorale, avec un financement par contrat doctoral, convention CIFRE avec une entreprise, ou financement industriel direct, en particulier dans l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies innovantes.

Des DU ou formations professionnalisantes complémentaires (management de la qualité, affaires réglementaires, biostatistique) permettent de compléter le diplôme par une spécialisation ciblée, en particulier pour les diplômés issus des parcours à finalité management ou appliquée.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat (thèse)
3 ans (bac +8) Contrat doctoral, CIFRE ou financement industriel
Dossier + entretien Projet de recherche, financement à trouver
Élevée
DU / formations professionnalisantes
1 an (bac +6) Management qualité, affaires réglementaires, biostatistique
Dossier Complément de spécialisation professionnalisante
Modérée

Quels sont les débouchés après un Master Sciences du Vivant ?

Le Master Sciences du Vivant ouvre sur un très large éventail de métiers, tant dans la recherche académique que dans l’industrie pharmaceutique, les biotechnologies, l’environnement ou le management des entreprises de santé. Selon le parcours de M2 choisi, les diplômés s’orientent vers la recherche fondamentale ou appliquée, la production, l’assurance qualité, le conseil ou la gestion de projet.

Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’industrie pharmaceutique et chimique, la recherche-développement scientifique, la santé humaine et la gestion de l’environnement (dépollution, bioressources), quatre grands domaines dans lesquels le profil issu de ce master est particulièrement recherché par les recruteurs.

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés du parcours Biotechnologies, Biologie, Santé (BBS), on retrouve notamment : chercheur, enseignant-chercheur, cadre en R&D ou en production, ingénieur de recherche, assistant recherche, attaché de recherche clinique, consultant, ou cadre technico-commercial dans les bio-industries. Les diplômés du parcours Management des Entreprises de la Santé, de la Cosmétique et de l’AgroAlimentaire (MESC2A) s’orientent plutôt vers le management et l’ingénierie qualité industrielle, le conseil en management de la qualité, l’assistance technique client, le management HSE, ou les relations commerciales grands comptes. D’autres profils, plus généralistes, exercent comme ingénieur d’études, chef de projet, responsable bioproduction, responsable produits, médiateur scientifique, responsable de plateforme, biostatisticien ou bioanalyste.

Quels salaires peut-on espérer après un Master Sciences du Vivant ?

Les salaires en début de carrière varient selon le parcours de M2, le secteur (recherche académique, industrie pharmaceutique, biotechnologies, management) et la région. Les profils orientés recherche clinique ou management des entreprises de santé sont généralement parmi les mieux rémunérés à la sortie, notamment en Île-de-France où sont concentrés les grands groupes pharmaceutiques et biotech.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Ingénieur de recherche en biologie
2 400 - 2 800 € brut/mois 4 000 - 5 000 € brut/mois
Attaché(e) de recherche clinique
2 300 - 2 900 € brut/mois 3 500 - 4 500 € brut/mois

Quels établissements proposent un Master Sciences du Vivant ?

Chaque université est autonome sur ses parcours de M2 proposés, sa sélectivité et ses modalités de stage ou d’apprentissage. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master locaux, parcours disponibles, conditions d’admission.

Quelles sont les alternatives au Master Sciences du Vivant ?

Le Master Sciences du Vivant n’est pas la seule voie : compare toutes les formations du secteur Biologie & Pharmaceutique !

Les universités :

Les écoles d’ingénieurs :

Les prépas droit et santé :

Les écoles spécialisées :