Le Master Nanosciences et nanotechnologies : matières, débouchés...
Le Master Nanosciences et nanotechnologies est un diplôme national de bac+5 (120 crédits ECTS), délivré par les universités publiques. Il forme aux principes fondamentaux et aux applications des nanomatériaux, des dispositifs à l’échelle nanométrique et de la physique quantique, à l’interface de la physique, de la chimie, de la science des matériaux et, selon les parcours, de la biologie.
Le diplôme est enregistré au RNCP sous le code 38691 et recrute via la plateforme Mon Master. La formation s’organise en plusieurs parcours de spécialisation proposés selon les établissements : nanophysique, nanochimie, nano-biotechnologies, nanomédecine, ingénierie des micro et nanostructures ou encore nano-ingénierie et dispositifs quantiques.
La dimension internationale est très marquée : plusieurs parcours sont enseignés majoritairement en anglais et certains masters (notamment celui de l’Université Grenoble Alpes) sont adossés à un consortium Erasmus Mundus, avec des doubles diplômes possibles avec des universités étrangères.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Nanosciences et nanotechnologies
C'est quoi exactement le Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Le Master Nanosciences et nanotechnologies est un diplôme national bac+5 (120 ECTS) qui forme à la manipulation de la matière à l’échelle atomique et moléculaire. Il combine physique, chimie, science des matériaux et parfois biologie, pour concevoir de nouveaux nanomatériaux et nanodispositifs. La formation prépare à la fois à la recherche (doctorat) et à des postes d’ingénieur en industrie.
Quels profils de licence sont recherchés ?
Le master s’adresse en priorité aux titulaires d’une licence de Physique, de Chimie ou de Physique-Chimie, ainsi qu’aux étudiants en Sciences pour l’Ingénieur. Les licenciés en sciences de la vie peuvent accéder à certains parcours (nano-biosciences) sous réserve de prérequis. Un bon niveau d’anglais est recommandé, plusieurs enseignements étant dispensés dans cette langue.
Comment candidater au Master Nanosciences et nanotechnologies ?
La candidature se fait exclusivement via la plateforme Mon Master. Il faut déposer un dossier avec relevés de notes, lettre de motivation et parfois un projet de recherche pressenti. Certains établissements demandent un entretien, notamment pour les parcours internationaux comme l’Erasmus Mundus EMM Nano à Grenoble.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui, dans sa version publique. Le master est proposé dans des universités publiques (droits d’inscription nationaux, autour de 250 à 300 € par an selon le statut, exonération possible pour les boursiers). La CVEC s’y ajoute. Certains parcours internationaux ou en alternance peuvent avoir des modalités financières différentes.
Quelle est la sélectivité du Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Elle varie fortement selon les parcours et les établissements. Certains parcours très demandés affichent un nombre de candidats nettement supérieur aux places disponibles, notamment à Aix-Marseille ou à l’INSA Lyon, tandis que d’autres parcours plus récents ou plus spécialisés restent plus accessibles. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité parcours par parcours.
Quel est le programme du Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Le M1 pose un socle commun en physique du solide, chimie des surfaces, électrochimie et nanosciences générales. Le M2 permet de se spécialiser selon un parcours choisi : nanophysique, nanochimie, nano-biotechnologies, nanomédecine, ingénierie des micro et nanostructures ou nano-ingénierie et dispositifs quantiques. Un stage ou mémoire de recherche conclut chaque année.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Des stages sont obligatoires en M1 (1,5 à 3 mois) et en M2 (4 à 6 mois, jusqu’à un stage long selon les parcours). L’alternance existe sur certains parcours spécifiques, comme le parcours Ingénierie des Matériaux et Nanotechnologies à Aix-Marseille ou le parcours IMN à Grenoble, mais elle reste minoritaire et dépend fortement de l’établissement choisi.
Quels métiers après un Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Chercheur, enseignant-chercheur, ingénieur de recherche et développement, ingénieur d’études, chargé de mission scientifique, chef de projet en nanotechnologies. Les diplômés travaillent dans des laboratoires publics (CNRS, CEA), des grands centres de recherche (synchrotron, instituts internationaux) ou des entreprises industrielles (microélectronique, énergie, santé, matériaux).
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
La majorité des diplômés poursuivent en doctorat (environ 70 % selon les données de l’Université Grenoble Alpes sur les 5 dernières années), en France ou à l’étranger. Une partie s’insère directement dans l’industrie des nanotechnologies (environ 20 %), sur des postes d’ingénieur R&D ou d’ingénieur d’études.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un outil de prédiction Mon Master qui calcule tes probabilités d’admission à partir de ton profil, de ta licence et du niveau de sélectivité des parcours visés.
