Pour les lycéens scientifiques qui envisagent une école d’ingénieurs, l’Icam propose en cycle préparatoire une formule qui diffère sensiblement des classes préparatoires classiques. La Prépa Ingénieur Scientifique dure deux ans et mène directement au cycle ingénieur de l’école, sans concours en entrée ni sortie. Depuis le 11 juin 2026, la formation est accessible sur le site de Grand Paris Sud via la phase complémentaire de Parcoursup, offrant une nouvelle fenêtre aux lycéens qui n’ont pas encore reçu de proposition satisfaisante.
Par La Rédaction
Fondé en 1898, l’Institut Catholique d’Arts et Métiers est une école d’ingénieurs généraliste habilitée par la CTI (Commission des titres d’ingénieur), membre de la CGE et de la CDEFI. Avec sept campus en France (Lille, Grand Paris Sud, Nantes, Bretagne, Vendée, Toulouse, Strasbourg-Europe) et six à l’international, l’Icam couvre un territoire large. Son réseau international s’étend du Congo au Brésil en passant par l’Équateur et l’Inde, avec une logique constante : former des ingénieurs pour leur pays d’origine. La pédagogie de l’Icam repose sur un principe qu’elle résume ainsi : l’élève doit « choisir » l’Icam et s’engager dans l’apprentissage de son « métier » d’ingénieur, tandis que l’école s’intéresse au projet de l’élève et organise son recrutement sur dossier et entretiens. L’objectif affiché est de diplômer 100 % des élèves recrutés, ce qui engage l’école sur la qualité de son accompagnement dès l’admission.
Sur le campus de Grand Paris Sud, la pédagogie de l’Icam repose sur une approche concrète, dans la tradition Arts et Métiers. Les étudiants développent leurs compétences à travers de nombreux travaux pratiques et projets. Ils ont notamment accès à un FabLab équipé d’imprimantes 3D, de machines de découpe laser et de brodeuses numériques, qu’ils peuvent utiliser aussi bien dans le cadre de leurs projets académiques que pour leurs initiatives personnelles.
Le campus dispose également de deux plateformes de recherche qui enrichissent cet environnement d’apprentissage : la plateforme LIFE (Logistique et Industrie du Futur Écologique) et la plateforme CarMa (Caractérisation des Matériaux). Ces infrastructures permettent aux étudiants d’évoluer au plus près des enjeux industriels et technologiques actuels.
La posture des enseignants favorise ce que l’école appelle une pédagogie du côte-à-côte : ils font confiance aux apprenants et les placent en permanence, avec exigence, devant leur liberté et leur responsabilité. Des temps de relecture individuels et collectifs permettent aux étudiants de tirer des enseignements de leur vécu, de faire des choix en conscience et de prendre des décisions d’amélioration. Cette démarche, appelée ERD (Expérimenter, Relire, Discerner) accompagne les étudiants tout au long de leur formation, jusqu’au diplôme d’ingénieur
L’Icam est accréditée EUR-ACE et labellisée EESPIG (Établissement d’Enseignement Supérieur Privé d’Intérêt Général), statut qui garantit l’absence de but lucratif et l’engagement dans une mission d’intérêt général.
À lire aussi, sur Thotis, en lien avec cet article : notre page dédiée à Icam :
ICAM : avis, classements, salaire…
La Prépa Ingénieur Scientifique est une véritable classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE). Sur le campus de Grand Paris Sud, les enseignements sont dispensés directement au sein de l’Icam par des professeurs de l’Éducation nationale. Le cursus suit la filière PTSI en première année puis PT en deuxième année, permettant aux étudiants de bénéficier à la fois de l’exigence académique d’une CPGE et de l’environnement d’une école d’ingénieurs.
Comme dans toute CPGE scientifique, le rythme de travail est soutenu. Les enseignements en mathématiques, physique et sciences industrielles sont complétés par des travaux pratiques, des langues et des khôlles afin de préparer les étudiants aux exigences des études d’ingénieur.
Sur ce socle réglementaire commun à toutes les CPGE, l’Icam greffe plusieurs éléments propres à son projet. Deux stages jalonnent le parcours : en première année, un stage opérateur de quatre à six semaines permet de découvrir l’environnement industriel et d’expérimenter les conditions de travail d’un opérateur. En deuxième année, un stage assistant-ingénieur de six à huit semaines est centré sur la réalisation d’une mission en réponse à une problématique concrète, en collaboration avec des ingénieurs. Ces immersions en entreprise sont rares à ce stade dans les CPGE classiques. S’y ajoute la possibilité, pour les étudiants qui le souhaitent, de passer un semestre à l’étranger en deuxième année.
