Le Master Droit des espaces et des activités maritimes : programme, admissions, débouchés

Le Master Droit des espaces et des activités maritimes est une mention nationale de niveau bac+5 (120 ECTS), enregistrée au RNCP sous le code 36779. Il forme des juristes de haut niveau spécialisés en droit de la mer, du littoral et des activités maritimes et portuaires.

Porté par un petit nombre d’universités françaises, ce master combine des enseignements de droit maritime privé, commercial et pénal (statut des navires, contrats de transport, contentieux maritime) avec du droit public de la mer (droit portuaire, droit du littoral, droit international de la mer) et une dimension assurantielle (assurances et arbitrage maritimes). L’anglais juridique et maritime occupe une place importante tout au long du cursus.

La formation se déroule sur deux ans (M1 et M2), le M2 étant ouvert à l’alternance par contrat de professionnalisation ou d’apprentissage selon les universités. Elle prépare aussi bien à une insertion professionnelle immédiate dans le secteur maritime qu’à une poursuite en doctorat.

La candidature se fait via la plateforme nationale Mon Master, sur dossier (relevés de notes de licence, CV, lettre de motivation, diplômes). Il s’agit d’une formation de petite taille, avec une vingtaine de places en M1 comme en M2 dans chacune des universités qui la portent.

Les dossiers valorisant un intérêt réel pour le secteur maritime, le droit international ou une expérience (stage, mobilité, engagement associatif) en lien avec la mer, le littoral ou le transport sont particulièrement appréciés par les commissions pédagogiques.

Questions fréquentes sur le Master Droit des espaces et des activités maritimes

Qu'est-ce que le Master Droit des espaces et des activités maritimes ?

C’est une mention nationale de master, de niveau bac+5, qui forme des juristes spécialisés en droit maritime, droit de la mer, droit du littoral et droit portuaire. Il associe droit privé, droit public et une dimension assurantielle et internationale.

Quelle licence permet d'accéder à ce master ?

L’accès en M1 se fait principalement depuis une Licence Droit (générale ou spécialisée), via la plateforme Mon Master. Les profils ayant une première expérience ou un intérêt marqué pour le secteur maritime ou international sont valorisés, sans être obligatoires.

Ce master est-il très sélectif ?

Oui, c’est une formation de petite taille : environ une vingtaine de places en M1 comme en M2 dans chacune des universités qui la délivrent. Le nombre de places étant limité, la sélection se fait sur dossier et parfois entretien.

Le M2 est-il accessible en alternance ?

Oui, selon les universités, la seconde année peut être suivie en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Cette possibilité varie d’un établissement à l’autre : il faut vérifier cette information directement auprès de chaque université.

Faut-il un niveau d'anglais particulier ?

L’anglais juridique et maritime est enseigné tout au long du cursus et évalué à chaque semestre. Un bon niveau d’anglais est un vrai atout, le secteur maritime étant très internationalisé, mais ce n’est pas un critère d’exclusion à l’entrée.

Quelle est la différence entre droit maritime et droit de la mer ?

Le droit maritime désigne classiquement les règles de droit privé applicables aux navires, aux contrats de transport et aux activités commerciales en mer. Le droit de la mer relève davantage du droit public et international : délimitation des espaces maritimes, souveraineté des États, protection de l’environnement marin. Ce master couvre les deux dimensions.

Quels débouchés après ce master ?

Les diplômés deviennent juristes d’entreprise ou de conseil dans le secteur maritime, juristes dans les ports ou les énergies marines renouvelables, gestionnaires de risques ou de contrats en assurance, courtiers maritimes, ou chargés de mission dans des instances comme les comités des pêches. Après un concours, l’accès à la fonction publique maritime ou à la profession d’avocat est également possible.

Faut-il faire un stage ?

Oui, le M2 se termine par un stage professionnel de deux à six mois, encadré par un enseignant référent et un maître de stage, donnant lieu à un rapport et à une soutenance notée.

Peut-on préparer le CRFPA ou des concours après ce master ?

Oui, ce master permet de préparer l’examen d’entrée au CRFPA pour devenir avocat, ainsi que les concours de la fonction publique maritime (administrateur des affaires maritimes, douanes, gendarmerie maritime), comme n’importe quel autre master en droit.

Où se déroule cette formation ?

Cette mention nationale est délivrée par un nombre restreint d’universités françaises, généralement situées sur le littoral. Chaque université propose son propre parcours et ses propres modalités : reporte-toi à la fiche de chaque établissement pour les détails.

