En période d’orientation, les lycéens et étudiants sont confrontés à une multitude de formations aux dénominations variées. Parmi toutes les formations présentées dans les salons d’orientation ou sur les sites spécialisés, toutes ne délivrent pas le même type de diplôme. L’expression « reconnu par l’État », largement utilisée dans la communication des établissements, recouvre des réalités très différentes.
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Titre RNCP, grade, visa, mastère : quelles différences ?
1) “Reconnu par l’État” : ça veut dire quoi exactement ?
“Reconnu par l’État” peut recouvrir plusieurs statuts : diplôme national (licence, master…), diplôme conférant un grade (licence/master), diplôme visé, ou simple titre RNCP. Avant de choisir, identifiez précisément lequel correspond à la formation.
Quelle est la différence entre un master et un mastère ?
Le master est un diplôme national (DNM) délivré au nom de l’État, avec 120 ECTS et le grade de master automatiquement. Le mastère est le plus souvent un titre d’établissement (parfois RNCP), dont la reconnaissance dépend du statut exact (grade, visa, RNCP…).
Un titre RNCP niveau 7 est-il équivalent à un master ?
Non. Un RNCP niveau 7 atteste d’un niveau de qualification professionnelle, mais ne garantit pas une reconnaissance académique identique à un master (ECTS systématiques, reconnaissance européenne automatique, accès au doctorat). Il faut vérifier ECTS et grade.
À quoi sert le grade (licence ou master) ?
Le grade certifie l’inscription dans le système LMD et facilite la reconnaissance européenne et la poursuite d’études. Un diplôme qui confère le grade de master est reconnu comme un bac+5 “académique” dans l’UE.
C’est quoi un diplôme visé ?
Un diplôme visé est un diplôme d’école dont la qualité a été évaluée par l’État (pour une durée limitée). Il constitue un gage de qualité, mais un diplôme peut être visé sans forcément conférer un grade.
Visa et grade : quelle différence ?
Le visa atteste d’un contrôle et d’une qualité académique ; le grade atteste un niveau universitaire (LMD) et facilite la poursuite d’études et la mobilité. Le grade est en général une reconnaissance plus structurante pour l’étudiant.
Les ECTS : pourquoi c’est crucial et comment les vérifier ?
Les ECTS sont la “monnaie” académique européenne : sans eux, les passerelles et la poursuite d’études peuvent devenir difficiles. Demandez noir sur blanc le nombre d’ECTS : repères 180 ECTS (bac+3) et 120 ECTS supplémentaires (bac+5), soit 300 au total depuis le bac.
Formations hors Parcoursup : faut-il s’en méfier ?
Pas automatiquement, mais il faut être plus vigilant : l’absence de Parcoursup peut signifier moins de transparence. Vérifiez systématiquement le statut (grade/visa/RNCP), les ECTS, l’insertion, le contrat, les frais, et les recours possibles.
Peut-on avoir une bourse CROUS avec une école privée ?
Cela dépend du statut de l’établissement et du diplôme. Les bourses sur critères sociaux concernent surtout les formations publiques et certains privés sous contrat / d’intérêt général. Les formations privées délivrant uniquement un titre RNCP n’ouvrent généralement pas droit aux bourses CROUS.
Quelles questions poser avant de choisir un “mastère” ?
Demandez : (1) est-ce un master national, un MS CGE, un diplôme visé, un diplôme avec grade, ou un simple mastère d’école ? (2) RNCP : niveau et date de validité ? (3) ECTS : combien ? (4) poursuite d’études possible (masters, doctorat, international) ? (5) insertion : chiffres précis (CDI, salaires, secteurs) ? (6) bourses et frais + contrat (annulation/remboursement) ?
Avec près de 800 000 étudiants inscrits dans des établissements privés, l’enseignement supérieur français connaît une évolution importante de sa structure. Cette diversification de l’offre de formation s’accompagne de questionnements sur la lisibilité du système pour les familles et les futurs étudiants.
Un projet de loi visant à mieux réguler ce secteur a été déposé par le ministère de l’Enseignement supérieur, proposant notamment d’introduire deux statuts : le « partenariat » réservé aux établissements publics et privés non lucratifs, et l’ « agrément », accessible à tous les établissements. Ce projet, actuellement en suspens, constituerait une première étape de régulation de l’enseignement supérieur privé.
En attendant, les jeunes et les familles doivent redoubler de vigilance. Pour les accompagner dans cette démarche de vérification, Thotis a développé Thotis VD, un vérificateur de diplôme gratuit permettant de contrôler instantanément le statut d’une formation : reconnaissance officielle, niveau, délivrance de crédits ECTS, diplôme national, visé, grade conféré) ou titre RNCP.
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Sur Parcoursup, près de 23 000 formations sont proposées aux futurs étudiants. Toutes ces formations ont été validées pour leur présence sur la plateforme, ce qui constitue une première garantie de qualité : diplômes nationaux, diplômes conférant un grade, diplômes visés, ou titres RNCP dûment enregistrés. La présence sur Parcoursup est un premier gage de sérieux.
Selon les documents officiels de Parcoursup, « la quasi-totalité des formations post-bac sous statut étudiant sont sur Parcoursup ». Mais le ministère rappelle également un point crucial : « certaines formations post-bac proposées par des organismes privés existent, sont présentessur des salons d’information ou des plateformes privées, mais ne sont pas référencées sur Parcoursup. Attention : la qualité de ces formations n’est pas validée par l’État. »
C’est précisément là que se situe le véritable enjeu. De nombreux établissements privés ont développé un modèle économique basé sur des formations hors Parcoursup, avec des promesses attractives mais des reconnaissances parfois limitées. Ces écoles mettent en avant leur « flexibilité », leurs « admissions sur dossier et entretien », et leur capacité à « échapper aux contraintes de Parcoursup ».
Thomas Jeanjean, directeur général adjoint à la CCI Paris Île-de-France, met en garde contre ces pratiques : « Il faut veiller à bien vérifier la qualité du diplôme avant de s’engager, s’il y a un grade, un visa ou encore une certification professionnelle. »
Le positionnement des écoles hors Parcoursup
Plusieurs établissements assument et même revendiquent leur positionnement hors de la plateforme nationale. Leurs arguments marketing sont bien rodés : processus de sélection « plus humains » et « sans biais », calendriers d’admission « flexibles », épreuves « adaptées au projet du candidat », réponses « rapides sans attente de plusieurs mois ».
Ces établissements, notamment dans les secteurs du numérique, de la communication, du design ou de la data, présentent leur absence de Parcoursup comme un avantage, voire une marque de distinction. La promesse est séduisante pour des lycéens anxieux face à la complexité de la plateforme nationale ou pour des étudiants en réorientation cherchant une solution rapide.
