La licence Géographie et aménagement : matières, débouchés…
La licence Géographie et aménagement est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS), délivré par les universités publiques et enregistré au RNCP au niveau 6. Elle forme des profils capables de lire, analyser et aménager les territoires : dynamiques de population, mobilités, villes, milieux naturels, risques, politiques publiques locales.
Contrairement à ce que son nom laisse parfois penser, cette licence n’est pas un prolongement du cours d’histoire-géographie du lycée. Elle articule deux versants complémentaires : la géographie physique (climat, hydrologie, sols, paysages) et la géographie humaine (sociétés, économie, urbanisation), avec une entrée forte par l’aménagement du territoire et l’urbanisme.
La formation repose sur des outils très concrets : cartographie, systèmes d’information géographique (SIG), statistiques, enquêtes de terrain. Elle répond à des enjeux d’actualité forte, de la crise climatique aux transitions énergétiques en passant par les recompositions administratives des collectivités. Plus de cinquante universités sont accréditées pour délivrer ce diplôme.
📌 FAQ : Tout savoir sur la licence Géographie et aménagement
C'est quoi exactement la licence Géographie et aménagement ?
La licence Géographie et aménagement est un diplôme national de bac+3 (180 ECTS) délivré par les universités publiques et enregistré au RNCP au niveau 6. Elle articule deux dimensions : la géographie physique (climat, hydrologie, sols, paysages) et la géographie humaine (populations, mobilités, villes, économie), au service de l’analyse et de l’aménagement des territoires. Plus de cinquante universités sont accréditées pour la délivrer.
Quels profils de bacheliers sont recherchés ?
Le bac général est conseillé et les bacheliers généraux sont largement majoritaires. Les bacheliers technologiques et professionnels peuvent candidater et sont acceptés, mais ils restent minoritaires. Les attendus nationaux Parcoursup insistent sur la maîtrise de l’expression écrite et orale, la capacité à construire un raisonnement argumenté et l’intérêt pour les questions de société et d’environnement.
Quelles spécialités choisir au lycée ?
Aucune combinaison n’est imposée. Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques reste la spécialité la plus directement utile. Sciences économiques et sociales, mathématiques et sciences de la vie et de la Terre sont également bien valorisées, car la licence mobilise des statistiques, du traitement de données et des sciences de l’environnement. Les spécialités littéraires renforcent l’expression écrite, elle aussi très attendue.
Comment candidater à la licence Géographie et aménagement ?
La candidature se fait exclusivement via Parcoursup pour les néobacheliers. Il n’y a ni concours ni entretien : le dossier comprend les bulletins de première et de terminale, la fiche Avenir, la rubrique Activités et centres d’intérêt et le projet de formation motivé. La formation étant non sélective, une priorité d’accès s’applique aux candidats résidant dans le secteur géographique de référence, généralement l’académie.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui, la licence Géographie et aménagement est proposée uniquement dans des universités publiques. Seuls s’appliquent les droits d’inscription nationaux, autour de 175 à 180 euros par an, auxquels s’ajoute la CVEC. Les étudiants boursiers sont exonérés des droits d’inscription et de la CVEC.
Quelle est la sélectivité de la licence Géographie et aménagement ?
C’est une licence globalement accessible : dans la grande majorité des universités, la quasi-totalité des candidats reçoit une proposition d’admission. La pression est nettement plus forte sur trois cas de figure : les universités parisiennes, les doubles licences (Sorbonne Université comptait 1 547 candidats pour 20 places en géographie et archéologie en 2025) et les parcours à débouché identifié comme le portail option journalisme de l’Université de Lille, avec 2 056 candidats pour 60 places. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer université par université.
Quel est le programme de la licence Géographie et aménagement ?
Six semestres sur trois ans. Le tronc commun couvre la géographie humaine, la géographie physique, la cartographie et la sémiologie graphique, les systèmes d’information géographique, les statistiques, l’aménagement et l’urbanisme, le développement local, la méthodologie de l’enquête et l’anglais. Le terrain occupe une place importante, avec des sorties et des ateliers. La spécialisation intervient en L2 puis en L3 selon les parcours de chaque université : aménagement, environnement, géomatique, géographie sociale, métiers de l’enseignement.
Y a-t-il des stages ou de l'alternance ?
