Le Master Journalisme : concours, programme, débouchés...
Le Master Journalisme est un diplôme national de bac+5 (120 ECTS), délivré par les universités publiques françaises habilitées par la CPNEJ (Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes). Il forme des journalistes opérationnels capables de produire, vérifier et diffuser l’information sur tous les supports : presse écrite, radio, télévision, web et réseaux sociaux.
Enregistré au RNCP sous la fiche 38173 (niveau 7), le Master Journalisme se distingue de la quasi-totalité des autres masters par une admission par concours national organisé par la CEJ, indépendante de la plateforme Mon Master. La formation articule un M1 généraliste (sociologie des médias, pratiques rédactionnelles multi-supports, stages terrain en presse quotidienne régionale) et un M2 orienté vers la spécialisation professionnelle, avec deux parcours possibles : « Journalisme » en formation initiale avec stages, et « Journalisme et nouvelles écritures » en alternance centré sur les formats numériques et l’IA.
La formation est pilotée par des universitaires et assurée majoritairement par des journalistes et des professionnels des médias. Elle prépare à l’exercice du journalisme dans toute la diversité de ses supports et formats contemporains.
📌 FAQ : Tout savoir sur le Master Journalisme
C'est quoi exactement le Master Journalisme ?
Le Master Journalisme est un diplôme national bac+5 (RNCP 38173, niveau 7) délivré par les universités publiques reconnues par la CPNEJ. Formation généraliste, il forme des journalistes opérationnels sur tous les supports : presse écrite, radio, TV et numérique. Il associe cours théoriques en sociologie des médias, droits et déontologie, et ateliers pratiques animés par des journalistes professionnels. L’admission se fait par concours national, pas par Mon Master.
Quelle licence faut-il pour candidater ?
Toute licence de niveau bac+3 est acceptée pour constituer un dossier de candidature. Les disciplines les plus représentées sont l’information-communication, l’histoire, les sciences politiques, le droit, la sociologie et les lettres. Ce qui compte davantage que la spécialité, c’est la culture générale, la connaissance de l’actualité, l’aisance rédactionnelle et le niveau d’anglais, évalués à l’écrit et à l’oral lors du concours.
Comment candidater au Master Journalisme ?
La candidature se fait par le concours national CEJ, sur la plateforme concoursjournalisme.fr. Les inscriptions sont généralement ouvertes en janvier-février. Le processus comprend : dossier administratif, épreuves écrites d’admissibilité en ligne (synthèse, essai, créativité), puis entretien oral devant une commission d’universitaires et de journalistes professionnels. Les frais de concours s’élèvent à 70 € (30 € pour les boursiers).
Est-ce une formation payante ?
Pour les parcours en formation initiale (M1 et M2 FI), les frais d’inscription correspondent aux droits universitaires (environ 250 € par an) et à la CVEC (environ 103 €). Le parcours M2 en alternance (contrat d’apprentissage) coûte uniquement la CVEC, les frais de formation de 9 000 € étant pris en charge par l’entreprise signataire du contrat d’apprentissage.
Quelle est la sélectivité du Master Journalisme ?
Le Master Journalisme est l’une des formations les plus sélectives de l’enseignement supérieur français. Les taux d’accès dans les grandes formations reconnues (CELSA, Sciences Po, IFP…) sont inférieurs à 5-10 %. Le concours CEJ est commun à plusieurs écoles : c’est la même admissibilité écrite, mais les oraux et résultats varient par établissement. La préparation à l’actualité, la maîtrise rédactionnelle et l’anglais sont les critères déterminants.
Quel est le programme du Master Journalisme ?
4 semestres sur 2 ans. Le M1 (S1-S2) couvre la sociologie des médias, les sources d’information, les pratiques en radio, TV et presse écrite, et inclut des stages obligatoires (PQR en février-mars, stages d’été). Le M2 (S3-S4) propose deux parcours : « Journalisme » en FI (approfondissement des pratiques, journalisme international, mémoire, délocalisation) ou « Journalisme et nouvelles écritures » en alternance (formats numériques, IA, réseaux sociaux, podcasts, vidéos verticales).