Cependant, cette communication attractive masque parfois une réalité moins avantageuse en termes de reconnaissance académique, d’accès aux bourses, ou de possibilités de poursuite d’études. Les « processus courts » et les « admissions flexibles » peuvent aussi signifier une absence de contrôle qualité par les instances officielles.
Un modèle économique lucratif
Ces formations hors Parcoursup représentent souvent un investissement financier conséquent pour les familles : entre 8 000 et 15 000 euros par an en moyenne, sans possibilité d’accès aux bourses sur critères sociaux du CROUS. Les frais de scolarité constituent une source de revenus importante pour ces établissements, qui n’ont pas les contraintes budgétaires des universités publiques ni l’obligation de modération tarifaire des établissements sous contrat avec l’État.
Le modèle est d’autant plus rentable que ces écoles ne sont pas soumises aux mêmes exigences que les formations présentes sur Parcoursup : pas de publication obligatoire des taux de réussite, pas de transparence complète sur les critères de sélection, pas de dispositif national de recours pour les candidats, pas d’obligation de recruter des enseignants chercheurs ou de contrôle sur la qualité des formations proposées.
Cette multiplication des offres de formation s’accompagne d’une diversité d’appellations, parfois difficiles à distinguer. Entre « master » et « mastère », entre « université » et « école universitaire », entre « diplôme reconnu » et « titre certifié », les nuances peuvent sembler subtiles mais elles ont des conséquences majeures sur la valeur du diplôme obtenu, les possibilités de poursuite d’études, l’accès aux bourses, et la reconnaissance sur le marché du travail national et international.
Face à cette diversité et cette complexité croissante, il est essentiel de comprendre précisément les différences entre diplôme national, grade, visa et titre RNCP pour faire un choix éclairé et éviter les confusions.
Le diplôme national : la référence historique
Le diplôme national représente le niveau de reconnaissance le plus élevé et le plus ancien dans l’enseignement supérieur français. Il est délivré au nom d’un ministère (Éducation nationale, Agriculture, Santé, Sports, Travail…) et est valable sur l’ensemble du territoire national, avec une reconnaissance automatique dans l’ensemble des pays de l’Union européenne grâce au système LMD (Licence-Master-Doctorat).
Les principaux diplômes nationaux sont organisés en cycles successifs :
La licence : diplôme de niveau 6 dans la nomenclature européenne, obtenu en 3 ans après le baccalauréat, équivalant à 180 crédits ECTS (European Credit Transfer System). Elle se prépare en 6 semestres dans une université et constitue le premier cycle de l’enseignement supérieur. La licence permet de poursuivre ses études en master ou dans les grandes écoles, mais aussi d’accéder à certains concours de la fonction publique de catégorie A.
Le master (ou Diplôme National de Master – DNM) : diplôme de niveau 7, obtenu en 2 ans après un bac+3, correspondant à 120 crédits ECTS supplémentaires, soit 300 crédits ECTS au total depuis le baccalauréat. Le master se prépare en 4 semestres et se décline en deux mentions principales : « master recherche » orienté vers la poursuite en doctorat, et « master professionnel » orienté vers l’insertion professionnelle immédiate, même si cette distinction tend à s’estomper avec la réforme récente des masters.
Le doctorat : diplôme de niveau 8, le plus élevé de l’enseignement supérieur, préparé en 3 ans minimum (et souvent davantage) après un master. Il sanctionne un travail de recherche original et la rédaction d’une thèse soutenue devant un jury. Le doctorat permet d’accéder aux carrières de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Ces diplômes sont délivrés principalement par les universités publiques, qui comptent près de 1,7 million d’étudiants en France.
La force du diplôme national réside dans sa stabilité et sa garantie : les programmes sont définis nationalement, les jurys sont composés d’enseignants-chercheurs, et le diplôme délivré a exactement la même valeur quelle que soit l’université qui le délivre. Un master de mathématiques obtenu à Lille a la même reconnaissance officielle qu’un master de mathématiques obtenu à Marseille ou à Paris.
Le grade : une certification de niveau pour harmoniser l’enseignement supérieur
Le grade est un titre universitaire conféré par l’État à certains diplômes, garantissant leur niveau dans le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Il a été créé pour harmoniser l’enseignement supérieur français avec le système européen et pour permettre une meilleure lisibilité des formations, notamment celles délivrées par les grandes écoles (publiques ou privées) qui ne suivaient pas historiquement l’architecture universitaire classique.
Comme l’explique le ministère, « ce grade garantit un niveau officiel, reconnu par les employeurs et les établissements d’enseignement supérieur des pays de l’Union européenne. »
Plus concrètement, il certifie qu’une formation atteint bien le niveau académique correspondant à un bac+3, bac+5 ou bac+8, indépendamment de son intitulé ou de l’établissement qui la délivre.
Le grade de licence (niveau bac+3)
Le grade de licence est conféré de droit aux licences universitaires, c’est-à-dire automatiquement sans évaluation supplémentaire. [AM2] Mais il est également attribué, après évaluation par le ministère, à d’autres diplômes de niveau comparable :
● Le BUT (Bachelor Universitaire de Technologie), qui a remplacé le DUT en 2021, confère automatiquement le grade de licence. Cette évolution majeure a permis aux IUT de s’aligner sur le système LMD et d’offrir à leurs étudiants la même reconnaissance qu’une licence universitaire.
● Certains bachelors proposés dans des grandes écoles de commerce (comme HEC Paris ou Grenoble École de Management) ou des écoles d’ingénieurs reconnues par l’État[AM3] peuvent également se voir conférer le grade de licence, après une évaluation stricte de leurs programmes, de leur corps enseignant, et de leurs résultats. Actuellement, environ 80 bachelors bénéficient de cette reconnaissance sur les quelques milliers proposés par les établissements privés.
● Certains diplômes d’État spécifiques, notamment dans les domaines de la santé (diplôme d’infirmier, de kinésithérapeute) ou du travail social, bénéficient également du grade de licence.
● Le Bachelor Agro
Le grade de master (niveau bac+5)
Le grade de master est attribué de droit au master universitaire, mais aussi à plusieurs catégories de diplômes prestigieux :
● Les diplômes d’ingénieur [AM4] accrédités par la CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) confèrent automatiquement le grade de master. Cette reconnaissance existe depuis 1999 et concerne environ 200 écoles d’ingénieurs en France, publiques ou privées. Le titre d’ingénieur ne peut être accordé que par des écoles accréditées CTI.
