La Suisse attire des milliers d’étudiants français chaque année. Universités classées parmi les deux cents meilleures au monde, Écoles polytechniques fédérales de renommée internationale, Hautes Écoles Spécialisées axées sur la pratique, environnement multilingue, cantons francophones : les atouts sont nombreux. Mais étudier en Suisse, c’est aussi faire face à l’un des coûts de la vie les plus élevés d’Europe, naviguer entre des procédures cantonales hétérogènes, et s’interroger sur l’assurance maladie. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Par Félix Guillaume

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FAQ : Étudier en Suisse

Les études en Suisse sont-elles gratuites pour les Français ?

Non. Les frais de scolarité dans les universités et les EPF se situent généralement entre 500 et 800 euros par semestre pour les étudiants européens, selon Euroguidance France. Certaines formations (HES, écoles spécialisées) pratiquent des frais différents. Les grandes écoles privées et les MBA sont nettement plus coûteux.

Faut-il un visa pour étudier en Suisse quand on est français ?

Non. Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa. En revanche, l’enregistrement auprès de la commune de résidence dans les 14 jours est obligatoire, et un permis de séjour B est délivré pour la durée des études. Pour les ressortissants hors UE, un visa national type D est requis avant l’arrivée, avec une preuve financière de 21 000 CHF par année académique.

Quelle assurance maladie pour un étudiant français en Suisse ?

La LAMal (assurance maladie suisse obligatoire) s’applique en principe à toute personne résidant en Suisse. Mais les étudiants de l’UE peuvent demander une exemption dans les trois mois s’ils justifient d’une couverture équivalente dans leur pays. La demande se fait auprès du service cantonal ou de l’Institution commune LAMal. L’exemption est valable au maximum 6 ans.

Peut-on étudier la médecine en Suisse en tant que Français ?

C’est devenu très difficile. Selon Euroguidance France, les Français sans attache particulière avec la Suisse rencontrent de grandes difficultés pour accéder aux études de médecine. Les études paramédicales (infirmier, kinésithérapeute) restent accessibles selon les mêmes procédures que pour les Suisses.

Peut-on étudier en français en Suisse ?

Oui. Plusieurs cantons sont francophones : Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg (bilingue), Jura et Valais (partiellement). L’Université de Genève, l’EPFL, l’Université de Lausanne, l’Université de Neuchâtel et l’Université de Fribourg proposent des cursus en français.

Peut-on travailler pendant ses études en Suisse ?

Les étudiants de l’UE peuvent travailler sans restriction d’heures en Suisse. Les étudiants hors UE peuvent travailler jusqu’à 15 heures par semaine après 6 mois de résidence. Travailler plus de 8 heures par semaine de façon régulière implique une couverture accidents par l’employeur.

Quelles sont les bourses disponibles pour étudier en Suisse ?

La Commission fédérale ESKAS propose des bourses d’excellence pour les niveaux recherche et postdoctorat. Les boursiers CROUS français peuvent maintenir leur bourse sous conditions dans le cadre d’un programme institutionnel. L’Aide à la Mobilité Internationale est accessible aux étudiants partant via un programme institutionnel.

Un stage en Suisse est-il rémunéré pour un étudiant français ?

Les stages en Suisse ne sont pas obligatoirement rémunérés et la rémunération se négocie directement avec l’entreprise. Si la rémunération atteint le salaire minimum suisse, l’obligation de souscrire une assurance maladie suisse s’applique. Des exceptions existent pour les étudiants français avec un permis B dont le centre de vie reste en France.

Quelle est la différence entre une université et une HES en Suisse ?

Les universités et EPF sont des établissements académiques de recherche avec Bachelor en 3 ans et Master en 18 mois à 2 ans. Les Hautes Écoles Spécialisées (HES) sont des établissements pratiques proposant environ 300 parcours orientés vers la professionnalisation, dans les domaines de la santé, du design, de la technologie, du travail social et des arts.

Quand faut-il déposer sa candidature dans une université suisse ?

Les candidatures se font directement auprès des établissements. Les dates limites sont généralement avant le 30 avril, et avant le 15 février pour certaines filières sélectives. Le site studyprogrammes.ch recense l’ensemble des formations disponibles. Il n’existe pas de portail centralisé national.

Pourquoi étudier en Suisse ?