Un stage en milieu professionnel est prévu dans la plupart des universités, souvent en L2 ou en L3, parfois obligatoire. L’alternance figure bien parmi les voies d’accès prévues par la fiche RNCP, par contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, mais elle reste très peu répandue dans les faits sur les trois années de licence. Pour se former en alternance dans ce domaine, la voie la plus courante consiste à rejoindre une licence professionnelle après la L2.
Quels métiers après la licence Géographie et aménagement ?
À bac+3, la fiche RNCP cite l’assistant chef de projet en urbanisme, aménagement, environnement ou tourisme, l’agent de développement territorial, l’assistant d’analyses thématiques, le conseiller en développement local durable et l’agent de protection du patrimoine naturel. Après un master, la palette s’élargit à l’urbaniste, au chargé d’études en aménagement, au géomaticien, au chargé de mission environnement et aux métiers de l’enseignement et de la recherche.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
La licence est d’abord conçue comme un tremplin : selon le dispositif InserSup, 83 % des diplômés de licence générale de la promotion 2022 ont poursuivi leurs études l’année suivante. Les débouchés classiques sont les masters d’aménagement, d’urbanisme, de géomatique, de gestion de l’environnement ou de géographie, les masters MEEF pour l’enseignement, les licences professionnelles après la L2, les écoles spécialisées en sciences géographiques, ainsi que les IEP et les écoles en admission parallèle.
Licence Géographie et aménagement VS Licence Histoire/Géographie VS BTS MGTMN
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie dans les métiers du territoire
| Cette formation Licence Géographie et aménagement Université, sciences humaines et sociales | Licence Histoire/Géographie Université, cursus bidisciplinaire | BTS MGTMN Géomètre-topographe et modélisation numérique | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 3 ans (bac +3)Université · temps plein |
3 ans (bac +3)Université · temps plein |
2 ans (bac +2)Lycée ou CFA |
| Alternance | Prévue par le diplômeTrès rare en pratique, plutôt en L3Stage de terrain fréquent |
NonFormation initiale uniquement |
Oui, très répandueDès la 1re année |
| Admission | ParcoursupFormation non sélectiveBac général conseilléPriorité au secteur géographique |
ParcoursupBac généralPlaces souvent limitées |
ParcoursupFormation sélectiveBac général, STI2D, bac pro |
| Matières clés |
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- Géographie humaine et physique
- Cartographie et SIG
- Aménagement et urbanisme
- Histoire (4 périodes)
- Géographie humaine et physique
- Méthodologie et dissertation
- Topographie et mesures
- Modélisation numérique et BIM
- Droit foncier et urbanisme
Comment intégrer la licence Géographie et aménagement ? 🎯
La candidature se fait via Parcoursup. La licence Géographie et aménagement est une formation exclusivement publique, proposée uniquement dans les universités. Il n’existe pas de version privée sous ce label.
C’est une formation non sélective au sens de Parcoursup : il n’y a ni concours ni entretien, et l’université classe les candidatures sans pouvoir refuser les candidats tant qu’il reste des places. En contrepartie, une priorité d’accès est accordée aux candidats résidant dans le secteur géographique de référence, généralement l’académie. Un pourcentage maximum de candidats hors secteur est fixé par le recteur lorsque la formation est très demandée.
Le bac général est conseillé et concerne la très grande majorité des admis. Les bacheliers technologiques et professionnels peuvent candidater et sont admis chaque année, mais en nombre limité. Attention à un point important : contrairement aux BUT, aucun quota de places n’est réservé aux bacheliers technologiques dans les licences universitaires.
Les attendus nationaux publiés sur Parcoursup mentionnent systématiquement : de solides capacités d’expression écrite et orale, l’aptitude à comprendre finement des textes de toute nature, la capacité à construire un raisonnement argumenté et à synthétiser, un intérêt réel pour les questions de société, d’aménagement et d’environnement, ainsi qu’une aisance suffisante avec les chiffres et les outils numériques.
| Type de bac | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Bac général | ~85 % | ||
| Bac technologique | ~70 % | ||
| Bac professionnel | ~50 % |
🔄 Intégrer la licence Géographie et aménagement en cours de cursus
Des passerelles existent en L2 et en L3, sur dossier, via eCandidat ou les admissions parallèles selon les universités. Profils concernés : titulaires d’un BTS ou d’un BUT, étudiants de DEUST, élèves de classes préparatoires littéraires, étudiants en réorientation ayant validé 60 ou 120 ECTS. La validation des acquis de l’expérience est également ouverte pour les adultes en reprise d’études.