● Les diplômes de certaines grandes écoles de commerce accréditées par la CEFDG (Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion) peuvent se voir conférer le grade de master. Actuellement, une quarantaine d’écoles de commerce bénéficient de cette reconnaissance pour leur Programme Grande École.● Certains diplômes d’État de niveau bac+5 dans les domaines de la santé (médecine, pharmacie, sage-femme, odontologie) ou de l’architecture.
● Certains diplômes des écoles d’art reconnues par le ministère de la Culture, comme le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) ou le DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués).
Les avantages majeurs du grade
L’obtention du grade présente plusieurs avantages majeurs [AM5] : elle facilite la poursuite d’études au niveau supérieur (un grade de licence permet d’accéder à n’importe quel master, un grade de master permet d’accéder au doctorat), elle garantit la reconnaissance européenne grâce aux accords de Bologne, et elle simplifie la mobilité internationale des étudiants. Un diplôme conférant le grade de master sera automatiquement reconnu comme un niveau bac+5 dans l’ensemble de l’Union européenne, ce qui n’est pas le cas d’un « diplôme d’établissement type simple « mastère » ou d’un titre RNCP, même de niveau 7.
Les autres diplômes nationaux de niveau intermédiaire
Au-delà de la licence et du master, le système français comprend d’autres diplômes nationaux importants :
Le BTS (Brevet de Technicien Supérieur) : diplôme national de niveau 5 (bac+2), il se prépare principalement en lycée, en 2 ans après le baccalauréat. Très professionnalisant, il intègre des périodes de stage en entreprise et vise une insertion professionnelle rapide. Le BTS équivaut à 120 crédits ECTS et permet également de poursuivre ses études, notamment en licence professionnelle.
La licence professionnelle : diplôme national de niveau 6 conçu pour une insertion rapide dans le monde du travail. Elle se prépare en 1 an après un bac+2 (BTS, BUT, L2) et confère le grade de licence. Très appréciée des employeurs, elle combine enseignements théoriques et périodes en entreprise, souvent en alternance.
Les diplômes d’État (DE) dans les professions réglementées : ces diplômes, délivrés par différents ministères, sont obligatoires pour exercer certaines professions, notamment dans les secteurs de la santé (infirmier, masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute), du social (éducateur spécialisé, assistant de service social) et des carrières artistiques (architecte). Seules les écoles ayant reçu un visa peuvent délivrer un diplôme d’État. Ces formations sont souvent très sélectives et comportent de nombreuses heures de stage pratique.
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Le visa est une reconnaissance accordée par le ministère de l’Enseignement supérieur à certaines formations d’établissements privés, notamment dans les écoles de commerce, de management et d’ingénieurs. Il constitue un mécanisme de contrôle qualité essentiel pour encadrer l’enseignement supérieur privé, dont le développement s’est fortement accéléré ces dernières décennies.
Qu’est-ce que le visa exactement ?
Le visa atteste que la formation répond à des critères de qualité académique stricts définis par le ministère. Il est délivré après une évaluation approfondie menée par la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG) pour les écoles de commerce, ou par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) pour les écoles d’ingénieurs.
Les critères évalués sont nombreux et exigeants :
● La qualité du corps professoral : proportion d’enseignants-chercheurs, niveau de qualification (docteurs, HDR), production scientifique, ratio enseignants permanents/vacataires
● Le contenu pédagogique : cohérence et progression des enseignements, équilibre entre théorie et pratique, ouverture internationale, place de la recherche
● Les moyens matériels : locaux, équipements, bibliothèque, ressources numériques
● L’insertion professionnelle des diplômés : taux d’emploi à 6 mois et à 2 ans, niveau de salaire, adéquation emploi-formation
● La gouvernance de l’établissement : transparence financière, représentation des parties prenantes, politique de développement
● La sélectivité à l’entrée : niveau académique des candidats admis, procédures de recrutement
● L’ouverture internationale : partenariats académiques, possibilités d’échanges, doubles diplômes
Le visa est accordé pour une durée limitée (généralement 5 ans) et doit être renouvelé après une nouvelle évaluation. Cette temporalité permet de vérifier régulièrement que l’établissement maintient son niveau d’exigence. En cas de dégradation de la qualité, le visa peut être retiré, ce qui constitue une sanction grave pour un établissement privé.
Visa et grade : deux reconnaissances complémentaires mais distinctes
Il est crucial de distinguer le visa du grade, car cette confusion est fréquente et parfois entretenue par certains établissements dans leur communication.
Une formation peut être visée sans conférer de grade. Dans ce cas, l’État reconnaît la qualité de la formation et le sérieux de l’établissement, mais le diplôme délivré reste un « diplôme d’établissement » ou « diplôme d’école ». Il n’a pas la valeur d’un diplôme national et sa reconnaissance peut varier selon les contextes professionnels ou académiques.
À l’inverse, toutes les écoles proposant un diplôme ayant obtenu un grade de master sont obligatoirement reconnues par l’État. Le grade constitue donc un niveau de reconnaissance supérieur au simple visa. Mais attention : le visa peut être accordé à différents niveaux (bac+3, bac+4, bac+5) sans que cela ne confère automatiquement un grade.
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Qu’est-ce qu’un titre RNCP[AM6] et comment fonctionne-t-il ?
Le titre RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) est un outil délivré par le ministère du Travail et des Solidarités, créé pour recenser et valider l’ensemble des certifications professionnelles reconnues en France. Géré par France Compétences, autorité nationale de régulation de la formation professionnelle et de l’apprentissage, il joue un rôle central dans la reconnaissance des qualifications professionnelles, mais n’a pas la valeur de «
diplôme ».
Selon France Compétences, « le titre a obtenu une reconnaissance de son niveau de qualification professionnelle et donc des compétences acquises (niveau 3 à niveau 8). » Le RNCP attribue à chaque certification un niveau correspondant au cadre européen des certifications :
● Niveau 3 : CAP
● Niveau 4 : Baccalauréat
● Niveau 5 : BTS, DUT
● Niveau 6 : Licence, BUT, bachelor
● Niveau 7 : Master, diplôme d’ingénieur
● Niveau 8 : Doctorat
Tous les diplômes d’État et nationaux (CAP, bac, BTS, BUT, licences, masters…) sont enregistrés de droit au RNCP, c’est-à-dire automatiquement, sans évaluation supplémentaire.
Leur qualité académique ayant déjà été validée par le ministère, leur inscription au répertoire est une formalité administrative.
