Devenir Coiffeur : missions, salaire…
Tu aimes créer, prendre soin des autres et travailler de tes mains ? Le métier de coiffeur est-il fait pour toi ? Quelles sont ses missions au quotidien, les compétences clés à développer et le salaire à l’embauche puis après quelques années ? Et surtout : quelles études choisir (CAP, BP, BTS Métiers de la coiffure, alternance) pour te lancer ?
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Quel niveau d’études faut-il viser pour devenir coiffeur ?
Le métier est accessible dès le CAP Métiers de la coiffure, préparé en deux ans après la 3e. Ce diplôme suffit pour travailler comme coiffeur salarié ou à domicile. Cependant, pour ouvrir ou diriger un salon, il faut obtenir le BP Coiffure ou le BM Coiffure. Le BTS Métiers de la coiffure (bac +2) ouvre enfin des postes de technicien ou d’animateur pour une marque.
Quelles formations post-bac sont les plus adaptées pour devenir coiffeur ?
Après le bac, la formation phare est le BTS Métiers de la coiffure, qui associe technique, conseil, management et relation avec les marques. Si tu n’as pas encore de diplôme de coiffure, tu peux aussi préparer un CAP en un an, puis enchaîner avec le BP Coiffure. Le BM Coiffure complète le parcours si tu vises la création ou la gestion d’un salon.
L’alternance est-elle possible et recommandée pour se former au métier de coiffeur ?
Oui, l’alternance est la voie royale en coiffure. Le CAP, le BP et le BM se préparent très souvent en apprentissage, entre un centre de formation et un salon. Tu développes ta dextérité sur de vrais clients, tu apprends le rythme du métier et tu es rémunéré pendant ta formation. De plus, beaucoup d’apprentis sont embauchés par leur salon à la fin du contrat.
Quelles compétences sont indispensables pour réussir comme coiffeur ?
Le coiffeur maîtrise les techniques de coupe, de coloration, de brushing et de coiffage. Il connaît la structure du cheveu et les produits chimiques qu’il utilise. De plus, il fait preuve de créativité, de précision et d’une bonne endurance physique, car il travaille debout. Enfin, son sens de l’écoute et du conseil est essentiel pour fidéliser sa clientèle.
Quelle est la différence entre coiffeur, barbier et coloriste ?
Le coiffeur réalise l’ensemble des prestations capillaires pour femmes, hommes et enfants : coupe, couleur, soins et coiffage. Le barbier se spécialise dans la coupe masculine, la taille et l’entretien de la barbe et le rasage à l’ancienne. Le coloriste, lui, est un coiffeur expert de la couleur : balayages, mèches, corrections et nuances sur mesure.
Quels sont les débouchés pour un coiffeur ?
Le coiffeur travaille en salon indépendant, en franchise ou à domicile. Avec l’expérience, il devient coloriste, barbier, manager de salon ou formateur. Il peut aussi rejoindre une marque de produits capillaires comme animateur technique, travailler pour le spectacle ou la mode, ou ouvrir son propre salon.
Quel est le salaire d’un coiffeur ?
En début de carrière, un coiffeur salarié gagne entre 1 400 € et 1 500 € nets par mois. Après quelques années, il atteint 1 500 € à 1 700 € nets. Un profil senior, coloriste reconnu ou manager de salon peut viser 1 700 € à 2 200 € nets. Les commissions sur les ventes et les pourboires complètent souvent ce salaire.
La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable pour devenir coiffeur ?
Non, l’anglais n’est pas indispensable pour exercer en France. C’est cependant un atout dans les salons des grandes villes et des zones touristiques, dans l’hôtellerie de luxe, sur les défilés et pour travailler à l’international. Il aide aussi à suivre les tendances et les tutoriels des grandes marques.
Dans quels secteurs peut travailler un coiffeur ?
Le coiffeur exerce principalement dans la beauté et l’esthétique, au sein de l’artisanat. Il intervient aussi dans l’audiovisuel et le spectacle, la mode, l’hôtellerie et le tourisme (spas, croisières), ainsi que dans le secteur médico-social, en hôpital ou en maison de retraite.
Quel est le rythme de travail d’un coiffeur ?
Le coiffeur travaille généralement 35 heures par semaine, souvent du mardi au samedi. Le samedi est la journée la plus chargée, et certains salons ouvrent en nocturne. Le métier se pratique debout et demande une bonne résistance physique. En indépendant, le planning est plus libre mais suit les disponibilités des clients.
Le coiffeur accueille chaque client et écoute ses envies. Il analyse la nature des cheveux, la forme du visage et le style de la personne. Ce diagnostic lui permet de proposer une coupe, une couleur ou une mise en forme adaptée.
Il réalise ensuite les shampoings et les soins, les coupes aux ciseaux ou à la tondeuse, puis les colorations, mèches et balayages. Il termine par un brushing ou un coiffage. Pour un mariage, il crée aussi des chignons et des coiffures élaborées. Ses outils sont précis : ciseaux, rasoir, tondeuse, peignes, sèche-cheveux et fers.
Le coiffeur joue enfin un rôle de conseiller. Il recommande des produits de soin, les vend en fin de rendez-vous et explique les gestes d’entretien à la maison. De plus, il veille à l’hygiène de son poste et manipule les produits chimiques avec rigueur.
En début de carrière, un coiffeur salarié perçoit généralement entre 1 400 € et 1 500 € nets par mois. Les premiers niveaux de la convention collective de la coiffure restent en effet proches du SMIC.
Avec trois à sept ans d’expérience, le salaire atteint 1 500 € à 1 700 € nets. Un coiffeur hautement qualifié, un coloriste reconnu ou un manager de salon peut ensuite viser 1 700 € à 2 200 € nets.
