Devenir Agriculteur : missions, salaire...

Devenir Agriculteur : missions, salaire…

Tu aimes la nature, le travail en extérieur et l’idée d’être ton propre patron ? Le métier d’agriculteur est-il fait pour toi ? Quelles sont ses missions au quotidien, les compétences clés à maîtriser et les revenus qu’il peut espérer ? Et surtout : quelles études choisir (CAPa, bac pro, BTSA, BPREA, école d’ingénieurs) pour t’installer ?

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Foire aux questions (FAQ) - Tout savoir sur le métier d’agriculteur 📚

Suis-je fait pour devenir agriculteur ?

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Quel niveau d’études faut-il viser pour devenir agriculteur ?

Aucun diplôme n’est légalement obligatoire pour cultiver ou élever. Cependant, pour obtenir les aides à l’installation, dont la dotation jeunes agriculteurs, il faut justifier d’une capacité professionnelle agricole : un diplôme agricole de niveau bac minimum, comme le bac pro CGEA ou le BPREA. Viser un BTSA (bac +2) reste le meilleur compromis pour piloter une exploitation.

Quelles formations post-bac sont les plus adaptées pour devenir agriculteur ?

Le BTSA ACSE (Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole) est la formation de référence pour devenir chef d’exploitation. Le BTSA Agronomie et cultures durables et le BTSA Productions animales conviennent selon ta filière. En reconversion, le BPREA se prépare en un an environ. Enfin, une école d’ingénieurs agronomes ouvre la voie aux grandes exploitations et au conseil.

L’alternance est-elle possible et recommandée pour se former au métier d’agriculteur ?

Oui, l’alternance est très répandue dans l’enseignement agricole. Les CAPa, bacs pro, BTSA et même certains cursus d’ingénieur se préparent en apprentissage dans un CFA agricole. Tu apprends les gestes sur une vraie ferme, tu découvres le rythme des saisons et tu peux même repérer une exploitation à reprendre.

Quelles compétences sont indispensables pour réussir comme agriculteur ?

L’agriculteur maîtrise l’agronomie : préparation des sols, semis, fertilisation, protection des cultures et récolte. En élevage, il assure l’alimentation, la santé et la reproduction des animaux. Il conduit et entretient des engins agricoles. De plus, il sait gérer une entreprise : comptabilité, dossiers d’aides, commercialisation. Enfin, l’autonomie, la résistance physique et l’adaptation aux aléas climatiques sont essentielles.

Quelle est la différence entre agriculteur, ouvrier agricole et technicien agricole ?

L’agriculteur, ou exploitant agricole, dirige son exploitation et prend les décisions : choix des cultures, investissements, ventes. L’ouvrier agricole est salarié : il réalise les travaux des champs ou les soins aux animaux sous la responsabilité de l’exploitant. Enfin, le technicien agricole conseille les agriculteurs sur leurs pratiques, souvent pour une coopérative ou une chambre d’agriculture.

Quels sont les débouchés pour un agriculteur ?

La plupart des agriculteurs s’installent à leur compte, seuls ou en société (GAEC, EARL). Il est aussi possible d’être chef de culture ou responsable d’exploitation salarié dans une grande structure, ou de travailler dans une entreprise de travaux agricoles. Avec l’expérience, certains deviennent conseillers agricoles, formateurs ou responsables dans les organisations professionnelles.

Quel est le salaire d’un agriculteur ?

Le revenu d’un agriculteur varie fortement selon la filière et l’année. Un jeune installé dégage plutôt 1 400 € à 1 900 € nets par mois, un exploitant confirmé 2 100 € à 2 700 € nets et un profil senior 2 700 € à 3 700 € nets. Selon l’INSEE, les non-salariés agricoles au régime réel gagnaient en moyenne 2 840 € par mois en 2023. Les viticulteurs et céréaliers gagnent souvent plus, les éleveurs d’ovins ou de caprins nettement moins.

La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable pour devenir agriculteur ?

Non, l’anglais n’est pas indispensable pour exercer en France. Il devient cependant utile pour lire une documentation technique, échanger avec des fournisseurs de matériel ou exporter ses produits, notamment en viticulture. Il est aussi précieux si tu veux faire un stage ou travailler dans une ferme à l’étranger.

Dans quels secteurs peut travailler un agriculteur ?

L’agriculteur exerce dans de nombreuses filières : grandes cultures (céréales, oléagineux), élevage bovin, ovin, porcin ou avicole, maraîchage, arboriculture, viticulture ou horticulture. Il peut aussi se tourner vers l’agriculture biologique, la vente directe, l’agritourisme ou la production d’énergie, avec la méthanisation ou le photovoltaïque.

