Budget étudiant moyen en France : combien faut-il prévoir par ville ?

Le budget mensuel d’un étudiant en France dépasse désormais 1 000 euros dans chaque ville universitaire du pays, sans exception. Entre loyers en hausse, transports en commun coûteux et inflation alimentaire, les dépenses varient du simple au double selon la ville choisie. Thotis fait le point sur le budget étudiant moyen par ville, les principaux postes de dépenses et les aides disponibles pour préparer au mieux sa rentrée.

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Budget étudiant en France en 2025 : les grands chiffres

Le coût de la vie étudiante a progressé de 4,12% en un an selon le classement annuel de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) publié en août 2025, qui porte sur les 47 plus grandes villes universitaires françaises. Cette hausse est deux fois supérieure à celle enregistrée l’année précédente. Fait marquant : pour la première fois, plus aucune ville universitaire française ne se situe sous le seuil de 1 000 euros mensuels.

À Paris, ville la plus chère, un étudiant doit prévoir en moyenne 1 626,76 euros par mois pour couvrir l’ensemble de ses dépenses. À Limoges, ville la moins onéreuse du classement, ce montant s’élève à 1 073,06 euros. L’écart entre les deux extrêmes dépasse 550 euros mensuels, soit plus de 6 600 euros sur une année universitaire de dix mois.

De son côté, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) chiffre le coût total de la rentrée étudiante 2025 à 3 227 euros, en incluant les frais spécifiques de rentrée ainsi que les dépenses courantes du premier mois. Ce chiffre recouvre les frais d’inscription, la CVEC (105 euros pour 2025-2026), l’équipement et les premières charges fixes.

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Le logement, premier poste du budget étudiant par mois

Le logement constitue de loin la dépense la plus lourde dans le budget mensuel étudiant. Plus de 60% des étudiants sont décohabitants, c’est-à-dire qu’ils ne vivent plus chez leurs parents. Pour eux, le loyer représente en moyenne 60% du budget mensuel total. La moindre augmentation de loyer a un effet immédiat sur leur reste à vivre : un étudiant sur trois déclare ne disposer que de 100 euros après avoir payé son loyer.

En 2025, les loyers étudiants ont progressé en moyenne de 2,46% sur un an. Cette hausse globale masque des disparités considérables entre les villes. Le loyer moyen le plus élevé se trouve à Paris avec 915 euros par mois. Nanterre arrive en deuxième position avec 816 euros, devant Créteil (798 euros) et Saint-Denis (743 euros). En province, la situation est plus accessible : à Limoges, le loyer moyen s’établit à 385 euros, soit 530 euros de moins qu’à Paris.

Parmi les hausses les plus marquées, Nanterre enregistre une augmentation de 20% en un an, Chambéry de 19,26% et Angers de 7%. Ces évolutions contraignent de nombreux étudiants à réduire d’autres postes de dépenses, au premier rang desquels l’alimentation.

 

Les villes où les loyers étudiants augmentent le plus en 2025

  • Nanterre : +20,00% (816 euros/mois)
  • Chambéry : +19,26% (551 euros/mois)
  • Angers : +7,00% (474 euros/mois)
  • Saint-Denis : +6,75% (743 euros/mois)
  • Rennes : +5,79% (493 euros/mois)
  • Créteil : +5,70% (798 euros/mois)

 

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Budget étudiant par ville : le classement 2025

Paris et la région parisienne : les villes les plus chères

Les villes d’Île-de-France occupent l’intégralité du haut du classement. À Paris, le coût mensuel atteint 1 626,76 euros, avec un loyer moyen de 915 euros et un abonnement aux transports de 392,30 euros annuels pour les non-boursiers. Nanterre (1 520,33 euros), Créteil (1 502,33 euros), Saint-Denis (1 447,33 euros), Cergy (1 374,33 euros) et Guyancourt (1 370,33 euros) complètent le podium francilien. Dans toutes ces villes, le pass Imagine’R est identique : 392,30 euros annuels pour les étudiants non boursiers, en hausse de 2,59%.

