Le Québec figure parmi les destinations d’études les plus prisées par les étudiants français. Seule province à majorité francophone du Canada, elle offre un système universitaire de qualité, un coût de la vie parmi les plus bas d’Amérique du Nord, et un cadre législatif avantageux pour les ressortissants français grâce à une entente bilatérale sur la mobilité étudiante. Mais s’installer pour étudier à Montréal, Québec ou Sherbrooke demande une préparation rigoureuse : CAQ, permis d’études, droits de scolarité, assurance maladie et recherche de logement sont autant d’étapes à anticiper. Voici un guide complet pour préparer son projet d’études au Québec.
Par Félix Guillaume
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Un étudiant français a-t-il besoin d'un visa pour étudier au Québec ?
Oui. Pour une formation de plus de 6 mois, deux documents sont obligatoires : le CAQ (Certificat d’acceptation du Québec) délivré par le gouvernement provincial, et le permis d’études délivré par le gouvernement fédéral canadien (IRCC). L’établissement d’accueil doit figurer sur la liste des établissements désignés.
Les étudiants français paient-ils les mêmes droits de scolarité que les Québécois ?
Pas tout à fait. En vertu de l’entente France-Québec signée en avril 2024, les Français inscrits au 1er cycle universitaire paient le tarif canadien non-résident du Québec. Les Français inscrits en maîtrise ou doctorat bénéficient du tarif québécois, soit les mêmes droits que les résidents de la province.
Peut-on travailler en étudiant au Québec ?
Oui, sous conditions. Les étudiants étrangers peuvent travailler sur le campus de leur établissement. Hors campus, des conditions spécifiques fixées par IRCC s’appliquent. Les stages obligatoires intégrés au programme d’études font l’objet d’un permis de travail coopératif.
Quelle est la différence entre un Cégep et une université au Québec ?
Le Cégep est un niveau d’enseignement intermédiaire entre le secondaire et l’université, spécifique au Québec. Il comprend une formation préuniversitaire de 2 ans et une formation technique de 3 ans. Les étudiants français titulaires du baccalauréat peuvent généralement accéder directement à l’université.
Peut-on être couvert par la RAMQ en tant qu'étudiant étranger ?
Sous certaines conditions (résidence légale, études à temps plein), les étudiants étrangers peuvent être admissibles à la RAMQ après un délai de carence de trois mois. Dans l’intervalle et en cas de non-éligibilité, une assurance santé privée est indispensable. La plupart des universités proposent un plan collectif intégré aux frais institutionnels.
Peut-on rester travailler au Québec après ses études ?
Oui. Un permis de travail post-diplôme peut être demandé auprès d’IRCC à l’issue des études. Les diplômés ayant étudié en français dans un programme admissible peuvent également être éligibles à des voies accélérées vers la résidence permanente au Canada.
Qu'est-ce que le CAQ ?
Le Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) pour études est un document délivré par le gouvernement du Québec, obligatoire pour les études de plus de 6 mois. Il doit être demandé dès réception de la lettre d’admission de l’établissement, avant de déposer la demande de permis d’études fédéral auprès d’IRCC.
Étudier au Québec est-il moins cher qu'aux États-Unis ?
Oui, significativement. Grâce à l’entente France-Québec, les étudiants français paient des droits de scolarité bien inférieurs aux tarifs pratiqués dans les universités américaines. Le coût de la vie au Québec, en particulier hors Montréal, est également très inférieur à celui des grandes villes américaines.
Peut-on étudier en anglais au Québec ?
Oui. L’Université McGill et l’Université Concordia, toutes deux à Montréal, sont les deux principales universités anglophones du Québec et figurent parmi les meilleures universités canadiennes. Les droits de scolarité y sont généralement plus élevés et les tarifs de l’entente France-Québec ne s’appliquent pas aux programmes anglophones.
Quelles sont les principales universités francophones du Québec ?
Les principales universités francophones sont l’Université de Montréal (UdeM), l’Université Laval (Québec), l’Université de Sherbrooke, l’UQAM (Université du Québec à Montréal) et les autres établissements du réseau Université du Québec répartis dans plusieurs régions de la province.