Comment se déroule la sélection ?
Puisque la formation n’est pas sélective, il n’y a pas de sélection au sens strict : les universités classent les candidatures et appellent les candidats dans l’ordre de ce classement, jusqu’à remplir leur capacité d’accueil. Comprendre ce classement reste donc utile, surtout dans les universités où les candidatures dépassent largement le nombre de places.
Sur le plan académique, les commissions regardent les résultats en histoire-géographie lorsque la spécialité a été suivie, mais aussi les notes de français, de philosophie, de mathématiques et de langue vivante. La régularité compte davantage que les pics : une moyenne stable sur les trois trimestres de terminale envoie un meilleur signal qu’un dossier en dents de scie.
Sur le plan de la cohérence du projet, le projet de formation motivé est examiné avec attention. C’est là que se joue une grande partie de la différence entre les candidats. Une lettre qui montre que l’on a compris la nature réelle de la licence, avec ses statistiques, ses SIG et son terrain, se distingue immédiatement de celles qui se contentent d’affirmer un goût pour les cartes ou pour les voyages.
Sur le plan des éléments extra-scolaires, la rubrique Activités et centres d’intérêt permet de valoriser un engagement associatif local, une participation à un conseil municipal de jeunes, une pratique de la randonnée ou de l’observation naturaliste, un intérêt pour la cartographie collaborative ou une expérience de bénévolat dans le patrimoine ou l’environnement. Ces éléments ne remplacent pas un bon dossier, mais ils crédibilisent le projet.
Un dernier point, souvent sous-estimé : la priorité académique. Candidater dans son académie de résidence augmente mécaniquement les chances d’obtenir une proposition. Si une université hors secteur t’intéresse fortement, il est prudent de l’accompagner de vœux dans ton académie.
Quel est le programme de la licence Géographie et aménagement ?
La licence se déroule sur six semestres et 180 ECTS. La première année est volontairement large et pose un socle commun : géographie humaine, géographie physique, cartographie, initiation aux statistiques, méthodologie universitaire et langue vivante. Beaucoup d’universités organisent la L1 sous forme de portail, parfois partagé avec l’histoire, la sociologie ou les sciences de l’environnement, ce qui permet de repousser le choix définitif à la fin de la première année.
La spécialisation s’installe en L2 puis s’affirme en L3, avec des parcours qui varient selon les universités : aménagement et urbanisme, environnement et risques, géomatique et SIG, géographie sociale ou de la santé, métiers de l’enseignement. La fiche RNCP nationale structure l’ensemble en huit blocs de compétences, dont trois sont spécifiques à la mention : produire du contenu à caractère géographique, produire des analyses spatiales en mobilisant les outils de la géographie et participer à la conception d’un projet de développement de territoire.
Deux dimensions font la spécificité de cette licence par rapport aux autres formations de sciences humaines. D’abord la place des outils techniques : la cartographie, les systèmes d’information géographique comme QGIS, le traitement statistique et parfois la télédétection sont enseignés en travaux pratiques dès les premiers semestres. Ensuite le terrain : sorties d’observation, enquêtes auprès d’habitants ou d’élus, ateliers de diagnostic territorial et, dans la plupart des universités, un stage en L2 ou en L3.
- Géographie humaine
- Géographie physique
- Méthodologie de l'enquête
- Dissertation et commentaire de documents
- Recherche documentaire et bibliographie
- Cartographie et sémiologie graphique
- Systèmes d'information géographique (SIG)
- Statistiques et traitement de données
- Télédétection et images satellites
- Topographie, hydrologie, climatologie
- Aménagement et urbanisme
- Développement local et politiques publiques
- Acteurs et gouvernance des territoires
- Gestion de projet et concertation
- Ateliers de terrain
- Traitement et sélection de sources
- Statistiques appliquées aux territoires
- Bureautique et bases de données
- Sécurité et gestion de l'information
- Expression écrite et orale
- Anglais de la géographie et de l'aménagement
- Note de synthèse et restitution
- Projet personnel et professionnel
- Stage en milieu professionnel
- Travail en équipe et en réseau
- Éthique et responsabilité environnementale
L'alternance est-elle possible en licence Géographie et aménagement ?
La réponse honnête est : en théorie oui, en pratique rarement. Voici ce qu’il faut savoir avant de construire son projet.