Master Nanosciences et nanotechnologies VS Master Physique VS Master Chimie
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie scientifique
| Cette formation Master Nanosciences et nanotechnologies Physique, chimie et biologie du nanomètre | Master Physique Généraliste, parcours matière condensée | Master Chimie Généraliste, parcours matériaux | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Oui, sur certains parcoursEx. parcours IMN à Grenoble |
RareSelon les universités |
Possible en M2Selon les parcours et universités |
| Admission | Mon MasterLicence Physique, Chimie, SPIAnglais souvent requis |
Mon MasterLicence Physique |
Mon MasterLicence Chimie |
| Matières clés |
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- Nanomatériaux
- Physique quantique
- Physique de la matière condensée
- Chimie des matériaux
Comment intégrer le Master Nanosciences et nanotechnologies ? 🎯
La candidature se fait via Mon Master. Le Master Nanosciences et nanotechnologies est une formation publique, proposée par plusieurs universités (Université Grenoble Alpes, Aix-Marseille Université, et d’autres établissements selon les régions). Il n’existe pas de version privée sous ce label.
L’accès se fait normalement en M1, après une licence compatible. Sont recherchés en priorité les titulaires d’une licence de Physique, de Chimie ou de Physique-Chimie. Les licenciés en Sciences pour l’Ingénieur ou en ingénierie (matériaux, mécanique, électrique) peuvent également candidater, sous réserve d’un socle scientifique suffisant en mathématiques, physique et chimie générale.
Un bon niveau d’anglais est très souvent requis : la plupart des parcours de deuxième année sont enseignés intégralement ou très majoritairement en anglais, notamment ceux adossés au consortium Erasmus Mundus EMM Nano à Grenoble. Les étudiants recrutés à l’international peuvent être titulaires d’un bachelor en ingénierie électrique, mécanique ou des matériaux.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Physique / Physique-Chimie | ~20 % | ||
| Licence Chimie | ~18 % | ||
| Écoles d'ingénieurs / Sciences pour l'Ingénieur | ~15 % | ||
| Autres profils (biologie, international) | ~14 % |
🔄 Intégrer le master en cours de cursus (en M2)
Des admissions directes en M2 existent sur dossier, pour les étudiants ayant validé un M1 compatible en France ou à l’étranger, ou pour les élèves ingénieurs de dernière année (Grenoble INP) qui suivent ce master en lieu et place de leur dernière année d’études. Le dossier et la cohérence du projet scientifique restent déterminants.
Comment se déroule la sélection ?
Après une première sélection sur dossier (relevés de notes, lettre de motivation, projet de recherche pressenti), certains établissements convoquent les candidats à un entretien, notamment pour les parcours internationaux ou très sélectifs. D’autres se basent uniquement sur le dossier.
Les critères de sélection s’organisent autour de trois axes principaux.
Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent un socle solide en physique et en chimie, une bonne maîtrise des outils mathématiques et, pour certains parcours, une première expérience de laboratoire (stage, projet tutoré, TIPE). La cohérence entre le parcours de licence et le domaine du master (nanophysique, nanochimie, nano-biotechnologies) est particulièrement regardée.
Sur le plan linguistique, un niveau d’anglais scientifique opérationnel est quasiment indispensable, la majorité des enseignements de M2 étant dispensés en anglais sur de nombreux parcours.
Sur le plan du projet professionnel, le jury évalue la clarté du projet (poursuite en doctorat, insertion en industrie) et la motivation pour la recherche expérimentale, souvent illustrée par un stage de licence ou une première expérience en laboratoire.
Quel est le programme du Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Le Master Nanosciences et nanotechnologies s’organise sur deux ans (M1 et M2), avec un tronc commun en première année et une spécialisation progressive en deuxième année selon le parcours choisi. La formation représente 120 crédits ECTS et alterne cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques en salle blanche et sur grands instruments (synchrotron, réacteurs de recherche), et stages en laboratoire. Le M1 pose un socle pluridisciplinaire en physique du solide, chimie des surfaces, électrochimie et nanosciences générales, tout en réservant une part importante aux unités d’enseignement libres permettant d’affiner son orientation. Le M2 se décline en parcours spécialisés selon les établissements : nanophysique et physique quantique, nanochimie, nano-biotechnologies et biologie structurale, ingénierie des micro et nanostructures, ou nano-ingénierie et dispositifs quantiques pour la microélectronique. Un stage ou un mémoire de recherche conclut chaque année, avec un stage long de 4 à 6 mois en M2, très souvent réalisé en laboratoire de recherche académique ou industriel.
- Physique du solide et physique quantique
- Chimie des surfaces et des interfaces
- Électrochimie et spectroscopies optiques et magnétiques
- Nanosciences I et II
- Science des matériaux et couches minces
- Nanomatériaux moléculaires et nanoparticules fonctionnelles
- Micro-nano fabrication
- Mesures physiques à l'échelle nanométrique par sondes locales
- Caractérisation avancée des nanostructures
- Nanophysique / physique quantique et optique quantique (parcours Nanophysics)
- Nano-biotechnologies et biologie structurale (parcours Nano-Biotechnology)
- Ingénierie des micro et nanostructures pour la microélectronique (parcours INM)
- Research Intensive Track et méthodologie de la recherche
- Stage de recherche en laboratoire (M1)
- Mémoire de master / stage long (M2)
L'alternance est-elle possible en Master Nanosciences et nanotechnologies ?