Le gouvernement du Québec met en avant plusieurs atouts pour attirer les étudiants internationaux : qualité de l’éducation, diversité des programmes, vie étudiante stimulante, droits de scolarité et coût de la vie accessibles comparés aux autres destinations nord-américaines.
Pour les étudiants français en particulier, le Québec présente un avantage décisif : une entente de mobilité étudiante entre la France et le Québec, formalisée par une nouvelle convention signée le 12 avril 2024 et publiée au Journal officiel de la République française le 11 mars 2025, permet aux étudiants français de bénéficier de tarifs de scolarité significativement réduits par rapport aux tarifs internationaux ordinaires.
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Entre le secondaire et l’université se trouve un niveau spécifiquement québécois : le collège d’enseignement général et professionnel (Cégep). Il se divise en deux volets : la formation préuniversitaire (2 ans), qui prépare à l’entrée à l’université, et la formation technique (3 ans), qui prépare à l’exercice d’un métier. Ce niveau n’existe pas en France. Les étudiants français titulaires d’un baccalauréat peuvent en général accéder directement à l’université sans passer par le Cégep.
L’université québécoise offre trois cycles : le baccalauréat (équivalent de la licence, 3 ans en général), la maîtrise (master, 1 à 2 ans) et le doctorat. L’année universitaire est divisée en trois trimestres : automne (septembre), hiver (janvier) et été (mai).
Les principales universités francophones sont l’Université de Montréal (UdeM), l’Université Laval (Québec), l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et les autres établissements du réseau Université du Québec présents dans plusieurs régions. L’Université McGill et l’Université Concordia sont les deux principales universités anglophones de Montréal.
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C’est l’un des éléments les plus structurants pour les étudiants français. En vertu de l’entente signée entre le gouvernement du Québec et celui de la République française, formalisée par une nouvelle convention signée le 12 avril 2024, les étudiants français bénéficient d’exemptions importantes sur les droits de scolarité supplémentaires.
Au niveau du baccalauréat (1er cycle), les étudiants français peuvent se prévaloir du tarif canadien non-résident du Québec, sans la majoration habituelle appliquée aux étudiants étrangers.
Au niveau de la maîtrise et du doctorat (2e et 3e cycles), les étudiants français ont accès au tarif québécois, soit les mêmes droits de scolarité que les résidents de la province.
Ces exemptions s’appliquent sous conditions : détenir un passeport français valide, être titulaire d’un permis d’études conforme à la réglementation canadienne en matière d’immigration, et être inscrit à temps plein dans un programme menant à un grade ou un diplôme. Les étudiants possédant la double nationalité canadienne et française ne sont pas admissibles à cette exemption.
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Le coût des études varie en fonction du niveau de formation, de l’établissement, du programme et du statut de l’étudiant. Le gouvernement du Québec rappelle que pour plus de précisions, il convient de consulter directement l’établissement d’enseignement.
Pour l’année 2025-2026, à titre indicatif pour les étudiants internationaux sans exemption, le montant forfaitaire obligatoire s’élève à 18 635,10 dollars canadiens, portant les droits totaux pour 30 crédits à 21 661,20 dollars canadiens (frais de base inclus). Ce montant représente un minimum imposé par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec ; les universités restent libres d’exiger des montants supplémentaires.
Pour les étudiants français bénéficiaires de l’entente bilatérale, les tarifs sont nettement inférieurs. À l’Université de Montréal, les étudiants français inscrits à temps plein au 1er cycle paient les mêmes droits que les Canadiens hors Québec, et ceux inscrits aux cycles supérieurs paient les mêmes droits que les étudiants québécois.
Un second dispositif d’exemption existe depuis l’automne 2023 : il concerne les étudiants internationaux toutes nationalités confondues, inscrits dans un programme en français dans un établissement situé hors du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, dans des secteurs identifiés comme prioritaires par le gouvernement du Québec (éducation à l’enfance, soins infirmiers, etc.). Les étudiants sélectionnés dans ce cadre peuvent payer les mêmes droits que les étudiants québécois.
Le CAQ pour études est délivré par le gouvernement du Québec. Selon le gouvernement du Québec, il doit être demandé dès réception de la lettre d’admission de l’établissement, via la plateforme en ligne de demande de sélection temporaire pour études disponible sur le site du gouvernement provincial (quebec.ca/education/etudier-quebec/demande-selection-temporaire).
