Le Master Immunologie : programme, admissions, débouchés
Le Master Immunologie est une mention nationale de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistrée au RNCP sous le code 39508. Cette formation rare, portée par un petit nombre d’universités publiques, forme des spécialistes du système immunitaire : compréhension de ses composantes et de ses mécanismes, immuno-physiopathologie, immuno-oncologie et grands principes de sa manipulation à des fins de recherche ou dans un but thérapeutique.
La formation est fortement adossée à la recherche : participation à des projets de recherche fondamentale et appliquée, mise au point de techniques expérimentales, intégration des approches « omics » de la biologie moderne et analyse bioinformatique et statistique des données immunologiques. Selon les universités, le M2 propose des filières spécialisées couvrant les grands champs de la discipline : immunologie et immunopathologies, immunothérapies et immunologie des systèmes, immuno-oncologie, interactions entre système nerveux et système immunitaire, ou encore parasitologie-immunologie.
L’immunologie est aujourd’hui l’un des domaines les plus dynamiques des sciences du vivant, porté par l’essor des immunothérapies et de la médecine personnalisée. Le cursus s’achève par un stage long de 6 mois en laboratoire académique (universités, instituts de recherche, hôpitaux) ou en entreprise, en France ou à l’étranger, et s’adresse aussi bien aux étudiants scientifiques qu’aux étudiants des filières médicales, aux élèves des écoles d’ingénieurs et aux vétérinaires, ces derniers pouvant intégrer directement le M2. Dans certaines universités, tout ou partie des enseignements de M2 est dispensé en anglais.
Questions fréquentes sur le Master Immunologie
Qu'est-ce que le Master Immunologie ?
C’est une mention nationale de master, de niveau bac+5, dédiée à l’étude du système immunitaire : immunologie fondamentale, immuno-physiopathologie, immuno-oncologie, immunothérapies et analyse de données immunologiques, avec une très forte coloration recherche.
Quelle licence permet d'accéder à ce master ?
Une licence en biologie ou sciences de la vie avec une solide formation en immunologie est la voie principale. Les étudiants des filières médicales, les élèves des écoles d’ingénieurs et les vétérinaires peuvent aussi candidater, ces derniers pouvant intégrer directement le M2 lorsque leur cursus est en adéquation avec la formation.
Comment se passe la candidature ?
La candidature en M1 se fait sur la plateforme nationale Mon Master, sur dossier. Pour une entrée directe en M2, elle passe par les plateformes de candidature des universités ou par les procédures dédiées aux candidats internationaux, avec des calendriers propres à chaque établissement.
Les cours sont-ils en anglais ?
Cela dépend des universités : dans certaines, la totalité des enseignements et des évaluations de M2 se fait en anglais, langue de travail de la recherche en immunologie. Un bon niveau d’anglais scientifique est dans tous les cas un vrai atout.
Quelle est la différence avec le Master Biologie-Santé ?
Le Master Biologie-Santé couvre largement la recherche biomédicale et la physiopathologie. Le Master Immunologie est entièrement centré sur le système immunitaire : ses mécanismes, ses dérèglements et sa manipulation thérapeutique, jusqu’aux immunothérapies les plus récentes.
Quels débouchés après ce master ?
Les diplômés deviennent immunologistes en recherche, ingénieurs d’études en laboratoire, ingénieurs R&D ou de validation en industrie, chefs de projet, voire directeurs d’études cliniques en oncologie après expérience, dans la recherche publique, l’industrie pharmaceutique et les biotechs.
Le master prépare-t-il au doctorat ?
Oui, c’est la poursuite d’études naturelle : le stage de 6 mois en M2, réalisé en laboratoire académique ou en entreprise, débouche fréquemment sur une inscription en thèse, éventuellement dans un laboratoire différent de celui du stage.
Comment se déroule le stage de M2 ?
