Master Réseaux et télécommunication : programme, admissions, débouchés
Le Master Réseaux et télécommunication est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS au-delà de la licence), enregistré sous le code RNCP38997 et proposé par une quinzaine d’établissements en France, principalement des universités. Il forme des ingénieurs et cadres capables de concevoir, déployer et administrer des architectures de réseaux et de télécommunications fixes et mobiles.
Selon les universités, la formation se décline en plusieurs parcours qui partagent un socle commun technique : architecture et sécurité des réseaux, télécommunications fixes et mobiles, cybersécurité, hyperfréquences et électronique de communication, cloud et virtualisation. À l’Université de Lille par exemple, la mention se décline en un parcours Systèmes électroniques communicants (SYSCOM) et un parcours Télécommunications (TELECOM). À Aix-Marseille Université, l’offre s’organise autour d’un parcours Architecture des réseaux et cybersécurité (ARC) et d’un parcours Internet of Things (IoT).
La candidature se fait via Mon Master, en M1 pour la majorité des candidats. La formation est ouverte à l’alternance sur les deux années dans la plupart des universités, avec un taux d’insertion professionnelle qui dépasse fréquemment 90 % à 12 mois selon les établissements.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Réseaux et télécommunication
C'est quoi exactement le Master Réseaux et télécommunication ?
Le Master Réseaux et télécommunication (RNCP38997) est un diplôme national de bac+5 qui forme des experts en architecture réseau, télécommunications fixes et mobiles, et cybersécurité. Il est proposé par une quinzaine d’universités, chacune déclinant la mention en un ou plusieurs parcours (SYSCOM, TELECOM, ARC, IoT, TRC, selon les établissements).
Quels profils sont recherchés ?
Des étudiants ayant un socle technique solide en informatique, électronique ou physique appliquée, curieux des réseaux et des technologies de communication (4G/5G, fibre, IoT, cybersécurité). Une bonne maîtrise de l’anglais technique est valorisée, ainsi qu’une pratique préalable des bases du réseau (routage, protocoles).
Comment candidater au Master Réseaux et télécommunication ?
La candidature se fait via Mon Master pour l’entrée en M1. Le dossier repose sur les relevés de notes de licence, une lettre de motivation et parfois un entretien. L’admission directe en M2 est possible sur dossier pour les titulaires d’un M1 dans un domaine compatible.
Le master est-il gratuit ?
Oui, dans sa quasi-totalité. Les droits d’inscription universitaires nationaux s’appliquent (autour de 250 à 260 € par an), avec exonération pour les boursiers et les étudiants en alternance. La CVEC s’y ajoute pour les non-boursiers.
Quelle est la sélectivité du Master Réseaux et télécommunication ?
Elle varie fortement selon les universités et les parcours : de très sélectif (plusieurs centaines de candidats pour 15 à 20 places dans certains parcours cybersécurité) à plus accessible selon les régions. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer les universités entre elles.
Quel est le programme du Master Réseaux et télécommunication ?
4 semestres organisés autour de blocs de compétences (BCC) définis au niveau national : architecture réseaux, télécommunications et traitement du signal, cybersécurité, développement et services numériques, projet personnel et professionnel. Le M1 pose un tronc commun technique, le M2 approfondit selon le parcours choisi (réseaux, hyperfréquences, cybersécurité, IoT…).
Y a-t-il de l'alternance ?
Oui, dans la grande majorité des universités, sur les deux années du master (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation). À défaut, un stage de plusieurs mois est prévu en fin de M1 et en fin de M2. La disponibilité exacte de l’alternance dépend de chaque université et de chaque parcours.
Quels métiers après le Master Réseaux et télécommunication ?
Ingénieur réseaux, ingénieur télécoms, administrateur systèmes et réseaux, analyste cybersécurité, ingénieur radio, ingénieur RF/hyperfréquences, chef de projet télécoms, consultant réseau. Les profils s’orientent selon le parcours suivi (réseaux/cybersécurité ou électronique/hyperfréquences).
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le master étant déjà un diplôme de bac+5, la poursuite d’études concerne surtout le doctorat (pour la recherche académique), plus rarement une admission parallèle en école d’ingénieurs, ou des certifications professionnelles complémentaires (Cisco CCNA/CCNP, certifications cloud).
Comment estimer ses chances d'admission sur Mon Master ?
Thotis propose un outil d’aide à la poursuite d’études qui t’aide à identifier les masters adaptés à ton profil et à ton projet, à partir de ta licence d’origine et de tes résultats.
