Élève ingénieure à CESI, Lucie se destine au métier de cheffe de projet dans le ferroviaire. Un secteur technique, varié, et encore trop souvent perçu comme masculin. Elle revient sur son parcours, ses missions et les raisons qui pourraient pousser un lycéen, ou une lycéenne, à s’orienter vers l’ingénierie.
Cet article est un article communiqué en partenariat avec CESI École d’ingénieurs
On n’imagine pas toujours tout ce vers quoi mène une grande école d’ingénieurs comme CESI. Derrière le métier de Lucie, il y a d’abord un diplôme solide. CESI École d’Ingénieurs propose une formation habilitée par la Commission des titres d’ingénieur (CTI), l’instance officielle qui accrédite les titres d’ingénieur en France. Concrètement, cela signifie que le diplôme d’ingénieur CESI est reconnu par l’État, confère le grade de master (bac+5) et bénéficie d’une reconnaissance à l’international.
L’école s’est construite, dès 1958, autour d’un principe simple : former des ingénieurs au plus près des entreprises. Le programme grande école s’organise en cinq ans, avec un cycle préparatoire intégré de deux ans suivi d’un cursus ingénieur de trois ans, accessible aussi en admission parallèle. CESI École d’Ingénieurs a d’ailleurs été l’une des premières écoles à proposer l’apprentissage dans l’enseignement supérieur français. Cette culture de l’alternance reste l’une de ses signatures : elle permet à beaucoup d’étudiants d’entrer dans la vie professionnelle dès leurs études, avec une première expérience déjà valorisée au moment d’obtenir le diplôme. Le parcours de Lucie en est une bonne illustration.
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La voie qu’a suivie Lucie correspond au cursus ingénieur spécialité BTP de CESI, qui forme à concevoir, piloter et optimiser des projets de construction et d’infrastructures. Le programme scientifique et technique de la spécialité couvre des enseignements très concrets, que l’on retrouve directement dans son quotidien professionnel : mécanique des sols et géotechnique, stabilité des ouvrages, formulation du béton, conduite de travaux, préparation et gestion financière de chantier, sans oublier le BIM et la maquette numérique. À cela s’ajoutent des séquences plus larges sur l’urbanisme, la construction durable, le bilan carbone et l’étude d’impact, ainsi que sur la qualité et la sécurité dans le BTP.
La dimension humaine et réglementaire occupe une place tout aussi importante que la technique dans ce cursus. Un volet de sciences humaines, économiques, juridiques et sociales complète la formation, avec de la communication professionnelle, du management, de l’économie et de la gestion, mais aussi du droit appliqué à la construction, comme le droit des marchés privés et publics ou la responsabilité civile et pénale des constructeurs. Autant de notions qui font écho aux pièces écrites que Lucie évoque, des notices techniques aux dossiers de consultation des entreprises. Côté pédagogie, CESI École d’Ingénieurs s’appuie sur l’apprentissage actif par projet : on apprend en résolvant des problèmes concrets et en réalisant une production collective, dans des conditions proches du monde professionnel. Une approche qui prend tout son sens en alternance.
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Quand on imagine l’ingénierie ferroviaire, on pense souvent aux trains et aux rails. La réalité du métier est différente. « Le but vraiment d’un chef de projet, ça va être de gérer tout le projet », explique Lucie. Le poste consiste à conseiller le client, à apporter les notions techniques propres au ferroviaire, à rédiger les notices techniques et à produire les chiffrages. En somme, à piloter un projet du début à la fin.
Côté organisation, la cheffe de projet coordonne l’ensemble des corps d’état qui interviennent : la caténaire, le ferroviaire, la signalisation, le bâtiment. Elle gère les données d’entrée nécessaires à l’exécution, mène l’analyse budgétaire et rassemble les informations de chaque spécialité. Une fonction de chef d’orchestre, où la rigueur compte autant que la vision d’ensemble.
La nature des projets se comprend mieux à travers les commanditaires de la cheffe de projet. « Principalement la SNCF », précise-t-elle. Et les missions sont concrètes. Lucie réalise des tracés de voies. Sur un projet type, l’objectif pouvait être d’implanter un technicentre : il a fallu se raccorder à des voies déjà existantes et créer les nouvelles voies nécessaires, tout en respectant les contraintes du client. Le métier réserve aussi des sujets plus inattendus, comme les stations-service ferroviaires. Le principe ressemble à celui d’une voiture : on remplit le train de carburant. En cas de gouttes ou de fuites, une expertise est menée lors des rénovations de la station.
