Tout savoir sur la CDEFM : présentation, rôle, missions...
Ce matin, la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises de Management (CDEFM) a tenu un point presse pour présenter l’évolution de l’organisation et les nouveautés de cette année. La CDEFM réunit 37 grandes écoles de commerce et de management en France.
Cette organisation professionnelle joue un rôle central dans la structuration et la promotion de l’enseignement supérieur en management dans l’Hexagone. À l’occasion de cette présentation, Vincenzo Vinzi, président de la CDEFM et directeur général de l’ESSEC Business School, est revenu sur les missions de la Conférence et les enjeux qui mobilisent aujourd’hui les business schools françaises.
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Qu’est-ce que la CDEFM ?
La CDEFM (Conférence des Directeurs des Écoles Françaises de Management) est une instance qui fédère des écoles françaises de management (écoles de commerce/management) afin de porter une vision commune et de représenter le secteur auprès des pouvoirs publics, des partenaires académiques et des acteurs socio-économiques.
À quoi sert la CDEFM : quelles sont ses missions principales ?
La CDEFM a pour objectif de représenter les écoles de management françaises et de contribuer à la qualité du système d’enseignement supérieur en management. Elle agit notamment pour :
- porter la voix des écoles sur les sujets stratégiques (formation, recherche, innovation, international) ;
- favoriser la coordination entre établissements et la production de positions communes ;
- développer le dialogue avec les institutions et partenaires publics/privés.
Quelles écoles font partie de la CDEFM ?
La CDEFM réunit des écoles françaises de management. Le document de référence liste de nombreux membres (ex. écoles du réseau ECRICOME, écoles consulaires, écoles associatives, etc.) que tu peux retrouver un peu plus bas dans l’article.
À retenir : la liste exacte évolue dans le temps selon les adhésions.
La CDEFM est-elle un organisme d’accréditation ou de “classement” des écoles ?
Non. La CDEFM n’est pas un organisme qui délivre des accréditations (type AACSB, EQUIS, AMBA) ni un organisme de classement. Son rôle est plutôt celui d’une instance de représentation et de coordination du secteur des écoles de management françaises.
Quel est le lien entre la CDEFM et les pouvoirs publics / le ministère ?
La CDEFM joue un rôle d’interlocuteur auprès des institutions publiques. Le document mentionne un partenariat stratégique visant à renforcer les liens entre les écoles de management et les autorités publiques, notamment autour de sujets comme :
- la qualité et l’évolution des formations en management ;
- l’innovation et l’adaptation aux transformations économiques et sociétales ;
- l’attractivité et le rayonnement international.
En quoi la CDEFM peut-elle impacter concrètement les étudiants ?
Indirectement, la CDEFM peut contribuer à des évolutions qui touchent les étudiants, par exemple :
- favoriser des standards de qualité et de professionnalisation ;
- soutenir l’innovation pédagogique (nouvelles compétences, nouveaux formats) ;
- appuyer des dynamiques d’internationalisation et d’attractivité des écoles.
Elle n’intervient pas comme un service direct d’orientation individuel, mais comme un acteur “cadre” du secteur.
La CDEFM intervient-elle sur les contenus des programmes (cours, spécialités) ?
La CDEFM ne fixe pas les maquettes de cours école par école. En revanche, elle peut porter des positions et encourager des orientations communes (ex. compétences attendues, évolution des métiers, transformation numérique, enjeux RSE), ce qui peut inspirer ou accélérer certaines évolutions dans les établissements membres.
Comment une école peut-elle rejoindre la CDEFM ?
L’adhésion dépend de critères et de modalités internes (gouvernance, candidature/validation). En pratique, une école intéressée doit :
- se rapprocher de la CDEFM ;
- présenter son établissement (statut, formations, stratégie, qualité) ;
- suivre la procédure d’adhésion telle que définie par l’organisation.
Comment contacter la CDEFM ou en savoir plus ?
Pour obtenir une information fiable et à jour (liste des membres, travaux, positions, actualités), le plus sûr est de passer par les canaux officiels de la CDEFM (site, communiqués, publications) ou via les établissements membres.
Quelle différence entre la CDEFM et la Conférence des Grandes Écoles (CGE) ?