Selon Euroguidance France (mis à jour novembre 2025), sept grandes écoles suisses se classent parmi les deux cents meilleurs établissements au monde selon les classements de Shanghai et du Times, dont l’ETH Zurich. Pour les francophones, l’Université de Genève et l’EPFL jouissent d’une reconnaissance internationale très forte. La Suisse se distingue notamment par ses formations dans les relations internationales (Institut universitaire des Hautes études internationales de Genève), l’interprétariat, l’hôtellerie (École hôtelière de Lausanne), les sciences économiques (HEC Lausanne, Université de Saint-Gall) et la gestion (IMD de Lausanne). L’ambiance y est cosmopolite : certains établissements comptent jusqu’à 20 % d’étudiants français.

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Comment fonctionne le système universitaire suisse ?

La Suisse, signataire de la Déclaration de Bologne, a adopté le système en deux cycles : Bachelor (3 ans) et Master (18 mois à 2 ans), complétés par le Doctorat (4 ans ou plus). L’année est divisée en deux semestres : le semestre d’automne (octobre à mi-février) et le semestre d’été (mars/avril à juin/juillet). Le site studyprogrammes.ch recense l’ensemble des formations disponibles, y compris celles dispensées en anglais.

Les universités et les Écoles Polytechniques Fédérales

Les dix universités et les deux EPF (Lausanne et Zurich) constituent le coeur de l’enseignement académique. Quelques spécificités à noter selon Euroguidance France : les universités de Bâle, Berne, Genève, Lausanne et Zurich ont une Faculté de médecine. L’Université de Saint-Gall est spécialisée en sciences économiques, sociales et droit. L’Università della Svizzera italiana se concentre sur l’architecture, l’informatique et l’économie. Les EPF de Lausanne et de Zurich sont centrées sur l’architecture, les sciences d’ingénierie et naturelles.

Les Hautes Écoles Spécialisées (HES)

Les HES préparent à des activités professionnelles exigeant l’application de méthodes scientifiques. Elles proposent environ 300 parcours orientés vers la pratique aux niveaux Bachelor et Master, dans les domaines suivants : technologie et informatique, architecture et génie civil, chimie et sciences du vivant, économie et services, design, santé (soins, physiothérapie, ergothérapie, sage-femme), travail social, musique et arts, linguistique appliquée, psychologie appliquée.

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Les Hautes Écoles Pédagogiques et les formations professionnelles supérieures

Les Hautes Écoles Pédagogiques (HEP) forment les enseignants des niveaux préscolaire, scolaire et secondaire. Chaque école est autonome pour accepter des candidats étrangers. La CDIP est l’organe habilité à examiner les diplômes dans ce domaine. Les formations professionnelles supérieures comprennent les Écoles supérieures (ES), qui proposent des formations reconnues au plan fédéral, et les examens professionnels débouchant sur un Brevet fédéral. La condition d’admission est un CFC (Certificat Fédéral de Capacité) ou équivalent.

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Comment candidater dans une université suisse ?

Les candidatures se font directement auprès des établissements, sans portail centralisé national. Les dates limites sont généralement avant le 30 avril, et avant le 15 février pour certaines filières sélectives. Le baccalauréat français donne normalement accès aux universités suisses. Certains cursus à capacité limitée peuvent pratiquer une sélection.

Peut-on étudier la médecine en Suisse en tant que Français ?

Euroguidance France le précise explicitement : il est devenu très compliqué pour les Français n’ayant pas d’attache particulière avec la Suisse d’y suivre des études de médecine. Les conditions d’éligibilité pour les étudiants de l’UE sont à consulter sur le site de l’Université de Genève (unige.ch). En revanche, les études paramédicales (infirmier, kinésithérapeute) sont accessibles selon les mêmes procédures de sélection que les ressortissants suisses.

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Quels sont les frais de scolarité et les bourses disponibles ?

Pour les étudiants européens en premier cycle, Euroguidance France indique qu’il faut compter généralement entre 500 et 800 euros par semestre dans les universités et les EPF. Ce montant varie selon l’établissement et le programme. Certains programmes spécifiques (MBA, écoles hôtelières) pratiquent des frais nettement plus élevés. La Commission fédérale des bourses ESKAS propose des bourses d’excellence pour les niveaux recherche et postdoctorat. Les boursiers CROUS français peuvent maintenir leur bourse sous conditions dans le cadre d’un programme institutionnel. L’Aide à la Mobilité Internationale est accessible aux étudiants partant via un programme institutionnel.

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Faut-il un visa ou un permis de séjour pour étudier en Suisse ?