La fiche RNCP nationale de la licence Géographie et aménagement prévoit explicitement l’accès à la certification par contrat d’apprentissage et par contrat de professionnalisation, au même titre que la formation initiale, la formation continue et la validation des acquis de l’expérience. La possibilité juridique existe donc bien.
Dans les faits, les trois années se déroulent quasi systématiquement en formation initiale. Le volume de cours magistraux, la pluridisciplinarité du tronc commun et le calendrier universitaire rendent l’alternance difficile à organiser, en particulier en L1 et en L2. Quelques universités ouvrent une L3 en apprentissage sur des parcours professionnalisants précis, mais cela reste l’exception et il faut vérifier au cas par cas auprès de l’université visée.
La voie la plus sûre pour se former en alternance consiste à bifurquer vers une licence professionnelle après la L2. Les licences pro des métiers de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, de la cartographie et des SIG ou de la gestion de l’environnement se préparent fréquemment en apprentissage, sur un an. L’étudiant est salarié, perçoit une rémunération calculée en pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et sort avec une expérience professionnelle structurée.
Le stage, l’autre porte d’entrée vers le monde professionnel. La plupart des universités intègrent un stage en milieu professionnel en L2 ou en L3, parfois obligatoire avant l’entrée en troisième année. Les terrains d’accueil sont variés : services urbanisme de communes et d’intercommunalités, agences d’urbanisme, parcs naturels régionaux, bureaux d’études en aménagement, offices de tourisme, associations de développement local. C’est souvent là que se construit le projet de master.
Et pour l’apprentissage en master ? Les choses changent nettement après la licence. De nombreux masters d’aménagement, d’urbanisme, de géomatique ou de gestion de l’environnement proposent une voie en apprentissage en M1 et M2. Pour les recruteurs des collectivités et des bureaux d’études, un diplômé issu de l’alternance dispose d’une connaissance concrète du fonctionnement des acteurs publics, ce qui constitue un avantage réel sur le marché du travail.
Quelles poursuites d'études après la licence Géographie et aménagement ?
La licence Géographie et aménagement est avant tout conçue comme un tremplin vers le bac+5. C’est la logique même de la licence générale : selon le dispositif InserSup exploité par l’Insee, 83 % des diplômés de licence générale de la promotion 2022 ont poursuivi leurs études l’année suivante. La plupart des métiers du territoire se préparent effectivement au niveau master.
Le master universitaire est la voie la plus courante. Les mentions accessibles sont nombreuses et couvrent tout le spectre du territoire : master GAED (Géographie, aménagement, environnement et développement), master Urbanisme et aménagement, master Gestion des territoires et développement local, master Villes et environnements urbains (VEU), master Risques et environnement ou encore master Économie de l’environnement, de l’énergie et des transports. D’autres mentions très proches existent également, comme Géomatique, Géographie, Gestion de l’environnement, Transport, mobilités, réseaux, Géopolitique ou Droit de l’environnement et de l’urbanisme. Les candidatures passent par la plateforme Mon Master.
Les masters MEEF constituent la voie de l’enseignement. Le parcours second degré prépare au CAPES d’histoire-géographie, le parcours premier degré au concours de professeur des écoles. Attention sur ce point : le CAPES d’histoire-géographie exige un niveau solide dans les deux disciplines, ce qui suppose d’avoir maintenu de l’histoire dans son cursus ou de la travailler sérieusement en parallèle. Certaines universités proposent d’ailleurs un parcours de L3 spécifiquement orienté vers les métiers de l’enseignement.
La licence professionnelle représente une option souvent méconnue et pourtant très efficace. Accessible après la L2 sur dossier et entretien, elle se prépare en un an, fréquemment en alternance, dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la cartographie et des SIG ou de la gestion de l’environnement. Elle offre une insertion professionnelle nettement plus rapide que la L3 générale.
Les écoles spécialisées accueillent également les géographes, notamment dans les sciences géographiques, l’urbanisme, le paysage et l’environnement. Ces formations se préparent en bac+4 ou bac+5, en admission parallèle après la L2 ou la L3.