 

Nice, Lyon, Bordeaux : les budgets à prévoir dans les grandes métropoles

Hors Île-de-France, Nice est la ville de province la plus onéreuse avec un coût mensuel de 1 370,15 euros et un loyer moyen de 675 euros. Lyon entre dans le top 10 national cette année avec 1 323,98 euros mensuels et un loyer moyen de 623 euros, en hausse de 4,18%. Aix-en-Provence (1 291,48 euros), Bordeaux (1 289,95 euros), Strasbourg (1 261,48 euros) et Marseille (1 256,48 euros) suivent dans le classement.

Montpellier représente un cas particulier : avec un coût mensuel de 1 221,15 euros et un loyer moyen de 541 euros, la ville se distingue par la gratuité totale des transports depuis la rentrée 2024, première ville universitaire française à avoir adopté cette mesure.

 

Ville Budget mensuel 2025 Loyer moyen Transports/an Évolution
Paris 1 626,76 € 915 € 392,30 € +4,13%
Nanterre 1 520,33 € 816 € 392,30 € +13,68%
Créteil 1 502,33 € 798 € 392,30 € +6,37%
Saint-Denis 1 447,33 € 743 € 392,30 € +6,94%
Nice 1 370,15 € 675 € 180 € +5,15%
Lyon 1 323,98 € 623 € 250 € +6,53%
Aix-en-Provence 1 291,48 € 603 € 100 € +5,31%
Bordeaux 1 289,95 € 589 € 249,60 € +6,89%
Strasbourg 1 261,48 € 558 € 280 € +5,62%
Marseille 1 256,48 € 558 € 220 € +3,98%
Montpellier 1 221,15 € 541 € 0 € +5,54%
Lille 1 220,32 € 517 € 278,10 € +3,86%
Toulouse 1 214,65 € 521 € 162 € +5,54%
Nantes 1 211,90 € 511 € 249 € +4,89%
Rennes 1 192,06 € 493 € 227 € +7,50%
Grenoble 1 187,73 € 492 € 187 € +6,75%
Dijon 1 152,40 € 446 € 315 € +5,60%
Nancy 1 142,15 € 440 € 264 € +5,66%
Pau 1 080,15 € 390 € 120 € +6,21%
Limoges 1 073,06 € 385 € 95 € +6,06%

Source : UNEF, Classement des villes universitaires, août 2025. Transports : tarifs non-boursiers annuels.

 

Les villes les plus abordables pour étudier

Les étudiants souhaitant contenir leur budget mensuel trouveront davantage de marges dans des villes comme Limoges (1 073 euros), Pau (1 080 euros), Poitiers (1 094 euros), Le Mans (1 094 euros) ou Saint-Étienne (1 094 euros). Ces villes offrent des loyers moyens compris entre 385 et 405 euros, et des abonnements de transport généralement inférieurs à 120 euros annuels.

 

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Budget nourriture, transports et santé : les autres postes de dépenses

Budget nourriture étudiant par mois

L’alimentation représente un poste variable selon les habitudes et les villes. Le réseau des CROUS propose des repas dans les restaurants universitaires à 3,30 euros, avec un tarif réduit à 1 euro pour les boursiers et les étudiants en situation de précarité justifiée. En dehors de ces structures, le budget nourriture d’un étudiant oscille généralement entre 150 et 250 euros par mois. Selon la FAGE, près de 20% des étudiants déclarent ne pas manger à leur faim : ce poste fait souvent l’objet d’arbitrages au détriment de la qualité alimentaire lorsque le loyer absorbe la majorité du budget.

 

Budget transport étudiant par mois

Le budget transport varie très fortement d’une ville à l’autre. En Île-de-France, le pass Imagine’R coûte 392,30 euros annuels pour les non-boursiers, soit environ 33 euros par mois. Dijon affiche le tarif le plus élevé de province avec 315 euros annuels. À l’opposé, Montpellier est la seule ville universitaire à proposer la gratuité totale depuis 2024. Parmi les solutions les plus accessibles, Aix-en-Provence et La Rochelle proposent des abonnements à 100 euros annuels, Perpignan à 90 euros et Limoges à 95 euros. La hausse moyenne des abonnements transport atteint 2,44% pour les non-boursiers en 2025.

