Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants français franchissent la frontière pour s’inscrire dans une université belge. Frais d’inscription modérés, offre de formation reconnue, qualité de vie et proximité géographique : étudier en Belgique francophone présente des atouts concrets pour les lycéens et étudiants à la recherche d’une alternative à l’enseignement supérieur français. Tour d’horizon de ce que représente concrètement ce choix, des démarches d’inscription aux conditions de vie sur place.
Par Félix Guillaume
Peut-on étudier gratuitement en Belgique en tant qu'étudiant français ?
Non, les études ne sont pas gratuites en Belgique. Les frais d’inscription, appelés minerval, s’élèvent généralement entre 835 et 900 euros par an pour un étudiant ressortissant de l’Union européenne. Des réductions existent pour les étudiants à revenus modestes.
Un étudiant français peut-il conserver sa bourse CROUS en étudiant en Belgique ?
Oui, sous conditions. L’étudiant doit être inscrit dans un établissement reconnu et contacter son CROUS de rattachement avant le départ pour valider son éligibilité. La démarche n’est pas automatique.
Faut-il un visa pour étudier en Belgique en tant que Français ?
Non. En tant que ressortissant de l’Union européenne, un étudiant français n’a pas besoin de visa pour s’installer en Belgique. Une simple carte nationale d’identité française suffit. Il devra néanmoins s’enregistrer auprès de la commune de résidence pour un séjour supérieur à trois mois.
Combien d'heures un étudiant peut-il travailler en Belgique ?
Un étudiant peut travailler jusqu’à 600 heures par année civile sous le régime du contrat d’occupation d’étudiant, avec des cotisations sociales réduites. Au-delà de ce seuil, les cotisations normales s’appliquent.
Est-il possible d'étudier la médecine en Belgique en tant qu'étudiant français ?
Oui. L’accès aux études de médecine est conditionné à la réussite d’un examen d’entrée organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, ouvert aux ressortissants de l’UE. Un quota limite toutefois le nombre d’étudiants non résidents admis.
Quel est le coût d'un kot en Belgique ?
Le loyer d’un kot varie entre 300 et 500 euros par mois dans les villes universitaires de province (Louvain-la-Neuve, Liège, Namur), et entre 400 et 700 euros à Bruxelles, selon la superficie et les prestations.
Quel est le budget mensuel d'un étudiant en Belgique ?
En tenant compte du logement, de l’alimentation, du transport et des loisirs, le budget mensuel d’un étudiant en Belgique est estimé entre 900 et 1 300 euros par mois selon la ville et le mode de vie.
Comment trouver un logement étudiant en Belgique ?
Il est recommandé de contacter le service logement de l’université dès l’obtention de l’admission. Les résidences universitaires proposent des tarifs avantageux, mais les places sont limitées. Les kots privés se trouvent via les sites des associations étudiantes locales et les plateformes d’annonces belges.
Les étudiants français peuvent-ils bénéficier d'aides financières belges ?
L’accès aux allocations d’études belges est en principe soumis à des conditions de résidence. Les étudiants français nouvellement arrivés n’y sont généralement pas éligibles dès la première année. Certains établissements disposent toutefois de fonds sociaux propres ouverts à tous.
Pourquoi choisir la Belgique pour ses études ?
La Belgique séduit par la qualité de ses universités, la proximité géographique et linguistique avec la France, des frais d’inscription plus modérés qu’en Europe du Nord, et l’accès à des filières sélectives (médecine, kinésithérapie) via des examens d’entrée spécifiques.
La Belgique attire chaque année un nombre significatif d’étudiants étrangers, dont une part importante de Français. Plusieurs facteurs expliquent cet attrait persistant.
La proximité géographique et linguistique est le premier d’entre eux. La Belgique francophone, qui regroupe Bruxelles et la Wallonie, partage la langue française avec la France et se trouve à moins de deux heures de train de Paris pour les villes du nord. Cette accessibilité rend le projet d’études à l’étranger moins complexe à organiser qu’un départ vers un pays anglophone ou non européen.
L’offre universitaire constitue un second attrait. Les universités belges francophones bénéficient d’une reconnaissance internationale solide, notamment dans des domaines comme la médecine, le droit, les sciences politiques ou les sciences humaines. Des établissements comme l’Université catholique de Louvain (UCLouvain), l’Université libre de Bruxelles (ULB) ou l’Université de Liège figurent régulièrement dans les classements mondiaux.
Enfin, l’accès à certaines filières contingentées en France, comme la médecine ou la kinésithérapie, constitue une motivation fréquente. En Belgique, les études de médecine sont accessibles via un examen d’entrée spécifique et non par Parcoursup, ce qui représente une voie différente pour ceux qui n’ont pas obtenu satisfaction dans le système français.
