Le Master Biodiversité, Écologie et Évolution (BEE) : programme, admission, débouchés
Le Master Biodiversité, Écologie et Évolution (BEE) est un diplôme national de niveau 7 (bac+5, 120 ECTS), enregistré au RNCP sous le code RNCP39185. Il est délivré par de nombreuses universités publiques françaises : Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay, Université de Toulouse, Université de Rennes, Université de Montpellier, Université Grenoble Alpes, Université Claude Bernard Lyon 1, entre autres.
Cette mention forme des scientifiques et des experts de la biodiversité, capables de comprendre et de résoudre les problématiques actuelles liées à l’écologie, à l’évolution et au fonctionnement du vivant, depuis l’échelle de l’individu jusqu’à celle de l’écosystème ou de la biosphère. Elle s’adresse aux étudiants titulaires d’une licence de Biologie, de Sciences de la Vie ou équivalence, sensibles aux enjeux du réchauffement climatique et de la transition écologique.
Le Master BEE se décline en de nombreux parcours selon les universités : écologie fonctionnelle et évolutive, écologie de la conservation et ingénierie écologique, approche écologique du paysage (parfois en apprentissage), évolution des génomes et des populations, gestion de la biodiversité, pollution chimique et gestion environnementale, ou encore agrosciences et territoires. Certains établissements proposent également une préparation à l’agrégation SV-STU au sein de la mention.
Diplôme national, le Master BEE confère les mêmes droits à tous ses titulaires quel que soit l’établissement qui l’a délivré. Il prépare aussi bien à la poursuite en doctorat qu’à une insertion professionnelle immédiate, avec un tronc commun de fondamentaux en première année (écologie évolutive, écologie fonctionnelle, méthodologie, modélisation, biostatistiques) suivi d’une spécialisation progressive en seconde année.
Questions fréquentes sur le Master Biodiversité, Écologie et Évolution
Qu'est-ce que le Master BEE ?
Le Master Biodiversité, Écologie et Évolution est un diplôme national de bac+5 qui forme des scientifiques et experts capables d’étudier la biodiversité, son évolution et son fonctionnement, de l’échelle individuelle jusqu’à celle de l’écosystème.
Quelle licence permet d'accéder au Master BEE ?
Une licence de Biologie, de Sciences de la Vie ou une licence équivalente (SVT, biologie-écologie) est généralement demandée. L’admission se fait via la plateforme Mon Master, sur dossier.
Quels parcours propose le Master BEE ?
Selon les universités, les parcours varient : écologie fonctionnelle et évolutive, écologie de la conservation, ingénierie écologique, évolution des génomes et des populations, gestion de la biodiversité, pollution chimique et gestion environnementale, ou approche écologique du paysage.
Le Master BEE est-il accessible en alternance ?
L’alternance reste minoritaire dans cette mention, mais certains parcours la proposent, notamment ceux orientés vers l’aménagement du paysage ou l’ingénierie écologique appliquée.
Quelle est la sélectivité du Master BEE ?
La sélectivité varie fortement selon les parcours et les établissements, notamment quand le nombre de places est faible au regard du nombre de candidatures (parfois moins de 10 places pour plusieurs centaines de candidats dans certains parcours de recherche).
Quels sont les débouchés du Master BEE ?
Les diplômés travaillent dans la recherche publique et privée, les bureaux d’études en environnement, les collectivités territoriales, les conservatoires, les parcs naturels, les administrations en charge de la biodiversité, ou les ONG de conservation.
Quel est le salaire après un Master BEE ?
En début de carrière, un ingénieur écologue ou chargé d’études biodiversité perçoit généralement entre 2 000 et 3 000 euros bruts par mois, selon la structure et la spécialisation.
Peut-on poursuivre en doctorat après le Master BEE ?
Oui, le Master BEE est une voie privilégiée vers le doctorat en écologie, évolution ou sciences de l’environnement, via un contrat doctoral, une convention CIFRE ou un financement d’organisme de recherche.