Y a-t-il de l'alternance ou des stages ?
Des stages sont intégrés tout au long de la formation : stages en presse quotidienne régionale (PQR) en M1, stages d’été ouverts à tous les types de médias, et stages de rédaction en M2 parcours FI. Le parcours M2 « Journalisme et nouvelles écritures » se déroule entièrement en alternance, avec un jour par semaine au CELSA et le reste en entreprise de presse (L’ADN, AFP, Les Echos, Le Monde, France Télévisions, etc.).
Quels métiers après le Master Journalisme ?
Journaliste presse écrite, journaliste web/multimédia, journaliste radio, journaliste TV, reporter, grand reporter, journaliste de données (data journalist), journaliste scientifique ou spécialisé, secrétaire de rédaction, rédacteur en chef. Les diplômés rejoignent des rédactions nationales (Le Figaro, Libération, Le Monde, BFM, Brut) ou des médias thématiques émergents, des agences de presse et des studios de podcasts.
Quelles poursuites d'études sont possibles ?
La majorité des diplômés s’insèrent directement dans la profession. Une minorité poursuit en doctorat en sciences de l’information et de la communication (SIC). Des formations complémentaires existent : DU Enjeux internationaux du journalisme (CELSA), masters spécialisés en data journalisme ou journalisme scientifique, ou séjours d’études à l’étranger. Le CELSA propose une année de césure ou de DU entre M1 et M2.
Comment se préparer au concours ?
La préparation exige une lecture quotidienne de la presse nationale et internationale (Le Monde, Le Figaro, Libération, La Croix), l’écoute des médias audiovisuels et numériques, et une connaissance solide des enjeux contemporains (économie, géopolitique, environnement, société). Il faut aussi pratiquer l’anglais régulièrement et s’entraîner à la synthèse et à l’essai. Les formations proposent généralement des brochures de préparation téléchargeables sur leur site.
Master Journalisme VS Master Info-Com VS Master Communication
Les critères clés pour choisir ta voie dans les médias et l'information
| Cette formation Master Journalisme Mention Journalisme | Master Info-Com Information et Communication | Master Communication Communication des organisations | |
|---|---|---|---|
| Durée / rythme | 2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
2 ans (bac +5)Université · temps plein |
| Alternance | Oui, en M2Parcours "Nouvelles écritures" |
Oui, souvent dès M1Selon établissements |
Oui, très répandueDès la 1re année |
| Admission | Concours national (CEJ)Dossier + écrit + oralSélectivité très élevée |
Mon MasterLicence SHS, Info-Com |
Mon MasterLicence Info-Com, Lettres |
| Matières clés |
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- Radio, TV, presse, web
- Déontologie et droit
- Stages terrain obligatoires
- Théories de l'information
- Médias numériques
- Communication institutionnelle
- Relations presse et médias
Comment intégrer le Master Journalisme ? 🎯
Contrairement à la très grande majorité des masters, le Master Journalisme n’est pas accessible via Mon Master. L’admission se fait par un concours national organisé par la Commission d’équivalences des concours d’entrée en école de journalisme (CEJ), commun à l’ensemble des formations reconnues par la CPNEJ. Les inscriptions se font sur la plateforme concoursjournalisme.fr.
Le concours est ouvert à toute personne titulaire d’un diplôme de niveau bac+3 (180 ECTS), quelle que soit la discipline. Les profils les plus représentés viennent de l’information-communication, de l’histoire, des sciences politiques, du droit et des lettres. Le niveau d’anglais est évalué à l’oral. Les candidats des pays où le français n’est pas langue officielle doivent justifier d’un niveau B2 minimum (DELF, DALF, TEF ou TCF).