Mais le RNCP accueille également des certifications d’établissements privés ayant demandé leur inscription. Ces dernières doivent alors démontrer qu’elles répondent à un besoin identifié du marché du travail, qu’elles permettent l’acquisition de compétences professionnelles précises, et qu’elles débouchent sur une réelle insertion professionnelle.
L’enregistrement au RNCP : un processus d’évaluation spécifique
Pour qu’une certification privée soit enregistrée au RNCP, l’organisme de formation doit constituer un dossier détaillé présentant :
● La fiche descriptive de la certification (objectifs, public visé, durée, modalités pédagogiques)
● Le référentiel d’activités professionnelles (quels métiers, quelles fonctions ?)
● Le référentiel de compétences (quelles compétences précises ?)
● Le référentiel d’évaluation (comment valide-t-on l’acquisition des compétences ?)
● Les statistiques d’insertion professionnelle des titulaires de la certification● Les modalités d’accès par VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
Ce dossier est ensuite examiné par une commission de France Compétences qui décide de l’enregistrement ou non, et du niveau attribué. L’enregistrement est accordé pour une durée de 5 ans maximum, après quoi un renouvellement doit être demandé avec mise à jour des statistiques d’insertion.
Les limites importantes du titre RNCP
Si l’enregistrement au RNCP constitue une garantie minimale de qualité, toutes les formations RNCP ne se valent pas, et plusieurs limitations importantes doivent être connues des candidats et de leurs familles.
1. Une reconnaissance professionnelle, pas nécessairement académique
Le RNCP atteste que la formation prépare à des compétences professionnelles identifiées et qu’elle facilite l’insertion sur le marché du travail. Mais elle ne garantit pas le niveau académique au sens universitaire du terme. Un titre RNCP de niveau 7 n’équivaut pas à un master en termes de reconnaissance académique, même s’il correspond au même niveau de qualification professionnelle.
Cette nuance est fondamentale pour les étudiants envisageant une poursuite d’études : un titre RNCP, même de niveau 7, ne garantit pas l’accès à un doctorat, ni même nécessairement à d’autres formations de niveau supérieur, contrairement à un master universitaire ou à un diplôme conférant le grade de master.
2. L’absence fréquente de crédits ECTS
De nombreuses formations RNCP ne délivrent pas de crédits ECTS (European Credit Transfer System), qui constituent pourtant la « monnaie d’échange » académique européenne. Sans ces crédits, la poursuite d’études devient très compliquée, notamment à l’international.
Un étudiant ayant obtenu un titre RNCP de niveau 6 sans crédits ECTS aura des difficultés à intégrer un master, que ce soit en France (où les universités privilégient logiquement les titulaires de licences avec 180 ECTS) ou en Europe (où les crédits ECTS sont systématiquement exigés).
Avant de s’inscrire dans une formation RNCP, il est donc crucial de vérifier explicitement si elle délivre des crédits ECTS et en quelle quantité. Cette information devrait être clairement affichée mais elle est parfois difficile à obtenir, ce qui constitue en soi un signal d’alerte.
3. Pas d’accès aux bourses sur critères sociaux
Les formations menant uniquement à un titre RNCP, proposées par des établissements privés hors contrat avec l’État, ne donnent généralement pas accès aux bourses sur critères sociaux[AM7] de l’enseignement supérieur (bourses du CROUS), ni de mobilité internationale AMI. Ces bourses, qui peuvent atteindre près de 6 000 euros par an pour les échelons les plus élevés, sont réservées aux formations des établissements publics ou privés sous contrat avec l’État.
Cette exclusion représente un coût supplémentaire significatif pour les familles, qui vient s’ajouter aux frais de scolarité souvent élevés des établissements privés (entre 5 000 et 15 000 euros par an pour une formation RNCP classique). Les formations RNCP peuvent ainsi constituer un investissement financier important pour les familles.
4. Une reconnaissance variable selon les secteurs et les employeurs
La valeur d’un titre RNCP sur le marché du travail dépend fortement de la notoriété de l’établissement qui le délivre et du secteur professionnel concerné. Dans certains domaines (ressources humaines, communication, marketing digital), des titres RNCP d’écoles bien identifiées sont reconnus et appréciés des employeurs. Dans d’autres secteurs ou pour d’autres écoles moins connues, la reconnaissance peut être beaucoup plus limitée.
Contrairement à un diplôme national dont la valeur est garantie uniformément sur tout le territoire et dans tous les secteurs, un titre RNCP reste fondamentalement un « diplôme d’établissement » dont la réputation dépend de celle de l’école.
5. Une reconnaissance internationale limitée
Les titres RNCP n’ont pas de reconnaissance automatique à l’international, contrairement aux diplômes conférant un grade dans le système LMD. Un recruteur allemand ou espagnol connaît les niveaux licence-master-doctorat, mais pas nécessairement le système français du RNCP.
Pour les étudiants envisageant une carrière internationale, cette limitation peut s’avérer pénalisante. Il leur faudra systématiquement expliquer et justifier leur niveau de qualification, avec un risque de dévalorisation.
Dans quels cas un titre RNCP peut-il constituer un choix pertinent ?
Malgré ces limitations, les titres RNCP peuvent représenter une option intéressante dans certaines situations :
Pour les formations en alternance : l’apprentissage garantit une professionnalisation forte et une première expérience significative en entreprise, ce qui compense partiellement l’absence de grade. L’étudiant ne paie pas de frais de scolarité (pris en charge par l’entreprise) et perçoit un salaire. Dans ce cas, le titre RNCP [AM8] d’une école sérieuse, en alternance, peut constituer un bon tremplin professionnel.
Nous conseillons aux étudiants de toujours bien lire la référence du titre RNCP, pour s’assurer de la nature de la compétence visée.
Pour les secteurs où la pratique prime sur le diplôme : dans certains domaines (développement web, design graphique, production audiovisuelle, métiers du digital), les compétences concrètes et le portfolio professionnel comptent autant, voire plus, que le diplôme.
Un titre RNCP d’une école spécialisée reconnue dans le secteur peut alors suffire.
Pour les reconversions professionnelles : les adultes en formation continue recherchent avant tout une qualification professionnelle reconnue pour accéder rapidement à un nouveau métier.
Le titre RNCP, accessible par la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), répond bien à cette logique.
Pour les secteurs émergents : certaines formations RNCP permettent de se spécialiser dans des domaines très récents (intelligence artificielle, blockchain, métiers de l’esport) où l’offre
universitaire classique est encore limitée.