Quel est le rythme de travail d’un agriculteur ?

Le rythme de travail d’un agriculteur est intense et suit les saisons. Les journées commencent tôt, souvent dès 6 h, et s’allongent pendant les semis ou les moissons. En élevage, les animaux demandent des soins tous les jours, week-ends compris, notamment pour la traite. Cependant, le travail en société ou le recours au service de remplacement permet de prendre des congés.

Les missions d’un agriculteur

L’agriculteur produit des végétaux ou élève des animaux pour l’alimentation, l’industrie ou l’énergie. En grandes cultures, il prépare les sols, sème, fertilise, protège les plantes contre les maladies puis récolte. En élevage, il nourrit les animaux, surveille leur santé, gère la reproduction et assure la traite ou la vente des bêtes.

Il conduit et règle des engins agricoles : tracteur, semoir, pulvérisateur, moissonneuse-batteuse. De plus, il entretient le matériel et les bâtiments. Ses outils évoluent vite : GPS, capteurs, logiciels de gestion parcellaire et robots de traite font désormais partie de son quotidien.

Enfin, l’agriculteur est un chef d’entreprise. Il tient sa comptabilité et monte ses dossiers d’aides de la PAC. Au quotidien, il négocie avec de nombreux interlocuteurs : coopérative, négociant, banquier, vétérinaire, conseiller de la chambre d’agriculture. Il choisit aussi comment vendre sa production, en filière longue ou en circuit court.

Le salaire d’un agriculteur

Le revenu d’un agriculteur ne fonctionne pas comme un salaire. Il dépend du résultat de l’exploitation, donc des récoltes, des prix et des aides. Les premières années après l’installation, il se situe généralement entre 1 400 € et 1 900 € nets par mois. Les remboursements d’emprunts pèsent alors lourd dans le budget.

Avec trois à sept ans d’expérience, un exploitant confirmé dégage en moyenne 2 100 € à 2 700 € nets par mois. Un profil senior, à la tête d’une exploitation bien structurée, peut viser 2 700 € à 3 700 € nets. Selon l’INSEE, le revenu moyen des non-salariés agricoles au régime réel atteignait 2 840 € par mois en 2023.

Les écarts restent cependant énormes. En 2022, viticulteurs et céréaliers dépassaient en moyenne 3 800 € par mois. À l’inverse, les éleveurs d’ovins ou de caprins tournaient autour de 1 400 €. Par ailleurs, près de 16 % des exploitants ont déclaré un revenu nul ou déficitaire en 2023. Enfin, en alternance, l’apprenti touche un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de formation.

Évolution des revenus dans le temps · Agriculteur

Exploitants agricoles · France · Revenu net mensuel · 5 ans

AnnéeJunior (0-3 ans)Confirmé (3-7 ans)Senior (+7 ans)
2019
1 100-1 500 €Référence
1 600-2 100 €Référence
2 100-2 900 €Référence
2020
1 100-1 400 €- 3,8 %
1 500-2 000 €- 5,4 %
2 000-2 800 €- 4,0 %
2021
1 200-1 600 €+ 12,0 %
1 700-2 300 €+ 14,3 %
2 300-3 100 €+ 12,5 %
2022
1 400-1 900 €+ 17,9 %
2 100-2 800 €+ 22,5 %
2 800-3 800 €+ 22,2 %
2023
1 400-1 900 €+ 0,0 %
2 100-2 700 €- 2,0 %
2 700-3 700 €- 3,0 %

Sources : INSEE, revenus d’activité des non-salariés agricoles 2019-2023 · France Travail ROME 4.0 v60 (A1416) · Évolutions en euros courants.

Le quotidien d’un agriculteur

La journée d’un agriculteur commence tôt. En élevage laitier, la traite du matin démarre souvent vers 6 h, suivie de l’alimentation des animaux et du nettoyage des bâtiments. En grandes cultures, l’exploitant consulte d’abord la météo pour décider des travaux de la journée.

Le reste du temps se passe souvent dans les champs : labour, semis, traitements, fauche ou récolte selon la saison. Entre deux chantiers, il répare une machine, reçoit un commercial ou échange avec son conseiller technique. Il consacre aussi des heures au bureau pour remplir ses déclarations et suivre ses comptes.

Le rythme change fortement au fil de l’année. Pendant les moissons ou les vendanges, les journées peuvent dépasser douze heures. En revanche, l’hiver laisse plus de place à l’entretien du matériel et à la formation. Pour les éleveurs, la traite du soir clôt la journée, sept jours sur sept.