Le concours comprend trois épreuves écrites d’admissibilité en ligne (synthèse d’un dossier d’actualité sur 8 points, essai sur un thème journalistique sur 6 points, épreuve de créativité/réflexion sur 6 points), suivies pour les admissibles d’une lettre de motivation et d’un entretien oral à distance devant une commission d’universitaires et de professionnels journalistes.
| Licence d'origine | Part des candidats | Part des admis | Taux d'accès indicatif |
|---|---|---|---|
| Info-Com / Journalisme | ~8 % | ||
| Histoire / Sciences politiques / Droit | ~8 % | ||
| Lettres / Autres SHS | ~6 % |
Intégrer le M2 directement
Le concours ne permet l’intégration qu’en M1. Il n’existe pas de voie d’entrée directe en M2 dans les formations reconnues par la CPNEJ, ce qui distingue fondamentalement le Master Journalisme des autres masters universitaires. L’admission n’est valable que pour l’année du concours, sans report possible.
Comment se préparer au concours ?
La réussite au concours repose sur une préparation régulière bien en amont de la date des épreuves.
Sur le plan de la culture générale et de l’actualité, les correcteurs évaluent avant tout la connaissance approfondie de l’actualité nationale et internationale : économie, géopolitique, environnement, sciences, société. Une lecture quotidienne de la presse de référence (Le Monde, Le Figaro, Libération, La Croix) et l’écoute des médias audiovisuels et numériques sont fortement recommandées par les formations elles-mêmes.
Sur le plan de la pratique rédactionnelle, la synthèse est l’épreuve reine : elle évalue la capacité à hiérarchiser l’information, à construire un plan clair et à rédiger avec précision et concision. L’entraînement régulier à la synthèse de documents sur des thèmes contemporains est indispensable. L’essai demande un positionnement argumenté sur une question liée au journalisme, un genre qui s’entraîne lui aussi.
Sur le plan de l’anglais, le niveau oral est évalué à l’entretien. Un niveau B2 opérationnel est attendu dans toutes les formations. Certaines formations intègrent des épreuves ou des cours entièrement en anglais dès la première année.
Quel est le programme du Master Journalisme ?
Le Master Journalisme représente 4 semestres sur 2 ans (120 ECTS). La formation associe cours théoriques en sociologie et économie des médias, enjeux contemporains et droit, et ateliers pratiques intensifs en radio, TV, presse écrite et web, animés par des journalistes professionnels. La M1 est commune aux deux parcours et pose le socle du métier : trois mois d’initiation, deux mois de stages en PQR (presse quotidienne régionale) en février-mars, retour en cours, puis stages d’été ouverts à tous les types de médias. Le M2 se divise en deux parcours : le parcours « Journalisme » en formation initiale approfondit les pratiques professionnelles multi-supports, la connaissance de l’entreprise de presse, le droit du journalisme et la dimension internationale, avec un mémoire professionnel et un voyage de délocalisation. Le parcours « Journalisme et nouvelles écritures » se déroule entièrement en alternance et forme aux formats numériques et à l’intégration des outils IA dans les rédactions, avec un jour par semaine au CELSA et le reste en entreprise médiatique.
- Sources d'information écrite, numérique, audiovisuelle
- Agences de presse
- Techniques d'enquête et recoupement
- Sociologie et économie des médias
- Relations internationales et enjeux contemporains
- Radio : montage, prise de son, écriture sonore
- Télévision : montage, tournage, écriture audiovisuelle
- Presse écrite : secrétariat de rédaction, édition
- Écritures pour le web et réseaux sociaux
- Photojournalisme
- Outils éditoriaux pour le journalisme
- Formats longs, data journalisme, infographie
- Podcasts et vidéos verticales
- Intégration des outils IA en rédaction
- Flux RSS, agrégation, visualisation de données
- Le journalisme et le droit de la presse
- Éthique et déontologie professionnelle
- Connaissance de l'entreprise de presse
- Milieu journalistique et insertion professionnelle
- Journalisme international (Europe, monde)
Quelles poursuites d'études après le Master Journalisme ?