La Suisse n’est pas membre de l’UE, mais elle fait partie de l’espace Schengen et de l’AELE, et a conclu des accords bilatéraux avec l’UE. Pour les ressortissants français, il n’y a pas de visa requis. En revanche, l’enregistrement auprès de la commune de résidence est obligatoire dans les 14 jours suivant l’arrivée. Les étudiants français obtiennent un permis de séjour B pour études, valable un an et renouvelable sur présentation de la preuve d’inscription continue, de fonds suffisants et d’une assurance maladie valide. Pour les ressortissants hors UE, un visa national type D est requis avant l’arrivée. La preuve financière standard est de 21 000 CHF par année académique. Le traitement du dossier prend 8 à 12 semaines.

L'assurance maladie en Suisse : ce qu'il faut savoir

C’est l’un des points les plus complexes pour les étudiants français. La Loi sur l’assurance-maladie (LAMal) oblige toute personne résidant en Suisse à souscrire une assurance maladie de base dans les trois mois suivant la prise de domicile. Passé ce délai, une affiliation d’office peut être prononcée par les autorités cantonales.

Les étudiants de l'UE peuvent-ils obtenir une exemption à la LAMal ?

Oui. Les étudiants provenant de pays de l’UE, dont la France, peuvent obtenir une exemption à l’obligation de souscrire une assurance LAMal, à condition de justifier d’une couverture équivalente dans leur pays d’origine. La procédure consiste à obtenir un formulaire de contrôle d’équivalence auprès de son assureur français et à déposer une demande d’exemption dans les trois mois suivant la prise de domicile auprès du service cantonal ou de l’Institution commune LAMal. Cette exemption est valable au maximum 6 ans. Elle peut être accordée même en cas d’activité lucrative, sous certaines conditions, notamment si le centre de vie reste en France (cas des frontaliers).

En l'absence d'exemption : les caractéristiques de l'assurance LAMal

L’étudiant doit souscrire une assurance LAMal auprès d’un assureur suisse de son choix (Swica, CSS, Helsana, Groupe Mutuel, Assura, KPT). L’assurance de base couvre tous les traitements médicaux, les hospitalisations en division commune dans le canton de résidence et les médicaments prescrits. Les soins dentaires ne sont pas couverts. Le coût est d’environ 300 à 400 CHF par mois au tarif étudiant. Les cantons sont tenus de réduire les primes pour les assurés de condition modeste. Les tarifs peuvent être comparés sur l’outil officiel du gouvernement (priminfo.admin.ch).

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Peut-on travailler ou faire un stage en Suisse pendant ses études ?

Les étudiants de l’UE peuvent travailler sans restriction d’heures en Suisse. Les étudiants hors UE peuvent travailler jusqu’à 15 heures par semaine après 6 mois de résidence. Travailler plus de 8 heures par semaine implique d’être couvert contre les accidents par l’employeur. La Suisse est une destination prisée pour les stages, notamment dans les secteurs de la finance, de l’hôtellerie, des organisations internationales et de la tech. Les stages ne sont pas obligatoirement rémunérés. Concernant l’assurance maladie lors d’un stage : si la rémunération atteint le salaire minimum suisse, l’obligation de souscrire une assurance LAMal s’applique en principe, sauf exceptions pour les étudiants français dont le centre de vie reste en France. Concernant les impôts : les revenus d’un stage rémunéré en Suisse sont soumis à l’impôt à la source suisse. La convention fiscale franco-suisse permet d’éviter la double imposition.

Quel est le coût de la vie en Suisse pour un étudiant ?

La Suisse est l’un des pays les plus chers d’Europe. Le logement représente le poste principal. Les loyers varient fortement selon les cantons : Genève et Zurich comptent parmi les villes les plus onéreuses du continent. Les universités proposent généralement des résidences étudiantes, mais les listes d’attente sont longues. Il est vivement conseillé de s’inscrire dès l’admission. Les cantons francophones (Vaud, Neuchâtel, Fribourg, Jura) offrent généralement des conditions de vie moins onéreuses que Genève ou Zurich.

Ce qu'il faut retenir

La Suisse offre un enseignement supérieur d’excellence, des établissements variés (universités, EPF, HES, HEP) et un cadre international stimulant. Les frais de scolarité restent modérés pour les Européens (500 à 800 euros par semestre dans les universités). En revanche, le coût de la vie y est parmi les plus élevés d’Europe. L’assurance maladie LAMal est obligatoire sauf exemption demandée dans les trois mois. L’accès à la médecine est très difficile pour les Français sans attache suisse. Les candidatures se font directement auprès des établissements, avant le 30 avril en général.

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Crédit : Unsplash