Quelles universités proposent le Master BEE ?
De nombreux établissements publics le proposent : Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay, Université de Toulouse, Rennes, Montpellier, Grenoble Alpes, Lyon 1, Bordeaux, entre autres.
Quelle différence entre le Master BEE et un Master Environnement ?
Le Master BEE se concentre sur les mécanismes écologiques et évolutifs de la biodiversité, alors que d’autres masters environnement (aménagement, agrosciences, géosciences) intègrent davantage de dimensions territoriales, agronomiques ou géologiques.
| Cette formation Master Biodiversité, Écologie, Évolution Master BEE | Master AETPF Agrosciences, environnement, territoires, paysage, forêt | Master Bio-Géosciences Biologie, géologie, environnement | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Oui, sur certains parcoursEx. AEP à Paris-Saclay |
Oui, selon parcoursEx. DyGiTer |
RareSurtout stages longs |
| Admission | Mon MasterLicence Biologie, SVTSélectivité variable (places limitées) |
Mon MasterLicence Biologie, agronomie, géographie |
Mon MasterLicence Biologie, géosciences, environnement |
| Matières clés |
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- Écologie évolutive
- Biostatistiques
- Agroécologie
- Paléontologie
Comment intégrer le Master Biodiversité, Écologie et Évolution ?
L’admission en M1 Biodiversité, Écologie et Évolution se fait via la plateforme Mon Master, sur dossier. Les candidats sont le plus souvent titulaires d’une licence de Biologie, de Sciences de la Vie ou d’une licence équivalente (SVT, biologie-écologie), avec un socle solide en écologie, évolution et statistiques.
La sélectivité est très hétérogène selon les universités et les parcours : certains parcours de recherche très spécialisés (au Muséum national d’Histoire naturelle par exemple) n’ouvrent que quelques places pour plusieurs centaines de candidatures, tandis que d’autres parcours plus larges affichent des capacités d’accueil plus importantes.
Une admission directe en M2 est également possible sur dossier pour les titulaires d’un autre Master 1 en biologie, écologie ou sciences de l’environnement, sous réserve de cohérence du parcours antérieur avec le parcours de M2 visé. La validation des acquis de l’expérience (VAE) est aussi une voie d’accès reconnue pour les professionnels en reprise d’études.
Comment se déroule la sélection ?
La commission d’admission examine chaque dossier selon trois grands axes.
Sur le plan académique, le jury observe la régularité et le niveau des résultats de licence, avec une attention particulière portée aux matières fondamentales (écologie, biologie évolutive, biostatistiques, modélisation).
Sur le plan du projet professionnel, la motivation pour les enjeux de biodiversité doit être étayée par des expériences concrètes : stage de terrain, engagement associatif naturaliste, participation à des inventaires ou projets de conservation. Un dossier qui articule clairement le parcours suivi, les expériences de terrain déjà acquises et le parcours de M2 visé est nettement plus convaincant qu’une candidature générique.
Sur le plan des compétences transversales, la maîtrise des outils de terrain (identification d’espèces, SIG), un bon niveau d’anglais scientifique et une solide capacité de rédaction (comptes rendus, rapports d’études) sont particulièrement valorisés, ces compétences étant mobilisées dès les premiers stages.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Licence Sciences de la Vie / SVT | Profil cible | ||
| Licence Biologie (parcours Écologie) | Profil cible | ||
| Autres licences (géosciences, agronomie, chimie...) | Accès sélectif |
Après l’admission en M1, l’accès au M2 se fait généralement de plein droit sous réserve de la validation du M1, avec un choix de parcours (recherche, ingénierie écologique, gestion de la biodiversité…) propre à chaque université.