Le Master Journalisme mène avant tout à une insertion professionnelle directe dans les rédactions. La très grande majorité des diplômés rejoignent le marché du travail à l’issue du master. Les poursuites d’études représentent une minorité et concernent principalement des profils souhaitant se spécialiser ou accéder à la recherche.
Le doctorat en sciences de l’information et de la communication (SIC) est la poursuite académique naturelle pour les titulaires d’un M2 à finalité recherche. Les thèses portent sur les pratiques journalistiques, les mutations des médias, le numérique et l’IA dans les rédactions ou les politiques d’information.
Des formations complémentaires courtes permettent aux diplômés de renforcer leur profil : DU Enjeux internationaux de la communication et du journalisme (CELSA), certifications en data journalisme, formations à l’enquête de terrain ou au journalisme scientifique. Le CELSA propose également une année de césure ou de DU entre le M1 et le M2.
| Formation | Durée | Admission | Sélectivité |
|---|---|---|---|
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Doctorat en sciences de l'information et de la communication
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3 à 4 ans (bac +8)
Après master recherche
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Dossier + directeur de thèse
Financement requis (contrat doctoral)
|
Très élevée |
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DU Enjeux internationaux du journalisme (CELSA)
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Quelques mois
Formation complémentaire
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Dossier
Après le master
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Faible à modérée |
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Master complémentaire spécialisé (data journalisme, journalisme scientifique...)
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1 an (bac +6)
Admission parallèle
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Dossier + entretien
Mon Master ou admissions directes
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Modérée à élevée |
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Formation internationale (séjour d'études, correspondant étranger)
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3 à 12 mois
Séjour ou programme d'échange
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Candidature directe
Niveau d'anglais requis
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Modérée à élevée |
Quels sont les débouchés après un Master Journalisme ?
Le Master Journalisme ouvre sur les métiers du journalisme dans toute la diversité des supports médiatiques contemporains. Les diplômés s’insèrent directement dans des rédactions nationales ou locales, des agences de presse, des studios de podcasts, des médias thématiques ou des sociétés de production.
Les secteurs d’activité accessibles couvrent le journalisme, l’audiovisuel et le cinéma, la communication et la recherche et l’enseignement supérieur.
Parmi les métiers concrets exercés par les diplômés, on retrouve notamment : journaliste presse écrite, journaliste radio, journaliste TV, reporter, journaliste web et multimédia, journaliste de données (data journalist), journaliste spécialisé (économie, science, international, sport), secrétaire de rédaction, chef de service et rédacteur en chef. Les rédactions accueillant des diplômés comprennent Le Figaro, Libération, Contexte, Brut, Réel Média, BFM, AFP, Le Monde, France Télévisions et de nombreux médias thématiques émergents.
Quels salaires peut-on espérer après un Master Journalisme ?
Les salaires dans le journalisme varient fortement selon le support (presse écrite, radio, TV), le type de média (national, régional, web), le statut (salarié, pigiste) et la région. Les débuts de carrière sont souvent en dessous des moyennes cadres, avec une progression significative après quelques années d’expérience. La pige, fréquente en début de carrière, génère des revenus plus variables.
| Métier | Début de carrière | Avec expérience (3-5 ans) |
|---|---|---|
Journaliste presse écrite / web |
1 800 - 2 200 € brut/mois | 2 400 - 3 200 € brut/mois |
Journaliste radio |
1 900 - 2 300 € brut/mois | 2 500 - 3 500 € brut/mois |
Journaliste TV / JRI |
2 000 - 2 500 € brut/mois | 2 800 - 4 000 € brut/mois |
Rédacteur en chef / chef de service |
2 800 - 3 500 € brut/mois | 3 500 - 5 000 € brut/mois |
Quels établissements proposent un Master Journalisme ?
Le Master Journalisme est proposé dans une vingtaine d’établissements reconnus par la CPNEJ. Chaque formation organise son propre jury d’oral dans le cadre du concours CEJ commun. Retrouve les pages détaillées de chaque formation : programme, spécificités pédagogiques, taux d’insertion et profils des admis.