Ce master Droit des espaces et des activités maritimes Mention nationale Droit des affaires Mention nationale Droit public Mention nationale
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université · temps plein ou alternance en M2
2 ans (bac +5)Université · temps plein
2 ans (bac +5)Université · temps plein
Alternance
Oui, en M2Contrat de professionnalisation ou d'apprentissage
Oui, en M2 selon les universitésContrat d'apprentissage
RareSurtout stage long
Admission
Mon MasterLicence Droit, places limitées (formation très spécialisée)
Mon MasterLicence Droit, priorité droit privé
Mon MasterLicence Droit, priorité droit public
Matières clés
  • Droit maritime
  • Droit portuaire et du littoral
  • Assurances maritimes
  • Droit des sociétés
  • Droit des contrats d'affaires
  • Contentieux administratif
  • Droit des collectivités
Ce master Droit des espaces et des activités maritimes Mention nationale
Durée / rythme
2 ans (bac +5)Université
Alternance
Oui, en M2Professionnalisation ou apprentissage
Admission
Mon MasterLicence Droit, places limitées
Matières clés
  • Droit maritime
  • Droit portuaire
Droit des affaires Mention nationale
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
Oui, en M2Contrat d'apprentissage
Admission
Mon MasterLicence Droit privé
Matières clés
  • Droit des sociétés
Droit public Mention nationale
Durée / rythme
2 ans (bac +5)
Alternance
RareSurtout stage long
Admission
Mon MasterLicence Droit public
Matières clés
  • Contentieux administratif

Comment intégrer le Master Droit des espaces et des activités maritimes ?

L’accès au M1 se fait via la plateforme Mon Master, sur dossier de candidature (CV, lettre de motivation, diplômes et relevés de notes de L1, L2, L3). L’accès direct en M2 est possible sur validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les candidats déjà titulaires d’un M1 Droit.

Le master s’adresse en priorité aux titulaires d’une Licence Droit, générale ou équivalente. Il n’existe pas de prérequis obligatoire en droit maritime ou en anglais, mais un profil montrant un intérêt réel pour le secteur (stage, mobilité internationale, engagement associatif en lien avec la mer) est un atout dans l’examen des candidatures.

Licence d'origine Part des candidats Part des admis Taux d'accès indicatif
Licence Droit (générale)
~70 %
~60 %
faible
Licence Droit avec double compétence internationale
~20 %
~30 %
plus favorable
Autre profil (VAE, formation continue, reconversion)
~10 %
~10 %
variable
Ce master est une formation très spécialisée et de petite taille (une vingtaine de places en M1 comme en M2 dans chacune des universités qui le portent) : il n'existe pas de statistiques nationales détaillées et publiques sur l'origine précise des candidats. Les chiffres ci-dessus sont des estimations nationales fondées sur le profil des étudiants décrit par les universités qui délivrent ce diplôme. Les candidats ayant déjà une orientation internationale ou maritime dans leur licence (mobilité, double compétence, stage en lien avec le secteur) sont généralement mieux positionnés, sans que cela soit un prérequis obligatoire.

🔄 Passerelles
Les étudiants ayant validé un M1 Droit (toute mention) peuvent candidater directement en M2 de cette mention, sous réserve d’un dossier de candidature spécifique et, selon les universités, d’un entretien de motivation.

Comment se déroule la sélection ?

Les critères de sélection reposent sur trois axes. Sur le plan académique, les commissions examinent les résultats obtenus en licence, en particulier en droit international, droit des obligations ou droit public. Sur le plan du projet, la lettre de motivation doit montrer une motivation réelle et informée pour le secteur maritime, au-delà de l’attrait pour la mer en général. Sur le plan des compétences transversales, un bon niveau d’anglais est valorisé, l’ensemble du cursus comportant des enseignements d’anglais juridique et maritime.

Les dossiers évitant les formulations générales et démontrant une connaissance concrète des métiers visés (juriste maritime, courtier en assurances, gestionnaire de contrats portuaires) sont particulièrement appréciés par les directions de master.

Le programme du Master Droit des espaces et des activités maritimes

Le M1 comprend des matières fondamentales de droit maritime et de droit international privé, complétées par des enseignements de spécialisation (droit des entreprises en difficulté, histoire du droit maritime, arbitrage, géopolitique de la mer) et des matières transversales (anglais juridique, méthodologie de la recherche). Le second semestre introduit le droit public économique, les contrats spéciaux, le droit des assurances et un mémoire de recherche en droit maritime ou droit de la mer. Le M2 est entièrement dédié aux activités maritimes et portuaires : droit pénal de la mer, protection de l’environnement marin, droit portuaire, droit des pêches, droit des douanes, droit des transports et des assurances maritimes, ainsi qu’un module de culture maritime pluridisciplinaire (géomorphologie du littoral, biologie marine, énergies marines renouvelables). L’année se termine par un stage professionnel de deux à six mois donnant lieu à un rapport et à une soutenance.