Les précautions indispensables avant de choisir une formation RNCP
Si vous envisagez une formation RNCP, plusieurs vérifications s’imposent :
1. Confirmer l’enregistrement au RNCP : consultez directement le site de France Compétences (www.francecompetences.fr) pour vérifier que la certification est bien
enregistrée, à quel niveau, et jusqu’à quelle date. Le vérificateur Thotis VD permet également de confirmer instantanément l’enregistrement d’une formation au RNCP et d’obtenir des informations complémentaires sur sa reconnaissance. Méfiez-vous des formulations floues comme « en cours d’enregistrement » ou « équivalent niveau 6 ».
2. Vérifier la délivrance de crédits ECTS : demandez explicitement à l’établissement combien de crédits ECTS la formation délivre. Si la réponse est évasive ou négative, cela compliquera fortement toute poursuite d’études.
3. Consulter les taux d’insertion professionnelle : exigez des statistiques précises sur le devenir des diplômés : taux d’emploi à 6 mois et 2 ans, types de contrats (CDI, CDD, intérim), niveau de salaire, adéquation avec la formation. Ces données doivent être publiques et vérifiables.
4. Vérifier la certification Qualiopi : pour les formations en apprentissage, l’établissement doit obligatoirement avoir obtenu la certification Qualiopi « action de formation par
apprentissage ». Cette certification, obligatoire depuis 2022, garantit un niveau minimal de qualité des processus pédagogiques et d’accompagnement des apprentis.
5. Consulter les avis d’anciens étudiants : les témoignages sur Google, les réseaux sociaux (LinkedIn notamment) ou les forums spécialisés donnent des indications précieuses sur la réalité de la formation, la qualité de l’accompagnement, et l’insertion professionnelle réelle.
6. Privilégier l’alternance : une formation RNCP en alternance présente beaucoup moins de risques qu’une formation en initial avec des frais de scolarité élevés. L’expérience professionnelle acquise et le réseau développé en entreprise constituent des atouts majeurs pour l’insertion.
7. Vérifier les partenariats académiques : certains établissements délivrant des titres RNCP ont développé des partenariats avec des universités ou des écoles reconnues, permettant éventuellement d’obtenir un double diplôme ou de faciliter des passerelles. Ces partenariats constituent un gage de sérieux.
8. Mais aussi : se rendre à des Journées Portes Ouvertes (JPO), consulter des sites vérifiés ou encore échanger avec des professeurs de l’établissement identifié.
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La similitude phonétique entre « master » et « mastère » est à l’origine d’une confusion fréquente, parfois entretenue volontairement par certains établissements dans leur communication. Or, ces deux termes désignent des réalités très différentes.
Master : le diplôme national de référence ⭐⭐⭐⭐⭐
Le master (ou Diplôme National de Master – DNM) est un diplôme national de niveau 7, la référence officielle pour les études de niveau bac+5 en France. Créé dans le cadre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) au début des années 2000, il harmonise l’enseignement supérieur français avec le système européen.
Le master se prépare en deux ans après une licence (ou un diplôme équivalent de niveau bac+3).
Il se décompose en deux années : la première année de master (M1) et la deuxième année de master (M2). Certains masters comportent une sélection à l’entrée du M1, d’autres uniquement à l’entrée du M2.
Les caractéristiques du master universitaire :
● Délivrance : par les universités au nom du ministre chargé de l’Enseignement supérieur
● Durée : 4 semestres (2 ans)
● Crédits ECTS : 120 crédits ECTS (300 au total depuis le bac)
● Grade : confère automatiquement le grade de master
● Reconnaissance : nationale et européenne automatique
● Poursuite d’études : permet l’accès au doctorat
● Frais de scolarité : en université publique, droits d’inscription nationaux (environ 250 € par an, gratuit pour les boursiers)
● Bourses : accès aux bourses sur critères sociaux du CROUS
La plateforme gouvernementale Mon Master (monmaster.gouv.fr) recense l’ensemble des masters reconnus par l’État. Depuis sa mise en place, elle constitue la procédure nationale unique et obligatoire de candidature en master : tous les étudiants souhaitant intégrer un master doivent passer par cette plateforme, qui centralise les candidatures, garantit la transparence des procédures de sélection, et assure que toutes les formations qui y figurent sont bien des masters nationaux conférant le grade de master.Il existe environ 7 500 mentions de masters différentes dans les universités françaises, couvrant tous les champs disciplinaires : sciences, droit, économie-gestion, lettres, langues, sciences humaines et sociales, STAPS, etc.
Mastère : un titre d’établissement aux contours variables
Le mastère est un terme qui désigne généralement un titre d’établissement délivré par des écoles privées, de niveau bac+5 ou parfois bac+6. Contrairement au master, ce n’est pas un diplôme national : il n’est pas délivré par l’État mais par l’établissement lui-même. Un mastère peut avoir différents statuts :
Le mastère peut être un titre RNCP de niveau 7 : dans ce cas, il bénéficie d’une reconnaissance de son niveau de qualification professionnelle par l’État via France Compétences. Cet enregistrement au RNCP constitue une garantie minimale, mais comme nous l’avons vu, elle est nettement inférieure à celle d’un master national. Un mastère [AM9] de niveau 7 n’équivaut pas à un master en termes de reconnaissance académique.
Le mastère peut être un simple diplôme d’établissement : dans ce cas, il n’a aucune reconnaissance officielle de l’État. Sa valeur dépend uniquement de la réputation de l’école qui le délivre et de sa reconnaissance par les employeurs du secteur concerné. Ces mastères sont parfois proposés à des tarifs très élevés (15 000 à 25 000 € par an) sans que la qualité de la formation ou l’insertion professionnelle ne justifient nécessairement de tels coûts.
L’utilisation du terme « mastère » par un établissement privé pour désigner un diplôme qui n’est ni un master national ni un Mastère Spécialisé (voir ci-dessous) peut prêter à confusion. Il est donc essentiel de bien vérifier le statut exact du diplôme proposé.
Mastère Spécialisé (MS) : le label de la Conférence des Grandes Écoles
Le Mastère Spécialisé constitue un cas particulier qu’il ne faut pas confondre avec un simple « mastère ». Le MS n’est pas un diplôme mais un label de qualité attribué par la Conférence des Grandes Écoles (CGE) à certaines formations post-diplôme.
