France Universités réaffirme son soutien à la réforme de l’accès aux études de santé, prévue à la rentrée 2027. L’organisation appelle toutefois à une mobilisation urgente de moyens humains et financiers, et à une attention particulière pour les établissements actuellement organisés en PASS/LAS.

Par Félix Guillaume

Une réforme soutenue, un calendrier sous tension

Alors que les derniers arbitrages concernant la réforme de l’accès aux études de santé sont en cours de discussion, France Universités a choisi de réaffirmer publiquement ses positions, dans un communiqué publié le 12 juin 2026. L’organisation, qui rassemble les présidentes et présidents des universités et établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, indique que ses positions « n’ont jamais varié ».

France Universités soutient cette réforme pour trois raisons principales. Elle permet d’abord de redonner de la lisibilité aux élèves et à leurs familles dans un système jusqu’ici perçu comme opaque. Elle favorise ensuite ce que l’organisation appelle la « marche en avant » des étudiants, en sécurisant leurs parcours. Elle respecte enfin l’équilibre des disciplines entre la santé et les différents champs scientifiques sur lesquels s’adosseront les futures licences parcours santé.

Quels secteurs sont menacés par l'IA ?

C’est l’une des questions qui occupait beaucoup d’esprits dans la salle. Philippe Aghion a d’abord rappelé les deux raisons pour lesquelles l’IA représente un potentiel de croissance considérable : elle automatise des tâches dans la production de biens et services et elle facilite la production de nouvelles idées en rendant la recombinaison d’idées existantes beaucoup plus aisée.

Mais le Prix Nobel souligne que les GAFAM (Amazon, Google, Microsoft) dominent les maillons stratégiques de la chaîne de valeur de l’IA : le cloud d’un côté, les processeurs graphiques GPU de l’autre. Le risque est le même que lors de la révolution des technologies de l’information dans les années 1990 ; les géants d’hier bloquent les innovateurs de demain.

« Les entreprises qui adoptent l’IA deviennent plus productives, plus compétitives. La demande pour leurs produits augmente. Et l’IA, en facilitant la production d’idées nouvelles, génère de nouvelles activités et de nouveaux emplois. Mais à condition de mettre en place la bonne politique de concurrence. Si on laisse se former de gros oligopoles dans l’IA comme on l’a fait avec les GAFAM, on bloquera les innovateurs. », explique Philippe Aghion.

Des moyens supplémentaires jugés indispensables

Le soutien de France Universités s’accompagne cependant d’exigences claires. L’organisation juge que l’annonce de moyens supplémentaires est « désormais urgente », ajoutant que « sinon rien ne sera possible ». Ce message direct adressé aux pouvoirs publics traduit une inquiétude réelle face au calendrier retenu pour la mise en œuvre de la réforme.

Au-delà des ressources financières et humaines, France Universités attire l’attention sur la situation spécifique des établissements aujourd’hui organisés autour du système PASS/LAS (Parcours d’Accès Spécifique Santé et Licence avec Accès Santé), qui accueillent de grandes cohortes d’étudiants. Ces structures devront adapter leur organisation à un nouveau modèle dans des délais contraints, ce qui suppose d’anticiper les questions de capacités d’accueil et de gestion de la transition.

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Une réforme structurante pour l'accès aux professions de santé

La réforme visée concerne l’un des secteurs les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. Le système actuel, fondé sur le PASS et le LAS, avait lui-même remplacé en 2020 la première année commune aux études de santé (PACES), jugée trop brutale dans ses modalités de sélection. La nouvelle réforme prévue pour 2027 vise à poursuivre cette évolution vers des parcours plus progressifs et mieux adaptés à la diversité des profils étudiants.

France Universités, force de proposition reconnue dans le débat public sur l’enseignement supérieur, entend peser sur les derniers arbitrages en cours pour s’assurer que les conditions d’une mise en œuvre réussie soient réunies avant le lancement effectif de la réforme.

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