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L’Université catholique de Louvain (UCLouvain) est l’une des plus grandes universités francophones d’Europe. Installée principalement à Louvain-la-Neuve, elle propose une offre de formation complète dans l’ensemble des disciplines, du droit aux sciences de la santé en passant par les sciences humaines, l’ingénierie et la gestion. Elle accueille chaque année plus de 30 000 étudiants, dont une proportion significative d’internationaux.
L’Université libre de Bruxelles (ULB) est un établissement laïc situé dans la capitale belge. Fondée sur le principe du libre examen, elle est reconnue pour ses formations en droit, en médecine, en sciences politiques et en philosophie. Membre de plusieurs réseaux universitaires européens, l’ULB est particulièrement active en matière de recherche internationale.
L’Université de Liège (ULiège) est implantée dans la troisième ville de Belgique. Elle propose une offre couvrant les sciences, les lettres, le droit, la médecine et les sciences appliquées. Sa faculté de médecine vétérinaire et son cursus en sciences de l’ingénieur sont particulièrement réputés.
L’Université de Namur (UNamur) est un établissement de taille plus modeste, d’orientation catholique, réputé pour ses formations en sciences, en informatique, en droit et en philosophie.
L’Université de Mons (UMons) propose des formations en sciences humaines, en ingénierie, en architecture et en médecine. Sa localisation, à moins d’une heure de Paris en train, en fait un point d’accès aisé pour les étudiants du nord de la France.
Au-delà des universités, la Belgique dispose d’un réseau dense de hautes écoles proposant des formations courtes et professionnalisantes, ainsi que d’écoles supérieures des arts reconnues dans les domaines du design, de la musique, de l’architecture et des arts de la scène.
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La question des frais d’inscription en Belgique est centrale pour tout étudiant envisageant de partir. Le système est structuré selon le profil de l’étudiant.
Pour les étudiants français et plus largement pour les ressortissants de l’Union européenne, les frais d’inscription dans les universités belges francophones sont encadrés par la réglementation de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le montant du minerval (terme désignant les frais d’inscription en Belgique) varie selon le niveau d’études et le statut de l’étudiant.
Pour l’année académique 2025-2026, les frais d’inscription dans les universités publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles se situent généralement entre 835 et 900 euros pour un étudiant ressortissant de l’UE non boursier. Ce montant est nettement supérieur aux droits d’inscription français, fixés à 170 euros en licence et 243 euros en master, mais reste bien inférieur aux frais pratiqués dans de nombreux autres pays européens.
Des réductions significatives existent pour les étudiants boursiers ou à revenus modestes. Le minerval peut être réduit à un montant symbolique pour les étudiants dont la situation financière le justifie, selon des critères définis par chaque établissement et par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour les étudiants originaires de pays hors UE, les frais d’inscription sont différents et généralement plus élevés. Ils varient selon l’établissement, la filière et les accords éventuels entre la Belgique et le pays d’origine de l’étudiant. Des frais complémentaires peuvent s’appliquer pour certains programmes, notamment dans les filières de santé ou dans les formations contingentées.
Au-delà des frais d’inscription, le budget mensuel d’un étudiant en Belgique dépend fortement de la ville d’implantation et du mode de logement choisi.
Le logement constitue le poste de dépense le plus important. À Bruxelles, le marché locatif est tendu et les prix sont relativement élevés. Une chambre en kot (terme désignant une chambre meublée louée à un étudiant) se négocie généralement entre 400 et 700 euros par mois dans la capitale, selon la superficie et les prestations incluses.
Dans des villes universitaires comme Louvain-la-Neuve, Liège ou Namur, les loyers sont plus accessibles. Une chambre en kot se loue entre 300 et 500 euros par mois en moyenne, charges comprises ou non selon les propriétaires.
Les résidences universitaires publiques ou associées aux établissements proposent des tarifs généralement inférieurs, mais les places sont limitées et la demande reste forte. Il est conseillé d’effectuer les démarches de logement le plus tôt possible, dès l’obtention de l’admission.
Le budget alimentation est estimé entre 200 et 350 euros par mois pour un étudiant cuisinant lui-même. Les restaurants universitaires proposent des repas à des tarifs subventionnés.
En matière de transport, la Belgique dispose d’un réseau ferroviaire dense géré par la SNCB. Les étudiants bénéficient de tarifs réduits sur les trajets en train. À Bruxelles, la Stib (réseau de transport en commun bruxellois) propose également des abonnements étudiants avantageux.
En tenant compte de l’ensemble des postes de dépense (logement, alimentation, transport, loisirs, assurance), le budget mensuel d’un étudiant en Belgique est estimé entre 900 et 1 300 euros par mois selon la ville et le mode de vie.
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De nombreux étudiants complètent leur budget en exerçant une activité salariée à côté de leurs études. En Belgique, le cadre légal du job étudiant est précisément défini.
En Belgique, les étudiants peuvent travailler jusqu’à 600 heures par année civile sous un régime spécifique de cotisations sociales réduites, appelé contrat d’occupation d’étudiant ou « jobiste ». Au-delà de ce quota, les cotisations sociales normales s’appliquent.
