Il y a vingt ans, quelques milliers d’étudiants français faisaient le saut de l’Atlantique chaque année. Aujourd’hui, ils sont plus de 23 000, dont une large majorité au Québec à choisir le Canada comme destination d’études. Universités bien classées, pédagogie orientée vers la pratique, cadre de vie envié, possibilité d’étudier en français ou en anglais selon ses ambitions : les raisons de cet engouement sont nombreuses. Mais le projet, pour être réussi, se prépare longtemps à l’avance. Entre permis d’études, CAQ québécois, preuves de ressources financières et démarches administratives en cascade, le chemin vers un campus canadien est balisé de délais et d’exigences qui surprennent souvent les candidats mal informés. Thotis te détaille tout ce qu’il faut savoir pour partir étudier au Canada en 2026 ! 

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FAQ : Partir étudier au Canada en 2026

Quelles sont les démarches pour étudier au Canada en 2026 ?

Pour étudier au Canada en 2026, il faut suivre plusieurs étapes : obtenir un passeport, candidater dans un établissement désigné (EDD), recevoir une lettre d’admission, prouver ses ressources financières, puis faire une demande de permis d’études auprès de l’IRCC. Au Québec, il faut également obtenir un CAQ avant le permis.

Quel budget faut-il prévoir pour étudier au Canada ?

Avant le départ, il faut prévoir entre 1 700 € et 3 200 € de frais administratifs. Les frais de scolarité varient entre 6 800 $ CA et plus de 22 000 $ CA par an. Le coût de la vie dépend de la ville, avec des loyers allant de 400 à 900 $ CA par mois.

Faut-il un visa pour étudier au Canada ?

Oui, un permis d’études est obligatoire pour suivre une formation de plus de six mois au Canada. Il coûte 150 $ CA et doit être demandé en ligne auprès de l’IRCC. Une autorisation de voyage électronique (AVE) est automatiquement délivrée.

Qu’est-ce que le CAQ pour étudier au Québec ?

Le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ) est un document obligatoire pour étudier dans la province. Il est délivré par le gouvernement québécois et doit être obtenu avant de faire la demande de permis d’études.

Peut-on étudier en français au Canada ?

Oui, notamment au Québec où les universités francophones comme l’Université de Montréal ou Laval proposent de nombreux programmes en français. Hors Québec, les études se font majoritairement en anglais.

Peut-on travailler pendant ses études au Canada ?

Oui, les étudiants internationaux peuvent travailler jusqu’à 20 heures par semaine pendant les cours et à temps plein pendant les vacances. Cela permet de financer une partie du coût de la vie.

Quels tests de langue sont demandés pour étudier au Canada ?

Les universités anglophones demandent généralement un test d’anglais comme l’IELTS (minimum 6,5) ou le TOEFL. Les universités francophones peuvent aussi exiger un niveau d’anglais ou des tests complémentaires.

Combien faut-il de ressources financières pour étudier au Canada ?

Depuis 2025, il faut prouver environ 22 895 $ CA par an (hors Québec) ou 24 617 $ CA au Québec pour couvrir ses frais de vie. Cette preuve est obligatoire pour obtenir le permis d’études.

Quelle est la différence entre université et collège au Canada ?

Les universités proposent des diplômes académiques (baccalauréat, maîtrise, doctorat), tandis que les collèges offrent des formations plus professionnalisantes et courtes, souvent très orientées vers l’emploi.

Pourquoi choisir le Canada pour ses études ?

Le Canada attire pour la qualité de ses universités, sa pédagogie pratique, son cadre de vie et ses opportunités professionnelles. Le Québec permet en plus d’étudier en français avec des frais réduits pour les étudiants français.

Pourquoi choisir le Canada pour ses études ?

Le Canada s’est imposé comme l’une des premières destinations mondiales pour les étudiants internationaux, et la France n’échappe pas à cette tendance. Neuf universités canadiennes figurent parmi les 200 meilleures au monde, dont quatre dans le top 100. Mais au-delà des classements, c’est souvent l’état d’esprit qui séduit : un enseignement moins hiérarchique qu’en France, davantage tourné vers la pratique, et une culture du campus qui favorise l’implication des étudiants.

Pour les Français en particulier, le Québec offre un avantage rare : étudier en Amérique du Nord dans un environnement francophone, avec des accords bilatéraux qui permettent de bénéficier d’exonérations sur les frais de scolarité, les étudiants français y payant les mêmes tarifs que les résidents québécois dans de nombreux cas. À l’UdeM (Université de Montréal) par exemple, au 1er cycle, les étudiants français paient les mêmes droits de scolarité que les Canadiens hors Québec. Quant aux cycles supérieurs, les étudiants français paient les mêmes droits de scolarité que les Québécois.

Hors Québec, les universités anglophones de Toronto, Vancouver ou Waterloo attirent ceux qui souhaitent accélérer leur maîtrise de l’anglais tout en intégrant des établissements reconnus à l’international.

