CY CERGY PARIS UNIVERSITÉ / PARTENARIAT

Le 11 juin 2026, la startup deeptech Æternova et le Laboratoire de Physicochimie des Polymères et des Interfaces de CY Cergy Paris Université ont officialisé un partenariat stratégique. Objectif : accélérer le développement de procédés électrochimiques bas-carbone capables de transformer le CO₂ capté en ressource industrielle. Un accord qui s’inscrit dans un contexte où l’Europe cherche à renforcer sa souveraineté énergétique tout en décarbonant les secteurs les plus difficiles à électrifier.

Par La Rédaction

Une conviction fondatrice : changer la manière de produire et d'innover

Pour Alizée Arnold, co-fondatrice d’Æternova, ce partenariat dépasse le cadre d’un simple accord de recherche. « Æternova est née d’une conviction forte : face aux enjeux climatiques, il faut changer notre manière de produire et d’innover. Ce partenariat illustre notre volonté d’agir concrètement, en nous appuyant sur l’excellence scientifique pour accélérer le développement de solutions industrielles bas-carbone. Il marque aussi une étape clé pour structurer notre projet et porter nos ambitions à plus grande échelle. »

Cette conviction prend racine dans l’histoire même de l’entreprise. Æternova a été fondée le 22 juin 2023 à Pertuis, en Région Sud, par un duo familial aux profils complémentaires : Mickaël Arnold, docteur-ingénieur en chimie fort de plus de trente ans d’expérience industrielle, et sa fille Alizée Arnold, ingénieure agronome. De cette alliance entre rigueur scientifique et sensibilité environnementale est née une technologie de rupture qui s’inspire de la photosynthèse pour convertir le CO₂, l’eau et l’électricité décarbonée en carburant vert.

Une technologie biomimétique pour réintégrer le carbone dans l'économie circulaire

La technologie développée par Æternova repose sur une approche biomimétique de conversion du CO₂. Plutôt que de traiter le dioxyde de carbone comme un déchet à stocker ou à éliminer, elle le réintègre dans une économie circulaire de l’énergie : le CO₂ est capté puis valorisé pour produire des molécules à valeur industrielle, notamment du syngas — un gaz de synthèse considéré comme un intermédiaire stratégique pour les carburants de synthèse et certaines applications industrielles.

Le principe est celui d’une conversion électrochimique : en combinant CO₂, eau et électricité décarbonée, le procédé produit un vecteur énergétique bas-carbone. La startup dispose aujourd’hui d’une preuve de concept. Ce que le partenariat avec CY Cergy Paris Université vise à franchir, c’est l’étape suivante : l’optimisation des performances et le passage à l’échelle industrielle.

Les apports concrets de ce partenariat

Le Laboratoire de Physicochimie des Polymères et des Interfaces ; LPPI, de CY Cergy Paris Université est situé sur le site de Neuville-sur-Oise. Il regroupe une vingtaine d’enseignants-chercheurs issus de spécialités variées : polyméristes, électrochimistes, chimistes inorganiciens, physiciens des surfaces et interfaces. Ses travaux portent notamment sur les matériaux pour le stockage et la conversion de l’énergie ; un domaine directement en prise avec les enjeux techniques d’Æternova.

La collaboration porte sur deux axes : améliorer les performances des composants clés du procédé électrochimique et déterminer les conditions opératoires permettant d’optimiser son fonctionnement. En d’autres termes, il s’agit de résoudre des problèmes de rendement et de stabilité des réactions pour que la technologie puisse passer du laboratoire à l’industrie.

Mickaël Arnold, co-fondateur d’Æternova, précise l’enjeu technique : « Nous disposons aujourd’hui d’une preuve de concept sur la valorisation du CO₂, avec des enjeux clés en matière de rendement et de stabilité des réactions électrochimiques. La collaboration avec le LPPI nous permet d’approfondir la recherche et d’optimiser les conditions opératoires pour franchir un cap technologique. »

Du côté académique, Thuan Pham, maître de conférences à CY Cergy Paris Université et membre du LPPI, souligne l’intérêt scientifique de la démarche : « Ce projet s’inscrit pleinement dans les travaux menés au sein du LPPI, à l’interface entre science des matériaux et dispositifs électrochimiques. La collaboration avec Æternova offre un cadre stimulant pour développer des solutions innovantes, avec des perspectives d’application concrètes dans le domaine de la transition énergétique. »


Le Laboratoire de Physicochimie des Polymères et des Interfaces ; LPPI, de CY Cergy Paris Université est situé sur le site de Neuville-sur-Oise. Il regroupe une vingtaine d’enseignants-chercheurs issus de spécialités variées : polyméristes, électrochimistes, chimistes inorganiciens, physiciens des surfaces et interfaces. Ses travaux portent notamment sur les matériaux pour le stockage et la conversion de l’énergie ; un domaine directement en prise avec les enjeux techniques d’Æternova.