Enfin, les IEP et les écoles de commerce ouvrent leurs concours d’admission parallèle aux titulaires d’une licence, sur des parcours en politiques publiques, développement durable, immobilier ou management de projets territoriaux. Les écoles d’ingénieurs restent plus difficiles d’accès depuis une licence de sciences humaines, mais des passerelles existent pour les profils ayant approfondi la géomatique et les statistiques.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Master universitaire (aménagement, urbanisme, environnement, géomatique)
|
2 ans (bac +5)
M1 + M2
|
Mon Master, dossier
Notes de licence, lettre de motivation, projet professionnel
|
Modérée à élevée |
|
Master MEEF (enseignement)
|
2 ans (bac +5)
Prépare le CAPES histoire-géographie ou le concours de professeur des écoles
|
Mon Master, dossier
Puis concours national
|
Modérée à élevée |
|
Licence professionnelle (après la L2)
|
1 an (bac +3)
Aménagement du territoire, cartographie, SIG, gestion de l'environnement
|
Dossier + entretien
Alternance ou stage long possible
|
Modérée à élevée |
|
École spécialisée (sciences géographiques, urbanisme, environnement)
|
1 à 3 ans (bac +4/+5)
Admission parallèle après la L2 ou la L3
|
Dossier + entretien
Parfois épreuves écrites
|
Élevée |
|
IEP, école de commerce ou d'ingénieurs en admission parallèle
|
2 à 3 ans (bac +5)
Entrée en 2e, 3e ou 4e année selon l'école
|
Concours
Épreuves écrites, dossier et entretien
|
Très élevée |
Quels sont les débouchés après une licence Géographie et aménagement ?
Soyons clairs sur un point : cette licence prépare surtout à une poursuite d’études, et l’insertion directe à bac+3 reste possible mais limitée. À ce niveau, les postes accessibles relèvent principalement de l’assistanat et de la technicité, ou passent par les concours de la fonction publique territoriale : rédacteur territorial, technicien territorial, ou attaché territorial spécialité urbanisme et aménagement pour les profils de catégorie A.
La fiche RNCP nationale identifie précisément les emplois visés à la sortie du diplôme : assistant chef de projet dans l’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’environnement ou le tourisme, agent de développement territorial, assistant d’analyses thématiques en matière de développement territorial (alimentation, culture, habitat, mobilité, sport, urbanisme), conseiller en développement local durable et agent dans la protection du patrimoine naturel.
Les employeurs sont pour l’essentiel des collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements, régions), des agences d’urbanisme, des bureaux d’études en aménagement et en environnement, des parcs naturels régionaux, des opérateurs de l’État, des associations de développement local, ainsi que des entreprises privées dont l’activité a une forte dimension territoriale, dans l’immobilier, l’énergie, les transports ou la distribution.
Les secteurs accessibles couvrent l’urbanisme, l’environnement, l’architecture & construction, le tourisme, la gestion de l’eau, l’immobilier, l’enseignement et la recherche.
Après un master, la palette de métiers s’élargit considérablement. On retrouve notamment urbaniste, chargé d’études en aménagement, géomaticien, chef de projet développement territorial, chargé de mission environnement ou transition écologique, chargé de mission mobilités, cartographe, chef de projet SIG, chargé d’études en géomarketing, consultant en risques naturels, professeur d’histoire-géographie ou enseignant-chercheur. Des passerelles plus latérales mènent aussi vers des métiers comme paysagiste, architecte, promoteur immobilier, data analyst pour les profils très à l’aise avec les données spatiales, ou chargé de communication en collectivité.
Quels salaires peut-on espérer après une licence Géographie et aménagement ?
Les rémunérations dépendent fortement du niveau atteint, du statut et de l’employeur. À bac+3, les postes accessibles sont surtout des postes d’assistanat ou de technicien, souvent en contrat à durée déterminée dans les collectivités, avec des salaires proches du plancher de la fonction publique territoriale. Les progressions les plus nettes interviennent après un master, avec l’accès aux postes de chargé d’études et de chef de projet. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et proviennent des observatoires métiers publics et spécialisés.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Agent de développement local |
1 800 - 2 400 € brut/mois | 2 500 - 3 200 € brut/mois |
Chargé de mission développement territorial |
1 900 - 2 500 € brut/mois | 2 500 - 3 500 € brut/mois |
Géomaticien, technicien SIG |
1 800 - 2 500 € brut/mois | 2 700 - 3 500 € brut/mois |
Urbaniste (après un master) |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 2 800 - 3 200 € brut/mois |
Quels établissements proposent une licence Géographie et aménagement ?
Chaque université est autonome sur ses parcours de L2 et de L3, son organisation en portail, son niveau de sélectivité et ses modalités de stage. Retrouve les pages détaillées : chiffres Parcoursup locaux, programme, parcours disponibles, conditions de stage.
