Le Master Physique appliquée et ingénierie physique : programme, débouchés
Le Master Physique appliquée et ingénierie physique est un diplôme national de l’enseignement supérieur, inscrit au RNCP (fiche RNCP38983, niveau 7), qui confère le grade de master. Il valide 120 crédits ECTS au-delà de la licence (soit 300 ECTS au total, bac+5) et prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite en doctorat.
La première année (M1) pose un socle commun en physique appliquée : instrumentation, physique des matériaux, électronique, automatique, traitement du signal, mathématiques et informatique pour l’ingénieur. La deuxième année (M2) se décline en parcours de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation : électronique et ultrasons, robotique et vision, optique et nanophysique, énergies renouvelables, contrôle non destructif, entre autres, avec un stage de plusieurs mois en laboratoire ou en entreprise.
Ce master est co-accrédité par plusieurs universités (Lorraine, Strasbourg, Orléans, Limoges, Reims, Angers, Le Mans, Troyes, Corse) ainsi que par des écoles d’ingénieurs (CentraleSupélec, INSA Strasbourg, ENGEES). La formation s’appuie fortement sur des laboratoires de recherche, ce qui ouvre à la fois vers la recherche académique et vers l’industrie (R&D, instrumentation, contrôle qualité).
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Physique appliquée et ingénierie physique
C'est quoi exactement le Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
C’est un diplôme national de master (bac+5, niveau 7 au RNCP) qui forme des chercheurs et des ingénieurs de haut niveau dans les domaines de l’instrumentation, de l’électronique, des matériaux et de la modélisation des systèmes physiques. Il est co-accrédité par plusieurs universités et écoles d’ingénieurs et débouche aussi bien sur l’insertion professionnelle que sur le doctorat.
Quelles licences donnent accès à ce master ?
L’accès en M1 se fait le plus souvent avec une licence Physique, Physique-Chimie, Sciences pour l’Ingénieur ou EEA, ou encore un BUT Génie Électrique ou Mesures Physiques. Les établissements précisent, sur Mon Master, les mentions de licence conseillées propres à chaque parcours.
Comment candidater à ce master ?
La candidature en M1 se fait via la plateforme nationale Mon Master. L’admission en M2 se fait généralement via l’application propre à chaque université (par exemple e-candidat), sauf pour les étudiants qui poursuivent directement dans le même établissement.
Est-ce vraiment gratuit ?
Oui pour la partie scolarité : ce master est proposé dans des universités publiques, avec des droits d’inscription nationaux (autour de 250 à 300 € par an selon le statut, exonération possible pour les boursiers) et la CVEC en complément.
Quelle est la sélectivité de ce master ?
Elle varie fortement selon les établissements et les parcours de M2 : certains parcours affichent une trentaine de places pour une centaine de candidatures, d’autres sont beaucoup moins demandés. Consulte l’annuaire Thotis pour comparer la sélectivité établissement par établissement.
Quel est le programme du master ?
Le M1 comprend un tronc commun en sciences pour l’ingénieur, mathématiques-informatique et physique-instrumentation, complété par un projet de recherche de 200 heures. Le M2 se spécialise selon le parcours choisi (électronique et ultrasons, énergies renouvelables, robotique et vision…) et se termine par un stage de 4 à 5 mois.
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Le stage est obligatoire en M2 (généralement 4 à 5 mois, en laboratoire ou en entreprise). L’alternance au sens strict (contrat d’apprentissage) reste peu répandue sur cette mention et dépend fortement du parcours de M2 et de l’établissement.
Quels métiers après ce master ?
Ingénieur R&D, ingénieur procédés, ingénieur conseil, chef de projet d’ingénierie, ingénieur méthodes, ingénieur contrôle et qualité industrielle, ingénieur maintenance, ou encore enseignant dans les domaines de la physique. Certains diplômés évoluent vers des postes d’ingénieur d’affaires ou technico-commercial.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
Le doctorat est la poursuite la plus fréquente pour les parcours de M2 à finalité recherche. Une poursuite en école d’ingénieur par admission parallèle est également possible pour compléter le diplôme par une spécialisation professionnalisante ciblée.