Les caractéristiques du Mastère Spécialisé :
● Nature : formation professionnalisante à laquelle est adossée un label qualité (pas un diplôme national)
● Niveau : formation post-diplôme, généralement accessible après un bac+5 (ou bac+4 avec expérience professionnelle)
● Durée : au moins 350 heures d’enseignement + 4 à 6 mois de mission en entreprise
● Public : jeunes diplômés souhaitant se spécialiser ou professionnels en formation continue
● Délivrance : par les écoles membres de la CGE (écoles de commerce, d’ingénieurs, de spécialités)
● Reconnaissance : forte reconnaissance dans le monde professionnel, notamment dans les secteurs de l’ingénierie et du management
Le MS garantit un niveau d’exigence élevé et une forte professionnalisation. Il est particulièrement prisé par les diplômés d’écoles d’ingénieurs souhaitant acquérir une expertise technique ou technologique ou une double compétence (en management par exemple) ou par les diplômés d’écoles de commerce souhaitant se spécialiser dans un domaine pointu (finance de marché, marketing du luxe, stratégie digitale, etc.).
Cependant, attention : un Mastère Spécialisé ne confère pas automatiquement le grade de master si l’école ne délivre pas par ailleurs un diplôme bac+5. Il s’agit d’une certification professionnelle de haut niveau, mais elle se situe en marge du système académique classique LMD.
La CGE recense environ 400 Mastères Spécialisés dans une centaine d’écoles françaises. La liste officielle est consultable sur le site de la CGE (www.cge.asso.fr).
| Critère | Master (DNM) | Mastère | Diplôme conférant le grade de master |
|---|---|---|---|
| Nature | Diplôme national | Titre d’établissement (parfois RNCP) | Diplôme d’école reconnu |
| Délivré par | Universités + écoles d’ingénieurs | Écoles privées | Grandes écoles accréditées |
| Niveau | Bac+5 (niveau 7) | Variable (souvent bac+5) | Bac+5 (niveau 7) |
| Crédits ECTS | 120 (300 total) | Variable (parfois aucun) | 120 (300 total) |
| Grade de master | Oui (automatique) | Non (sauf exception) | Oui (par accréditation) |
| Reconnaissance État | Totale (diplôme national) | Partielle (si RNCP) ou inexistante | Totale (grade conféré) |
| Reconnaissance européenne | Automatique (LMD) | Limitée | Automatique (LMD) |
| Accès doctorat | Oui (de droit) | Difficile | Oui (de droit) |
| Frais de scolarité | ~250 € (université publique) | 8 000 à 20 000 € | 5 000 à 15 000 € |
| Accès bourses CROUS | Oui | Non (établissement privé) | Oui |
| Reconnaissance professionnelle | Universelle | Variable selon l’école | Universelle |
Les questions à poser avant de choisir un « mastère »
Si un établissement vous propose un « mastère », posez systématiquement ces questions :
1. S’agit-il d’un master national, d’un Mastère Spécialisé CGE, ou d’un simple titre
d’établissement ? Cette distinction est fondamentale. Seul le master national confère automatiquement le grade de master et une reconnaissance académique complète. Le MS CGE bénéficie d’une forte reconnaissance professionnelle mais reste un label, pas un diplôme. Un simple « mastère » sans autre précision est souvent un titre d’établissement à la reconnaissance limitée.
2. Le diplôme est-il enregistré au RNCP ? À quel niveau ? Si oui, demandez à voir la fiche RNCP officielle sur le site de France Compétences. Vérifiez le niveau (doit être 7 pour un bac+5), la date d’expiration de l’enregistrement, et les statistiques d’insertion professionnelle.
3. Le diplôme confère-t-il un grade (licence ou master) ? C’est la question la plus importante si vous envisagez une poursuite d’études. Sans grade, l’accès à une bourse d’Etat au doctorat ou à d’autres formations de niveau supérieur sera très compliqué.
4. Combien de crédits ECTS la formation délivre-t-elle ? La réponse devrait être claire : 120 crédits ECTS pour un bac+5 (300 au total). Si la formation ne délivre pas de crédits ECTS, ou seulement une partie, la poursuite d’études, notamment à l’international, sera difficile.
5. Quels sont les taux d’insertion professionnelle des diplômés ? Demandez des statistiques précises et récentes : taux d’emploi à 6 mois et 2 ans, salaire moyen à l’embauche, types de contrats, secteurs d’activité. Ces données doivent être publiques et vérifiables.
6. Puis-je consulter le contrat de formation avant de m’inscrire ? Un établissement sérieux vous fournira le contrat détaillant les frais de scolarité, les modalités de paiement, les conditions d’annulation, et les engagements réciproques. Lisez attentivement ce contrat avant de le signer.
7. L’école est-elle membre de la CGE ou d’un autre réseau reconnu ?
L’appartenance à la Conférence des Grandes Écoles ou à d’autres réseaux de qualité (Fesic, UGEI, CDEFM) constitue un gage de sérieux, même si elle ne garantit pas automatiquement la délivrance d’un diplôme national.
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Au-delà du type de diplôme, plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la qualité et la reconnaissance d’une formation :
L’appartenance à la CGE
La Conférence des Grandes Écoles regroupe environ 220 établissements français reconnus pour leur excellence académique et leur sélectivité : écoles d’ingénieurs, de commerce, de management, ainsi que quelques établissements spécialisés. L’appartenance à la CGE nécessite de répondre à des critères stricts :
● Délivrer au moins un diplôme de niveau master (bac+5), conférant le grade de Master
● Recruter majoritairement sur concours ou dossier sélectif
● Disposer d’une recherche active et d’enseignants-chercheurs
● Maintenir des liens étroits avec le monde professionnel
● Offrir une ouverture internationale significative
● Recruter ses élèves par voie sélective ou concours faisant l’objet d’une publication officielle ou privée de niveau national.
● Dispenser une formation à finalité professionnelle de haut niveau, ouverte à l’international au sein de laquelle les professions concernées participent.
● Avoir une politique affirmée en faveur de la diversité (égalité Femmes-Hommes, handicap, ouverture sociale) et de la responsabilité sociétale des entreprises.
● Dispenser une formation à finalité professionnelle de haut niveau, ouverte à l’international au sein de laquelle les professions concernées participent.
L’appartenance à la CGE est un gage de sérieux, même si elle ne garantit pas automatiquement la délivrance d’un diplôme national. Les écoles membres peuvent délivrer des grades (licence,master), des diplômes visés, ou encore des Mastères Spécialisés labellisés.
La présence sur Parcoursup
Comme le rappelle le ministère, « toutes les formations des établissements publics et privés ayant un contrat avec l’État sont sur Parcoursup. » La présence d’une formation sur la plateforme nationale constitue donc un premier filtre de qualité.
Pour être référencée sur Parcoursup, une formation doit répondre à des critères de qualité validés préalablement par l’État. Les établissements privés doivent notamment démontrer que leurs diplômes sont visés ou enregistrés au RNCP. Pour les formations en apprentissage, la certification Qualiopi est obligatoire.