L’alternance n’est pas la norme dans ce master, la majorité des parcours étant conçus en formation initiale classique, avec des stages longs plutôt qu’un rythme d’alternance. Certains parcours proposent toutefois cette option : c’est le cas du parcours Ingénierie des Matériaux et Nanotechnologies (M2) à Aix-Marseille Université, qui offre une possibilité de réaliser le M2 en apprentissage, ou du parcours Ingénierie des micro et nanostructures (IMN) à Grenoble, disponible en alternance pour les étudiants professionnels déjà en poste en entreprise. La disponibilité de l’alternance dépend donc fortement du parcours et de l’établissement choisi : il est indispensable de vérifier au cas par cas auprès de chaque université.
Quelles poursuites d'études après le Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Le Master Nanosciences et nanotechnologies ouvre deux grandes voies : la poursuite en doctorat ou l’insertion directe dans l’industrie. Sur les cinq dernières années, environ 70 % des diplômés du master de l’Université Grenoble Alpes poursuivent en thèse, à parts à peu près égales entre Grenoble, le reste de la France et l’étranger, tandis qu’environ 20 % s’insèrent directement dans l’industrie des nanotechnologies.
Le doctorat est la voie la plus fréquente pour les étudiants souhaitant poursuivre en recherche fondamentale ou appliquée. Il se prépare au sein d’une école doctorale, adossé à un laboratoire, avec un financement de type contrat doctoral.
L’insertion directe en industrie est également une voie solide pour les diplômés de ce master, sur des postes d’ingénieur R&D, d’ingénieur d’études ou de chargé de mission scientifique, dans des secteurs comme la microélectronique, l’énergie, la santé ou les matériaux avancés.
Un post-doctorat est ensuite la norme pour les docteurs souhaitant poursuivre une carrière académique, en France ou à l’étranger, avant de candidater à des postes de chargé de recherche (CNRS) ou d’enseignant-chercheur (maître de conférences).
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Doctorat (thèse)
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3 ans (bac +8)
Financement type contrat doctoral requis
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Dossier + entretien
École doctorale, adossé à un laboratoire de recherche
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Élevée |
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Poste d'ingénieur en R&D ou en industrie
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Insertion directe (bac +5)
Sans poursuite d'études
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Candidature classique
CV, entretiens techniques
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Modérée à élevée |
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Post-doctorat (après thèse)
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1 à 3 ans (bac +8 et +)
France ou international
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Candidature sur projet
Réseau scientifique et publications
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Élevée |
Quels sont les débouchés après un Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Le Master Nanosciences et nanotechnologies ouvre sur les métiers de la recherche, de l’ingénierie et de l’innovation dans le domaine des matériaux et des nanomatériaux, du fondamental jusqu’aux applications dans l’énergie, les technologies quantiques et la santé. Selon le parcours suivi et le choix entre thèse et insertion directe, les diplômés s’orientent vers des laboratoires de recherche publics, des grands centres scientifiques ou des entreprises industrielles.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent principalement la recherche et l’enseignement supérieur, mais aussi l’électronique et la microélectronique, l’énergie, l’environnement et la santé, selon la spécialisation choisie.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur en énergie renouvelable, ingénieur R&D en nanotechnologies, ingénieur-chercheur en micro et nanotechnologies, chargé de recherche (CNRS, après doctorat), enseignant-chercheur, ingénieur d’études et chef de projet scientifique. Cette diversité reflète les nombreux parcours proposés par la formation, entre nanophysique, nanochimie, nano-biotechnologies et ingénierie des nanostructures.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Les salaires varient fortement selon la voie choisie : la rémunération en début de carrière dans l’industrie est nettement supérieure à celle d’un poste de chercheur dans la fonction publique (CNRS), où le traitement suit une grille indiciaire plafonnée mais offre une progression stable sur toute une carrière.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (5-10 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur R&D en nanotechnologies |
2 750 - 3 750 € brut/mois | 4 000 - 5 000 € brut/mois |
Ingénieur-chercheur en micro et nanotechnologies |
3 550 - 3 900 € brut/mois | 3 900 - 4 300 € brut/mois |
Chargé de recherche (CNRS, après doctorat) |
2 330 - 2 360 € brut/mois | 3 200 - 4 100 € brut/mois |
Quels établissements proposent un Master Nanosciences et nanotechnologies ?
Chaque université est autonome sur ses parcours proposés, sa sélectivité et ses modalités d’alternance. Retrouve les pages détaillées : chiffres Mon Master locaux, programme, parcours disponibles, conditions d’alternance.