Ce plafond de 600 heures représente en pratique un peu plus de 11 heures par semaine sur une année complète, ou une activité plus intensive concentrée sur les périodes de vacances.
Un étudiant français souhaitant travailler en Belgique doit s’inscrire à la commune de résidence belge et obtenir un certificat d’inscription au registre des étrangers (CIRE). Cette démarche est nécessaire pour l’ouverture d’un compte bancaire belge et pour exercer une activité salariée en règle.
Les étudiants français partant étudier en Belgique peuvent, sous conditions, continuer à bénéficier de leur bourse sur critères sociaux (BCS) versée par le CROUS. Cette possibilité est encadrée par des règles précises : l’étudiant doit être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu en Belgique et respecter les conditions habituelles d’attribution des bourses françaises.
Il est impératif de contacter son CROUS de rattachement avant le départ pour vérifier l’éligibilité et les modalités de versement. La bourse française n’est pas automatiquement transférable et nécessite une démarche proactive de l’étudiant.
En Belgique, le système d’aide sociale pour les étudiants est géré par les communautés et les établissements. L’accès aux aides financières belges (allocations d’études de la Fédération Wallonie-Bruxelles) est en principe réservé aux étudiants qui remplissent certaines conditions de nationalité ou de résidence. Les étudiants français fraîchement arrivés ne peuvent généralement pas en bénéficier dès leur première année.
Certains établissements disposent en revanche de fonds sociaux propres permettant d’accorder une aide ponctuelle aux étudiants en difficulté, quelle que soit leur nationalité.
Les étudiants français partant en Belgique perdent généralement le bénéfice des aides au logement versées par la CAF (APL, ALS), ces aides étant conditionnées à une résidence sur le territoire français. De même, la garantie Visale, dispositif de cautionnement locatif proposé par Action Logement, n’est pas applicable pour un logement à l’étranger.
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Se préparer à partir étudier en Belgique implique d’anticiper plusieurs démarches administratives.
La procédure d’inscription varie selon les établissements et les filières. Contrairement à la France et à Parcoursup, il n’existe pas en Belgique de plateforme nationale centralisée pour l’accès à l’enseignement supérieur. Chaque université gère ses propres inscriptions et les calendriers de dépôt de dossier lui sont propres. Il est indispensable de se référer directement aux sites officiels des établissements visés.
Pour certaines filières contingentées comme la médecine ou la kinésithérapie, un examen d’entrée spécifique est organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cet examen se tient en général deux fois par an (en juin et en septembre) et conditionne l’accès à ces études.
Les étudiants français partant en Belgique doivent s’assurer d’être correctement couverts pour leurs frais de santé. La carte européenne d’assurance maladie (CEAM) permet une prise en charge temporaire lors de séjours dans un autre pays de l’UE, mais elle n’est pas adaptée à un séjour d’études de longue durée.
Pour une inscription de plus de trois mois en Belgique, il est recommandé de s’affilier à une mutualité belge, qui assure la prise en charge des soins de santé selon les règles belges. Cette démarche est accessible aux ressortissants de l’UE.
Un étudiant résidant plus de trois mois en Belgique est tenu de se déclarer auprès de la commune de son lieu de résidence. Cette démarche permet d’obtenir les documents nécessaires pour ouvrir un compte bancaire, travailler légalement et accéder à certains services locaux.
La médecine et la kinésithérapie constituent deux filières qui attirent spécifiquement des étudiants français en Belgique, souvent après un résultat insuffisant aux concours ou à Parcoursup en France.
En Belgique, l’accès aux études de médecine pour les étrangers est conditionné à la réussite d’un examen d’entrée organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cet examen, qui teste les connaissances scientifiques et les aptitudes des candidats, est ouvert à tous les ressortissants de l’UE sans condition de nationalité. Un numerus clausus belge limite néanmoins le nombre d’admis pour les étudiants non résidents en Belgique, afin d’encadrer le phénomène de retour massif vers la France à l’issue des études.
La kinésithérapie fait l’objet d’une procédure similaire, avec un examen d’entrée ou des épreuves de sélection selon l’établissement.
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Etudier en Belgique est un projet accessible mais qui demande une préparation rigoureuse. Les principaux points à anticiper sont les suivants : l’inscription directement auprès de l’université choisie, la question de la bourse française et de son maintien à l’étranger, la recherche d’un logement (kot ou résidence) suffisamment en amont, les démarches de domiciliation et d’affiliation à une mutualité belge, et enfin la compréhension du cadre légal du travail étudiant.
La proximité avec la France, la qualité des formations et le coût de la vie globalement maîtrisé font de la Belgique une destination crédible et sérieuse pour les étudiants qui envisagent de poursuivre leurs études hors de France.
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Crédit : Unsplash
