Troisième destination mondiale pour les étudiants internationaux, l’Australie attire chaque année plus de 600 000 étudiants venus du monde entier. Universités de rang mondial, enseignement en anglais, cadre de vie recherché et possibilités de rester travailler après l’obtention du diplôme : le projet d’études en Australie présente des atouts solides, mais aussi des contraintes financières et administratives importantes à anticiper. Tour d’horizon complet pour les lycéens et étudiants français qui envisagent de franchir le pas.
Par Félix Guillaume
Faut-il un visa pour étudier en Australie en tant que Français ?
Oui. Tout séjour d’études supérieur à trois mois nécessite le visa étudiant sous-classe 500, dont le coût est de 2 000 AUD (dollars australien) depuis le 1er juillet 2025. La demande se fait en ligne après obtention d’une Confirmation of Enrolment (CoE) délivrée par l’établissement.
Combien coûtent les études en Australie pour un étudiant français ?
En licence, les frais de scolarité varient entre 20 000 et 45 000 AUD par an selon l’université et la filière. Il faut ajouter 1 500 à 3 200 AUD par mois pour le coût de la vie selon la ville et le mode de vie.
Peut-on travailler pendant ses études en Australie ?
Oui. Le visa étudiant autorise jusqu’à 48 heures de travail toutes les deux semaines pendant les cours, et sans limite pendant les vacances scolaires officielles. Le salaire minimum légal est d’environ 24 AUD par heure.
Existe-t-il des bourses pour étudier en Australie ?
Oui. Les universités proposent des bourses de mérite couvrant 15 à 40 % des frais de scolarité. Le programme Destination Australia offre jusqu’à 15 000 AUD par an pour les zones régionales. Le Research Training Program couvre les frais de doctorat et master recherche.
Peut-on rester travailler en Australie après son diplôme ?
Oui, grâce au Temporary Graduate Visa (sous-classe 485). Les diplômés de moins de 35 ans peuvent rester travailler en Australie pour une durée variable selon le niveau et la spécialité du diplôme obtenu.
Quel niveau d'anglais faut-il pour étudier en Australie ?
Les universités australiennes exigent une preuve officielle de niveau d’anglais pour toute formation diplômante, généralement un IELTS minimum de 6,0 depuis juillet 2025. Pour les cours de langue seuls, aucun niveau préalable n’est requis.
Quelles sont les meilleures universités australiennes ?
Les huit membres du Group of Eight (Melbourne, Sydney, UNSW, ANU, Queensland, Monash, Adélaïde, Western Australia) figurent toutes dans le top 150 mondial. Elles concentrent 73 % des financements universitaires de recherche en Australie.
Quel est le budget mensuel d'un étudiant en Australie ?
Le gouvernement australien estime les besoins à environ 29 710 AUD par an hors frais de scolarité. En pratique, le budget mensuel se situe entre 1 500 et 3 200 AUD selon la ville. Sydney et Melbourne sont les plus chères, Adélaïde, Perth et Brisbane les plus abordables.
Combien de temps dure le traitement du visa étudiant australien ?
Les délais varient selon le type de formation. Pour des cours d’anglais, 50 % des demandes sont traitées en 20 jours mais 90 % peuvent prendre jusqu’à 8 mois. Il est recommandé de déposer le dossier au moins 6 mois avant le début des cours.
Qu'est-ce que l'assurance OSHC en Australie ?
L’Overseas Student Health Cover (OSHC) est une assurance santé obligatoire pour tous les titulaires d’un visa étudiant en Australie. Son coût est d’environ 480 à 620 AUD par an pour un étudiant seul. Elle doit être souscrite pour toute la durée du visa.
L’Australie s’est imposée depuis deux décennies comme l’une des destinations d’enseignement supérieur les plus recherchées à l’international. Plusieurs facteurs expliquent cet attrait.
La qualité académique est le premier argument. Le pays compte 43 universités, dont sept membres du Group of Eight (Go8) classées dans le top 100 mondial selon le QS World University Rankings 2026. Ce consortium réunit les établissements australiens les plus actifs en recherche, qui concentrent à eux seuls 73 % des financements universitaires dédiés à la recherche dans le pays.
La maîtrise de l’anglais constitue un second levier majeur. Pour des étudiants français souhaitant renforcer leur niveau tout en poursuivant des études supérieures reconnues, l’Australie représente une alternative sérieuse aux États-Unis ou au Royaume-Uni, avec un cadre de vie et un marché du travail spécifiques.
Enfin, les perspectives post-études sont un facteur de plus en plus décisif. Un visa spécifique permet aux diplômés de rester travailler en Australie après l’obtention de leur diplôme, ce qui en fait une destination intéressante pour ceux qui envisagent une expérience professionnelle internationale.
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Le Group of Eight réunit les huit universités australiennes les plus anciennes et les plus actives en recherche. Toutes figurent dans le top 150 mondial.