Ces missions ne sortent pas de nulle part : le cursus BTP de CESI École d’Ingénieurs propose précisément, parmi ses options de dernière année, un axe consacré aux infrastructures et travaux ferroviaires, aux côtés d’options comme les travaux souterrains du Grand Paris ou le BIM Manager. Le ferroviaire constitue ainsi une spécialisation identifiée au sein de la formation, et plus largement l’un des débouchés assumés de l’ingénieur généraliste CESI, dont le diplôme ouvre sur des secteurs allant de l’automobile au spatial en passant, justement, par le ferroviaire.
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Le quotidien se partage entre l’écran et le chantier. « Principalement, je suis en bureau », reconnaît Lucie, qui travaille les tracés sur des logiciels comme AutoCAD et Revit. Mais le terrain reste indispensable : il faut aller voir ce qui se passe, contrôler le bon déroulement du chantier et effectuer des visites en amont des études. Au-delà du dessin, le métier suppose aussi de rédiger des pièces écrites : notices techniques, chiffrages, préparation d’appels d’offres, rédaction des dossiers de consultation des entreprises.
Faut-il être un crack en mathématiques pour exercer ? « Pas forcément », tempère-t-elle. Une base solide est utile, et les mathématiques comptent pour le domaine de l’ingénierie. Mais dans le ferroviaire, ce sont surtout les nombreuses notions techniques qu’il faut maîtriser. De quoi rassurer celles et ceux qui se passionnent pour la technique sans se sentir matheux dans l’âme.
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Tout remonte au lycée, où s’est jouée la première rencontre de Lucie avec sa future vocation. En première, elle suivait les spécialités mathématiques, sciences de l’ingénieur et physique, avant de conserver mathématiques et sciences de l’ingénieur en terminale. « C’est vraiment les sciences de l’ingénieur qui m’ont plu, puisque j’ai découvert la modélisation 3D. » Une vocation née d’une curiosité créative : depuis toujours, dit-elle, elle aime imaginer et créer.
Après le bac, elle intègre CESI École d’Ingénieurs et réalise deux ans de cycle préparatoire, puis un cycle ingénieur en alternance dans le BTP. L’alternance lui a permis de combiner deux univers : à l’école, les domaines du bâtiment ; en entreprise, l’ensemble des connaissances liées au ferroviaire. C’est d’ailleurs durant son alternance qu’elle a découvert le métier de cheffe de projet et l’éventail de compétences qu’il mobilise.
Cette progression épouse la logique même du cursus ingénieur de CESI, pensé comme une montée en autonomie. L’école décrit un parcours en trois temps : technicien confirmé en fin de première année, capable d’appliquer les aspects techniques en autonomie ; assistant ingénieur en fin de deuxième année, en mesure de traiter des problématiques nouvelles et d’encadrer des équipes sur le terrain ; puis ingénieur junior en fin de cursus, autonome pour mener des sujets entiers en intégrant les dimensions techniques, économiques, organisationnelles et humaines. Le poste de cheffe de projet que vise Lucie se situe au bout de cette trajectoire, là où la coordination des équipes prend le relais de la seule expertise technique.
Pour Lucie, l’ingénierie BTP et ferroviaire est un domaine complet, qui ouvre sur de nombreux sujets. Elle estime aussi que les études d’ingénieur font adopter un nouvel état d’esprit, une autre manière de voir le monde. C’est, selon elle, une des bonnes raisons pour un lycéen de s’y intéresser aujourd’hui.
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Reste une idée tenace : l’ingénierie serait un milieu masculin. Lucie ne le nie pas. « C’est vrai que j’ai pu le constater durant mes études ou même mon parcours professionnel. » Mais elle balaie le préjugé sur le fond : « Tout le monde est capable d’être dans l’ingénierie, que ce soit ferroviaire, BTP ou autre. »
À celles et ceux qui hésitent encore, elle adresse un conseil enthousiaste. L’ingénierie est un domaine très vaste, où se côtoient BTP, construction, structure, électricité et même codage. C’est précisément cette diversité qui l’a séduite. Son message tient en une conviction : « Personne n’est trop peu fait pour l’ingénierie. Il faut juste oser franchir le pas. » Une invitation simple, à l’image d’un parcours qui prouve qu’avec de la curiosité et le goût de créer, la voie de l’ingénieur reste grande ouverte.
Cet article est un article communiqué en partenariat avec CESI École d’ingénieurs
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