NEOMA Business School annonce la signature d’un partenariat avec McGill University, à Montréal. Régulièrement classée parmi les trente meilleures universités au monde, l’institution canadienne rejoint un réseau de partenaires déjà établi au Canada, aux côtés de HEC Montréal et de l’Université Concordia. L’accord est réservé aux étudiants du Programme Grande École, qui disposent ainsi d’une nouvelle destination nord-américaine, à la fois francophone et anglophone. Ce développement s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique « Engage For The Future », dont NEOMA a récemment indiqué être en avance sur ses objectifs à mi-parcours.
Par Thibaud Arnoult
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McGill rejoint un réseau international de près de 400 universités partenaires, le plus large parmi les écoles de commerce françaises. Fondée en 1821, l’université est l’une des plus anciennes du Canada. Située au cœur de Montréal, elle accueille chaque année plus de 40 000 étudiants venus d’environ 150 pays, et couvre l’ensemble des disciplines, du droit aux sciences en passant par le management. Dans les classements internationaux, McGill figure régulièrement parmi les trente premières universités mondiales selon le QS World University Rankings, aux côtés des grandes institutions nord-américaines et européennes.
Pour NEOMA, ce choix répond à une volonté de renforcer sa présence au Canada, portée à la fois par la qualité des établissements partenaires sur place et par la stabilité du pays dans un contexte international incertain. « La signature de cet accord avec McGill marque une étape importante dans le déploiement de notre réseau nord-américain », indique Delphine Manceau, Directrice générale de NEOMA Business School. « McGill incarne ce que nous recherchons chez nos partenaires : une excellence académique reconnue à l’échelle mondiale, un ancrage local fort, et la capacité d’offrir à nos étudiants une véritable expérience d’immersion. C’est aussi l’une des rares universités au monde où nos étudiants pourront évoluer dans un environnement bilingue, qui leur permettra de progresser en anglais tout en restant en contact avec une vie culturelle francophone très riche. »
Concrètement, l’accord prévoit l’envoi chaque année d’un petit groupe de 6 étudiants du Programme Grande École à Montréal, pour un semestre d’échange académique, à compter de la rentrée 2026. Les étudiants y suivront des cours dispensés en anglais, et auront accès à l’ensemble de la vie du campus du centre-ville. Ils pourront, selon leurs profils et leurs projets, choisir parmi des enseignements en management, en finance, en stratégie ou en marketing, mais aussi explorer des disciplines complémentaires proposées par l’université, telles que les sciences sociales, la littérature et les humanités, conformément à la philosophie pédagogique défendue par NEOMA pour ses échanges internationaux. Comme pour l’ensemble des partenariats d’échange, aucun frais de scolarité supplémentaire ne sera demandé aux étudiants sélectionnés.
L’arrivée de McGill complète un dispositif canadien qui prend, année après année, une consistance particulière au sein du réseau international de NEOMA. L’école compte déjà parmi ses partenaires HEC Montréal, l’une des plus anciennes écoles de gestion du continent nord-américain et une référence francophone reconnue, ainsi que Concordia University et sa John Molson School of Business, autre établissement majeur de la métropole québécoise. À ces institutions s’ajoutent plusieurs partenariats actifs avec des universités canadiennes anglophones, ce qui permet aux étudiants intéressés par cette destination de panacher leurs candidatures en fonction de leur niveau de langue, de leur projet académique et de leurs préférences culturelles.
Cette densité de partenariats au Canada illustre une orientation stratégique assumée. « Le Canada, et tout particulièrement le Québec, occupe une place singulière dans notre réseau », explique Alexandre Pourchet, Directeur Général Adjoint de NEOMA. « C’est un territoire qui combine plusieurs atouts difficiles à trouver ailleurs : une excellence académique reconnue à l’échelle mondiale, une stabilité politique et sociale précieuse dans le contexte actuel, un environnement multiculturel et bilingue, et une proximité linguistique qui facilite l’intégration de nos étudiants tout en les confrontant à un univers anglophone exigeant. Aussi, Montréal est très en pointe sur les sujets comme l’intelligence artificielle et les industries créatives numériques, des thèmes aussi portés par NEOMA. En ajoutant McGill à HEC Montréal et Concordia, nous offrons à nos étudiants un véritable choix sur une seule métropole, ce qui est à peu près unique parmi les écoles françaises. »
L’axe canadien répond aussi à une réalité observée dans les choix de mobilité des étudiants. Sans dévoiler de données précises, l’école reconnaît que le Canada figure parmi les destinations les plus demandées par les étudiants du Programme Grande École, aux côtés des États-Unis, de l’Asie du Nord-Est et de quelques pays européens. La signature avec McGill devrait mécaniquement accroître l’attractivité de cette zone, tout en offrant une alternative supplémentaire pour absorber la demande. « Nous suivons attentivement les tendances de mobilité de nos étudiants », précise Alexandre Pourchet. « Quand une zone géographique monte en puissance dans leurs aspirations, nous y répondons en y nouant de nouveaux accords plutôt qu’en redirigeant artificiellement les flux. Le partenariat avec McGill est typiquement le résultat de ce travail : une demande étudiante forte, et une opportunité institutionnelle que nous avons saisie. »
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Pour comprendre ce que représente l’arrivée de McGill dans le dispositif NEOMA, il faut revenir sur le modèle international défendu par l’école depuis de nombreuses années. À la différence d’autres grandes écoles de management françaises qui ont fait le choix de développer des campus en propre à l’étranger, ou de créer des structures collaboratives offshore, NEOMA s’appuie exclusivement sur un réseau d’universités partenaires. Près de 400 institutions sont aujourd’hui réparties sur les cinq continents, accréditées pour la plupart par les grands organismes internationaux du management, de l’AACSB à l’EQUIS en passant par AMBA. Ce parti-pris est ancien, et il est revendiqué.