Le programme du Master Biodiversité, Écologie et Évolution
Le programme du Master BEE se déroule sur quatre semestres pour un total de 120 ECTS. La première année pose un socle commun de fondamentaux en écologie évolutive, écologie fonctionnelle, méthodologie de terrain, modélisation et biostatistiques, complété par des unités au choix (écologie des milieux aquatiques, diversité des milieux terrestres, biodiversité végétale, conservation, écologie de la restauration, dynamique des populations, écologie du sol, SIG et télédétection). De nombreux stages de terrain sont organisés à travers la France dès le M1, suivis d’un stage de deux mois en laboratoire de recherche. La seconde année approfondit un parcours de spécialisation (écologie fonctionnelle et évolutive, écologie de la conservation et ingénierie écologique, évolution des génomes et des populations, gestion de la biodiversité, pollution chimique et gestion environnementale, ou approche écologique du paysage selon l’établissement), et se conclut par une alternance ou un stage long de cinq à six mois en laboratoire de recherche ou en entreprise.
- Écologie évolutive et fonctionnelle
- Génétique des populations
- Biologie de la conservation
- Méthodologie de terrain et échantillonnage
- SIG et télédétection
- Biostatistiques
- Modélisation des écosystèmes
- Analyse de données (R, SIG)
- Communication scientifique
- Anglais scientifique
- Gestion de projet
L’alternance reste minoritaire dans le Master BEE, mais certains parcours la proposent, en particulier ceux orientés vers l’ingénierie écologique appliquée ou l’aménagement du paysage. Elle permet de préparer un M2 en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, avec un rythme partagé entre l’université et une structure employeuse (bureau d’études, collectivité, conservatoire).
Quelles poursuites d'études après le Master BEE ?
Le Master BEE ouvre en priorité la voie du doctorat, pour les étudiants souhaitant s’orienter vers la recherche fondamentale ou appliquée en écologie, évolution ou sciences de l’environnement. Le contrat doctoral, la convention CIFRE ou un financement d’organisme de recherche (CNRS, INRAE, IRD, CIRAD) sont les voies de financement les plus fréquentes.
Une admission parallèle en école d’ingénieur (agronomie, environnement) est également possible pour les diplômés souhaitant renforcer leur profil technique, notamment via AgroParisTech, AgroSup ou les écoles du réseau Agro.
Enfin, des certifications complémentaires (SIG avancé, restauration écologique, gestion des zones humides) permettent d’affiner une spécialisation professionnelle sans nécessairement reprendre un cursus long.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat (thèse de recherche)
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3 ans (bac +8)
Contrat doctoral, CIFRE, financement d'organisme
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Dossier + entretien
École doctorale, validation d'un directeur de thèse
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Élevée |
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Diplôme d'ingénieur (admission parallèle)
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1 à 2 ans (bac +5/+6)
AgroParisTech, AgroSup, écoles d'agronomie
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Dossier + entretien
Parfois concours spécifique
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Modérée à élevée |
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Certifications complémentaires (SIG, restauration écologique)
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Quelques semaines à 1 an
Formation continue, certifications professionnelles
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Sur dossier
Organismes spécialisés
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Faible à modérée |
Quels débouchés après le Master Biodiversité, Écologie et Évolution ?
Les diplômés du Master BEE exercent principalement dans la recherche fondamentale et appliquée, au sein des laboratoires publics (universités, grandes écoles, MNHN, CNRS, IRD, CIRAD, INRAE) ou de certaines entreprises privées (environnement, phytosanitaire, agroalimentaire).
Une autre voie majeure est l’expertise scientifique en écologie et environnement, exercée au sein des administrations, collectivités locales et territoriales, conservatoires botaniques, parcs naturels, ou départements environnement de grandes entreprises et bureaux d’études (Ecosphere, Etamin, Vinci, Veolia, ENGIE, entre autres).
Concrètement, les métiers accessibles incluent : ingénieur d’études en recherche scientifique, coordinateur ou chargé de mission dans une structure de gestion de la biodiversité (conservatoires, parcs, réserves naturelles), chargé de mission en aménagement et gestion des territoires, chargé de mission en bureau d’études environnement, ou chargé de mission au sein d’ONG de conservation (UICN, WWF, LPO).
Quel salaire après un Master Biodiversité, Écologie et Évolution ?