La CGE regroupe un ensemble d’établissements (ingénieurs, management, autres) et porte des labels (ex. Mastère Spécialisé). La CDEFM est centrée sur les écoles françaises de management et se positionne surtout comme interlocuteur représentatif du secteur, en lien avec les enjeux spécifiques des écoles de management.
La CDEFM représente l’association professionnelle des directeurs des principales écoles de commerce et de management françaises. Fondée pour défendre les intérêts collectifs de ses membres, elle constitue un acteur majeur du paysage de l’enseignement supérieur français en management.
L’organisation rassemble des établissements aux profils variés : écoles consulaires rattachées aux chambres de commerce et d’industrie, écoles associatives, établissements privés, ainsi que des écoles publiques comme l’Institut Mines-Télécom Business School. Cette diversité reflète la richesse et la pluralité du modèle français des écoles de management.
La CDEFM assure plusieurs missions structurantes pour l’écosystème des business schools françaises. Elle travaille à la promotion de l’excellence académique, participe aux réflexions sur l’évolution des formations en management et représente ses membres auprès des pouvoirs publics et des instances internationales.
Vincenzo Vinzi insiste particulièrement sur la dimension coopérative de la Conférence. Selon lui, la CDEFM repose d’abord sur « la coopération et la bonne volonté des écoles pour avoir un impact positif sur la société ». Cette approche collective se décline sur plusieurs axes stratégiques : l’engagement sociétal, la responsabilité sociétale et environnementale (RSE), l’ouverture sociale et le soutien aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
L’organisation contribue également à la défense du modèle des grandes écoles de commerce françaises, reconnu internationalement pour sa pédagogie, son lien avec les entreprises et son réseau d’alumni. La CDEFM joue un rôle de coordination entre ses membres sur des sujets stratégiques comme l’accréditation internationale, la recherche académique ou encore la transformation digitale des formations.
Pour en savoir plus, découvre notre page dédiée aux Écoles de Commerce
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La Conférence réunit un large spectre d’établissements, des plus prestigieux aux écoles régionales dynamiques. Parmi les membres historiques figurent HEC Paris, ESSEC Business School et ESCP Business School, trois institutions du « top 3 » français bénéficiant d’une réputation mondiale.
Les écoles du « top 5 » élargi sont également représentées avec EDHEC Business School et emlyon business school. La CDEFM compte dans ses rangs SKEMA Business School, KEDGE Business School, Grenoble École de Management, NEOMA Business School, Rennes School of Business, TBS Education, Audencia Business School, Montpellier Business School et IESEG School of Management.
L’organisation rassemble aussi des écoles parisiennes comme EDC Paris Business School, ESDES, Paris School of Business, ISG, ISC Paris, IPAG Business School, ICD Business School et EBS Paris. Les établissements régionaux sont représentés avec EM Normandie, ICN Business School, EM Strasbourg Business School, Excelia Business School, Brest Business School, Burgundy School of Business, ESC Clermont Business School, ESC Pau Business School et South Champagne Business School.
La liste des membres comprend également ESCE International Business School, spécialisée dans le commerce international, ESSCA School of Management présente sur plusieurs campus, EMLV rattachée au Pôle Léonard de Vinci, ainsi que INSEEC, ISTEC et Institut Mines-Télécom Business School, qui apporte la dimension technologique au sein de la Conférence.
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Vincenzo Vinzi, directeur général de l’ESSEC Business School et président de la CDEFM, évoque régulièrement dans les médias « le miracle des business schools françaises ». Cette expression résume, selon lui, une performance remarquable de ces établissements : celle d’écoles qui, « avec beaucoup moins de moyens », parviennent à rivaliser avec les meilleures institutions internationales.
Arrivé en France il y a 18 ans, Vincenzo Vinzi confie avoir été séduit par ce phénomène. Ces écoles, malgré des moyens financiers limités, réussissent à se faire une place de choix dans les classements internationaux et ont su se démarquer à l’échelle mondiale. « La qualité de la recherche, notre compétitivité en la matière, est une exception française », souligne-t-il, rappelant que « 19 écoles françaises ont la triple couronne », référence aux trois accréditations internationales majeures (EQUIS, AACSB et AMBA) attestant de l’excellence académique et managériale des établissements.