« À NEOMA, nous pensons que l’ouverture internationale n’est pas seulement un avantage, c’est une nécessité », rappelle Delphine Manceau dans un texte publié sur le site de l’école. « Dans un monde de plus en plus interconnecté, nous reconnaissons le pouvoir transformateur de la diversité des perspectives et des échanges culturels. Nos étudiants sont plongés dans un environnement d’apprentissage riche et international qui les incite à penser au-delà des frontières, à s’adapter à différents contextes culturels et à développer la flexibilité nécessaire pour diriger dans une économie mondiale en constante évolution. »
NEOMA fait le choix d’envoyer peu d’étudiants chez chaque partenaire, plutôt que de constituer de gros contingents qui finiraient par reproduire à l’étranger une forme d’entre-soi français. L’objectif est de garantir une immersion académique et culturelle réelle, dans laquelle l’étudiant se retrouve majoritairement entouré d’étudiants locaux et internationaux, et non d’autres camarades de son école d’origine. « Nous tenons à ce modèle parce qu’il produit des effets concrets sur l’expérience étudiante », souligne Alexandre Pourchet. « Un étudiant qui part seul ou à trois ou quatre dans une université étrangère ne vit pas le même séjour qu’un étudiant intégré à un groupe de quarante camarades français. Il est obligé de s’ouvrir, de tisser des liens, de se confronter à une langue et à des codes nouveaux. C’est cette confrontation qui forme. »
La diversité des cours suivis sur place fait également partie de l’équation. NEOMA encourage explicitement ses étudiants à profiter de leur séjour pour suivre des enseignements complémentaires à ceux dispensés en France, y compris hors du strict champ du management. « Durant leur programme d’échange, nous souhaitons que nos étudiants accèdent à des cours complémentaires, dans des domaines qui ne sont pas nécessairement ceux d’une école de commerce », rappelle Delphine Manceau. « C’est aussi ce qui distingue une véritable immersion d’un simple séjour à l’étranger : la capacité d’aller chercher quelque chose qu’ils ne pourraient pas trouver chez nous. »
Ce modèle a aussi pour vertu d’absorber les chocs géopolitiques sans interrompre la mobilité étudiante. Lorsque tel pays ferme temporairement ses portes, lorsque tel partenaire suspend ses échanges, l’école peut rediriger ses étudiants vers d’autres destinations sans rompre la promesse initiale d’une expérience internationale. « La force de notre modèle est de pouvoir s’adapter quasiment en temps réel aux changements géopolitiques », observait récemment Delphine Manceau. « Nos étudiants peuvent ainsi continuer à bénéficier d’une expérience de grande qualité, quelle que soit la situation à travers le globe. Ce choix stratégique est très important pour nous et affirme notre vision internationale dans un contexte de repli sur soi. »
Au-delà du Canada, le réseau international de NEOMA inclut un nombre significatif d’institutions de tout premier plan. Aux États-Unis, l’école entretient un partenariat actif avec UC Berkeley, qui sert également de cadre à plusieurs dispositifs spécifiques d’accélération entrepreneuriale développés ces dernières années, parmi lesquels le Venture Summer Lab, lancé dans le cadre de la consolidation du partenariat avec l’université californienne. En Europe, l’Università Bocconi de Milan, souvent présentée comme l’équivalent italien d’HEC, figure parmi les partenaires emblématiques de l’école. Elle est triplement accréditée et son Master in Management figure régulièrement parmi les meilleurs au monde selon le Financial Times.
À Bocconi s’ajoutent plusieurs signatures européennes récentes, dans le sillage des évolutions du plan stratégique : Maastricht University aux Pays-Bas, l’University of Aberdeen au Royaume-Uni, l’Universita Cattolica del Sacro Cuore en Italie ou encore Católica Lisbon au Portugal. En Asie, le réseau s’est densifié avec l’arrivée plus récente de Yonsei University en Corée du Sud et de Hang Seng University of Hong Kong, qui viennent compléter une présence déjà solide à travers une vingtaine de doubles diplômes proposés sur le continent. En Amérique latine, en Afrique et au Moyen-Orient, NEOMA dispose également de partenaires de référence, ce qui permet à ses étudiants de construire des parcours adaptés à leurs aspirations géographiques et professionnelles.
