Le Master Sciences de l’information et des bibliothèques : programme, débouchés…
Le Master Sciences de l’information et des bibliothèques est un diplôme national de niveau 7 (bac+5, 120 crédits ECTS au-delà de la licence), enregistré au RNCP sous le code 38199. Il forme les futurs professionnels des bibliothèques, de la documentation, des archives numériques et de la gestion de l’information, dans les structures publiques comme privées.
La mention est portée par une université publique et par une grande école publique spécialisée dans les sciences de l’information, ce qui en fait une formation rare en France, avec un nombre de places limité. Selon les parcours, les diplômés se spécialisent en politiques des bibliothèques, publication numérique, archives numériques ou information scientifique et technique.
La formation associe un socle de bibliothéconomie (gestion des collections, catalogage, indexation), une forte dimension numérique (systèmes d’information documentaire, bibliothèques numériques, métadonnées) et une professionnalisation progressive par les stages, le mémoire et la préparation aux concours des bibliothèques.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Sciences de l’information et des bibliothèques
C'est quoi exactement ce master ?
Le Master Sciences de l’information et des bibliothèques est un diplôme national bac+5 (niveau 7, RNCP 38199) qui forme aux métiers des bibliothèques, de la documentation, des archives numériques et de la gestion de l’information. Il couvre la bibliothéconomie, l’informatique documentaire, le catalogage, la veille et la médiation des connaissances, dans les structures publiques comme privées.
Quelles licences permettent d'y accéder ?
Les licences en histoire, lettres, humanités et information-communication constituent le vivier principal de candidats. Les profils issus d’autres licences de sciences humaines et sociales, de droit ou de sciences restent recevables, à condition de présenter un projet professionnel cohérent tourné vers les métiers du livre, de l’information et des bibliothèques.
Comment candidater ?
La candidature en M1 se fait via la plateforme nationale Mon Master. Le dossier comprend les relevés de notes de licence, un CV et une lettre de motivation exposant le projet professionnel. Une expérience en bibliothèque, en centre de documentation ou en médiation culturelle (stage, job étudiant, bénévolat) valorise fortement la candidature.
Combien coûte la formation ?
Le master est proposé dans des établissements publics : les frais correspondent aux droits d’inscription universitaires nationaux (environ 250 € par an en master, exonération pour les boursiers), auxquels s’ajoute la CVEC (environ 105 €). En alternance, lorsque celle-ci est proposée, les frais sont pris en charge par l’employeur.
La formation est-elle sélective ?
Oui. La mention est rare en France et propose un nombre de places limité, ce qui entraîne une sélection réelle sur dossier. La qualité du parcours de licence, la cohérence du projet professionnel et les premières expériences dans le monde du livre ou de la documentation font la différence.
Quel est le programme ?
Le master combine bibliothéconomie (gestion des collections, catalogage, indexation), informatique documentaire (SIGB, bibliothèques numériques, document numérique), méthodes de la recherche (histoire du document, paléographie, enquête orale selon les parcours), langue vivante, stages et mémoire de recherche. Les parcours de M2 permettent de se spécialiser, par exemple en politiques des bibliothèques, publication numérique ou archives numériques.
Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?
Des stages obligatoires jalonnent le cursus : un premier stage de découverte en M1 (environ 4 semaines dans certains parcours), puis un stage plus long en M2. L’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) est possible dans certains parcours et établissements, mais pas partout : vérifie les modalités de chaque parcours avant de candidater.
Quels métiers après ce master ?
Bibliothécaire, documentaliste, chargé de veille documentaire ou scientifique, records manager (archiviste numérique), data curator, gestionnaire de connaissances, chef de projet bibliothèques numériques, chargé de médiation scientifique ou responsable de contenus multimédia. L’accès aux postes de catégorie A des bibliothèques publiques passe par la réussite d’un concours.
Faut-il passer un concours pour travailler en bibliothèque ?
Pour les postes de fonctionnaire (bibliothécaire, conservateur, assistant de conservation), oui : l’accès se fait par concours de la fonction publique d’État ou territoriale. Le master constitue une excellente préparation à ces concours. De nombreux diplômés travaillent aussi en bibliothèque ou en documentation par voie contractuelle, sans concours, ou dans le secteur privé.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
La grande majorité des diplômés s’insère directement sur le marché du travail. Les poursuites observées concernent surtout la préparation aux concours des bibliothèques, le doctorat en sciences de l’information et de la communication, ou une spécialisation complémentaire d’un an (humanités numériques, intelligence économique).
