Erasmus+, bourse de mobilité du ministère, aides régionales, dispositifs des établissements : les sources de financement pour partir étudier ou effectuer un stage à l’étranger sont nombreuses, mais souvent méconnues. Tour d’horizon des aides financières auxquelles les étudiants français peuvent prétendre pour financer leur séjour international.
Par Félix Guillaume
Peut-on bénéficier d'aides financières pour un stage à l'étranger ?
Oui. La bourse Erasmus+ et l’aide à la mobilité internationale du ministère s’appliquent aussi bien aux séjours d’études qu’aux stages effectués dans le cadre du cursus. Le stage doit être validé par l’établissement pour ouvrir droit à ces aides.
Un étudiant non boursier peut-il obtenir des aides pour partir à l'étranger ?
Oui. La bourse Erasmus+ est accessible à tous les étudiants, boursiers ou non, selon la sélection effectuée par l’établissement. Certaines régions et certains établissements proposent également des aides ouvertes à l’ensemble des étudiants.
Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec la bourse sur critères sociaux ?
Oui. La bourse sur critères sociaux est maintenue pendant la durée de la mobilité à l’étranger, à condition que la mobilité soit validée par l’établissement et que l’inscription administrative soit conservée.
Quelles sont les démarches pour obtenir une bourse Erasmus+ ?
Les candidatures se déposent auprès du service des relations internationales ou du coordinateur Erasmus+ de l’établissement. Les calendriers varient selon les établissements, mais les dépôts interviennent généralement entre octobre et janvier pour une mobilité l’année suivante.
Les aides varient-elles selon la destination ?
Oui. Le montant de la bourse Erasmus+ dépend du pays d’accueil, classé en trois groupes selon le coût de la vie. Les aides régionales et institutionnelles peuvent également varier selon les destinations éligibles définies par chaque dispositif.
Peut-on demander une aide financière si on part hors Europe ?
Les aides Erasmus+ ne couvrent que les pays du programme. Pour des destinations hors programme, des aides spécifiques existent : aides de l’établissement, aides régionales, dispositifs bilatéraux selon le pays de destination (comme les bourses DAAD pour l’Allemagne ou Fulbright pour les États-Unis).
Quand faut-il commencer les démarches pour obtenir une aide à la mobilité ?
Le plus tôt possible. Certaines aides (régionales, institutionnelles) sont contingentées et les calendriers de dépôt des dossiers précèdent souvent de plusieurs mois la date de départ prévue. Il est recommandé de se renseigner dès la première année d’études supérieures si un projet de mobilité est envisagé.
L'aide à la mobilité internationale du ministère est-elle automatique ?
Elle est attribuée automatiquement aux étudiants boursiers (échelons 1 à 7) dont la mobilité est validée par leur établissement. Elle est gérée par le Crous et versée pour la durée du séjour, qu’il s’agisse d’études ou d’un stage à l’étranger.
Quel est le montant de la bourse Erasmus+ pour un étudiant français ?
Pour les étudiants français, les montants varient en général entre 150 et 700 euros par mois selon la destination. Les pays sont classés en trois groupes selon leur coût de la vie, les destinations les plus onéreuses ouvrant droit aux aides les plus élevées.
La bourse Erasmus+ couvre-t-elle aussi les stages à l'étranger ?
Oui. Erasmus+ prévoit une aide spécifique pour les stages effectués dans les pays du programme, avec des montants légèrement différents de ceux prévus pour les mobilités d’études. Le stage doit être intégré au cursus et validé par l’établissement.
Partir étudier à l’étranger représente une expérience formatrice, mais son coût peut constituer un frein. Entre le financement du séjour, du logement, des billets d’avion et des frais de scolarité, la facture peut rapidement s’alourdir. Pour autant, de nombreux dispositifs publics et institutionnels permettent d’alléger significativement ce coût. Ces aides sont cumulables entre elles dans la plupart des cas, ce qui permet de constituer un financement solide pour un semestre ou une année à l’étranger.
Le programme Erasmus+ reste le dispositif de référence pour les mobilités au sein de l’Union européenne et des pays associés. Il verse une aide mensuelle variable selon le pays de destination, calculée en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil.
Pour les étudiants français, les montants varient en général entre 150 et 700 euros par mois selon la destination. Les pays sont classés en trois groupes : les destinations les plus chères (comme les pays nordiques ou l’Irlande) ouvrent droit aux aides les plus élevées, tandis que les pays d’Europe centrale et orientale correspondent à des montants plus modestes.
La bourse Erasmus+ est attribuée par l’établissement d’origine, qui est titulaire du financement. La sélection des participants se fait auprès du service des relations internationales ou du coordinateur Erasmus+. Le dépôt des dossiers varie selon les établissements, mais intervient généralement entre octobre et janvier pour une mobilité l’année suivante.
Des compléments spécifiques existent pour les étudiants issus de milieux moins favorisés, en situation de handicap ou utilisant des transports à faible impact environnemental pour leur déplacement. La bourse Erasmus+ peut être cumulée avec d’autres aides, notamment les bourses sur critères sociaux et les dispositifs régionaux.
