Devenir Affréteur : missions, salaire…
Tu aimes négocier, organiser et relever des défis logistiques ? Le métier d’affréteur (ou affréteuse) est-il fait pour toi ? Quelles sont ses missions au quotidien, les compétences clés à développer et le salaire à l’embauche puis après quelques années ? Et surtout : quelles études choisir (BTS GTLA, BUT, licence pro, master, alternance) pour te lancer ?
Dans ce guide, on répond à toutes tes questions et on t’équipe avec nos outils gratuits : passe le Test des métiers pour vérifier ton goût pour la négociation et l’organisation, pose tes questions à Thotis.IA, et explore nos ressources sur le secteur Commerce & Vente.
Suis-je fait pour devenir affréteur ?
Retire tes doutes en faisant notre Test des métiers !
Quel niveau d’études faut-il viser pour devenir affréteur ?
Le niveau le plus courant est bac +2, avec le BTS GTLA (Gestion des transports et logistique associée), qui reste la voie de référence. Un bac +3 (BUT MLT ou licence professionnelle en logistique) facilite l’accès à l’affrètement international et aux responsabilités. Enfin, un bac +5 en supply chain ou en commerce international ouvre la voie au management d’une équipe d’affrètement.
Quelles formations post-bac sont les plus adaptées pour devenir affréteur ?
Le BTS GTLA est la formation de référence. Le BUT MLT (Management de la logistique et des transports), le BTS Commerce international et les licences professionnelles en logistique et transport sont aussi très adaptés. Les titres professionnels d’exploitant en transport ou d’organisateur de transports aériens et maritimes constituent une autre porte d’entrée.
L’alternance est-elle possible et recommandée pour se former au métier d’affréteur ?
Oui, l’alternance est fortement recommandée. Elle est proposée en BTS GTLA, en BUT, en licence professionnelle et en master. Chez un transporteur ou un commissionnaire, tu apprends à chiffrer un transport, à négocier avec les sous-traitants et à utiliser un TMS. Ainsi, tu sors diplômé avec un réseau et une vraie expérience, souvent demandée à l’embauche.
Quelles compétences sont indispensables pour réussir comme affréteur ?
L’affréteur doit avoir un vrai sens de la négociation, avec ses clients comme avec les transporteurs. Il maîtrise la réglementation du transport, les Incoterms, la géographie et le chiffrage des prix. De plus, il utilise au quotidien Excel et les logiciels de gestion des transports (TMS). Enfin, la rigueur, la réactivité et le calme face aux imprévus sont indispensables.
Quelle est la différence entre affréteur, agent de transit et responsable d’exploitation transport ?
L’affréteur achète des capacités de transport auprès de transporteurs pour acheminer les marchandises de ses clients, en cherchant la meilleure marge. L’agent de transit gère surtout les formalités douanières et documentaires des opérations import et export. Enfin, le responsable d’exploitation transport pilote la flotte de camions et les conducteurs de sa propre entreprise.
Quels sont les débouchés pour un affréteur ?
L’affréteur travaille chez un commissionnaire de transport, dans une entreprise de transport routier, un groupe logistique, chez un courtier maritime ou au service transport d’un industriel. Avec l’expérience, il devient chef de groupe affrètement, responsable d’exploitation ou responsable d’agence transport.
Quel est le salaire d’un affréteur ?
En début de carrière, un affréteur gagne entre 1 800 € et 2 100 € nets par mois. Après quelques années, il atteint 2 100 € à 2 600 € nets. Un profil senior ou spécialisé (international, matières dangereuses, fret aérien) peut viser 2 600 € à 3 200 € nets. Une part variable liée à la marge complète souvent le fixe.
La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable pour devenir affréteur ?
Oui, l’anglais est très important, surtout dans l’affrètement international, maritime ou aérien. L’affréteur échange avec des transporteurs et des clients étrangers et négocie des tarifs en anglais. Une deuxième langue (espagnol, allemand, polonais) est un vrai atout dans le transport routier européen.
Dans quels secteurs peut travailler un affréteur ?
L’affréteur exerce surtout dans le transport routier de marchandises, le fret maritime, le fret aérien, le ferroviaire et le fluvial. Il peut aussi travailler pour la grande distribution, l’industrie, l’agroalimentaire, l’énergie ou le e-commerce, dont les flux de marchandises sont importants.
Quel est le rythme de travail d’un affréteur ?
L’affréteur travaille généralement 35 à 39 heures par semaine, avec des journées qui commencent souvent tôt. Le rythme est soutenu : les demandes arrivent en continu et doivent être traitées vite. De plus, il gère de nombreux imprévus (panne, retard, marchandise refusée). Certaines entreprises organisent des permanences le samedi.
L’affréteur organise le transport de marchandises pour le compte de ses clients. Il ne possède pas forcément de camions : il achète des capacités de transport auprès de transporteurs sous-traitants, par la route, la mer, l’air, le rail ou le fleuve. Son objectif est simple : livrer à temps, au bon prix, avec la meilleure marge possible.
Concrètement, il recueille la demande du client (type de marchandise, volume, délai, destination) et établit une cotation. Ensuite, il recherche le transporteur le plus adapté, négocie le tarif et confirme l’affrètement. Pour cela, il s’appuie sur un TMS (logiciel de gestion des transports) et sur les bourses de fret, ces plateformes où se rencontrent offres et demandes de transport.
Enfin, il suit chaque opération jusqu’à la livraison. Il contrôle les documents de transport, vérifie le respect de la réglementation et gère les litiges (retard, avarie, colis manquant). Il assure aussi une veille sur son marché : prix du carburant, concurrence, nouveaux transporteurs.