« La qualité de nos partenariats est essentielle », insiste Delphine Manceau. « NEOMA s’associe aux institutions les plus prestigieuses, et reconnues sur le plan international comme local. C’est ce qui nous permet de garantir à chaque étudiant une expérience d’apprentissage de très haute qualité durant son échange, indépendamment de la destination qu’il choisit. »
Ce nouveau partenariat avec McGill revêt une signification particulière pour les étudiants issus des classes préparatoires. Depuis plusieurs années, NEOMA affiche sa volonté de leur offrir des parcours qui valorisent et renforcent leurs acquis : maîtrise de l’écrit, culture générale, capacité d’analyse, aisance dans les langues et goût pour les disciplines hors gestion. Dans ce contexte, partir en échange à McGill présente plusieurs intérêts convergents. L’université montréalaise est connue pour la qualité de ses départements en sciences humaines et sociales, en philosophie, en histoire, en littérature comparée et en sciences politiques. Autant de disciplines qui résonnent directement avec la formation initiale des prépas. Or, NEOMA encourage explicitement ses étudiants à profiter de leurs échanges pour suivre des cours en dehors du strict champ du management, ce qui permet aux élèves de poursuivre ou d’élargir les centres d’intérêt développés en prépas tout en validant leur cursus en école de commerce. La possibilité de combiner des enseignements en stratégie ou en marketing avec des cours de pensée politique ou de littérature anglophone constitue, pour beaucoup, une perspective particulièrement attractive. Comme l’explique Alexandre Pourchet, « pour des étudiants d’un niveau académique très solide, avec une vraie curiosité intellectuelle et une capacité à travailler des matières exigeantes au-delà du seul registre du management, McGill offre exactement ce type de souplesse : ils peuvent y construire un semestre qui mêle des cours de management et des enseignements dans des disciplines qu’ils ont aimées en prépa, et y trouver une forme de continuité qui a du sens. »
À ces atouts académiques s’ajoutent plusieurs avantages logistiques qui pèsent dans le choix d’une destination : un visa relativement accessible pour les ressortissants français, un coût de la vie plus abordable que dans certaines métropoles américaines, un écosystème étudiant développé et un environnement urbain réputé pour sa qualité de vie.
Cette signature avec McGill s’inscrit dans la trajectoire dessinée par le plan stratégique « Engage For The Future », lancé en 2023 pour la période 2023-2027. Deux ans et demi après son lancement, NEOMA est en avance sur la réalisation de ses objectifs, et confirme une trajectoire articulée autour de trois axes : excellence académique, expérience étudiante et impact sociétal. Plusieurs jalons concrets ont été franchis ces derniers mois, parmi lesquels la septième place du Programme Grande École au SIGEM 2025, une augmentation de 24 % du nombre d’étudiants entrés dans le nouveau Global BBA à la rentrée 2025, l’obtention du grade Master pour cinq ans pour le programme post-bac TEMA, ou encore une croissance de 78 % du chiffre d’affaires de l’Executive Education en deux ans.
L’international constitue l’un des piliers les plus visibles de ce plan. NEOMA a récemment annoncé l’ouverture de plusieurs nouvelles destinations en Europe et en Asie, et continue d’élargir son réseau. Le partenariat avec Berkeley, étendu via le Venture Summer Lab, illustre la même logique d’approfondissement : plutôt que d’empiler les accords, NEOMA cherche à construire avec ses partenaires les plus emblématiques des dispositifs sur mesure, qui dépassent le simple échange académique. Cette stratégie se déploie également sur le terrain pédagogique, avec une intégration croissante de l’intelligence artificielle dans les cursus (plus de 10 000 personnes formées à l’IA depuis 2023), une hybridation revendiquée des enseignements avec la littérature, la géopolitique et les sciences, et un engagement renforcé en matière de responsabilité sociétale, salué par l’obtention du label DD&RS pour quatre ans.
L’école inaugurera également un nouveau campus à Reims, dont l’ouverture est prévue en janvier 2027. Présenté comme un symbole de la solidité de l’institution, il accueillera des infrastructures pédagogiques modernes, un gymnase doté d’équipements sportifs polyvalents, et des espaces conçus pour la vie étudiante et associative, qui demeure l’un des piliers différenciants de NEOMA, avec plus de 500 événements organisés chaque année par 2 000 étudiants engagés dans une centaine d’associations.
« À mi-parcours, nous sommes en avance sur nos objectifs, et la transformation de l’École promise en 2023 est bel et bien en cours », résume Delphine Manceau. « Ce qui fait la force de NEOMA aujourd’hui, ce n’est pas seulement ce qu’elle a déjà accompli, mais la manière dont elle construit l’avenir. Le partenariat avec McGill en est une bonne illustration : il consolide un axe stratégique, il répond à une demande étudiante réelle, et il s’inscrit dans une vision d’ensemble qui place l’international au cœur de notre projet. Être en avance aujourd’hui, c’est se donner la capacité de s’installer durablement parmi les leaders demain. »
