Un an après le lancement de son plan stratégique, l’Université PSL dresse un premier bilan des actions engagées et précise ses ambitions pour les années à venir. Entre excellence académique et transdisciplinarité, ouverture sociale et rayonnement international, l’établissement poursuit sa stratégie, s’imposant parmi les plus grandes universités de rang mondial.
Par Valentine Dunyach
Le 14 janvier 2026, l’Université PSL a marqué un premier point d’étape de sa feuille de route stratégique, un an après sa présentation.
À cette occasion, son Président, El Mouhoub Mouhoud, est revenu sur la philosophie fondatrice du projet PSL, résumée par la formule : “transformer à partir de l’existant”. Une approche qui illustre, selon lui, l’évolution profonde du rôle des universités françaises, désormais appelées à aller au-delà de la seule production de connaissances pour s’affirmer comme des acteurs majeurs de la compétitivité industrielle, de l’innovation et de l’inclusion sociale.
Dans cette perspective, l’Université PSL porte l’ambition de promouvoir une excellence ouverte à tous et de s’inscrire durablement parmi les meilleures universités au monde.
L’établissement revendique un modèle singulier dans le paysage français, en dépassant la séparation historique entre universités et grandes écoles. Avec 13 établissements-membres -trois grandes écoles d’ingénieurs, trois écoles d’art et plusieurs institutions spécialisées-, PSL rassemble au total 17 500 étudiants, dont 1 500 apprentis. L’université vise une croissance de 20 % de ses effectifs (3 000 étudiants supplémentaires) à moyen terme, tout en maintenant son exigence académique. Elle souligne sa place dans les classements internationaux, notamment grâce au financement de doctorats et à une recherche connectée aux enjeux contemporains, en particulier l’intelligence artificielle.
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L’Université PSL dévoile sa feuille de route stratégique pour la période 2025-2035
Ces écoles thématiques constituent le cœur du projet académique. Pensées comme des structures de rang mondial, elles s’appuient sur les forces combinées des établissements membres pour proposer des formations -de la licence au doctorat- et programmes qu’aucune entité ne pourrait développer seule. Leur vocation : décloisonner les disciplines et répondre aux grands défis contemporains.
La Paris School of AI, adossée à l’IA cluster PR[AI]RIE, a servi de modèle en intégrant recherche, formation initiale et continue, interdisciplinarité et connexions avec les entreprises.
Elle propose 5 formations niveau licence & master & 5 formations continue. Elle réunit les forces scientifiques de 4 établissements et les enseignements sont dispensés par des chercheuses/chercheurs de haut niveau : les IA fellows.
La Paris School of Engineering verra le jour dès 2026, proposant notamment le bachelor I-BE -3 (International Bachelor of Environmentally Engaged Engineering), développé par Mines Paris-PSL, l’ESPCI – PSL et Chimie PSL. Dispensé en anglais, ce programme cible 60 étudiants avec des perspectives de double diplôme, notamment avec l’université Rice.
Deux nouvelles structures sont annoncées pour 2028. La Paris School Biodiversity and Climate Change, qui s’appuiera sur le programme de recherche TERRAE et croisera sciences expérimentales, physique, chimie du climat, mathématiques, sciences humaines et arts dans une approche systémique. Elle reprendra “la même configuration architecturale” que la PSAI, selon El Mouhoub Mouhoud.
La Paris School of Humanities structurera les disciplines autour des humanités numériques, des approches computationnelles et de l’intelligence artificielle appliquée aux sciences humaines et sociales, en s’appuyant sur l’École des chartes – PSL ou l’École pratique des hautes études – PSL. Sera également lancée, la même année, la Paris School of Arts.
El Mouhoub Mouhoud insiste sur le caractère stratégique de l’investissement universitaire pour la souveraineté scientifique, technologique et culturelle de la France. PSL revendique ainsi près de 50 % de ressources propres, issues notamment d’appels à projets nationaux et européens et de l’activité d’innovation; “un niveau rare en France”, confie El Mouhoub Mouhoud.
Le président alerte toutefois sur la nécessité de soutien public : “la dépense publique en matière universitaire est l’investissement le plus rentable qui soit”, avec des retombées rapides sur l’innovation, l’emploi et la formation de cadres qualifiés.
PSL met en avant ses 140 laboratoires de recherche, ses 14 programmes de recherche lancés en 2024 dont TERRAE, mobilisant plus de 150 chercheurs autour des transitions écologiques, économiques et sociales. Lauréate du Pôle universitaire d’innovation en 2023, elle bénéficie notamment d’un financement de 11 millions d’euros.
PSL appliquera pour les futurs « Paris Schools of « une politique de droits de scolarité indexés sur les revenus des familles des étudiants, déjà en vigueur à l’Université Paris Dauphine – PSL. “Faire payer le même montant aux riches et aux pauvres revient à subventionner les plus favorisés”, souligne El Mouhoub Mouhoud. L’objectif, pour l’université, est d’atteindre environ 30 % d’étudiants boursiers dans les formations sélectives. PSL applique un plafond maximal de 15 000€.
Sur le plan international, l’université affiche de fortes ambitions. Classée parmi les 40 meilleurs établissements mondiaux, PSL poursuit le développement de partenariats avec des institutions de premier plan et renforce parallèlement son engagement dans les pays du Sud. Cette stratégie se traduit notamment par l’implantation d’un campus à Dakar et par la création d’un centre de recherche à São Paulo, dédié dans un premier temps aux enjeux de l’économie circulaire et de la biologie cellulaire. L’université souhaite par ailleurs augmenter ses effectifs d’étudiants et d’enseignants-chercheurs internationaux de 50%, à horizon 2035.
Dans un contexte géopolitique de plus en plus fragmenté, PSL entend également assumer un rôle d’acteur académique responsable. L’Université s’inscrit ainsi dans une démarche de solidarité internationale à travers un plan de soutien aux chercheurs et étudiants réfugiés, issus de zones de conflit, et sa participation à la Global University Academy.
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