En début de carrière, un affréteur perçoit généralement entre 1 800 € et 2 100 € nets par mois. Le salaire dépend de la classification prévue par la convention collective des transports routiers. En région parisienne, il est souvent un peu plus élevé.
Avec trois à sept ans d’expérience, le salaire atteint 2 100 € à 2 600 € nets. Un affréteur senior, qui gère un gros portefeuille clients ou se spécialise dans l’international, les matières dangereuses ou le fret aérien, peut ensuite viser 2 600 € à 3 200 € nets.
Plusieurs éléments complètent le fixe. La part variable, calculée sur la marge ou le volume réalisé, est fréquente dans le métier. De plus, la convention prévoit une prime d’ancienneté et certaines entreprises versent un 13e mois. Enfin, en alternance, l’apprenti touche un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation.
Évolution des salaires dans le temps · Affréteur
Secteur privé · France · Salaire net mensuel · 5 ans
Sources : INSEE Base Tous Salariés 2023, séries longues · France Travail ROME 4.0 v60 (N1201) · Évolutions en euros courants.
La journée d’un affréteur commence tôt. Il consulte d’abord le suivi des camions partis la veille et les mails reçus pendant la nuit. Un chauffeur signale un retard, un client confirme une commande urgente, un transporteur annule un départ. Avant 9 heures, il a souvent déjà trouvé deux ou trois solutions de remplacement.
En journée, le téléphone sonne sans arrêt. Il répond aux demandes de cotation, consulte les bourses de fret et négocie avec les transporteurs pour remplir les camions au meilleur prix. Entre deux appels, il saisit les ordres de transport dans le TMS et informe les clients de l’avancement des livraisons.
En fin de journée, il prépare les chargements du lendemain et vérifie la rentabilité de ses dossiers. Les imprévus rythment le métier : une panne, un accident ou une grève peuvent tout remettre en cause. Cependant, la satisfaction de trouver une solution en urgence rend ce poste très stimulant.
L’affréteur peut d’abord se spécialiser. Il se positionne sur l’affrètement international, le fret maritime ou aérien, le transport frigorifique ou les matières dangereuses. Cette expertise rare lui permet de gérer des clients plus exigeants et d’augmenter sa rémunération.
Il peut aussi évoluer vers des postes à responsabilité. Après quelques années, il devient chef de groupe affrètement et encadre une équipe d’affréteurs. D’autres options s’offrent à lui : responsable d’exploitation transport, responsable d’agence transport et logistique ou responsable logistique.
Enfin, certains deviennent acheteur transport chez un industriel, consultant en logistique ou formateur. D’autres créent leur propre société de commission de transport, ce qui demande une inscription au registre des commissionnaires.
Chez un commissionnaire de transport, l’affréteur ne dispose d’aucun camion en propre. Il sous-traite tous les transports et vit de sa marge. La négociation est au cœur du poste.
Dans une entreprise de transport routier, il complète la flotte de la société. Lorsque les camions maison sont pleins, il fait appel à des confrères pour ne refuser aucune commande.
Au sein d’un groupe logistique ou du service transport d’un industriel, il organise les flux vers les clients et les magasins. Les volumes sont importants et l’optimisation des coûts est essentielle.
Dans le maritime ou l’aérien, enfin, il affrète des navires, des conteneurs ou de l’espace en soute, dans un environnement très international.
Le transport de marchandises est un maillon essentiel de l’économie. Le développement du e-commerce, la hausse des coûts de l’énergie et les exigences environnementales transforment le secteur. Ainsi, les entreprises cherchent à mieux remplir leurs camions, à limiter les trajets à vide et à réduire leurs émissions de CO2.
L’intelligence artificielle change déjà le quotidien de l’affréteur. Des algorithmes proposent un prix de transport en quelques secondes, des plateformes mettent automatiquement en relation chargeurs et transporteurs, et des outils de suivi anticipent les retards. Par conséquent, l’affréteur gagne du temps sur la cotation et la recherche de capacités.
En revanche, l’IA ne remplace ni la négociation ni la gestion de crise. Face à un camion bloqué à une frontière ou à un client mécontent, l’affréteur apporte son réseau et sa réactivité. Il s’appuie donc sur l’IA pour gagner en rapidité, tout en misant sur la relation de confiance.
Le BTS GTLA (Gestion des transports et logistique associée) reste la voie la plus directe pour devenir affréteur. Il forme à l’organisation des transports, à la réglementation et au chiffrage. Le BTS Commerce international constitue aussi une bonne option si tu vises l’affrètement maritime ou aérien. Après un bac pro Organisation de transport de marchandises, ces BTS sont une suite logique.
À bac +3, le BUT MLT (Management de la logistique et des transports) approfondit la gestion des flux et le management. Le BUT QLIO (Qualité, logistique industrielle et organisation) est une alternative intéressante côté industrie. Les licences professionnelles en logistique et transport permettent aussi de se spécialiser après un bac +2.
À bac +5, le master Management et commerce international, le master Économie de l’environnement, de l’énergie et des transports ou un master Gestion de production, logistique et achats ouvrent vers les postes de chef de groupe affrètement ou de responsable supply chain. L’alternance est vivement recommandée à tous les niveaux : elle te forme aux outils du métier et t’aide à construire ton réseau.
Tu trouveras d’autres formations et métiers proches sur notre page dédiée au secteur Commerce & Vente.