Master Réseaux et télécommunication VS Master Informatique VS Master EEA
Les critères clés pour t'aider à choisir ton master
| Cette formation Master Réseaux et télécommunication Réseaux, télécoms, cybersécurité | Master Informatique Développement, données, systèmes | Master EEA Électronique, énergie, automatique | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Oui, sur les 2 annéesSelon les universités et parcours |
Oui, très répandueSelon les parcours |
Oui, selon les universitésPlus rare qu'en info/réseaux |
| Admission | Mon MasterLicence Info, EEA, Réseaux-Télécomsou BUT (R&T, Info, GEII) |
Mon MasterLicence Informatique, MIASHS |
Mon MasterLicence EEA, physique appliquée |
| Matières clés |
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- Architecture réseaux
- Télécommunications
- Algorithmique
- Bases de données
- Électronique
- Automatique
Comment intégrer le Master Réseaux et télécommunication ? 🎯
La candidature se fait via Mon Master. Le Master Réseaux et télécommunication est une formation exclusivement publique, proposée dans une quinzaine d’universités : Lille, Aix-Marseille, Toulouse, Brest, Reims, Savoie Mont Blanc, Polytechnique Hauts-de-France, entre autres.
L’accès en M1 est ouvert aux titulaires d’une licence Informatique, EEA (Électronique, Énergie électrique, Automatique), Physique appliquée ou Réseaux et Télécommunications, ainsi qu’aux titulaires d’un BUT R&T, BUT Informatique ou BUT GEII. L’admission en M2 se fait sur dossier pour les titulaires d’un M1 dans un domaine compatible.
Certaines universités organisent un entretien en complément du dossier, notamment pour les parcours à forte dominante cybersécurité, où la sélectivité peut atteindre plusieurs centaines de candidats pour une quinzaine de places.
Les établissements attendent en priorité : un socle technique solide en réseaux, systèmes ou électronique, une bonne maîtrise de l’anglais technique, une pratique de la programmation (Python notamment) et un projet professionnel cohérent orienté réseaux, télécoms ou cybersécurité.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Informatique / MIASHS | ~4 % | ||
| Licence EEA / Physique appliquée / SPI | ~5 % | ||
| BUT (R&T, Informatique, GEII) / Licence pro | ~5,5 % |
Quel est le programme du Master Réseaux et télécommunication ?
Le tronc commun de M1
La première année pose un socle technique commun à tous les parcours, quelle que soit l’université. Le référentiel national (RNCP38997) organise la formation autour de sept blocs de compétences (BCC), qui couvrent à la fois les savoirs transversaux (usages numériques, communication scientifique, gestion de projet) et les compétences spécialisées propres à la mention.
Côté matières techniques, le tronc commun couvre généralement : l’architecture et la sécurité des réseaux (routage, commutation, architecture LAN/WAN), l’administration systèmes (Linux, Windows, virtualisation), les bases des télécommunications (transmission numérique, antennes, modulation du signal) et la programmation appliquée aux réseaux (Python, bases de données). Ce socle représente souvent 400 à 450 heures de cours sur l’année.
À partir du M2, chaque université oriente ses étudiants vers un ou plusieurs parcours de spécialisation : réseaux et cybersécurité, télécommunications d’opérateurs, systèmes électroniques communicants et hyperfréquences, ou encore Internet of Things (IoT) selon les établissements.
- Routage & commutation
- Architecture LAN/WAN
- Linux, Windows, virtualisation
- Cloud computing
- Transmission numérique
- Réseaux mobiles (4G/5G)
- Hyperfréquences & RF (selon parcours)
- Fibre optique
- Sécurité des réseaux
- PenTesting
- VPN, sécurité hardware/software
- Programmation web (Python)
- Bases de données, webservices
- Docker, conception de solutions numériques
- Gestion de projet (ITIL, agilité)
- Anglais technique
- Communication professionnelle
Les parcours de spécialisation (à partir du M2)
Le nombre et l’intitulé exact des parcours varient selon l’université d’inscription, mais on retrouve généralement les grandes familles suivantes.
Le parcours Architecture des réseaux et cybersécurité (proposé notamment à Aix-Marseille) forme aux réseaux étendus, au cloud computing, à la virtualisation et à la sécurité des systèmes d’information : PenTesting, VPN, sécurité logicielle et hardware.
Le parcours Télécommunications (proposé à Lille et dans plusieurs autres universités) forme des experts des réseaux d’opérateurs fixes et mobiles (2G à 5G, fibre optique), capables de concevoir, déployer et piloter un réseau d’opérateur.
Le parcours Systèmes électroniques communicants (SYSCOM à Lille, ESET ailleurs) est le plus orienté électronique : conception et caractérisation de circuits haute fréquence, radiofréquences (RF), hyperfréquences, utilisés dans la 4G/5G, le RFID, les objets connectés ou les radars.
Le parcours Internet of Things (IoT, proposé à Aix-Marseille notamment) couvre le développement embarqué, la sécurité des objets connectés, les plateformes IoT et les réseaux de capteurs.
L'alternance est-elle possible en Master Réseaux et télécommunication ?