 

Budget santé, mutuelle et CVEC

La couverture santé de base des étudiants est assurée par le régime général de la Sécurité sociale depuis 2019. Une mutuelle complémentaire peut s’y ajouter pour un coût compris entre 100 et 300 euros annuels. L’assurance habitation, obligatoire pour tout locataire, représente entre 50 et 150 euros par an. La Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) s’élève à 105 euros pour 2025-2026 : elle est due une seule fois avant l’inscription administrative, et les boursiers du CROUS en sont exonérés.

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Les aides disponibles pour réduire le budget étudiant mensuel

Les bourses sur critères sociaux du CROUS

Les bourses sur critères sociaux constituent le principal dispositif public d’aide financière aux étudiants. Pour 2025-2026, elles sont attribuées selon huit échelons, calculés en fonction des revenus familiaux, du nombre d’enfants à charge et de l’éloignement géographique. La demande s’effectue chaque année via le Dossier Social Étudiant (DSE), à soumettre avant le 31 mai pour être prioritaire sur les logements CROUS et percevoir la bourse dès septembre.

 

Échelon Montant annuel (sur 10 mois)
0 BIS 1 454 €
1 2 163 €
2 3 071 €
3 3 828 €
4 4 587 €
5 5 212 €
6 5 506 €
7 6 335 €

Les boursiers sont exonérés des frais d’inscription universitaires et de la CVEC. Ils bénéficient également de tarifs préférentiels dans les restaurants et résidences universitaires du CROUS.

 

L’APL et les aides au logement

L’aide personnalisée au logement (APL), versée par la Caisse d’allocations familiales, est accessible à de nombreux étudiants locataires. Son montant varie selon la zone géographique, le niveau du loyer et les ressources. Aucune revalorisation des APL n’est prévue pour 2025-2026, dans un contexte que la FAGE qualifie d' »année blanche » pour les aides sociales.

 

Autres dispositifs complémentaires

D’autres aides permettent d’alléger le budget mensuel étudiant : aides d’urgence des CROUS pour les étudiants en difficulté ponctuelle, aides régionales à la mobilité pour les stages ou échanges internationaux, repas à 1 euro dans les restaurants universitaires pour les non-boursiers en situation de précarité avérée, et tarifs de transport réduits ou gratuits selon les politiques locales.

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Comment gérer son budget étudiant : conseils pratiques

Anticiper son budget avant la rentrée est une étape que trop d’étudiants négligent. Plusieurs démarches permettent de réduire significativement les dépenses dès le départ.

 

Avant la rentrée

Comparer les loyers entre villes avant de formuler ses vœux sur Parcoursup est un levier souvent sous-estimé : 200 euros d’économie mensuelle sur le loyer représentent 2 000 euros sur une année universitaire de dix mois. Faire sa demande de bourse via le DSE dès janvier permet d’être prioritaire sur les logements CROUS, dont les loyers sont nettement inférieurs aux prix du marché privé. Simuler son droit à l’APL sur le site de la CAF avant de signer un bail permet d’intégrer cette aide dans le calcul de son reste à vivre.

 

Au quotidien

Les restaurants universitaires du CROUS restent la solution la plus économique pour le budget nourriture. Les bourses aux livres organisées sur de nombreux campus à chaque rentrée permettent de réduire les frais de fournitures. Pour les assurances, comparer les offres de mutuelles étudiantes avant de souscrire permet souvent de trouver une couverture correcte pour moins de 10 euros par mois.

 

Sur les transports

S’informer sur les tarifs étudiants pratiqués par la collectivité locale est indispensable : les abonnements vont de 0 euro à Montpellier à 392,30 euros en Île-de-France. Pour les boursiers, des tarifs préférentiels existent dans la plupart des réseaux de transport urbains. Certaines villes proposent des abonnements accessibles sans condition de ressources, comme Aix-en-Provence ou La Rochelle (100 euros annuels).

Budget étudiant moyen en France : combien faut-il prévoir par ville ?

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