Le permis d’études est délivré par le gouvernement du Canada (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, IRCC). Il peut être demandé dès réception de la lettre d’attestation de délivrance du CAQ. Ce permis est lié à l’établissement d’accueil, qui doit figurer sur la liste des établissements d’enseignement désignés du Canada.
Pour les formations de 6 mois ou moins, le CAQ n’est pas exigé, mais un permis d’études reste généralement nécessaire selon la durée et le contexte du séjour.
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Le gouvernement du Québec encadre précisément le droit au travail des étudiants étrangers. Les études doivent constituer l’activité principale. Sous certaines conditions, il est toutefois possible de travailler selon trois modalités.
Sur le campus : emploi dans les locaux de l’établissement d’enseignement (bibliothèque, cafétéria, laboratoire de recherche associé), selon les conditions fixées par IRCC.
Hors campus : sous certaines conditions définies par IRCC, un étudiant étranger peut travailler hors campus sans permis de travail distinct.
Stage obligatoire : les stages rémunérés ou non intégrés au programme d’études sont possibles, à condition qu’ils ne représentent pas plus de 50 % de la durée totale du programme. Un permis de travail coopératif délivré par le gouvernement du Canada est généralement requis.
En tant que diplômé d’un établissement d’enseignement québécois, il est possible de demander un permis de travail post-diplôme auprès d’IRCC, qui permet de travailler au Québec après l’obtention du diplôme. Les étudiants ayant suivi leurs études en français au Québec dans un programme admissible peuvent également être éligibles au Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire (PPECFSM), qui facilite l’accès à la résidence permanente.
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Le gouvernement du Québec souligne que les coûts d’un séjour d’études au Québec figurent parmi les plus bas d’Amérique du Nord. Les principaux postes de dépense sont le logement, le transport, les frais de subsistance et d’installation, et l’assurance maladie et hospitalisation.
Le coût de la vie varie selon la ville. Montréal est la plus grande ville universitaire québécoise, avec le loyer le plus élevé de la province, mais sensiblement inférieur à Toronto ou Vancouver. Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières ou Chicoutimi offrent des conditions budgétaires plus clémentes. Un étudiant peut généralement trouver une chambre en colocation à Montréal pour 600 à 900 dollars canadiens par mois.
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Les étudiants étrangers ne bénéficient pas automatiquement de la couverture de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Les étudiants français qui remplissent certaines conditions (résidence légale, études à temps plein dans un établissement québécois) peuvent être admissibles à la RAMQ après un délai de carence de trois mois suivant leur arrivée au Québec.
En attendant l’obtention éventuelle de la couverture RAMQ, ou si celle-ci n’est pas applicable, il est nécessaire de souscrire à une assurance santé privée. La plupart des universités proposent un plan d’assurance collective intégré aux frais institutionnels obligatoires.
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Le gouvernement du Québec propose plusieurs dispositifs d’aide financière pour les étudiants internationaux, consultables sur sa page dédiée (quebec.ca/education/etudier-quebec/aide-financiere-etudiants-internationaux).
Les bourses d’excellence du gouvernement du Québec sont destinées aux étudiants étrangers admis dans un établissement québécois. Les exemptions de droits de scolarité supplémentaires en vertu d’ententes internationales (dont l’entente France-Québec) ou selon le statut d’immigration constituent une autre forme d’aide majeure. Enfin, les exemptions selon le programme et la région, pour les formations en français dans des secteurs prioritaires hors région métropolitaine de Montréal, sont également disponibles depuis l’automne 2023.
Du côté français, la bourse CROUS peut être maintenue sous conditions. Les bourses régionales à la mobilité internationale et l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) de 400 euros par mois constituent d’autres sources de financement possibles pour les boursiers CROUS.
Le Québec est une destination d’études particulièrement avantageuse pour les étudiants français : l’entente bilatérale France-Québec réduit significativement les droits de scolarité, la langue est le français, et le coût de la vie est parmi les plus bas d’Amérique du Nord. La préparation doit être anticipée bien en amont de la rentrée souhaitée : CAQ, permis d’études, logement, assurance maladie et budget sont les cinq piliers à préparer. Le site officiel du gouvernement du Québec (quebec.ca/education/etudier-quebec) est la référence principale pour les démarches administratives.
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