Selon Vincenzo Vinzi, plusieurs éléments expliquent ce succès. D’abord, une gouvernance flexible qui permet aux écoles françaises de management de prendre des décisions rapides et d’anticiper les évolutions du marché. Il cite l’exemple de l’ESSEC, qui a su développer précocement l’apprentissage, le Bachelor ou encore la Junior Entreprise.
La sélection des étudiants constitue également un atout majeur, notamment grâce aux classes préparatoires (CPGE), que le président de la CDEFM défend avec vigueur. À ses yeux, ce modèle représente « un continuum entre la prépa et les grandes écoles », garantissant un niveau d’excellence et une rigueur intellectuelle qui font la différence sur la scène internationale.
La Conférence suit de près l’actualité législative et notamment le projet de loi de réforme visant à réguler le secteur privé lucratif de l’enseignement supérieur, à travers les notions d’agrément et de partenariat. Pour la CDEFM, les enjeux sont clairs : « Le référenciel d’agrément, qui permettra d’obtenir le financement public de l’apprentissage, doit avoir des critères d’exigences. »
La Conférence souhaite que les établissements d’enseignement supérieur consulaire (EESC) et les établissements d’enseignement supérieur privés d’intérêt général (EESPIG) soient intégrés au « premier cercle » de ce nouveau dispositif. « La réforme doit tenir compte des spécificités des EESC et EESPIG », insiste la CDEFM, qui organise des discussions avec la Conférence des Grandes Écoles (CGE) et la Fédération des Établissements d’Enseignement Supérieur d’Intérêt Collectif (FESIC) autour de ce sujet.
Un autre point d’attention concerne la lisibilité du système pour les familles. « La réforme ne doit pas opter pour de nouveaux ‘jargons’, pouvant créer de la confusion : premier cercle, second cercle, agrément, partenariat, etc. Le risque est de perdre les familles », alerte la CDEFM. Cette préoccupation rejoint directement les enjeux d’orientation et d’information des futurs étudiants.
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Classement Thotis des PGE (Ecole de commerce) en 2026
La CDEFM souhaite continuer et renforcer son engagement pour les classes préparatoires aux grandes écoles. L’année 2025 a marqué une étape symbolique avec la première remise des Certificats des Arts Libéraux, une initiative destinée à reconnaître la richesse des parcours préparatoires.
Créés par la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises de Management, ces certificats distinguent les étudiants issus des classes préparatoires pour leurs compétences critiques, leur rigueur intellectuelle et leur culture générale. Deux types de certificats sont remis en fonction de la filière suivie : le Certificate of Liberal Arts, destiné aux étudiants issus des classes préparatoires économiques et commerciales (ECG, ECT, B/L, D1, D2), et le Certificate of Humanities, attribué aux élèves issus des classes préparatoires littéraires (A/L, ENS Lyon).
Un signal fort pour le continuum CPGE – Grandes Écoles
L’attribution de ces certificats s’inscrit dans une démarche plus large menée notamment par TBS Education pour renforcer les liens avec les classes préparatoires. L’école avait déjà accueilli en juin 2025 le congrès de l’APHEC (Association des Professeurs des Classes Préparatoires Économiques et Commerciales) et, en décembre 2024, celui de l’ADEPPT (Association de promotion des classes préparatoires voie technologique). Ces engagements traduisent une volonté forte de consolider un continuum éducatif cohérent et exigeant, du lycée à l’insertion professionnelle.
Une certification 100 % numérique, pensée pour l’international
Les Certificats des Arts Libéraux sont délivrés sous forme électronique et bilingue (français/anglais). Intégrables sur les CV et les profils LinkedIn, ces badges numériques visent à accroître la visibilité des diplômés passés par les classes préparatoires, notamment à l’international. Une cérémonie officielle viendra célébrer ces diplômés lors de la remise des diplômes du Programme Grande École (PGE), prévue le 13 juin 2026.
Pensée comme une « clé de lecture » pour les recruteurs, cette certification vise à valoriser les « higher order thinking skills » développées pendant les années de classe préparatoire : raisonnement critique, communication avancée, capacité à appréhender la complexité. Elle se veut à la fois un marqueur d’excellence pour les diplômés et un outil de lisibilité pour les employeurs, en France comme à l’étranger.
CPGE et khûbes : élargir les horizons au-delà du top 5
Cette année, la CDEFM souhaite également s’impliquer davantage pour impulser l’envie aux jeunes d’aller au-delà du top 5 ou du top 10 des écoles de commerce.