Parcoursup a mis en place une carte d’identité de la formation affichée en haut de chaque fiche, facilitant la lecture des informations essentielles : statut de l’établissement (public, privé en contrat EESPIG/EESC, privé), modalités d’enseignement (statut étudiant ou apprentissage), diplôme obtenu, et présence éventuelle d’un label officiel (diplôme national, diplôme conférant un grade, diplôme d’État).
Cependant, l’absence de Parcoursup ne signifie pas automatiquement qu’une formation est de mauvaise qualité. Certaines formations sérieuses, notamment en apprentissage, sont proposées hors de la plateforme. Mais dans ce cas, les vérifications doivent être encore plus approfondies.
Les accréditations internationales pour les écoles de commerce
Pour les écoles de commerce et de management, les accréditations internationales constituent des références majeures de qualité académique et de reconnaissance mondiale :
AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) : accréditation américaine, la plus ancienne et l’une des plus prestigieuses. Elle évalue la qualité globale de l’école :programmes, corps professoral, recherche, gouvernance. Environ 900 écoles dans le monde possèdent cette accréditation, dont une vingtaine en France.
EQUIS (EFMD Quality Improvement System) : accréditation européenne délivrée par l’EFMD (European Foundation for Management Development). Elle évalue l’école dans sa globalité, y compris son ancrage territorial et ses liens avec les entreprises. Environ 200 écoles dans le monde possèdent EQUIS, dont une trentaine en France.
AMBA (Association of MBAs) : accréditation britannique spécifique aux programmes MBA et Executive MBA. Elle atteste de la qualité de ces formations destinées aux cadres et dirigeants. Environ 300 programmes dans le monde sont accrédités AMBA. Les écoles détenant ces trois accréditations simultanément sont dites « Triple Crown » (triple couronne). Moins de 1% des écoles de commerce dans le monde possèdent cette triple reconnaissance, ce qui en fait un gage d’excellence international. En France, une dizaine d’écoles bénéficient de ce statut : HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon, Grenoble École de Management, Audencia, SKEMA, Toulouse Business School, Neoma.
Ces accréditations n’ont pas de valeur juridique en France (elles ne remplacent pas le visa ou le grade), mais elles constituent des indicateurs précieux de qualité académique et facilitent la reconnaissance internationale des diplômes.
L’habilitation CTI pour les écoles d’ingénieurs
Pour les formations d’ingénieurs, l’habilitation CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est absolument indispensable. C’est la seule instance en France habilitée à accréditer les écoles d’ingénieurs et à leur permettre de délivrer le titre d’ingénieur diplômé.
Le titre d’ingénieur diplômé est protégé par la loi. Il ne peut être délivré que par les écoles ayant reçu l’habilitation de la CTI, dont la liste est publiée chaque année au Journal officiel. Environ 200 écoles d’ingénieurs sont actuellement habilitées en France, publiques ou privées.
L’habilitation CTI est très exigeante. Elle évalue :
● La qualité scientifique et pédagogique des formations
● Le niveau du corps professoral (enseignants-chercheurs, docteurs)
● La recherche menée par l’école
● Les moyens matériels et les infrastructures
● L’ouverture internationale
● Les liens avec les entreprises
● L’insertion professionnelle des diplômés
Cette habilitation est délivrée pour une durée maximale de 6 ans et doit être renouvelée régulièrement. Le titre d’ingénieur diplômé confère automatiquement le grade de master, permettant l’accès au doctorat et garantissant une reconnaissance européenne complète.
Attention aux écoles qui se présentent comme « écoles d’ingénieurs » sans avoir reçu l’habilitation de la CTI. Elles peuvent délivrer des formations techniques de qualité,éventuellement enregistrées au RNCP, mais elles ne peuvent pas délivrer le titre d’ingénieur diplômé. La différence de reconnaissance professionnelle est significative, notamment pour l’accès aux corps d’ingénieurs de la fonction publique ou aux postes d’ingénieurs dans les grands groupes internationaux.
La liste complète des écoles habilitées est consultable sur le site de la CTI (www.cti-commission.fr).
La qualification EESPIG, « une garantie pour l’étudiant et pour les entreprises »
La qualification EESPIG (Établissement d’Enseignement Supérieur Privé d’Intérêt Général)
est un contrat avec l’Etat, il est accordé par l’État aux établissements privés d’enseignement
supérieur à but non lucratif remplissant une mission de service public.
Pour obtenir cette qualification, un établissement privé doit démontrer :
● Une gouvernance désintéressée (pas de distribution de bénéfices aux actionnaires)
● Des frais de scolarité modérés ou un système de bourses internes significatif
● Une contribution à la recherche et à l’innovation
● Une insertion professionnelle de qualité
● Une ouverture sociale (mixité, handicap)
● Une gestion transparente et rigoureuse
La qualification EESPIG, créée en 2014, concerne actuellement environ 60 établissements : instituts catholiques, grandes écoles d’ingénieurs associatives, grandes écoles de commerce associatives ou consulaires, établissements spécialisés dans l’art, l’architecture ou le social.
Cette qualification garantit que l’établissement privé fonctionne selon des principes d’intérêt général et non selon une logique commerciale. Les étudiants des établissements ayant la qualification EESPIG peuvent bénéficier de bourses sur critères sociaux.
Dans ce cadre, Jean Charroin, président de la FESIC (Fédération des établissements d’Enseignement Supérieur d’Intérêt Collectif), souligne : « Ce contrat, c’est une garantie pour l’étudiant et pour les entreprises. Garantie que l’établissement se soumet aux mêmes exigences que les établissements publics. Garantie que les formations sont certifiées, professionnalisantes et reconnues. Garantie d’un suivi personnalisé dans des infrastructures de qualité. Et enfin garantie d’un contact avec des enseignants chercheurs, experts dans leur domaine. Ce modèle c’est aussi une assurance pour l’État »
La certification Qualiopi
Depuis 2022, la certification Qualiopi est obligatoire pour tous les organismes de formation souhaitant bénéficier de financements publics ou mutualisés (apprentissage, formation continue, VAE, bilan de compétences).Qualiopi atteste de la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires de formation. Elle évalue :
● L’information donnée au public
● La conception et l’adaptation des prestations
● L’adéquation des moyens pédagogiques et d’encadrement
● La qualification des personnels
● L’accompagnement des apprenants
● L’évaluation des acquis et de la satisfaction
● La veille réglementaire et l’amélioration continue
Pour les formations en apprentissage présentes sur Parcoursup, la certification Qualiopi « action de formation par apprentissage » est obligatoire. Cette certification constitue un gage minimal de qualité des processus pédagogiques et d’accompagnement.