Compétence Matières enseignées Progression
Droit maritime privé, commercial et pénal
  • Droit maritime
  • Droit des transports maritimes
  • Droit pénal de la mer
  • Droit maritime approfondi
M1 · S1-S2 Statut du navire, contrats de transport, contentieux maritime de base M2 · S3-S4 Approfondissement, droit pénal maritime et manutention portuaire
Droit public et régulation des espaces maritimes
  • Droit public économique
  • Droit portuaire
  • Droit du littoral
  • Droit international de la mer
  • Protection de l'environnement marin
M1 · S1-S2 Cadre juridique de l'action publique en mer et sur le littoral M2 · S3-S4 Droit portuaire approfondi, droit des pêches et de l'environnement marin
Assurances, contentieux et arbitrage maritimes
  • Droit des assurances
  • Assurances maritimes
  • Arbitrage, conciliation et médiation
  • Arbitrage maritime
M1 · S1-S2 Notions fondamentales du droit des assurances et des modes alternatifs de résolution des litiges M2 · S3-S4 Application aux sinistres et contentieux maritimes et portuaires
Compétences transversales et professionnalisation
  • Anglais juridique et maritime
  • Méthodologie de la recherche
  • Culture maritime (géomorphologie, biologie marine, énergies marines)
  • Mémoire de recherche et stage professionnel
M1 · S1-S2 Construction du mémoire de recherche et bases de l'anglais juridique M2 · S3-S4 Stage professionnel de deux à six mois avec rapport et soutenance

Alternance : selon les universités, le M2 peut être suivi en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Cette possibilité varie d’un établissement à l’autre : il est recommandé de vérifier cette information directement auprès de chaque université avant de candidater.

Le Master Droit des espaces et des activités maritimes est conçu comme une formation professionnalisante de bac+5 : la grande majorité des diplômés entrent directement sur le marché du travail à l’issue du M2. Certains choisissent néanmoins de prolonger leur parcours.

La poursuite la plus naturelle est le doctorat en droit, pour les étudiants souhaitant approfondir un sujet de recherche en droit maritime ou droit de la mer, souvent adossé aux laboratoires de recherche des universités qui portent ce master. Une partie des diplômés se tourne aussi vers les concours de la fonction publique maritime (administrateur des affaires maritimes, douanes, gendarmerie maritime), tandis que d’autres tentent l’examen du CRFPA pour devenir avocat, la spécialisation en droit maritime constituant un atout dans les cabinets spécialisés en droit des transports et de l’assurance.

Formation Durée Admission Sélectivité
Doctorat en droit
3 ans (bac +8) Contrat doctoral ou financement propre
Dossier + accord d'un directeur de thèse Souvent adossé à un laboratoire de recherche en droit maritime
Élevée
Concours de la fonction publique maritime
Préparation de 6 à 12 mois Administrateur des affaires maritimes, douanes, gendarmerie maritime
Concours écrit et oral Épreuves de culture juridique et maritime
Très élevée
CRFPA (accès à la profession d'avocat)
18 mois d'école d'avocats après l'examen Spécialisation possible en droit maritime en cabinet
Examen d'entrée écrit et oral Ouvert dès la licence, souvent tenté après le M2
Modérée à élevée

Si aucune de ces voies ne correspond à ton projet, il reste possible de te tourner vers une autre spécialisation en droit dès le M2 : le Master Droit des affaires pour un droit privé plus généraliste, ou le Master Droit public pour se concentrer sur le contentieux administratif, selon les passerelles proposées par chaque université.

Les secteurs d’activité accessibles couvrent les activités juridiques (conseil, expertise, avocat spécialisé), le transport maritime et côtier de fret, les assurances non-vie et l’administration publique générale (affaires maritimes, douanes).

Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : juriste d’entreprise ou de conseil dans le secteur maritime, juriste dans les ports, dans les énergies renouvelables en mer ou dans la sécurité maritime et portuaire, gestionnaire de projet ou de contrat (gestion des risques, gestionnaire de contrat d’assurance), mandataire ou courtier en assurances maritimes, ou chargé de mission dans des instances comme les comités régionaux des pêches ou les parcs naturels marins. Après un concours, l’accès à la fonction publique d’État, territoriale ou européenne (administrateur des affaires maritimes, douanes, gendarmerie) est également possible.

La rémunération d’un diplômé de ce master dépend fortement du secteur d’exercice (cabinet spécialisé, compagnie maritime, courtage d’assurance, administration) et de la structure qui recrute. Les postes en cabinet d’affaires spécialisé ou dans de grandes compagnies maritimes offrent généralement les rémunérations les plus attractives dès l’entrée.

Métier Début de carrière Avec expérience (3-5 ans)
Juriste en droit maritime
2 900 - 3 750 € brut/mois Plus de 4 500 € brut/mois
Courtier en assurances maritimes
2 000 - 2 500 € brut/mois Jusqu'à 3 300 € brut/mois

Où faire le Master Droit des espaces et des activités maritimes ?