Comment estimer ses chances d'admission ?
Thotis propose un Prédicteur Mon Master qui calcule tes probabilités d’admission à partir de tes notes, de ta licence d’origine et du profil des candidats admis les années précédentes dans chaque université.
Master Physique appliquée et ingénierie physique VS Master Physique VS École d'ingénieur
Les critères clés pour t'aider à choisir ta voie après la licence
| Cette formation Master Physique appliquée et ingénierie physique Master universitaire | Master Physique Parcours fondamental / recherche | École d'ingénieur Cycle intégré ou post-prépa | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
3 ans (bac +5)École · temps plein |
| Alternance | Possible en M2Selon les parcours |
RareOrientation recherche |
FréquenteDès la 4e ou 5e année |
| Admission | Mon MasterLicence Physique, SPI, EEABUT Génie Électrique / Mesures Physiques |
Mon MasterLicence Physique |
Concours / Admissions parallèlesCPGE ou dossier bac+3 |
| Matières clés |
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- Instrumentation
- Électronique et signal
- Mécanique quantique
- Sciences de l'ingénieur généralistes
Comment intégrer le Master Physique appliquée et ingénierie physique ? 🎯
La candidature en première année (M1) se fait via la plateforme nationale Mon Master. L’admission en deuxième année (M2), lorsqu’elle n’est pas automatique après le M1 du même établissement, se fait généralement via l’application propre à l’université (par exemple e-candidat). Ce master est une formation exclusivement publique, proposée par des universités et des écoles d’ingénieurs accréditées.
L’accès en M1 est le plus souvent ouvert aux titulaires d’une licence Physique, Physique-Chimie, Sciences pour l’Ingénieur ou EEA, ainsi qu’aux titulaires d’un BUT Génie Électrique ou Mesures Physiques. Chaque établissement précise ses mentions de licence conseillées et ses attendus sur la fiche Mon Master du parcours visé.
En M2, le recrutement s’élargit aux élèves ingénieurs et à un recrutement international selon les parcours, notamment dans les universités qui proposent des doubles diplômes.
Les établissements mentionnent systématiquement : une bonne maîtrise des bases de physique générale (mécanique, électromagnétisme, optique), une aisance avec les outils mathématiques et informatiques, ainsi qu’un projet professionnel cohérent, orienté recherche ou ingénierie appliquée selon le parcours de M2 visé.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Adéquation au profil |
|---|---|---|---|
| Licence Physique / Physique-Chimie | Forte | ||
| Licence Sciences pour l'Ingénieur / EEA | Forte | ||
| BUT (Génie Électrique, Mesures Physiques) | Sur dossier renforcé |
🔄 Intégrer ce master en cours de cursus
Des passerelles existent en M2, sur dossier, pour des étudiants issus d’un autre master de physique, d’une école d’ingénieur ou d’un parcours CMI (Cursus Master en Ingénierie). Le dossier et la cohérence du projet professionnel restent déterminants.
Comment se déroule la sélection ?
La sélection s’appuie sur l’examen du dossier de candidature (relevés de notes de licence, lettre de motivation, CV) sur Mon Master. Certains parcours de M2, particulièrement demandés, organisent en complément un entretien.
Les critères de sélection s’organisent autour de trois axes.
Sur le plan scientifique, les recruteurs recherchent une bonne maîtrise des bases de physique générale et des outils numériques (simulation, acquisition de données), ainsi qu’une capacité à mettre en œuvre une démarche expérimentale de façon autonome.
Sur le plan professionnel, le jury observe la cohérence du projet avec le parcours de M2 visé (recherche, instrumentation, électronique, énergies renouvelables), ainsi que l’expérience acquise via des stages ou projets tutorés en lien avec un laboratoire ou une entreprise.
Sur le plan des compétences générales, un bon niveau d’anglais scientifique est indispensable pour la veille documentaire et les échanges internationaux, et la rigueur méthodologique est particulièrement scrutée compte tenu de la part importante accordée au projet de recherche dès la première année.