L’Université de Melbourne est régulièrement classée première en Australie dans plusieurs classements internationaux. Implantée dans la capitale culturelle du pays, elle est particulièrement réputée pour ses formations en droit, en médecine et en sciences.
L’Université de Sydney, fondée en 1850, est la plus ancienne du pays. Son campus de style victorien, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est situé à quelques stations du centre-ville. Elle se distingue notamment en sciences humaines, en droit et en médecine. Elle se positionne au 27e rang mondial selon le classement QS 2026.
L’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), également à Sydney, est reconnue pour ses formations en ingénierie, en sciences et en commerce. Ses diplômés bénéficient parmi les meilleurs salaires de départ en Australie.
L’Australian National University (ANU), implantée à Canberra, se distingue en sciences économiques, en sciences politiques et en relations internationales. Elle dispose de partenariats avec Sciences Po et plusieurs universités françaises.
L’Université du Queensland (UQ), à Brisbane, compte plus de 50 000 étudiants dont 16 000 internationaux. Elle est notamment reconnue pour ses sciences de l’environnement, ses sciences agronomiques et sa recherche médicale.
L’Université Monash, à Melbourne, est présente sur quatre continents. Réputée pour son droit et ses sciences de l’ingénieur, elle entretient des partenariats avec Sciences Po et l’ESSEC.
L’Université d’Adélaïde est reconnue pour son droit et ses sciences de l’alimentation. Elle est également présente à Singapour et entretient des partenariats avec Sciences Po.
L’Université d’Australie-Occidentale (UWA), à Perth, est la plus ancienne d’Australie-Occidentale. Elle figure dans le top 150 mondial et est réputée pour ses sciences de la terre, de l’agriculture et l’éducation.
L’Australie compte une quarantaine d’universités publiques proposant une offre variée, de la formation professionnelle (VET) à l’université. Des établissements comme l’Université de Technologie de Sydney (UTS), l’Université RMIT à Melbourne ou l’Université Macquarie à Sydney sont également bien classés à l’international et très orientés vers l’insertion professionnelle.
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Tout étudiant international souhaitant suivre une formation de plus de trois mois en Australie doit obtenir le visa étudiant sous-classe 500, délivré par le Department of Home Affairs australien. Ce visa n’a ni limite d’âge ni restriction de nationalité. Depuis le 1er juillet 2025, son coût s’élève à 2 000 AUD (dollars australien). En cas de prolongation depuis l’Australie, des frais supplémentaires d’environ 700 AUD s’appliquent.
La démarche suit un ordre précis qu’il est impératif de respecter. La première étape consiste à s’inscrire dans un établissement enregistré au CRICOS (Commonwealth Register of Institutions and Courses for Overseas Students). Une fois les frais du premier semestre réglés, l’établissement délivre une Confirmation of Enrolment (CoE), document obligatoire pour déposer la demande de visa.
L’étudiant doit ensuite prouver son niveau d’anglais via un test reconnu : l’IELTS est le plus courant, avec un score minimum de 6,0 exigé depuis juillet 2025. Il doit également justifier de ressources financières suffisantes, fixées par le gouvernement australien à 29 710 AUD par an pour un étudiant seul, hors frais de scolarité.
L’étudiant doit enfin remplir le formulaire GTE (Genuine Temporary Entrant), qui vise à démontrer l’authenticité du projet d’études et l’intention de retourner dans son pays d’origine à l’issue du séjour. Ce critère est soumis à un examen de plus en plus rigoureux depuis 2025.
Tous les titulaires d’un visa étudiant doivent souscrire à l’Overseas Student Health Cover (OSHC), une assurance santé obligatoire pour la durée entière du visa. Son coût est d’environ 480 à 620 AUD par an pour un étudiant seul. Cette assurance est à souscrire avant de déposer la demande de visa.
Les délais varient fortement selon le type de formation et la période de dépôt. Pour des cours d’anglais, 50 % des demandes sont traitées en 20 jours, mais 90 % des demandes peuvent prendre jusqu’à 8 mois selon les données de fin 2025. Il est recommandé de déposer le dossier au moins 6 mois avant le début des cours.
Les frais de scolarité varient fortement selon le domaine d’études, l’université et le niveau du diplôme. Les étudiants internationaux paient des droits bien supérieurs aux étudiants australiens.
En licence (bachelor), les frais s’établissent généralement entre 20 000 et 45 000 AUD (dollars australien) par an selon les établissements et les filières. En master, la fourchette se situe entre 22 000 et 55 000 AUD par an. Les formations en médecine, dentisterie et médecine vétérinaire atteignent les montants les plus élevés. Les programmes en arts et sciences humaines se situent dans la tranche basse, autour de 16 000 à 25 000 AUD par an.
Les frais de candidature sont généralement compris entre 50 et 150 AUD. Les formations professionnelles (VET, TAFE) sont moins onéreuses : certaines filières en école privée sont accessibles à partir de 5 000 AUD par an.