Le second semestre du M2 est consacré à un stage de 6 mois dans un laboratoire de recherche académique (universités, instituts de recherche, hôpitaux) ou en entreprise, en France ou à l’étranger, sur un sujet lié à la spécialisation choisie, avec mémoire et soutenance.
Peut-on travailler dans la biotech après ce master ?
Oui : l’industrie des biotechnologies et l’industrie pharmaceutique recrutent des profils formés aux immunothérapies, à la recherche clinique et aux affaires réglementaires. Certains diplômés complètent leur formation par un diplôme en gestion, en affaires ou en droit (ingénierie des brevets) pour accéder à ces fonctions.
Où se déroule cette formation ?
Cette mention nationale est portée par un petit nombre d’universités publiques, en lien étroit avec des laboratoires et instituts de recherche. Reporte-toi à la fiche de l’établissement sur Mon Master pour connaître les filières proposées et les modalités précises.
| Ce master Immunologie Mention nationale | Biologie-Santé Mention nationale | Biologie moléculaire et cellulaire Mention nationale | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · formation initiale ou continue |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | RareStage long de 6 mois en M2 |
RareSurtout stage en M2 |
RareSurtout stage en M2 |
| Admission | Mon MasterLicence Biologie, solide formation en immunologie |
Mon MasterLicences biologie et santé |
Mon MasterLicence Biologie, Biochimie |
| Matières clés |
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- Immunologie fondamentale
- Immunothérapies
- Recherche biomédicale
- Biologie cellulaire
Comment intégrer le Master Immunologie ?
L’accès au M1 se fait sur la plateforme nationale Mon Master, sur dossier. L’entrée directe en M2 est possible pour certains profils (élèves des écoles d’ingénieurs, vétérinaires, étudiants des filières médicales) via les plateformes de candidature des universités ou les procédures dédiées aux candidats internationaux.
Le prérequis central est une solide formation en immunologie, généralement acquise en licence de biologie ou de sciences de la vie. Les candidats formés dans d’autres établissements sont invités à comparer le contenu de leurs unités d’enseignement avec celui attendu par la formation visée. Des dispositifs de bourses d’excellence existent par ailleurs pour les étudiants internationaux.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Biologie ou Sciences de la vie | favorable | ||
| Licence Biochimie, Sciences pour la santé ou équivalent | comparable | ||
| Filières médicales, élèves ingénieurs et vétérinaires (entrée possible directement en M2) | sur dossier |
Comment se déroule la sélection ?
Les critères de sélection reposent sur trois axes. Sur le plan académique, les commissions examinent les résultats de licence, en particulier en immunologie, biologie cellulaire et biochimie. Sur le plan du projet, un intérêt documenté pour la recherche (stages en laboratoire, projets scientifiques) est déterminant pour une formation aussi adossée à la recherche. Enfin, la cohérence du parcours avec la filière visée (immunopathologies, immunothérapies, immuno-oncologie, neuro-immunologie ou parasitologie) et le niveau d’anglais scientifique font la différence entre des dossiers proches.
Le programme du Master Immunologie
Le M1 pose le socle disciplinaire : composantes et acteurs du système immunitaire, mécanismes immunologiques, techniques courantes de laboratoire (culture cellulaire, biologie moléculaire, biochimie, techniques immunologiques de détection), outils bioinformatiques et statistiques, et construction du raisonnement scientifique. Le M2 est une année de spécialisation par filière, dont l’offre varie selon les universités : immunologie et immunopathologies, immunothérapies et immunologie des systèmes, immuno-oncologie, interactions neuro-immunes ou parasitologie-immunologie. Le premier semestre du M2 est consacré à un enseignement intensif (cours magistraux et ateliers), le second à un stage de 6 mois en laboratoire de recherche académique (universités, instituts de recherche, hôpitaux) ou en entreprise, en France ou à l’étranger, sur un sujet en lien avec la spécialisation choisie, conclu par un mémoire et une soutenance. Dans certaines universités, l’ensemble des enseignements et des évaluations de M2 se fait en anglais.