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Comprendre le système universitaire canadien

L’enseignement supérieur canadien repose sur deux grandes catégories. Les universités proposent des programmes académiques sur trois cycles : le baccalauréat (l’équivalent de la licence, en 3 ou 4 ans), la maîtrise (bac+5) et le doctorat. L’année universitaire s’étend de début septembre à fin avril, divisée en deux semestres. L’accès est sélectif et se fait sur examen du dossier. Certains cursus comme la médecine, la pharmacie ou la médecine vétérinaire restent très contingentés.

À côté des universités, plus de 135 collèges, instituts et écoles polytechniques, dont les Cégeps au Québec, proposent des formations techniques et professionnelles de quelques mois à trois ans. Ces cursus, élaborés avec des professionnels du secteur, affichent d’excellents taux d’insertion et sont une alternative très prisée pour les étudiants qui cherchent une formation courte et directement opérationnelle. Les Cégeps proposent également des formations générales préparatoires à l’université.

Les démarches administratives, étape par étape

C’est probablement la plus redoutée et la plus chronophage. Un dossier d’études au Canada se prépare idéalement un an à l’avance. Voici les étapes dans l’ordre.

 

1. Renouveler ou demander son passeport

Le point de départ, souvent sous-estimé. Comptez entre deux et six semaines pour obtenir un passeport, qu’il s’agisse d’une première demande ou d’un renouvellement. Mieux vaut l’anticiper dès que le projet est décidé.

 

2. Choisir un établissement désigné (EDD)

L’établissement que vous visez doit impérativement figurer sur la liste officielle des Établissements d’Enseignement Désignés (EDD) approuvée par le gouvernement canadien c’est une condition sine qua non pour obtenir un permis d’études. Consultez cette liste directement sur le site d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Les dossiers de candidature se déposent généralement entre janvier et mars pour une rentrée en septembre : il est conseillé de postuler dans plusieurs établissements pour maximiser ses chances.

 

3. Obtenir une lettre d’admission et une Lettre d’Attestation Provinciale (LAP)

Une fois admis, l’établissement vous délivre une lettre d’acceptation conditionnelle ou définitive ainsi qu’une Lettre d’Attestation Provinciale (LAP) ou Territoriale (LAT), nécessaire pour la suite des démarches. Délais variables selon les universités : de deux à dix semaines.

 

4. Constituer la preuve de ressources financières

Le gouvernement canadien exige que tout candidat démontre sa capacité à financer ses études et son séjour. Depuis le 1er septembre 2025, le montant minimum requis est fixé à 22 895 $ CA par an pour un étudiant (hors Québec). Pour le Québec, ce seuil est porté à 24 617 $ CA depuis 2026. Cette preuve peut notamment prendre la forme d’une attestation de virement irrévocable (AVI), document bancaire français reconnu par l’IRCC.

 

5. Déposer sa demande de permis d’études auprès de l’IRCC

C’est l’étape centrale. La demande se fait en ligne sur le portail officiel de l’IRCC, avec l’ensemble des pièces justificatives : lettre d’admission, LAP/LAT, preuve de ressources, passeport. Le permis d’études coûte 150 $ CA. Délai de traitement : trois à dix semaines. Une Autorisation de Voyage Électronique (AVE, 7 $ CA) est automatiquement délivrée avec le permis pour tout séjour supérieur à six mois.

 

6. La lettre d’introduction pour le point d’entrée (PDE)

Une fois le permis approuvé, l’IRCC envoie une lettre d’introduction à présenter à l’officier des douanes à l’arrivée au Canada. C’est lui qui émettra le permis d’études physique dans votre passeport. Conservez une copie de tous vos documents (AVI, LAP, lettre d’admission) pour les douanes.

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Le cas particulier du Québec : le CAQ

Étudier au Québec implique une étape administrative supplémentaire et chronologiquement préalable au permis fédéral : le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Ce document provincial, délivré par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) via la plateforme Arrima, atteste que la province autorise l’étudiant à y suivre une formation. La demande prend entre quatre et huit semaines. Le CAQ fait office de LAP : il n’y a donc pas de document supplémentaire à demander à ce stade. Son coût est de 135 $ CA.

Bonne nouvelle pour les Français : des accords bilatéraux spécifiques permettent dans de nombreux cas d’accéder aux mêmes tarifs de scolarité que les résidents québécois. Comme évoqué un peu plus haut, À l’UdeM, au 1er cycle, les étudiants français paient les mêmes droits de scolarité que les Canadiens hors Québec. Pour les cycles supérieurs, les étudiants français paient les mêmes droits de scolarité que les Québécois.

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Quel budget faut-il prévoir pour étudier au Canada en 2026 ?

