Le Master Énergie : programme, débouchés
Le Master Énergie est un diplôme national de l’enseignement supérieur, inscrit au RNCP (fiche RNCP38689, niveau 7), qui confère le grade de master. Il valide 120 crédits ECTS au-delà de la licence (soit 300 ECTS au total, bac+5) et prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite en doctorat.
La première année (M1) pose un socle commun de connaissances dans le domaine de l’énergie : thermodynamique, mécanique des fluides, électrochimie, matériaux, analyse numérique et statistiques. La deuxième année (M2) se décline en parcours ou modules de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation : efficacité énergétique, décarbonation des combustibles, énergies renouvelables/réseaux/stockage, énergies soutenables et matériaux, ou encore physique de la transition énergétique, avec des stages pouvant représenter jusqu’à 8 mois sur les deux années du cursus selon les établissements.
Ce master est co-porté par de nombreuses universités et écoles d’ingénieurs (CNAM, Mines ParisTech, Chimie ParisTech, ESPCI Paris, INSA, Université de Lille, Toulouse, Lyon 1, Université PSL, entre autres). La formation s’appuie sur des équipes de recherche reconnues et sur des partenariats industriels (grands groupes énergétiques, bureaux d’études), et certains parcours de M2 sont dispensés en anglais pour renforcer l’ouverture internationale.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Énergie
C'est quoi exactement le Master Énergie ?
C’est un diplôme national de master (bac+5, niveau 7 au RNCP) qui forme des cadres et futurs ingénieurs capables de concevoir, modéliser et optimiser des systèmes énergétiques. Il est co-porté par de nombreuses universités et écoles d’ingénieurs et débouche aussi bien sur l’insertion professionnelle que sur le doctorat.
Quelles licences donnent accès à ce master ?
L’accès en M1 se fait le plus souvent avec une licence Physique ou Physique-Chimie. Selon les établissements, les candidatures issues de BUT et de licences professionnelles sont également prises en compte, notamment pour les parcours les plus appliqués.
Comment candidater à ce master ?
La candidature en M1 se fait via la plateforme nationale Mon Master pour les étudiants européens. L’admission en M2 se fait généralement via l’application propre à chaque université (par exemple e-candidat), sauf poursuite automatique dans le même établissement.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui pour la partie scolarité en formation initiale : ce master est proposé dans des universités et écoles publiques, avec des droits d’inscription nationaux (autour de 250 à 300 € par an selon le statut) et la CVEC en complément.
Quelle est la sélectivité de ce master ?
Elle varie fortement selon les établissements et les parcours de M2 : par exemple 37 places pour 843 candidatures à Lyon 1 ou 14 places pour 386 candidatures à Clermont Auvergne en 2025. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité établissement par établissement.
Quel est le programme du master ?
Le M1 comprend un tronc commun en énergétique (thermodynamique, mécanique des fluides, électrochimie, matériaux, analyse numérique). Le M2 se spécialise selon le module ou parcours choisi (efficacité énergétique, énergies renouvelables, décarbonation des combustibles…) et intègre un ou plusieurs stages, parfois jusqu’à 8 mois sur les deux ans.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Les stages sont une composante centrale du cursus, avec des durées variables selon les établissements. L’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) est proposée dans plusieurs universités, comme à Lille ou à Lyon 1.
Quels métiers après ce master ?
Ingénieur d’études dans les entreprises de production d’énergie ou les bureaux d’études, ingénieur recherche et développement, chef de projet (opérations, innovation), ingénieur d’affaires, ingénieur exploitation et maintenance, consultant en audit énergétique ou gestionnaire de parcs énergétiques.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le doctorat est la poursuite la plus fréquente pour les parcours de M2 à finalité recherche, notamment dans les formations pour et par la recherche comme celle de l’Université PSL. Une poursuite en mastère spécialisé ou en école d’ingénieur par admission parallèle est également possible.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un Prédicteur Mon Master qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de ta licence d’origine et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.