Un constat s’impose : certaines écoles membres de la Conférence peinent à recruter, notamment auprès des étudiants de classes préparatoires qui redoublent leur deuxième année (khûbes) ou qui visent exclusivement les établissements les plus prestigieux.
Cette problématique interroge la manière dont les écoles de commerce sont perçues et valorisées auprès des préparationnaires. La CDEFM entend travailler sur la visibilité et l’attractivité de l’ensemble de ses membres, en mettant en avant la qualité des formations, les opportunités professionnelles et les spécificités de chaque établissement.
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La question de l’orientation reste une priorité pour la CDEFM, qui s’implique davantage pour accompagner les jeunes dans leurs choix. Il s’agit notamment de présenter aux lycéens et étudiants ce qu’est réellement une grande école de management et de marquer la distinction entre ce qui est reconnu et contrôlé par la CDEFM et ce qui ne l’est pas.
C’est dans cette optique que la Conférence a noué des partenariats avec des médias d’orientation comme Thotis. En juin 2025, la CDEFM a ainsi signé une convention avec Thotis, média digital d’orientation, visant à renforcer l’attractivité des grandes écoles de management auprès des lycéens et à accompagner les étudiants de classes préparatoires dans leur orientation post-prépa.
Ce partenariat prévoit la création de contenus pédagogiques sur plusieurs axes : prises de parole des directeurs d’écoles, immersions vidéo dans les établissements, témoignages d’étudiants et d’alumni, ainsi que des informations sur les voies d’accès et les dispositifs de financement. Ces contenus sont diffusés sur les réseaux sociaux, utilisés par les jeunes et leurs familles.
La collaboration porte également sur la valorisation du continuum classes préparatoires – grandes écoles, avec des contenus spécifiques destinés aux préparationnaires via Thotis Prépa. La CDEFM reconnaît ainsi le rôle des médias digitaux dans l’orientation des étudiants et ouvre à Thotis un accès privilégié à ses établissements membres pour la production de contenus informatifs.
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La défense du modèle de l’apprentissage constitue un autre combat majeur pour la CDEFM. Une enquête menée par la Conférence révèle des chiffres éloquents : 70 % des étudiants interrogés déclarent qu’ils n’auraient pas fait le choix d’une grande école de commerce sans la possibilité de suivre leur cursus en apprentissage. Par ailleurs, 98 % d’entre eux estiment que l’apprentissage leur a permis d’affiner leur voie professionnelle.
Ces données soulignent l’importance de ce dispositif dans l’accès aux grandes écoles. Stéphanie Lavigne, membre de la CDEFM, insiste sur cette dimension : « C’est un levier d’inclusion incroyable. Cela permet aussi de personnaliser les cursus et d’aider les jeunes sur leur orientation. Ce serait catastrophique de supprimer les aides. »
L’apprentissage représente en effet un outil d’ouverture sociale majeur, permettant à des étudiants qui n’auraient pas les moyens de financer des études en grande école de commerce d’accéder à ces formations d’excellence. La CDEFM suit donc avec attention les évolutions réglementaires concernant le financement de l’apprentissage et plaide pour le maintien des dispositifs d’aide existants.
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La CDEFM structure le dialogue entre les écoles de commerce françaises et facilite les échanges de bonnes pratiques. Les 37 écoles membres forment chaque année plusieurs dizaines de milliers d’étudiants aux métiers du management, du commerce, de la finance et de l’entrepreneuriat.
Ces établissements délivrent des diplômes reconnus par l’État, majoritairement visés par le ministère de l’Enseignement supérieur, et confèrent pour la plupart le grade de master. Nombre d’entre eux détiennent les accréditations internationales EQUIS, AACSB ou AMBA, attestant de la qualité de leur enseignement et de leur recherche.
La Conférence accompagne ses membres dans leurs enjeux stratégiques face aux transformations de l’enseignement supérieur : internationalisation croissante, évolution des attentes des étudiants et des entreprises, développement de la formation continue, ou encore intégration des enjeux de responsabilité sociétale et environnementale dans les cursus. À travers son action collective, la CDEFM entend préserver et promouvoir ce « miracle français » que représentent les business schools françaises dans le paysage mondial de l’enseignement supérieur en management.
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