Master Sciences de l’information et des bibliothèques VS Master Information, documentation VS Master Archives
Les critères clés pour t’aider à choisir ta voie dans les métiers de l’information
| Cette formation Master Sciences de l'information et des bibliothèques Bibliothèques, documentation, archives numériques | Master Information, documentation Veille et systèmes d'information documentaire | Master Archives Archivistique et records management | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | PossibleSelon les parcours et établissements |
PossibleSouvent en M2 |
PossibleSelon les établissements |
| Admission | Mon MasterLicence histoire, info-com, lettres, SHSDossier et projet professionnel |
Mon MasterLicence info-com, SHS, droit |
Mon MasterLicence histoire, SHS |
| Matières clés |
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- Bibliothéconomie
- Informatique documentaire
- Catalogage et métadonnées
- Veille informationnelle
- Systèmes d'information
- Archivistique
- Records management
Comment intégrer le Master Sciences de l’information et des bibliothèques ? 🎯
La candidature en première année se fait via la plateforme nationale Mon Master. La mention est proposée dans un nombre très restreint d’établissements publics, ce qui limite mécaniquement le nombre de places disponibles chaque année.
Le master s’adresse d’abord aux titulaires d’une licence en histoire, lettres, humanités ou information-communication, qui appréhendent déjà les méthodes de recherche documentaire et la culture de l’écrit. Les candidats issus d’autres licences de sciences humaines et sociales, de droit ou de sciences peuvent également postuler, à condition de démontrer une réelle appétence pour les métiers du livre et de l’information.
Les commissions d’admission valorisent : la rigueur du dossier académique, la cohérence du projet professionnel, une première expérience en bibliothèque, médiathèque, centre de documentation ou service d’archives (stage, emploi étudiant, bénévolat), la curiosité pour le numérique et la maîtrise de l’expression écrite et orale.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Histoire, Lettres, Humanités | Favorable | ||
| Licence Information-communication | Favorable | ||
| Autres licences (SHS, droit, sciences) | Plus sélectif |
🔄 Intégrer le master en cours de cursus
Une entrée directe en M2 est parfois possible sur dossier, pour les titulaires d’un M1 compatible (histoire, information-communication, humanités numériques) ou pour les professionnels en reprise d’études via la formation continue et la validation des acquis de l’expérience (VAE). Les modalités varient selon les parcours et les établissements.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection s’effectue sur dossier via Mon Master, parfois complétée d’un entretien selon les établissements. Trois éléments sont particulièrement scrutés.
Sur le plan académique, les commissions examinent la régularité des résultats de licence, la qualité de l’expression écrite et l’aptitude au travail de recherche : le master comporte un mémoire exigeant, adossé à un séminaire et à un accompagnement méthodologique.
Sur le plan professionnel, un projet clair tourné vers les bibliothèques, la documentation, les archives numériques ou l’information scientifique fait la différence. Une première immersion dans une structure documentaire, même courte, crédibilise fortement la candidature.
Sur le plan des compétences générales, la maîtrise des outils numériques courants, un niveau correct en langue étrangère (l’anglais est enseigné dans le cursus) et une bonne culture générale du livre, des médias et du patrimoine écrit sont attendus.
Quel est le programme du Master Sciences de l’information et des bibliothèques ?
Le master s’organise en quatre semestres et 120 crédits ECTS, avec un contrôle des connaissances combinant contrôle continu, examens terminaux, dossiers et mémoire. Le cœur de la formation repose sur la bibliothéconomie : missions et réseaux des bibliothèques, circuit du document, constitution et gestion des collections, catalogage (notamment en format Unimarc), indexation et classification. Ce socle est complété par une forte dimension numérique : document numérique (formats, structuration, pérennité des données), informatique documentaire, systèmes intégrés de gestion de bibliothèque (SIGB) et bibliothèques numériques. Selon les parcours, des enseignements de méthodes de la recherche (histoire du document et du livre, paléographie, diplomatique, enquête orale, analyse du discours) nourrissent la rédaction d’un mémoire de recherche encadré par un séminaire. La professionnalisation traverse tout le cursus : langue vivante, stage en bibliothèque ou centre de documentation dès la première année, atelier d’analyse professionnelle, préparation du projet professionnel et des concours. En seconde année, les parcours de spécialisation orientent vers les politiques des bibliothèques et de la documentation, la publication numérique, les archives numériques ou l’information scientifique et technique.
- Bibliothéconomie générale et appliquée
- Méthodes bibliothéconomiques (indexation, classification)
- Catalogage et formats de métadonnées (Unimarc)
- Document numérique (formats, structuration, pérennité)
- Informatique documentaire (SIGB, bibliothèques numériques)
- Data visualisation et bases de données
- Histoire du document et du livre
- Méthodes de la recherche (paléographie, enquête orale, analyse du discours)
- Séminaire et mémoire de recherche
- Langue vivante appliquée au domaine
- Stage en bibliothèque ou centre de documentation
- Atelier d'analyse professionnelle et projet professionnel
L’alternance est-elle possible dans ce master ?
Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation figurent parmi les voies d’accès officielles à la certification. En pratique, l’ouverture de l’alternance dépend de chaque parcours et de chaque établissement : certains parcours de M2 la proposent, d’autres privilégient la formation initiale avec stage long.