Master Énergie VS Master Électronique, Énergie électrique, Automatique VS École d'ingénieur
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie après la licence
| Cette formation Master Énergie Master universitaire | Master Électronique, Énergie électrique, Automatique Orientation électrique / électronique | École d'ingénieur Spécialité énergie | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein ou alternance |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
3 ans (bac +5)École · temps plein |
| Alternance | Oui, selon l'établissementContrat d'apprentissage ou de professionnalisation |
Oui, selon le parcoursFréquente sur certains M2 |
FréquenteDès la 4e ou 5e année |
| Admission | Mon MasterLicence Physique, Physique-ChimieBUT et licences pro recevables |
Mon MasterLicence EEA, Sciences pour l'Ingénieur |
Concours / Admissions parallèlesCPGE ou dossier bac+3 |
| Matières clés |
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- Thermodynamique
- Électrochimie et matériaux
- Électrotechnique
- Sciences de l'ingénieur généralistes
Comment intégrer le Master Énergie ? 🎯
La candidature en première année (M1) se fait via la plateforme nationale Mon Master pour les étudiants européens ou assimilés. L’admission en deuxième année (M2), lorsqu’elle n’est pas automatique après le M1 du même établissement, se fait généralement via l’application propre à l’université. Ce master est une formation essentiellement publique, proposée par des universités et des écoles d’ingénieurs accréditées.
L’accès en M1 est le plus souvent ouvert aux titulaires d’une licence Physique ou Physique-Chimie. Selon les établissements, les candidatures issues de BUT et de licences professionnelles sont également prises en compte, notamment pour les parcours à finalité plus appliquée.
Certains parcours de M2 très sélectifs, comme celui de l’Université PSL, recrutent aussi des élève-ingénieurs en double cursus et organisent un entretien en complément du dossier.
Les établissements mentionnent systématiquement : une bonne maîtrise des bases de physique générale et de thermodynamique, une aisance avec les outils numériques (analyse numérique, statistiques), ainsi qu’un projet professionnel cohérent, orienté recherche ou ingénierie appliquée selon le parcours de M2 visé.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Adéquation au profil |
|---|---|---|---|
| Licence Physique / Physique-Chimie | Forte | ||
| Licence Sciences pour l'Ingénieur / EEA | Forte | ||
| BUT / Licence professionnelle (génie électrique, thermique) | Sur dossier renforcé |
🔄 Intégrer ce master en cours de cursus
Des passerelles existent en M2, sur dossier, pour des étudiants issus d’un autre master scientifique, d’une école d’ingénieur ou d’un niveau M1 scientifique équivalent. Le dossier et la cohérence du projet professionnel restent déterminants.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection s’appuie sur l’examen du dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV) sur Mon Master ou sur la plateforme de l’établissement. Certains parcours de M2, très demandés comme celui de l’Université PSL, organisent en complément un entretien.
Les critères de sélection s’organisent autour de trois axes.
Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent une bonne maîtrise des bases de physique et de thermodynamique, ainsi qu’une capacité à mobiliser des outils de calcul scientifique et de modélisation numérique.
Sur le plan professionnel, le jury observe la cohérence du projet avec le parcours de M2 visé (efficacité énergétique, énergies renouvelables, décarbonation…), ainsi que l’expérience acquise via des stages ou projets tutorés en lien avec un laboratoire ou une entreprise du secteur.
Sur le plan des compétences générales, un bon niveau d’anglais scientifique est indispensable, notamment pour les parcours de M2 dispensés en anglais, et la rigueur méthodologique est particulièrement scrutée compte tenu de la part importante accordée aux projets et stages en laboratoire ou en entreprise.
Quel est le programme du Master Énergie ?
