Par Félix Guillaume
Dans cet entretien accordé pour Thotis, Véronique Bonnet, directrice générale de l’ESME, revient sur les spécificités de cette école d’ingénieurs du groupe IONIS, ses ambitions de développement et sa vision de l’ingénieur de demain.
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Fondée en 1905, l’ESME célèbre cette année ses 120 ans d’existence. L’école d’ingénieurs, qui a traversé quatre révolutions industrielles, forme aujourd’hui 3 000 élèves répartis sur quatre campus : Paris, Bordeaux, Lille et Lyon, délivrant 500 diplômes d’ingénieurs par an.
Diplômée de l’ENSAM et forte d’une quinzaine d’années d’expérience dans l’industrie, Véronique Bonnet dirige l’établissement depuis une décennie. Après un siècle dans les mains de la famille du fondateur, ESME à rejoint le groupe IONIS. « La reprise de l’école par le groupe IONIS a vraiment marqué une étape pour dynamiser l’école », souligne la directrice.
Dès sa création, l’ESME a été précurseure du modèle français traditionnel en proposant une formation post-bac. L’école s’est également distinguée par son approche pluridisciplinaire, formant des ingénieurs « capables de travailler avec des gens de disciplines différentes et tournés vers l’innovation, vers la technique au sens large. ». Aujourd’hui encore, cette pluridisciplinarité se traduit par six domaines de spécialisation : robotique et numérique, énergie et environnement, biotech et santé, business et finance, innovation et design, ainsi que transports connectés et intelligents.
Face aux transformations technologiques et sociétales, l’ESME repense la formation de ses ingénieurs : « L’ingénieur, demain, c’est quelqu’un qui est capable de mobiliser ses compétences scientifiques pour comprendre et trouver des solutions à ses nouveaux besoins », souligne Véronique Bonnet.
La directrice insiste notamment sur l’importance de l’évolution des compétences : « Ce que recherchent les entreprises, ce sont des ingénieurs capables d’accompagner toutes ces transformations liées au développement des technologies, à l’IA, aux enjeux de cybersécurité, mais aussi liées au contexte social et sociétal. »
Dans un contexte où l’intelligence artificielle occupe une place centrale, surtout pour les écoles d’ingénieurs, l’école intègre ces outils dans le processus de formation quotidien. Ce qui est important, c’est d’apprendre à avoir une utilisation intelligente, souligne la directrice générale. Pour développer cette adaptabilité, l’ESME privilégie la mise en situation : projets, challenges, temps en entreprise et mobilité internationale. Un tiers des élèves choisissent de faire un double diplôme. « C’est qu’ils ont compris qu’il fallait être curieux, qu’il fallait voir ailleurs », se réjouit la directrice.
L’appartenance au groupe IONIS permet de multiplier les doubles diplômes interdisciplinaires : cybersécurité avec l’EPITA, aéronautique avec l’IPSA, biotech avec SupBiotech, management avec l’ISG. Mais l’ESME ne se limite pas aux grandes écoles : « Je pense qu’on a aussi des choses à apprendre de formations d’écoles plus professionnelles, plus techniques ou plus créatives », affirme-t-elle, évoquant des collaborations avec des écoles de design, d’architecture ou des laboratoires de recherche en médecine.
Véronique Bonnet utilise la métaphore du chef d’orchestre pour définir l’ingénieur de demain. Si la maîtrise d’un instrument, un domaine technique pointu reste indispensable, la véritable valeur ajoutée résidera dans la capacité à faire jouer ensemble des experts aux compétences diverses pour créer une partition commune, éclaire-t-elle.
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L’international constitue un axe majeur du plan stratégique. « L’ESME développe une stratégie internationale structurée depuis 1990 », comme le rappelle la directrice.
Forte de son réseau de plus de 100 partenaires internationaux, l’ESME continue de valoriser la dimension internationale. En effet, tous les étudiants partent au moins six mois à l’étranger. L’école propose par ailleurs 25 doubles diplômes internationaux, couvrant tous les continents.
Comme l’explique Véronique Bonnet, le développement prioritaire de l’international concerne la mobilité entrante. « Aujourd’hui, nous proposons une offre de formation tout en anglais. Il est possible de suivre une formation en anglais, même si l’on est français”, précise-t-elle. L’école vise ainsi 20 % de croissance d’étudiants internationaux à horizon cinq ans, ciblant l’Asie (Corée, Vietnam, Inde), les Émirats et l’Amérique latine. Enfin, un master d’un an en intelligence artificielle et design, destiné aux élèves internationaux, ouvrira prochainement.
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L’ESME a doublé ses effectifs en dix ans et vise 5 000 étudiants dans les années à venir. Les campus régionaux doubleront ou tripleront, tandis que Paris maintiendra ses 2 500 élèves. Par ailleurs, comme pour de nombreuses écoles d’ingénieurs, la féminisation reste un enjeu majeur. Le taux de femmes pour les écoles d’ingénieurs, passé de 18 % à 31 %, est redescendu à 28 %. « La conjoncture n’est pas favorable. Il faut continuer, ne pas relâcher les efforts » comme l’explique Véronique Bonnet.
Selon Véronique Bonnet, une bonne école se reconnaît à sa capacité à faire réussir ses élèves. « Cela signifie qu’ils obtiennent leur diplôme et qu’ils accèdent à un emploi en adéquation avec leurs aspirations professionnelles. Le taux d’insertion constitue, à ce titre, un indicateur essentiel pour apprécier la qualité d’un établissement. »
Finalement, la force de l’ESME repose sur un équilibre unique entre tradition et innovation. L’école combine la solidité d’un réseau historique établi depuis 120 ans et un esprit entrepreneurial efficace, une alchimie qui constitue son principal atout dans le paysage concurrentiel des écoles d’ingénieurs françaises.
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