Quand elle est proposée, l’alternance permet de partager son temps entre les cours et une structure d’accueil (bibliothèque, service de documentation, entreprise, collectivité), avec un statut de salarié et une rémunération calculée en pourcentage du SMIC. Elle facilite l’insertion en donnant une expérience professionnelle structurée dès la sortie du diplôme.
Dans tous les cas, des stages obligatoires jalonnent le cursus : un stage de découverte en première année (environ quatre semaines dans certains parcours), orienté vers la découverte des services et l’accomplissement d’une première mission bibliothéconomique, puis un stage plus long en seconde année, directement lié au projet professionnel. Vérifie les modalités précises de chaque parcours avant de candidater sur Mon Master.
Quelles poursuites d’études après le Master Sciences de l’information et des bibliothèques ?
Ce master est conçu pour l’insertion professionnelle directe : selon l’enquête nationale de suivi des diplômés de la mention (promotion 2017-2018 interrogée à 30 mois), plus de 8 diplômés sur 10 ne poursuivent pas d’études après l’obtention du diplôme. Les poursuites observées relèvent surtout de stratégies ciblées : préparation aux concours des bibliothèques (conservateur, bibliothécaire, attaché de conservation du patrimoine), doctorat en sciences de l’information et de la communication pour les profils recherche, ou spécialisation complémentaire d’un an pour ajouter une corde à son arc (humanités numériques, intelligence économique).
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Concours des bibliothèques et du patrimoine
|
Préparation 1 an
Conservateur, bibliothécaire, attaché de conservation
|
Concours écrit + oral
Fonction publique d'État ou territoriale
|
Élevée |
|
Doctorat en sciences de l'information
|
3 ans (bac +8)
Thèse en SIC ou humanités numériques
|
Dossier + projet de thèse
Financement souvent requis
|
Élevée |
|
Spécialisation complémentaire
|
1 an
Humanités numériques, intelligence économique, diplôme d'établissement
|
Dossier
Projet de double compétence
|
Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après ce master ?
Le master ouvre sur l’ensemble des métiers de l’information et des bibliothèques, dans la fonction publique (État, territoriale, hospitalière), les entreprises privées, les institutions patrimoniales et les organismes de recherche. Selon l’enquête nationale de suivi de la mention à 30 mois, environ la moitié des diplômés en emploi travaille dans la fonction publique et près de 4 sur 10 dans une entreprise privée, à temps complet dans la quasi-totalité des cas.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : bibliothécaire, documentaliste (en entreprise, dans l’audiovisuel ou la veille), chargé de veille documentaire, scientifique ou technologique, records manager (chargé d’archivage numérique), data curator, gestionnaire de connaissances (knowledge manager), chef de projet bibliothèques numériques, chargé de valorisation ou de médiation scientifique, médiateur numérique en médiathèque, iconographe, ingénieur d’études chargé des systèmes d’information documentaire ou responsable de contenus multimédia. Sous réserve de réussite aux concours, les diplômés accèdent aux corps de catégorie A des bibliothèques publiques.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’édition, la recherche et l’enseignement supérieur, l’enseignement et plus largement l’administration publique, la culture et l’information-communication.
Quels salaires peut-on espérer après ce master ?
Selon l’enquête nationale de suivi des diplômés de la mention (promotion 2017-2018 interrogée à 30 mois), le taux d’insertion atteint 93 % et 90 % des répondants occupent un emploi, à temps complet dans la totalité des cas. Le salaire net mensuel se situe majoritairement entre 1 500 et 2 000 € à ce stade de carrière, un tiers des diplômés dépassant les 2 000 € nets. Dans la fonction publique, la rémunération suit les grilles indiciaires nationales, auxquelles s’ajoutent primes et indemnités. Les fourchettes ci-dessous sont des estimations nationales établies à partir des grilles indiciaires de la fonction publique et des données d’insertion de la filière.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Bibliothécaire (fonction publique, catégorie A) |
1 900 - 2 100 € brut/mois | 2 300 - 2 900 € brut/mois |
Assistant de conservation (catégorie B) |
1 700 - 1 900 € brut/mois | 2 000 - 2 500 € brut/mois |
Documentaliste, chargé de veille ou records manager (privé) |
1 900 - 2 400 € brut/mois | 2 400 - 3 000 € brut/mois |
Quels établissements proposent un Master Sciences de l’information et des bibliothèques ?
Chaque établissement est autonome sur ses parcours proposés, sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : parcours disponibles, programme, stages et conditions d’admission sur Mon Master.
Quelles sont les alternatives au Master Sciences de l’information et des bibliothèques ?
Ce master n’est pas la seule voie vers les métiers du livre et de l’information : le Master Information, documentation, le Master Humanités numériques, le Master Archives ou le Master Information et médiation scientifique et technique mènent à des métiers proches. Compare aussi toutes les formations du secteur Édition !
