Que prévoit la réforme de la première année dès la rentrée 2027 ?

À l’issue d’une concertation nationale lancée le 20 octobre 2025, les ministres Philippe Baptiste et Stéphanie Rist présentent les conclusions de leurs travaux et dessinent les principes d’évolution de la première année d’accès aux études de santé, applicable à la rentrée 2027. Ce nouveau dispositif remplace le système PASS/LAS par un modèle harmonisé sur tout le territoire, dans la continuité des principes de la loi de 2019.

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Le nouveau modèle : une licence orientée santé harmonisée

La réforme structure la première année autour de trois blocs d’enseignement équilibrés. Le bloc Santé (24 à 30 ECTS) regroupe les connaissances scientifiques fondamentales communes aux cinq filières, avec un programme allégé et recentré sur l’essentiel. Le bloc Disciplinaire (24 à 30 ECTS) correspond aux enseignements d’une mention de licence contributive au choix : biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers. Le troisième bloc (6 à 12 ECTS) est consacré aux compétences psychosociales, à la communication, à l’éthique et aux sciences humaines et sociales. 

Enfin, cinq filières sont accessibles via ce nouveau dispositif, les filières MMOPK : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie, désormais pleinement intégrées.

Des modalités de sélection repensées

Le nouveau système prévoit deux candidatures possibles : en fin de première année et en fin de deuxième année de licence. La validation des blocs santé et disciplinaire est obligatoire, avec un minimum de 10/20 dans chacun. Le classement repose sur l’ensemble du parcours académique, les épreuves orales sont encouragées selon les organisations de chaque université, et le redoublement est autorisé une fois.

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De nouvelles voies d'accès pour diversifier les profils

La réforme élargit également les passerelles. Les titulaires d’une licence complète bénéficient d’une passerelle élargie pour favoriser les vocations tardives. Par ailleurs, les passerelles paramédicales sont renforcées pour les professionnels ayant validé trois ans de cursus. Une expérimentation est également prévue pour l’accès aux études de pharmacie, avec des places réservées dans un cadre optionnel, limité et expérimental.

Le PACES : un concours unique et sélectif

La première année commune aux études de santé (PACES) reposait sur un principe simple mais exigeant : un concours unique et très sélectif, encadré par un numerus clausus fixant strictement le nombre d’admis dans les filières MMOP (médecine maïeutique, odontologie, pharmacie).

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Un concours aux nombreuses qualités

D’abord le concours était un modèle lisible et national, identique dans toutes les universités. Une sélection était faite et reconnue garantissant un haut niveau d’exigence à l’entrée des filières. Enfin, c’était un cadre clair pour les lycéens : il existait une seule voie, un seul concours.

Mais qui présente parfois des limites

Ce concours favorisait les étudiants issus de milieux favorisés ou préparés dans des structures privées y réussissaient mieux, au détriment de l’équité.

La majorité des admis était constituée de redoublants, laissant les meilleurs bacheliers de l’année sur le bord de la route. Les perspectives de seconde chance étaient limitées dans la mesure où des milliers d’étudiants méritants se retrouvaient sans alternative valorisable après une ou deux années d’échec. Enfin le concours se révélait peu propice à la diversité de compétences requises par un système de santé en profonde mutation.

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La Loi de 2019 : le PASS et la LAS

Pour rappel, La loi du 24 juillet 2019 a supprimé la PACES et instauré deux nouvelles voies d’accès aux études de santé, applicables dès la rentrée 2020 :

  • Le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) : une licence orientée santé avec une mineure dans une autre discipline.
  • La LAS (Licence Accès Santé) : une licence classique (biologie, STAPS, droit, sciences humaines, etc.) comportant une mineure santé permettant de candidater aux filières médicales.
Une loi avec des avancées mais aussi des limites

Cette loi avait permis de réduire significativement les redoublements inutiles en première année ainsi qu’une diversification réelle des profils via la LAS, enrichissant le vivier des futurs professionnels de santé. Enfin, elle a entraîné la suppression du numerus clausus, ouvrant la voie à une meilleure adéquation aux besoins des territoires.

Pourtant, cette loi comprenait plusieurs limites. D’abord il y avait une grande hétérogénéité d’organisation : chaque université a bâti son propre modèle PASS/LAS, créant des inégalités entre territoires. 

Aussi, le système restait difficile à comprendre pour les lycéens et leurs familles. et le modèle pédagogique était trop proche de la PACES avec une pression et un stress qui sont restés à un niveau inacceptable, parfois perçus comme pires qu’avant. Enfin, l’absence de redoublement était devenu une source d’anxiété importante pour les étudiants, poussant certains vers des universités étrangères. À celà s’ajoutait les épreuves du second groupe trop hétérogènes avec des oraux, logistiquement difficiles, qui ne concernaient qu’une partie des étudiants et variaient fortement d’un site à l’autre.

Dès ma prise de fonction, j’ai inscrit la simplification de l’accès aux études de santé parmi mes priorités. Le dispositif PASS/LAS a apporté des avancées réelles : moins de redoublements inutiles, une plus grande diversité des profils mais il a aussi engendré une complexité devenue insupportable pour les étudiants et leurs familles. Avec Stéphanie Rist, nous avons conduit une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs. Aujourd’hui, les conclusions de la concertation nous éclairent sur une évolution du modèle pour qu’il soit harmonisé, lisible et équitable sur tout le territoire. Cette évolution doit respecter les grands principes de la loi de 2019 tout en corrigeant ses défauts : elle doit être pensée pour les étudiants, et construite avec eux.

Philippe Baptiste, Ministre de l’enseignement supérieur, de Recherche et de l’Espace

 

Nous avons entendu les étudiants, leurs familles, mais aussi les enseignants et les professionnels de santé : tous ont exprimé un même besoin de clarté, d’équité et d’accompagnement. En faisant évoluer la première année d’accès aux études de santé, nous souhaitons faire le choix d’un modèle plus lisible, plus juste et plus humain. Il ne s’agit

pas de renoncer à l’exigence, mais de mieux l’organiser, en mettant fin à des mécanismes devenus trop complexes et générateurs de stress. Nous voulons sécuriser les parcours, valoriser la diversité des profils et permettre à chacun de trouver sa place. C’est aussi une réforme au service de notre système de santé : mieux former, plus tôt, des professionnels compétents, engagés et en phase avec les besoins des territoires et des patients.

Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées

Mention :  Cet article est une reprise de communiqué de presse publié par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace



Que prévoit la réforme de la première année dès la rentrée 2027 ?

Crédit : Mesre / XBouzas