- Composantes et acteurs du système immunitaire
- Immuno-physiopathologie et immuno-oncologie
- Interactions hôte-pathogène et modèles infectieux
- Culture cellulaire, biologie moléculaire et biochimie
- Techniques immunologiques de détection
- Bonnes pratiques expérimentales et déontologie
- Approches grandes échelles de la biologie moderne
- Logiciels et outils bioinformatiques
- Méthodes informatiques et statistiques
- Définition d'une question biologique originale
- Analyse critique et gestion bibliographique
- Stage long en laboratoire ou en entreprise
Stage et alternance : la formation privilégie l’immersion en laboratoire par les stages, avec un stage long de 6 mois au second semestre du M2, en laboratoire académique ou en entreprise, en France ou à l’étranger, dont la soutenance a lieu en juin ou en septembre. La certification est accessible par la voie de l’apprentissage et du contrat de professionnalisation au niveau national, mais l’alternance reste rare dans cette mention très orientée recherche : vérifie cette information sur la fiche de la formation.
Le Master Immunologie prépare à la poursuite d’études en doctorat comme à l’insertion professionnelle immédiate. La voie la plus fréquente pour les profils recherche est le doctorat, en France ou à l’étranger : l’inscription en thèse se discute dès le stage de M2 avec le maître de stage, avec la possibilité de s’inscrire dans un laboratoire différent de celui du stage.
D’autres diplômés complètent leur formation par un diplôme supplémentaire en gestion, en affaires ou en droit (par exemple en ingénierie des brevets) pour se préparer à des rôles variés dans le secteur de la biotechnologie.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat en immunologie ou en biologie
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3 ans (bac +8)
Contrat doctoral en laboratoire, en France ou à l'étranger
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Dossier + accord d'un directeur de thèse
Stage de M2 remarqué, projet de thèse à préparer dès le stage
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Élevée |
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Diplôme complémentaire en gestion, affaires ou droit (ingénierie des brevets)
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1 à 2 ans (bac +6)
Double compétence vers la biotech
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Dossier + entretien
Projet professionnel ciblé
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Modérée à élevée |
Si tu hésites encore entre plusieurs approches de la biologie, d’autres mentions proches peuvent correspondre à ton projet : le Master Biologie-Santé pour la recherche biomédicale au sens large, ou le Master Biologie moléculaire et cellulaire pour une approche centrée sur les mécanismes fondamentaux du vivant.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent la recherche-développement en sciences de la vie et les préparations pharmaceutiques : laboratoires académiques et hospitaliers, industrie pharmaceutique, biotechs développant des immunothérapies, en France comme à l’étranger.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : immunologiste en recherche, ingénieur d’études en laboratoire de recherche scientifique, ingénieur recherche-développement en industrie, ingénieur validation, ingénieur en oncologie, chef de projet en industrie et, après expérience, directeur d’études cliniques en oncologie. Le vaste réseau des anciens de ces formations ouvre aussi des débouchés en recherche clinique, en affaires réglementaires et en communication scientifique.
Les rémunérations varient sensiblement entre la recherche publique, encadrée par les grilles indiciaires, et le secteur privé (industrie pharmaceutique, biotechs), plus rémunérateur à profil équivalent. Cette mention étant très orientée recherche, une partie des diplômés poursuit en doctorat avec un contrat doctoral avant d’accéder aux métiers de chercheur. Les fourchettes ci-dessous sont des repères indicatifs issus des grilles de la fonction publique et des fiches métiers de référence (CIDJ, L’Étudiant, Hellowork).
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Assistant ingénieur / ingénieur d'études en biologie (recherche publique) |
1 900 - 2 400 € brut/mois | 2 400 - 3 000 € brut/mois |
Attaché de recherche clinique |
2 300 - 2 900 € brut/mois | 3 000 - 3 500 € brut/mois |
Ingénieur R&D en industrie pharmaceutique |
2 800 - 3 300 € brut/mois | 3 300 - 4 000 € brut/mois |