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Erasmus+ – Étudier à l’étranger
Le ministère de l’Enseignement supérieur verse une aide à la mobilité internationale pour les étudiants boursiers sur critères sociaux (échelons 1 à 7) qui partent étudier ou effectuer un stage à l’étranger dans le cadre de leur cursus.
Son montant est de 400 euros par mois, versé pour la durée de la mobilité. Elle s’applique aussi bien pour un semestre d’études dans une université partenaire que pour un stage en entreprise à l’étranger.
Cette aide est gérée par le Crous et est attribuée automatiquement aux étudiants boursiers dont la mobilité est validée par leur établissement. Elle est cumulable avec la bourse Erasmus+ et les aides régionales.
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De nombreuses régions françaises proposent leurs propres dispositifs d’aide à la mobilité internationale pour les étudiants résidant ou étudiant sur leur territoire. Ces aides prennent la forme de bourses versées en complément des dispositifs nationaux.
Les montants et les conditions varient selon les régions. Certaines conditionnent leur aide à l’obtention préalable d’une bourse Erasmus+, d’autres les attribuent indépendamment. Les destinations éligibles peuvent également différer.
Pour en bénéficier, les étudiants doivent en général s’adresser directement à leur conseil régional ou passer par leur établissement, qui peut centraliser ces demandes. Il est conseillé de se renseigner dès le début de l’année universitaire, les enveloppes étant souvent limitées.
La plupart des universités, grandes écoles et établissements d’enseignement supérieur disposent de leurs propres enveloppes d’aides à la mobilité internationale. Ces dispositifs sont financés en partie par la CVEC (Contribution de vie étudiante et de campus), qui consacre une part de ses fonds à la mobilité internationale.
A titre d’exemple, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne attribue environ 300 aides à la mobilité internationale par an. Ces aides varient en fonction des ressources de l’étudiant, de la destination et de la durée de la mobilité.
Les conditions d’attribution sont propres à chaque établissement. Les étudiants sont invités à se rapprocher du service des relations internationales pour connaître les dispositifs disponibles et les calendriers de candidature.
Certains pays mettent en place des dispositifs d’accueil spécifiques pour les étudiants étrangers, qui peuvent compléter les aides françaises.
Canada et Québec
Des accords bilatéraux franco-québécois permettent aux étudiants français de bénéficier de conditions tarifaires avantageuses dans certaines universités québécoises. Des bourses d’excellence sont également proposées par le gouvernement du Québec via le Programme de bourses d’exemption des droits de scolarité majorés.
Allemagne
Le Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD) propose des bourses pour les étudiants étrangers souhaitant effectuer une mobilité en Allemagne. Les montants et les conditions varient selon le niveau d’études et le type de séjour.
États-Unis
Le programme Fulbright, financé conjointement par les gouvernements américain et français, propose chaque année des bourses pour des séjours d’études ou de recherche aux États-Unis. Il est destiné à des profils avancés (master, doctorat).
Les dispositifs ne concernent pas uniquement les séjours d’études. Les stages effectués à l’étranger dans le cadre d’un cursus peuvent également ouvrir droit à plusieurs aides financières.
La bourse Erasmus+ couvre les stages dans les pays du programme (UE et pays associés), avec des montants légèrement différents de ceux prévus pour les mobilités d’études. L’aide à la mobilité internationale du ministère s’applique également aux stages, pour les étudiants boursiers.
Il est important de vérifier que le stage est bien intégré au cursus et validé par l’établissement, car c’est une condition nécessaire pour déclencher ces aides.
Les étudiants boursiers conservent leur bourse sur critères sociaux pendant leur mobilité à l’étranger, à condition que celle-ci soit validée par leur établissement et que l’inscription administrative soit maintenue. Cette bourse continue d’être versée durant toute la durée de la mobilité.
Par ailleurs, les étudiants peuvent solliciter des aides d’urgence auprès de leur Crous en cas de difficultés financières imprévues pendant leur séjour à l’étranger.
Les différentes aides à la mobilité internationale sont, dans la plupart des cas, cumulables. Un étudiant boursier partant en Erasmus+ peut ainsi percevoir simultanément :
- sa bourse sur critères sociaux maintenue ;
- la bourse Erasmus+ versée par son établissement ;
- l’aide à la mobilité internationale du ministère (400 euros par mois) ;
- une aide régionale si elle existe sur son territoire ;
- une aide spécifique de son établissement.
Le cumul de ces dispositifs peut représenter plusieurs centaines d’euros mensuels supplémentaires, réduisant sensiblement le reste à charge de l’étudiant.
Il est recommandé de commencer les démarches le plus tôt possible, certaines aides disposant d’un calendrier de candidature qui précède de plusieurs mois la date de départ prévue.
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Les aides à la mobilité internationale sont nombreuses et souvent cumulables. Le point d’entrée reste le service des relations internationales de l’établissement, qui centralise généralement l’information sur les dispositifs disponibles. Pour les étudiants boursiers, l’aide à la mobilité internationale du ministère (400 euros par mois) constitue un complément automatique à la bourse Erasmus+. Les étudiants non boursiers peuvent également prétendre à des aides via Erasmus+ et les dispositifs régionaux. Dans tous les cas, anticiper les démarches est indispensable pour ne pas passer à côté des financements disponibles.
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