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Au-delà des frais de scolarité, le budget de vie en Australie est l’un des points les plus importants à anticiper avant le départ.
Le logement constitue le poste de dépense le plus important. Quatre grandes options s’offrent aux étudiants.
Les résidences universitaires (halls) : entre 500 et 900 AUD par semaine, charges et repas inclus dans certains cas. Les logements étudiants privés (PBSA, comme Iglu, Scape ou UniLodge) : entre 300 et 550 AUD par semaine. La colocation (share house) est l’option la plus répandue et la plus économique, entre 180 et 350 AUD par semaine selon la ville. Le logement en famille d’accueil : entre 280 et 400 AUD par semaine, repas inclus, avec l’avantage d’accélérer la pratique de l’anglais.
Les villes les plus chères sont Sydney et Melbourne. Brisbane, Perth et Adélaïde offrent des conditions plus accessibles.
Le gouvernement australien estime qu’un étudiant international doit prévoir environ 29 710 AUD (dollars australien) par an pour couvrir ses dépenses courantes hors frais de scolarité. En pratique, le budget mensuel se situe entre 1 500 et 3 200 AUD par mois selon la ville et le mode de vie.
Avant même d’arriver en Australie, plusieurs frais administratifs sont à anticiper : le visa (2 000 AUD), l’assurance OSHC (480 à 620 AUD par an), les frais de candidature (50 à 150 AUD), l’examen médical si requis (300 à 500 AUD) et le billet d’avion aller-retour (environ 1 500 à 2 000 euros selon la période).
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Le visa étudiant sous-classe 500 autorise les étudiants à travailler jusqu’à 48 heures toutes les deux semaines pendant les cours, sans limite pendant les vacances scolaires officielles. Le salaire minimum légal en Australie est d’environ 24 AUD par heure, avec des majorations le soir et le week-end. Un étudiant travaillant à temps partiel peut ainsi couvrir une partie significative de ses dépenses courantes.
Hors campus, un permis de travail distinct est nécessaire pour certains types de contrats. En revanche, les jobs sur le campus universitaire sont directement accessibles avec le visa étudiant.
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Ce programme fédéral propose jusqu’à 15 000 AUD par an aux étudiants internationaux choisissant de s’inscrire dans des établissements situés dans des zones régionales ou excentrées d’Australie. La candidature s’effectue directement auprès de l’institution participante.
La plupart des universités australiennes proposent des bourses de mérite aux étudiants internationaux. Elles couvrent généralement entre 15 et 40 % des frais de scolarité, voire davantage dans certains cas. Ces bourses sont attribuées principalement à des étudiants en master ou doctorat, sur la base de l’excellence académique. Certains établissements attribuent automatiquement ces aides à l’inscription selon les résultats, sans candidature spécifique.
Ce programme, financé par le gouvernement australien et administré par les universités, prend en charge les frais de scolarité et l’assurance maladie pour les étudiants internationaux inscrits en master recherche ou en doctorat. Il peut être combiné avec une allocation mensuelle de subsistance.
Les bourses Australia Awards sont financées par le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce. Elles s’adressent principalement aux étudiants des pays partenaires en développement de la région Indo-Pacifique, pour des études de master ou de doctorat. Elles couvrent les frais de scolarité, le billet d’avion, l’OSHC et une allocation de subsistance d’environ 35 000 à 38 000 AUD par an. Le taux d’acceptation est compris entre 5 et 15 %. Les étudiants des collectivités d’outre-mer françaises (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna) peuvent y candidater dans le cadre du programme spécifique ouvert depuis 2023.
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Un des atouts distinctifs de l’Australie par rapport à d’autres destinations anglophones est la possibilité de rester travailler dans le pays après l’obtention d’un diplôme australien. Le Temporary Graduate Visa (sous-classe 485) permet à des diplômés de moins de 35 ans de travailler et de vivre en Australie pour une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs années selon le niveau du diplôme et la spécialité. Ce visa requiert d’avoir détenu un visa étudiant au cours des six derniers mois et de satisfaire aux exigences linguistiques en vigueur depuis août 2025.
Ce dispositif constitue également une passerelle vers la résidence permanente via le programme d’immigration Express Entry australien, qui accorde un avantage aux diplômés formés localement.
Etudier en Australie implique une préparation financière et administrative importante, à engager idéalement un an avant le départ. Les points clés à retenir : les frais de scolarité sont élevés pour les étudiants internationaux (entre 20 000 et 50 000 AUD par an en moyenne), le visa étudiant coûte désormais 2 000 AUD (dollars australien) depuis juillet 2025, les délais de traitement peuvent être longs, et il faut justifier de ressources financières importantes (29 710 AUD par an hors scolarité). Le job étudiant (48 heures par quinzaine) et les bourses universitaires permettent d’alléger la facture. En contrepartie, les universités australiennes sont reconnues à l’international, le cadre de vie est de qualité et les opportunités post-diplôme restent réelles.
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Crédit : Unsplash