Quel est le programme du Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
La première année (M1) est composée d’un tronc commun d’environ 580 heures réparties entre sciences pour l’ingénieur, mathématiques et informatique, physique et instrumentation, ainsi qu’un projet de recherche de 200 heures et des enseignements en sciences humaines et langues. La deuxième année (M2) se décline en parcours de spécialisation qui varient selon l’établissement d’accréditation (électronique, instrumentation et ultrasons, énergies renouvelables, robotique, automatique et vision, optique et nanophysique, entre autres), avec un volume d’environ 235 heures d’enseignement et un stage de 4 à 5 mois en fin d’année.
- Physique et instrumentation
- Métrologie et capteurs
- Contrôle et évaluation non destructive
- Circuits programmables
- Signaux et systèmes
- Filtrage numérique et analyse stochastique
- Éléments finis et éléments d'expérience
- Modélisation dans l'espace d'état
- Projet de recherche encadré
Alternance : elle reste peu répandue sur cette mention. Quelques parcours de M2, selon l’établissement, proposent un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, mais la majorité des parcours s’appuient sur un stage classique plutôt que sur une alternance au sens strict.
Quelles poursuites d'études après le Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
Ce master prépare aussi bien à l’insertion professionnelle immédiate qu’à la poursuite d’études. La poursuite la plus fréquente est le doctorat, notamment pour les diplômés issus des parcours de M2 à finalité recherche, en lien avec les laboratoires qui accueillent les étudiants pendant leur stage.
Une poursuite en école d’ingénieur, par admission parallèle, permet aussi de compléter le diplôme par une spécialisation professionnalisante ciblée (matériaux, instrumentation, systèmes embarqués). Ces cursus courts s’adressent surtout aux diplômés qui souhaitent renforcer leur profil ingénieur avant l’insertion professionnelle.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
|
Doctorat
|
3 ans (bac +8)
Contrat doctoral ou financement CIFRE
|
Dossier + entretien
École doctorale, projet de recherche
|
Élevée |
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École d'ingénieur (admission parallèle)
|
1 à 2 ans (bac +5/+6)
Cursus complémentaire spécialisé
|
Dossier + entretien
Parfois tests techniques
|
Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après un Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
Ce master ouvre sur des postes dans un domaine de la physique (acoustique, optique, structure, matériaux, mécanique, électronique, microélectronique, télécommunication, mécatronique). Selon le parcours de M2 suivi, les diplômés s’orientent vers la recherche en laboratoire, le bureau d’études ou les fonctions d’ingénierie en industrie.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent l’ingénierie et les études techniques, la recherche-développement en sciences physiques, ainsi que les analyses, essais et inspections techniques, des domaines dans lesquels ce profil est particulièrement recherché.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : ingénieur R&D, ingénieur procédés, ingénieur conseil, chef de projet d’ingénierie, ingénieur méthodes, ingénieur contrôle et qualité industrielle et ingénieur maintenance. Le diplôme permet aussi d’accéder à des postes d’enseignant dans les domaines de la physique. Certains diplômés évoluent vers des emplois d’ingénieur d’affaires ou d’ingénieur technico-commercial en lien avec la commercialisation de solutions techniques.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
Les salaires en début de carrière varient selon le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et la région. Selon l’Apec, la rémunération annuelle brute d’un ingénieur R&D proposée dans les offres d’emploi se situe à 80 % entre 31 000 € et 50 000 €, pour une moyenne de 41 000 €.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Ingénieur R&D |
2 500 - 2 800 € brut/mois | 3 200 - 4 200 € brut/mois |
Ingénieur méthodes / qualité industrielle |
2 400 - 2 700 € brut/mois | 3 000 - 3 800 € brut/mois |
Quels établissements proposent un Master Physique appliquée et ingénierie physique ?
Chaque université co-accréditée est autonome sur les parcours de M2 proposés, ses laboratoires partenaires et ses modalités d’admission. Retrouve les pages détaillées : parcours disponibles, laboratoires de recherche, chiffres Mon Master locaux.
