Dans un marché de l’emploi sous tension et un enseignement supérieur en pleine mutation, les jeunes diplômés attendent de leur formation bien plus qu’un titre ou un diplôme. Projet, sens, dimension pratique, lien humain, préparation concrète ; les attentes ont changé. Face à cela, la pédagogie par l’action et les temps forts immersifs s’imposent comme une réponse crédible. L’IFAG, réseau de plus de vingt-cinq campus, spécialisé dans les formations en alternance en management commercial et en RH du bac+3 au bac+5, en a fait le cœur de son architecture pédagogique. Entretien avec Jeanne Tetart et Roxane Berings, responsables nationales des programmes de l’IFAG.
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Depuis quelques années, les chiffres confirment un signal fort : les jeunes veulent davantage de concret dans leur formation. Selon une enquête de l’Apec publiée en novembre 2025, plus de 8 jeunes diplômés en 2024 de master sur 10 jugent leur recherche d’emploi difficile. Dans ce contexte, choisir une formation qui prépare réellement au terrain n’est plus seulement un avantage mais une nécessité.
La génération Z, de plus en plus présente sur le marché du travail français, ne recherche plus seulement un poste, mais aspire à un environnement en phase avec ses valeurs, à des perspectives d’évolution rapide et à un management participatif fondé sur la confiance. Elle veut être impliquée dans les décisions et bénéficier de retours réguliers pour progresser. Les établissements qui ne prennent pas en compte ces attentes s’exposent à un décrochage motivationnel bien plus difficile à rattraper qu’un décrochage académique.
Selon une autre étude menée par JobTeaser et s’intéressant au début de carrière des jeunes talents (2025), 25 % des membres de la Gen Z déclarent se sentir seuls, les rendant particulièrement vulnérables aux risques psychosociaux. Une réalité que certaines écoles comme l’IFAG ont choisi d’intégrer frontalement dans leur pédagogie.
Le réseau IFAG compte vingt-cinq campus pour un peu moins de trois mille apprenants. Jeanne Tetart et Roxane Berings en pilotent la pédagogie à l’échelle nationale avec une mission claire : garantir la cohérence des parcours d’un campus à l’autre, quel que soit l’endroit où l’apprenant étudie.
Roxane Berings explique : « L’idée centrale, c’est d’uniformiser tous les parcours de formation sur l’ensemble des campus, et de faire en sorte qu’un jeune à Nantes ait le même programme qu’à Lille. S’il change de campus d’une année sur l’autre, il retrouve le même esprit, que ce soit au niveau de l’équipe ou au niveau du parcours pédagogique. »
L’école propose deux grandes filières, toutes deux conduites majoritairement en alternance : un parcours commercial, qui forme des managers et responsables de points de vente du bac+3 au bac+5 ; et un parcours ressources humaines, du BTS GPME en passant par le chargé RH en bac+3 au manager des ressources humaines en M2. Dans les deux cas, la montée en compétences est structurée autour d’un même dispositif : cinq temps forts pédagogiques qui jalonnent chaque année de formation.
Avant d’entrer dans le détail de chaque temps fort, il faut comprendre la philosophie qui les sous-tend. L’IFAG revendique une approche « learning by doing » -apprendre en faisant- qui place les apprenants en situation réelle plutôt que face à un cours théorique. Ces expériences mobilisent l’intelligence collective, le travail en équipe et la confrontation à des problématiques concrètes issues du monde professionnel. Chaque temps fort agit comme un accélérateur de compétences : leadership, communication, prise de décision, capacité d’adaptation.
« Quand on est pris dans le quotidien de l’alternance, on n’a pas toujours le temps de se poser. Ces temps forts représentent une sorte de bouffée d’oxygène pour réfléchir à quel manager je suis, et surtout quel manager je veux être. » souligne Jeanne Tetart. Et la progression est délibérément conçue sur trois ans. D’une année à l’autre, les enjeux deviennent plus complexes, l’autonomie attendue plus grande, la posture de manager plus affirmée.
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Embarque ouvre chaque année sous la forme d’un séminaire d’intégration immersif. Les apprenants se confrontent à des défis collectifs pour développer esprit d’équipe, agilité et audace ; dès les premiers jours de formation. Les formats évoluent selon le niveau : business games et cohésion en bac+3, pitch et storytelling en bac+4, projets d’innovation en bac+5. C’est également lors de ce premier temps fort que l’IA fait son entrée dans le cursus : les apprenants y travaillent l’esprit critique face aux outils numériques, en lien avec le module « Décoder l’IA » qui court sur les trois années, de la construction de prompts en première année jusqu’à un usage raisonné et critique de l’intelligence artificielle.
Jeanne Tetart précise : « On débute avec la construction des prompts, puis on approfondit progressivement pour utiliser l’outil à bon escient, avec un esprit critique. »
Inspire place les apprenants face aux dimensions humaines et éthiques du management. À travers conférences, ateliers et témoignages de managers en exercice, souvent dans un cadre informel qui favorise l’échange intergénérationnel, les thématiques progressent selon une logique en trois cercles : mieux se connaître en bac+3, mieux interagir avec les autres en bac+4, comprendre les enjeux de société en bac+5. L’objectif est d’incarner un leadership engagé, qui donne du sens à ses actions.