La collaboration porte sur deux axes : améliorer les performances des composants clés du procédé électrochimique et déterminer les conditions opératoires permettant d’optimiser son fonctionnement. En d’autres termes, il s’agit de résoudre des problèmes de rendement et de stabilité des réactions pour que la technologie puisse passer du laboratoire à l’industrie.

Mickaël Arnold, co-fondateur d’Æternova, précise l’enjeu technique : « Nous disposons aujourd’hui d’une preuve de concept sur la valorisation du CO₂, avec des enjeux clés en matière de rendement et de stabilité des réactions électrochimiques. La collaboration avec le LPPI nous permet d’approfondir la recherche et d’optimiser les conditions opératoires pour franchir un cap technologique. »

Du côté académique, Thuan Pham, maître de conférences à CY Cergy Paris Université et membre du LPPI, souligne l’intérêt scientifique de la démarche : « Ce projet s’inscrit pleinement dans les travaux menés au sein du LPPI, à l’interface entre science des matériaux et dispositifs électrochimiques. La collaboration avec Æternova offre un cadre stimulant pour développer des solutions innovantes, avec des perspectives d’application concrètes dans le domaine de la transition énergétique. »

Le rôle de CY Transfer dans la structuration du partenariat

Ce partenariat est porté dans le cadre du Pôle Universitaire d’Innovation CY Transfer, dispositif conçu par CY Cergy Paris Université pour faciliter les liens entre recherche académique et industrie.

CY Transfer fonctionne comme un guichet unique dédié aux partenariats : il accompagne le développement de projets concrets, de thèses, ou encore de prestations liées à la formation continue. Son rôle est d’accélérer la réponse aux besoins exprimés par les acteurs industriels tout en encourageant une démarche proactive de valorisation des compétences scientifiques de l’université.

Pour une startup comme Æternova, qui cherche à franchir un cap entre preuve de concept et industrialisation, ce type de structure joue un rôle de catalyseur : elle donne accès à une expertise de laboratoire tout en sécurisant un cadre contractuel et institutionnel adapté à des projets à fort enjeu technologique.

CY Cergy Paris Université : une université de site à l'interface entre recherche et monde économique

CY Cergy Paris Université est née le 1er janvier 2020 de la fusion de l’université de Cergy-Pontoise et de l’EISTI, en intégrant l’EPSS et l’ILEPS comme établissements composantes. Elle représente aujourd’hui environ 26 000 étudiants. L’ESSEC Business School lui est associée par décret et intègre sa gouvernance.

Son offre académique est structurée autour d’une école universitaire des premiers cycles ; CY Sup et de cinq graduate schools, dont CY Tech et l’ESSEC. Cette architecture lui permet de couvrir un spectre large, des formations de licence aux programmes de recherche doctorale, en passant par des cursus d’ingénierie et de management.

La politique de site que porte CY Cergy Paris Université inclut un volet de valorisation de la recherche et de transfert technologique, dont CY Transfer est l’opérateur principal. Ce partenariat avec Æternova illustre concrètement cette ambition : faire de l’université un acteur du développement industriel, pas seulement un producteur de connaissances.

Un accord qui s'inscrit dans les enjeux de souveraineté énergétique européenne

Au-delà de sa portée scientifique, ce partenariat s’inscrit dans un débat plus large sur la décarbonation industrielle. La valorisation chimique du CO₂ , c’est-à-dire sa transformation en produits à valeur ajoutée plutôt que son simple stockage géologique, est l’une des pistes explorées par la communauté scientifique et les industriels pour traiter les émissions des secteurs dits « difficiles à décarboner » : cimenteries, aciéries, raffineries, chimie lourde.

La production de syngas à partir de CO₂ et d’électricité décarbonée s’inscrit dans cette logique : elle permet de produire des carburants de synthèse ou des intermédiaires chimiques sans recourir aux hydrocarbures fossiles. C’est précisément dans ce segment que se positionne Æternova, à la croisée de la captation carbone, de l’électrochimie et des carburants verts.

Pour une startup de trois ans, hébergée dans une pépinière d’entreprises en Région Sud, ce partenariat avec un laboratoire universitaire reconnu constitue une étape structurante : elle valide la crédibilité scientifique de la démarche et ouvre la voie à une montée en puissance du procédé à une échelle pré-industrielle.

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