Oui, l’alternance est proposée dans la grande majorité des universités portant cette mention, généralement sur les deux années du master (M1 et M2), en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Quel rythme d’alternance ?
Le rythme varie selon les universités : certaines organisent 2 jours de cours pour 3 jours en entreprise (ou l’inverse), d’autres fonctionnent par semaines alternées. À l’Université Savoie Mont Blanc par exemple, le rythme est de 3 jours en entreprise et 2 jours à l’université de septembre à avril, puis temps plein en entreprise en fin d’année.
Comment candidater en alternance ?
Le processus de candidature reste identique à la formation initiale : tout passe par Mon Master. L’obtention d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation avec une entreprise est ensuite nécessaire pour valider le statut d’alternant, en parallèle ou après l’admission dans la formation.
Alternance ou stage : quelle différence concrète ?
À défaut d’alternance, la formation inclut un stage obligatoire, généralement optionnel en M1 et obligatoire en fin de M2 (parfois de 4 à 6 mois selon les universités). L’alternance remplace ces périodes de stage par un contrat rémunéré sur la durée du master.
Quelles poursuites d'études après le Master Réseaux et télécommunication ?
Le Master Réseaux et télécommunication est un diplôme de niveau bac+5 (niveau 7). La grande majorité des diplômés s’insèrent donc directement sur le marché du travail. Pour ceux qui souhaitent poursuivre, deux grandes voies existent : le doctorat pour se diriger vers la recherche académique, ou des certifications professionnelles complémentaires pour renforcer une expertise technique précise (Cisco CCNA/CCNP, certifications cloud).
L’admission parallèle dans une école d’ingénieurs après le master reste une voie possible mais plus rare, généralement réservée à des profils souhaitant obtenir le titre d’ingénieur en complément du grade de master.
| Poursuite | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Doctorat
|
3 ans (bac +8)
Recherche en laboratoire
|
Dossier + entretien
Financement (contrat doctoral, CIFRE)
|
Élevée |
|
École d'ingénieurs (admission parallèle)
|
1 an (bac +6)
Diplôme d'ingénieur complémentaire
|
Dossier + entretien
Voie plus rare depuis un M2
|
Élevée |
|
Certifications professionnelles complémentaires
|
Quelques semaines à mois
Cisco CCNA/CCNP, certifications cloud
|
Examen de certification
Souvent préparées pendant le master
|
Faible à modérée |
Quels sont les débouchés après un Master Réseaux et télécommunication ?
Le Master Réseaux et télécommunication ouvre sur un large éventail de métiers du numérique et des télécommunications. Selon le parcours suivi, les diplômés s’orientent vers les opérateurs télécoms, les ESN (entreprises de services du numérique), les datacenters, les grands groupes industriels ou les organismes publics.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent principalement l’informatique et les réseaux, avec des débouchés chez des opérateurs comme Orange, SFR, Free ou Bouygues Telecom, ou chez des ESN et intégrateurs comme SPIE ICS, AXIANS, NXO ou Kincy.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur réseaux, ingénieur télécoms, administrateur systèmes et réseaux, analyste cybersécurité, ingénieur RF/hyperfréquences, ingénieur radio, chef de projet informatique ou télécoms, ingénieur technique d’affaires en télécommunications, architecte réseaux ou ingénieur cloud. Cette diversité reflète les différents parcours proposés par la formation, entre réseaux/cybersécurité et électronique/hyperfréquences.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Réseaux et télécommunication ?
Les salaires en début de carrière varient selon le métier, le secteur (opérateur, ESN, industrie) et la région. D’après le CIDJ, un ingénieur réseau débute autour de 3 000 € brut par mois, tandis qu’un chef de projet télécoms peut démarrer entre 3 000 et 3 500 € brut par mois. Avec l’expérience, la rémunération progresse sensiblement : selon les données Glassdoor et Encyclo-salaires, un ingénieur réseaux et télécoms confirmé perçoit en moyenne entre 4 000 et 5 400 € brut par mois.
L’insertion professionnelle après ce master est généralement très bonne : à titre d’exemple, l’Université de Lille annonce un taux d’insertion professionnelle de 96 % pour ses diplômés, et Aix-Marseille Université indique que 85 % de ses étudiants ont une promesse de CDI à la fin du cursus, et 100 % sont en CDI au premier trimestre suivant leur diplomation. Ces chiffres sont propres à chaque établissement et ne constituent pas une moyenne nationale.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur réseaux |
2 900 - 3 300 € brut/mois | 4 000 - 5 000 € brut/mois |
Ingénieur télécoms |
3 000 - 3 500 € brut/mois | 4 200 - 5 400 € brut/mois |
Quelles universités proposent un Master Réseaux et télécommunication ?
Chaque université est autonome sur les parcours proposés, sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.