Les frais administratifs avant le départ

Avant même de poser un pied au Canada, plusieurs frais sont à anticiper :

Démarche Coût approximatif
Renouvellement ou 1re demande de passeport 86 €
Dossier de candidature universitaire 100 à 300 $ CA
Dépôt de confirmation (lettre d’admission + LAP/LAT) 2 000 à 4 000 $ CA
Attestation de virement irrévocable (AVI) 50 à 150 €
Permis d’études (IRCC) 150 $ CA
CAQ (Québec uniquement) 135 $ CA
Test de langue si requis (TOEFL, IELTS) 200 à 250 €
Autorisation AVE 7 $ CA

 

La fourchette totale avant départ se situe entre environ 1 700 € et 3 200 €, hors billet d’avion.

 

Les frais de scolarité

Ils varient selon la province, l’établissement et le domaine d’études, de 6 800 $ CA à plus de 22 000 $ CA par an pour les étudiants internationaux. Le Québec reste la province la moins chère, notamment pour les Français bénéficiant des accords d’exonération. À noter que le Canada reste, à niveau et réputation équivalents, plus abordable que les États-Unis ou le Royaume-Uni.

 

Le coût de la vie

Le Canada est dix-huit fois plus grand que la France, et les écarts de coût de la vie entre provinces sont considérables. Toronto et Vancouver sont les villes les plus chères, Montréal se situe dans la moyenne, et les universités situées hors des grandes métropoles sont nettement plus accessibles.

Pour le logement, une résidence universitaire revient à 500-900 $ CA par mois à Toronto ou Vancouver, 400-700 $ CA à Montréal. La colocation privée peut permettre d’économiser 30 à 50 % par rapport à la résidence universitaire. Sur les plateformes comme Kijiji ou AppartShare, de nombreuses annonces sont disponibles. Hormis l’Université de Montréal, les universités garantissent souvent une place en résidence pour les nouveaux étudiants internationaux à condition de candidater dès la lettre d’admission reçue, six à neuf mois avant la rentrée.

L’assurance santé privée, obligatoire pour les étudiants étrangers durant les premiers mois, représente entre 600 et 1 200 $ CA par an selon les compagnies, avant que certaines couvertures provinciales ne prennent le relais.

Travailler pendant ses études au Canada : ce que la loi autorise

Le permis d’études permet de travailler jusqu’à 20 heures par semaine pendant l’année scolaire, et à temps plein pendant les vacances d’été. Cette possibilité, très développée au Canada, permet à de nombreux étudiants de couvrir une partie significative de leurs dépenses quotidiennes.

Hors campus, un permis de travail distinct est nécessaire. À l’issue des études, un permis de travail post-diplôme peut être obtenu, permettant de rester travailler au Canada jusqu’à trois ans selon la durée des études. Le gouvernement canadien a également mis en place le programme Entrée express, qui accorde un bonus aux étudiants étrangers diplômés au Canada souhaitant obtenir la résidence permanente.

Le PVT (permis vacances-travail) constitue une autre option pour les 18-35 ans : il permet de partir sans embauche préalable et de travailler librement pendant son séjour. 7 000 PVT sont distribués chaque année à des ressortissants français par tirage au sort, après préinscription sur le site de l’ambassade du Canada.

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Tests de langue : ce que les universités canadiennes exigent

Sauf à l’UdeM, les universités anglophones demandent souvent une preuve officielle de niveau d’anglais. Les seuils généralement attendus sont un score d’au moins 6,5 à l’IELTS, entre 90 et 100 au TOEFL iBT (avec des minimums par section), ou un niveau C1/C2 au Cambridge English. Les universités francophones exigent souvent un test d’anglais en complément, et certaines imposent leurs propres tests d’admission. Mieux vaut passer ces examens avec plusieurs mois d’avance pour avoir le temps de les repasser si nécessaire.

Les accords franco-canadiens : des passerelles à connaître

De nombreux partenariats formels existent entre universités françaises et canadiennes. La convention du BCI (Bureau de coopération interuniversitaire) lie plus de 70 établissements français à des universités québécoises dans le cadre de programmes d’échanges étudiants. La Micefa relie cinq universités canadiennes à des établissements franciliens, avec des départs possibles dès la L2. Il existe également des accords entre provinces canadiennes et régions françaises, votre bureau des relations internationales est le meilleur point d’entrée pour les identifier.

Étudier au Canada : les points clés

Étudier au Canada en 2026 implique de préparer son projet au moins un an à l’avance. Les étapes clés sont : choisir un établissement EDD, obtenir une lettre d’admission, rassembler les preuves de ressources (minimum 22 895 $ CA/an hors Québec, 24 617 $ CA au Québec), demander le permis d’études auprès de l’IRCC (150 $ CA), et pour le Québec, obtenir préalablement le CAQ (135 $ CA, délai 4-8 semaines). Enfin, le budget administratif avant départ se situe entre 1 700 et 3 200 €, hors billet d’avion et frais de scolarité.

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Crédit : Canadavisa