Cependant, attention : Qualiopi certifie la qualité des processus, pas nécessairement celle des contenus ou des débouchés. Un établissement peut être certifié Qualiopi tout en ne délivrant qu’un titre RNCP basique sans crédits ECTS. Cette certification est donc nécessaire mais pas suffisante pour garantir la qualité globale d’une formation.
En lien avec cet article : notre vérificateur de diplôme Thotis VD
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Face à la diversité des formations et des reconnaissances, plusieurs réflexes sont à adopter avant de faire son choix :
1. Identifier le statut exact de la formation proposée: diplôme national, diplôme conférant un grade, diplôme visé, titre RNCP ou simple diplôme d’établissement ? Cette distinction est fondamentale et doit être clairement affichée par l’établissement. Le vérificateur Thotis VD permet d’obtenir instantanément cette information de manière fiable.
2. Consulter le RNCP sur www.francecompetences.fr pour vérifier l’enregistrement d’une certification, son niveau précis, sa date d’expiration, et les statistiques d’insertion
professionnelle.
3. Vérifier les crédits ECTS délivrés, essentiels pour toute poursuite d’études. Une formation de niveau bac+3 devrait délivrer 180 ECTS, une formation de niveau bac+5 devrait en délivrer 300 au total (dont 120 pour les deux dernières années).
4. S’informer sur les frais de scolarité et l’accès aux bourses. Les formations des universités publiques coûtent environ 250 € par an (gratuit pour les boursiers). Les formations privées peuvent coûter entre 5 000 et 15 000 € par an, voire davantage. L’accès aux bourses sur critères sociaux est réservé aux établissements publics et privés sous contrat avec l’État ou ayant la qualification EESPIG.
5. Consulter les taux de réussite et d’insertion professionnelle affichés sur Parcoursup ou sur le site de l’établissement. Ces données doivent être publiques, récentes, et vérifiables. Méfiez-vous des chiffres trop vagues ou trop flatteurs sans source précise.
6. Visiter les établissements lors des journées portes ouvertes. Discutez avec les enseignants, les étudiants actuels, les services d’orientation. Visitez les locaux, la bibliothèque, les équipements. Ces visites donnent des indications précieuses sur la réalité de la formation au- delà de la communication officielle. Parcoursup rappelle que « tous les établissements présents sur Parcoursup s’engagent à respecter la Charte de la procédure nationale de préinscription », garantissant notamment « une information juste et lisible pour tous » et « la transparence des critères d’examen des vœux. »
Hors Parcoursup : redoubler de vigilance
Si certaines formations de qualité existent en dehors de Parcoursup (notamment en apprentissage, pour des cursus spécialisés, ou pour des entrées en cours de cycle), le ministère recommande la plus grande prudence.
Questions essentielles à poser à l’établissement :
1. Quel est le statut de l’établissement et son ancienneté ? Un établissement public, privé sous contrat avec l’État, ou privé hors contrat ? Depuis combien d’années existe-t-il ? A-t-il déjà formé plusieurs promotions ?
2. Quelles sont les possibilités de poursuite d’études ? Le diplôme obtenu permet-il de poursuivre dans d’autres établissements, en France et à l’étranger ? Concrètement, quels masters ou écoles sont accessibles aux diplômés ?
3. Quels sont les programmes et l’encadrement pédagogique ? Combien d’heures de cours ? Quel est le ratio enseignants permanents / vacataires ? Quelle est la qualification des enseignants (niveau doctorat, expérience professionnelle) ?
4. Quels sont les taux de réussite et d’insertion professionnelle ? Statistiques précises et récentes : taux d’obtention du diplôme, taux d’emploi à 6 mois et 2 ans après la sortie, niveau de salaire, types de contrats (CDI, CDD, intérim), adéquation entre l’emploi et la formation suivie.
5. Quels sont les frais de scolarité et les modalités de paiement ? Montant annuel total, modalités de paiement, existence de bourses internes, conditions d’annulation et de remboursement. Attention aux demandes de frais de pré-inscription élevés ou d’acomptes non remboursables très en amont de la rentrée : ces pratiques peuvent être des signaux d’alerte.
6. La capacité d’accueil annoncée est-elle garantie ? Certains établissements annoncent des capacités d’accueil importantes pour attirer les candidatures, puis ferment des groupes ou des options faute d’effectifs suffisants.
7. L’établissement dispose-t-il de locaux dédiés et pérennes ? Méfiez-vous des établissements qui louent des salles à la demande ou changent fréquemment d’adresse : cela peut indiquer une fragilité financière.
Le code de la consommation fait obligation aux établissements d’enseignement supérieur privés de mentionner sur leur site internet et dans les contrats les coordonnées d’un médiateur de la consommation. En cas de litige, vous pouvez saisir gratuitement ce médiateur.
Un établissement sérieux répondra précisément et rapidement à toutes ces questions, vous fournira des documents écrits (contrat de formation, règlement intérieur, livret pédagogique), et vous mettra en contact avec d’anciens élèves ou des étudiants actuels. À l’inverse, des réponses évasives, un refus de communiquer des statistiques d’insertion, ou une pression commerciale forte (« places limitées », « offre exceptionnelle si vous vous inscrivez aujourd’hui ») doivent vous alerter.
En période d’orientation, comprendre les différences entre ces reconnaissances permet de faire un choix éclairé, adapté à son projet professionnel et à ses ambitions académiques. Au-delà du prestige apparent d’un établissement ou de l’attractivité de sa communication, c’est bien la nature du diplôme délivré qui conditionnera les possibilités de poursuite d’études, l’accès aux bourses, et la reconnaissance sur le marché du travail national et international.
Les diplômes nationaux et les grades restent les valeurs les plus sûres du système français, garantissant une reconnaissance universelle et des droits automatiques (poursuite d’études, mobilité européenne, accès aux concours). Le visa et les accréditations internationales constituent des gages de qualité importants pour les établissements privés. Les titres RNCP peuvent être pertinents dans certains contextes, particulièrement en alternance et pour des secteurs professionnels spécifiques, mais nécessitent une vigilance accrue et des vérifications approfondies.
L’orientation post-bac ou post-licence est une étape décisive. Prenez le temps de vous informer, de comparer, de questionner, et n’hésitez pas à solliciter l’aide des services d’orientation de votre lycée ou de votre établissement actuel. Des ressources fiables existent : Parcoursup, Mon Master, les sites institutionnels (ministère, ONISEP), et des outils comme Thotis VD qui permettent de vérifier rapidement et gratuitement le statut exact d’une formation avant de s’engager.
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