Les perspectives d’évolution pour un agriculteur

L’agriculteur peut d’abord faire évoluer son exploitation. Il diversifie ses activités avec la transformation à la ferme, la vente directe, l’accueil touristique ou la production d’énergie. Il peut aussi se convertir à l’agriculture biologique. Autre option : miser sur des productions à forte valeur ajoutée, comme les semences ou les plantes aromatiques.

Ensuite, il peut agrandir sa structure en s’associant avec d’autres exploitants au sein d’un GAEC ou d’une EARL. Ce choix permet de mutualiser le matériel, de partager les astreintes et de mieux gérer son temps. Certains embauchent des salariés et deviennent de véritables managers d’équipe.

Enfin, l’expérience de terrain ouvre d’autres portes. Un agriculteur peut devenir conseiller agricole, technicien de coopérative, formateur en lycée agricole ou responsable dans une organisation professionnelle. D’autres s’engagent comme élus à la chambre d’agriculture ou dans leur commune.

Les contextes d’exercice du métier d’agriculteur

La majorité des agriculteurs travaillent sur une exploitation familiale, seuls ou avec un proche. Ils gèrent tout, de la production à la vente, avec une grande autonomie. Ce modèle demande une forte polyvalence et une bonne organisation.

De plus en plus d’exploitants choisissent une forme sociétaire : GAEC, EARL ou SCEA. Le travail est alors réparti entre associés selon les compétences de chacun. Ces structures, souvent plus grandes, facilitent les investissements et les remplacements.

Dans les grandes exploitations, il est possible d’être salarié comme chef de culture ou responsable d’élevage. Les entreprises de travaux agricoles et les fermes expérimentales recrutent aussi des profils formés à la conduite des cultures.

Enfin, de nouveaux modèles émergent : microfermes en maraîchage, agriculture urbaine, fermes en vente directe ou installations collectives. Ces projets attirent de nombreux candidats qui ne sont pas issus du milieu agricole.

Le secteur de l’agriculture et l’impact de l’intelligence artificielle

L’agriculture française compte un peu plus de 400 000 non-salariés agricoles, et leur nombre recule chaque année. Le renouvellement des générations est un défi majeur, car de nombreux exploitants partiront à la retraite dans les dix prochaines années. De plus, le secteur doit s’adapter au changement climatique et réduire l’usage des pesticides. Ces enjeux ouvrent de vraies opportunités aux jeunes motivés.

L’intelligence artificielle transforme déjà les pratiques. Des drones et des capteurs repèrent les maladies ou le manque d’eau parcelle par parcelle. Des logiciels ajustent les doses d’engrais, prévoient les rendements et optimisent les dates de récolte. En élevage, des colliers connectés détectent les chaleurs ou les problèmes de santé des animaux.

Cependant, l’IA ne remplace ni l’observation du terrain, ni l’expérience, ni les décisions du chef d’exploitation. L’agriculteur de demain utilise ces outils pour gagner du temps et produire mieux, tout en gardant la main sur ses choix agronomiques et économiques.

Les études et formations pour devenir agriculteur

Pour débuter, le CAPa Métiers de l’agriculture forme en deux ans aux gestes de base. Le bac pro CGEA (Conduite et gestion de l’entreprise agricole) va plus loin et donne la capacité professionnelle nécessaire aux aides à l’installation. En reconversion, le BPREA (brevet professionnel responsable d’entreprise agricole) offre la même reconnaissance en un an environ.

À bac +2, le BTSA ACSE reste la formation de référence pour piloter une exploitation. Le BTSA Agronomie et cultures durables et le BTSA Productions animales conviennent selon ta filière. Si tu t’intéresses au matériel ou à la vente, le BTS Techniques et services en matériels agricoles et le BTSA Technico-commercial sont de bons tremplins. Le BTS GPME renforce utilement un projet d’installation côté gestion.

Pour viser le bac +5, la prépa BCPST et la prépa TB mènent aux écoles d’ingénieurs agronomes. Une licence de Biologie suivie d’un master Agrosciences, environnement, territoires, paysage, forêt constitue une autre voie, plutôt tournée vers le conseil et la recherche.

L’alternance est vivement recommandée à tous les niveaux : elle permet de se former sur une vraie exploitation et de se constituer un réseau. Pour repérer les formations près de chez toi, fais notre Test d’Orientation Parcoursup, puis explore notre page dédiée au secteur Agriculture & Agroalimentaire.

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