La première année (M1) pose un socle commun de connaissances en énergétique : thermodynamique, mécanique des fluides, électrochimie, matériaux pour l’ingénieur, analyse numérique et statistiques. La deuxième année (M2) se décline en parcours ou modules de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation (efficacité énergétique, décarbonation des combustibles, énergies renouvelables/réseaux/stockage, énergies soutenables et matériaux, physique de la transition énergétique), avec un ou plusieurs stages en laboratoire ou en entreprise pouvant représenter jusqu’à 8 mois sur les deux années du cursus selon les établissements.
- Thermomécanique des fluides
- Hydrodynamique et transport
- Conception des procédés
- Électrochimie
- Matériaux pour l'ingénieur
- Systèmes de motorisation électrique
- Analyse numérique et statistiques
- Modélisation des processus industriels
- Projet fédérateur et stage de recherche
Alternance : elle est proposée dans plusieurs établissements, sous forme de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation (par exemple à l’Université de Lille), mais reste variable selon l’université et le parcours de M2 choisi.
Quelles poursuites d'études après le Master Énergie ?
Ce master prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite d’études. La poursuite la plus fréquente est le doctorat, notamment pour les diplômés issus des parcours à finalité recherche : certains masters, comme celui de l’Université PSL, sont conçus comme des formations « pour et par la recherche », en lien avec les thématiques énergie des laboratoires partenaires.
Une poursuite en mastère spécialisé ou en école d’ingénieur par admission parallèle permet aussi de compléter le diplôme par une spécialisation professionnalisante ciblée (stockage d’énergie, réseaux intelligents, décarbonation industrielle).
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat
|
3 ans (bac +8)
Contrat doctoral, laboratoire académique ou industriel
|
Dossier + entretien
Projet de recherche, financement (CIFRE possible)
|
Élevée |
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Mastère spécialisé / École d'ingénieur (admission parallèle)
|
1 an (bac +6)
Spécialisation complémentaire ciblée
|
Dossier + entretien
Parfois tests techniques
|
Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après un Master Énergie ?
Ce master ouvre sur l’ensemble du secteur de l’énergie, en particulier les énergies renouvelables, le bâtiment performant et la gestion des systèmes énergétiques. Les diplômés accèdent à des postes de niveau bac+5 en ingénierie, en R&D ou en pilotage de projets, au sein d’entreprises de production (solaire, éolien, géothermie), de bureaux d’études, de collectivités et d’organismes publics (ADEME, ministères) ou de laboratoires académiques.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’industrie manufacturière, la production et distribution d’électricité, de gaz et de vapeur, les transports et entreposage, ainsi que les activités spécialisées scientifiques et techniques.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur d’études dans les entreprises de production d’énergie ou les bureaux d’études, ingénieur recherche et développement, chef de projet (opérations, innovation, déploiement de solutions énergétiques), ingénieur d’affaires, ingénieur exploitation et maintenance, consultant en audit énergétique, gestionnaire de parcs énergétiques ou ingénieur en énergie renouvelable.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Énergie ?
Les salaires en début de carrière varient selon le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et la région. Selon l’Apec, la rémunération annuelle brute d’un ingénieur énergies renouvelables proposée dans les offres d’emploi se situe à 80 % entre 35 000 € et 53 000 €, pour une moyenne de 43 000 €. Pour un ingénieur énergies plus généraliste, la fourchette est de 35 000 € à 58 000 €, pour une moyenne de 44 000 €.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur en énergie renouvelable |
2 900 - 3 200 € brut/mois | 3 800 - 4 400 € brut/mois |
Ingénieur d'études en énergie |
2 800 - 3 000 € brut/mois | 3 800 - 4 800 € brut/mois |
Quels établissements proposent un Master Énergie ?
Chaque université ou école co-accréditée est autonome sur les parcours de M2 proposés, ses laboratoires partenaires et ses modalités d’admission. Retrouve les pages détaillées : parcours disponibles, laboratoires de recherche, chiffres Mon Master locaux.