Le fixe n’est pas le seul revenu. Beaucoup de salons versent des commissions sur les prestations et la vente de produits, auxquelles s’ajoutent les pourboires. En indépendant ou à la tête d’un salon, les revenus dépendent de la clientèle et de l’emplacement. Enfin, en apprentissage, le jeune touche un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation.
Évolution des salaires dans le temps · Coiffeur
Secteur privé · France · Salaire net mensuel · 5 ans
Sources : INSEE Base Tous Salariés 2023, séries longues · France Travail ROME 4.0 v60 (D1202) · Évolutions en euros courants.
La journée d’un coiffeur commence souvent vers 9 h. Il prépare son poste, consulte le planning des rendez-vous et contrôle le stock de colorations. Les premiers clients arrivent vite, parfois sans réservation.
Ensuite, les prestations s’enchaînent : shampoing, coupe homme, couleur, brushing. Pendant le temps de pose d’une couleur, il s’occupe d’un autre client. Il discute, rassure et conseille. Le métier se pratique debout, avec des gestes répétés qui sollicitent les bras et les épaules.
En fin de journée, il nettoie et désinfecte ses outils, range le salon et encaisse les dernières prestations. Le samedi reste le jour le plus chargé de la semaine. Cependant, la satisfaction d’un client qui se découvre dans le miroir fait vite oublier la fatigue.
Le coiffeur peut d’abord se spécialiser. Il devient coloriste, barbier, expert en coiffure de mariage ou en cheveux bouclés et texturés. Ces savoir-faire recherchés lui permettent de fidéliser une clientèle et d’augmenter ses tarifs.
Il peut aussi prendre des responsabilités. Avec l’expérience, il évolue vers un poste de manager de salon ou de responsable technique au sein d’une chaîne. D’autres deviennent formateurs en centre de formation, animateurs techniques pour une marque de produits capillaires ou coiffeurs studio pour la mode et le spectacle.
Enfin, beaucoup de coiffeurs rêvent d’ouvrir leur propre salon, seuls ou en franchise. Pour cela, le BP ou le BM est exigé. Certains choisissent plutôt la coiffure à domicile, accessible avec un CAP, pour gagner en liberté.
Le salon indépendant reste le premier employeur. L’équipe y est réduite, souvent deux à cinq personnes. Le coiffeur touche à toutes les prestations et crée une relation de proximité avec une clientèle d’habitués.
Dans un réseau de franchise ou une chaîne de salons, le travail est plus encadré. Les tarifs, les techniques et les produits suivent les standards de l’enseigne. En revanche, les formations internes et les possibilités d’évolution vers le management y sont plus nombreuses.
En indépendant, le coiffeur se déplace à domicile, en entreprise ou en maison de retraite. Il organise librement son planning mais gère seul son activité. Le socio-coiffeur intervient même auprès de publics fragiles, à l’hôpital ou dans des structures sociales.
Le coiffeur peut aussi exercer dans le spectacle et l’audiovisuel : plateaux télé, tournages, défilés. Certains travaillent dans des hôtels de luxe, des spas ou sur des bateaux de croisière, en France comme à l’international.
La coiffure est l’un des premiers secteurs de l’artisanat en France, avec des dizaines de milliers de salons sur tout le territoire. Le marché évolue : essor des barbiers, demande de colorations végétales, soins sur mesure et réservation en ligne. Par conséquent, les salons recherchent des coiffeurs polyvalents, à l’aise avec le conseil et les réseaux sociaux.
L’intelligence artificielle entre déjà dans les salons. Des applications de simulation virtuelle montrent au client le rendu d’une coupe ou d’une couleur avant le premier coup de ciseaux. D’autres outils analysent la fibre capillaire, aident à doser une coloration ou gèrent les rendez-vous et les rappels automatiques. Ainsi, le coiffeur gagne du temps sur l’organisation.
Cependant, aucune machine ne remplace la précision du geste et l’écoute du client. Couper, sculpter une coiffure ou rattraper une couleur ratée demande une expertise manuelle et un vrai sens esthétique. Le coiffeur de demain utilise l’IA comme un assistant, tout en misant sur son savoir-faire et sa relation client.
La voie classique commence par le CAP Métiers de la coiffure, accessible après la 3e et préparé en deux ans, souvent en apprentissage. Il permet de travailler comme coiffeur salarié ou à domicile. Tu peux ensuite te spécialiser en un an avec un certificat de spécialisation (ex-mention complémentaire) Coiffure coupe couleur ou Barbier.
Le BP Coiffure, préparé en deux ans après le CAP, est le diplôme de référence pour devenir coiffeur hautement qualifié et pour ouvrir ou diriger un salon. Le BM Coiffure (brevet de maîtrise, niveau bac +2) complète ce parcours avec des compétences en gestion, en management et en formation d’apprentis.
Après le bac, le BTS Métiers de la coiffure prépare aux fonctions de technicien, de conseiller en produits capillaires ou d’animateur de marque. Le BTS MECP ouvre aussi les portes des marques de cosmétiques. Si tu vises la gestion d’un salon, le BTS MCO, le BTS GPME ou la licence Gestion sont de bons compléments. À bac +5, un master Management intéresse ceux qui veulent piloter un réseau de salons. Pour la mode ou la scène, le DN MADe Mode et le DN MADe Spectacle enrichissent ta culture artistique.
L’alternance est vivement recommandée à tous les niveaux : elle te fait acquérir la dextérité indispensable au contact de vrais clients. Tu trouveras toutes les formations et tous les métiers liés à la coiffure sur notre page dédiée au secteur Beauté & Esthétique.