Pour Jeanne Tetart, ce moment est propice au partage d’expérience entre jeunes étudiants et professionnels : « Cela marque la confrontation avec le réel et entre deux générations qui apprennent à se comprendre et cherchent à trouver un point d’entente. »
Respire est la nouveauté de la prochaine rentrée, et sans doute l’une des plus significatives sur le plan sociétal. Ce temps fort met l’accent sur l’engagement citoyen et la santé mentale ; un enjeu que l’IFAG a choisi de ne pas traiter en marge de la formation, mais d’inscrire au cœur de son programme. En bac+3, sensibilisation aux réseaux sociaux et aux risques de dépendance. En bac+4, les risques psychosociaux et la nécessité de prendre soin de soi en milieu professionnel. En bac+5, les apprenants passent le PSSM – Premier Secours en Santé Mentale, une certification qui leur permet d’identifier chez leurs collaborateurs des signaux de mal-être et de les accompagner.
Roxane Berings indique que « Cette certification similaire aux gestes de premiers secours permet aux futurs managers -qu’ils soient dans le commerce ou les RH- d’identifier chez leurs collaborateurs des signaux de mal-être et de les accompagner dans leur démarche. »
Découvre est peut-être le temps fort le plus distinctif du dispositif. Chaque campus développe une ou plusieurs expertises ; sport business, marketing du luxe, œnotourisme à Bordeaux, mode projet autour d’une brasserie à Lille, IA et management. Tous les apprenants, quel que soit leur campus d’origine, ont ainsi la possibilité de partir une semaine sur le site de leur choix pour en découvrir les spécificités. Un apprenant de Nantes peut rejoindre Toulouse, un Lillois peut aller à Lyon. Ce format sert un double objectif : personnaliser le parcours et affiner le projet professionnel, mais aussi construire un réseau. Sur trois ans, un étudiant peut découvrir jusqu’à trois campus différents et rencontrer des “Ifagiens” venus de toute la France- ce qui constitue, de fait, une première expérience de réseautage professionnel avant même l’obtention du diplôme.
Roxane Berings rappelle un élément à connaître concernant les études supérieures : « Les camarades de classe sont le premier réseau qu’on se constitue. La semaine d’expertise, qui permet d’aller sur un autre campus, symbolise vraiment le premier pas du réseautage. »
Actionne, enfin, est le temps fort de mise en pratique totale. Les apprenants travaillent pour le compte d’une entreprise réelle, souvent une entreprise partenaire du territoire, parfois leur propre entreprise d’alternance, et remettent un diagnostic stratégique ou un plan d’action concret. La soutenance se fait devant le dirigeant, qui évalue la pertinence des préconisations. Un vrai enjeu, et un vrai stress.
« Pour les entreprises, cela leur apporte un regard neuf ; celui d’une nouvelle génération qui s’apprête à entrer sur le marché du travail. En général, on constitue six groupes, ce qui donne six propositions différentes. C’est un point de vue que leurs propres équipes ne peuvent pas toujours offrir. », explique Jeanne Tetart
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L’expérience étudiante à l’IFAG est délibérément locale. Chaque campus développe sa vie en fonction de sa ville et de son tissu économique, avec un BDE (Bureau des Étudiants) commun à l’ensemble des formations du campus pour créer des synergies entre les parcours. Les soirées alumni, les rencontres tuteurs-apprenants et les événements de networking sont ainsi organisés à cette échelle.
Le réseau alumni de l’IFAG, actif dans plus de trente pays et dans tous les secteurs, donne accès à des offres exclusives, des opportunités de mentoring et des mises en relation qualifiées à ses étudiants ou jeunes diplômés. Un service alumni dédié anime ce réseau au quotidien à travers des fiches métiers, vidéos de diplômés, conférences sur chaque campus. Et les maquettes intègrent des heures d’insertion professionnelle pendant lesquelles des anciens reviennent partager leur parcours.
Enfin, la mobilité entre campus est non seulement possible, mais encouragée. Effectuer son BTS à Lyon, son M1 à Toulouse puis son M2 à Paris ne pose aucune difficulté ; cela même pensé comme une opportunité supplémentaire de développer son réseau et de s’enrichir de nouveaux environnements.
Le processus de recrutement est lui-même en cohérence avec la pédagogie de l’école : il s’agit de révéler des personnalités et non de filtrer des dossiers précis. Il comprend un dossier de candidature avec un portrait chinois, un entretien individuel devant un jury de deux professionnels, une mise en situation collective pour observer l’esprit d’équipe et “Cinq minutes pour surprendre”, un temps de clôture où les candidats révèlent un talent ou une passion.
Jeanne Tetart explique le sens de cette ultime étape : « On a eu du saxo, de la danse, de la gymnastique… et à Lille, une apprenante a même amené son cheval devant le campus. L’idée, c’est vraiment d’amener les candidats à assumer leur singularité et à s’affirmer, plutôt que de rentrer dans un moule. Nous sommes une école professionnalisante, et nous comprenons tout à fait que certains ne se soient pas épanouis dans le système scolaire classique. Si quelqu’un est motivé et curieux, il est le bienvenu à l’IFAG. »
Le prérequis pour l’admission est un bac+2 minimum pour le bac+3. Mais au-delà du diplôme, c’est la motivation et la curiosité qui comptent. Les formations sont accessibles via Parcoursup pour les parcours en bac+3, avec un accompagnement des équipes pour finaliser la recherche d’alternance si le contrat n’est pas encore signé à la rentrée.
L’IFAG construit, à travers ses cinq temps forts, est une vision cohérente du professionnel qu’elle veut former : un manager capable de prendre du recul, de travailler en équipe sous pression, de prendre soin de ses collaborateurs, de maîtriser les outils de son époque sans en être l’esclave et d’agir pour de vraies entreprises avant même d’avoir obtenu son diplôme. Dans un marché de l’emploi où l’expérience et les soft skills font souvent la différence face à des candidatures théoriquement équivalentes, ce type de pédagogie incarnée n’est plus un différenciateur ; c’est ce que les employeurs, et les apprenants eux-mêmes, attendent.
Article communiqué en partenariat avec l’IFAG.
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