Les rémunérations dans les métiers de la biodiversité restent modérées en début de carrière comparées à d’autres secteurs bac+5, mais progressent avec la spécialisation et l’expérience. Selon le CIDJ, un ingénieur écologue débutant perçoit généralement entre 2 500 et 3 000 euros bruts par mois, pour atteindre 3 000 à 3 800 euros bruts par mois avec quelques années d’expérience.
Pour un chargé de mission biodiversité en collectivité, conservatoire ou ONG, les rémunérations de début de carrière se situent plutôt entre 2 000 et 2 400 euros bruts par mois, selon les données sectorielles disponibles (France Travail, ESI Business School), avec une progression vers 2 500 à 3 200 euros bruts avec l’expérience.
Aucun taux d’insertion national vérifié n’est disponible spécifiquement pour cette mention à l’échelle de l’enquête SIES ; les chiffres ci-dessus reposent sur des données sectorielles de rémunération (CIDJ, France Travail) et non sur une enquête d’insertion officielle propre au Master BEE.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur écologue / chargé d'études biodiversité |
2 500 - 3 000 € brut/mois | 3 000 - 3 800 € brut/mois |
Chargé de mission biodiversité (collectivité, conservatoire, ONG) |
2 000 - 2 400 € brut/mois | 2 500 - 3 200 € brut/mois |
Où étudier le Master Biodiversité, Écologie et Évolution ?
Le Master BEE est enregistré au RNCP sous le code RNCP39185 et proposé par de nombreuses universités publiques françaises, chacune avec ses propres parcours de spécialisation.
Muséum national d’Histoire naturelle : parcours Écologie de la Conservation / Ingénierie écologique (Recherche & Expertise), Écologie Évolutive et Fonctionnelle, Systématique, Évolution, Paléontologie, Muséologie des sciences de la nature et de l’homme.
Sorbonne Université : parcours ECIRE (Écologie de la conservation, ingénierie écologique) et EEF / EPET / SEP.
Université Paris-Saclay : deux parcours de M1 (dont un Magistère), puis huit parcours de M2 dont Écologie Fonctionnelle et Évolutive (EFEV), Écologie de la Conservation, Ingénierie Écologique (ECIRE), Approche Écologique du Paysage (AEP, en apprentissage), Évolution des génomes, des populations et des espèces (EVOGEM), Biodiversité, Génomique et Environnement (BGE), et une préparation à l’agrégation SV-STU.
Université de Toulouse III – Paul Sabatier : parcours Gestion de la Biodiversité (GBI), Écologie et Évolution (EE), Écosystèmes et Anthropisation (EA), Géomatique pour l’Aménagement des Territoires et l’Écologie (GATE), Bioinformatique et Génomique Environnementale (BGE).
Université de Rennes : parcours Patrimoine Naturel et Biodiversité (PNB), Écologie Fonctionnelle, Comportementale et Évolutive (EFCE), Modélisation en Écologie (MODE).
Université de Montpellier : parcours Biodiversité végétale et Gestion des Écosystèmes Tropicaux (BioGET), Biologie Évolutive et Écologie (Darwin), Écologie et Gestion des Écosystèmes Naturels (EGEN), Quantitative Ecology and Evolution (IDIL).
Université Claude Bernard Lyon 1 : parcours Bioévaluation des écosystèmes et expertise de la biodiversité (BEEB, en initiale et en apprentissage), Écologie de l’Anthropocène (Eaube), Écologie, Évolution, Génomique (EEG), Génomique Environnementale (GE).
D’autres universités proposent également cette mention : Université de Bordeaux, Université Grenoble Alpes, Université d’Aix-Marseille, Université de Lille, Université de Bourgogne Europe, Université de Perpignan Via Domitia, Université d’Angers, Université de Tours, Université de Poitiers, Université de Brest, Université de La Réunion, Université de la Guyane, Université des Antilles, Institut National Polytechnique de Toulouse, Bordeaux Sciences Agro et l’Institut Agro.