Pour en savoir plus, découvre notre page dédiée aux Écoles d’ingénieurs
Test Écoles d’Ingénieurs : Trouve le programme idéal pour ta carrière !
Dans une CPGE classique, deux ans de formation débouchent sur des concours nationaux communs. L’étudiant intègre une école selon son classement, et même un bon niveau ne garantit pas d’atteindre les établissements visés. La pression est structurellement élevée, et l’issue reste incertaine jusqu’au bout.
À l’Icam, le passage en cycle ingénieur se fait par contrôle continu, sans concours. L’étudiant qui valide ses deux années entre directement dans le cycle ingénieur de l’école. Cette absence de concours en sortie est la différence la plus concrète pour un lycéen qui compare les deux options.
À l’issue des deux années de prépa, les étudiants ont vocation à poursuivre leur parcours au sein de l’Icam. Ils conservent néanmoins la possibilité de présenter les concours des écoles d’ingénieurs s’ils souhaitent explorer d’autres opportunités. Cette flexibilité permet à chacun d’adapter son projet d’études en fonction de ses aspirations et de son évolution au cours de la prépa.
Sur le plan de l’environnement, les promotions restent à taille humaine (pas plus de 50 étudiants par classe), ce qui favorise un lien fraternel et intergénérationnel entre les apprenants, qui se connaissent tous grâce à la vie en communauté partagée au quotidien notamment au travers de nombreuses asso. Sur le campus de Grand Paris Sud, la résidence étudiante, appelée Maison des Icam, fait partie intégrante du projet pédagogique. Organisée en appartements pour 12 étudiants avec une chambre individuelle par résident, elle vise à cultiver l’autonomie, le sens du collectif et la maturité personnelle. Les chambres en appartement partagé sont louées 526 euros par mois, les studios 580 à 680 euros selon la surface.
À lire aussi, sur Thotis : (VIDÉO) Immersion Thotis : Une journée à l’ICAM !
La phase complémentaire de Parcoursup s’ouvre le 11 juin 2026 et concerne les lycéens qui n’ont pas reçu de proposition satisfaisante à l’issue de la procédure principale. Pour les profils scientifiques dans cette situation, la Prépa Ingénieur Scientifique de l’Icam Grand Paris Sud répond à plusieurs préoccupations concrètes.
D’abord, des places y sont disponibles. Les formations intégrées aux écoles d’ingénieurs recrutent souvent plus longtemps que les CPGE des lycées publics très demandés, et continuent d’accepter des candidatures pendant la phase complémentaire. Ensuite, le dispositif répond à l’une des inquiétudes les plus fréquentes des élèves en situation de rebond : l’incertitude sur la suite. Intégrer une prépa classique sans avoir de garantie sur l’école d’arrivée, c’est reporter l’incertitude de deux ans. La formule de l’Icam neutralise ce risque : deux années validées par contrôle continu donnent accès au cycle ingénieur CTI, sans aléa de classement.
Le coût de la formation s’élève à 4 500 euros par an, auxquels s’ajoutent 620 euros de contribution à la vie collective pour l’année 2026-2027. Des dispositifs de financement existent, notamment les bourses sur critères sociaux et des prêts d’honneur. La résidence sur campus et son éligibilité aux aides de la CAF permettent de planifier le budget avec une visibilité correcte.
Pour un lycéen en fin de terminale avec un profil scientifique solide, un attrait pour l’ingénierie industrielle et la recherche d’un cadre de formation structuré et humain, bénéficiant d’un accompagnement personnalisé mais moins sous pression que la prépa classique, la Prépa Ingénieur Scientifique de l’Icam constitue une option à examiner, notamment au moment où la phase complémentaire rouvre les possibilités.
En lien avec cet article : découvre notre Test des Écoles d’Ingénieurs
Rédige une lettre de motivation pour la prépa grâce à Thotis LM
L’Icam et sa prépa scientifique : un parcours progressif vers les études d’ingénieur
Article communiqué en collaboration avec l’Icam.
