Trente ans après sa fondation, l’EBI (École des Bio-Industries) réinvente son modèle.Face à un secteur en pleine explosion et une pénurie de talents criante, l’école dévoile une feuille de route ambitieuse à l’occasion de sa première conférence de presse tenue le 15 avril 2026 à Cergy: nouveau campus à Dijon, ouverture de l’apprentissage, refonte des cursus et stratégie d’attractivité repensées.
Par Félix Guillaume
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Le contexte joue en faveur de l’EBI. Le marché mondial des bio-industries devrait bondir de 315 milliards de dollars en 2025 à plus de 1 058 milliards d’ici 2034, soit une croissance annuelle de 10 à 15 %. La biologie figure d’ailleurs parmi les trois secteurs identifiés par Bill Gates comme les plus résilients face à l’impact de l’intelligence artificielle, aux côtés du numérique et de l’énergie.
Pourtant, l’offre de formation reste structurellement déséquilibrée en France : plus de 50 écoles sont positionnées sur le numérique, contre seulement une quinzaine sur les biotechnologies et les bio-industries. Résultat : les offres d’emploi dans le secteur ont progressé de 17 % depuis 2024. La bioproduction à elle seule concentre 76 000 emplois et 3 200 recrutements prévus à court terme. Le secteur cosmétique, lui, représente 22,5 milliards d’euros d’exportations en 2024.
Les besoins couvrent des filières stratégiques variées telles que la santé et la pharmacie, l’agroalimentaire, l’environnement, la cosmétique mais peinent à trouver des profils formés en conséquence. Comme le résume la directrice générale Clémence Bernard : « Aujourd’hui on est vraiment dans des métiers où on a besoin de profils qui savent penser large, on va prendre beaucoup de décisions. » Et d’ajouter : « Il faut former des acteurs lucides, engagés, dans des environnements qui sont très complexes. »
Fondée en 1992 sous statut associatif, l’EBI est l’une des rares écoles d’ingénieurs construites exclusivement autour du vivant, de sa compréhension à son industrialisation, en passant par sa transformation. Trente ans plus tard, l’établissement basé à Cergy a tenu sa toute première conférence de presse, signe d’une école qui change de dimension.
Les chiffres actuels renvoient une image d’une structure à taille humaine : 800 étudiants, 200 ingénieurs diplômés en 2025, une résidence étudiante inaugurée en 2023 et un taux d’insertion professionnelle de 87 % dont 78 % dans l’industrie. Et une particularité remarquable : 80 % des effectifs sont des femmes, dans un secteur scientifique qui peine encore globalement à attirer les filles.
Pour répondre aux enjeux du domaine de la bio-industrie, l’EBI entend engager une refonte complète de son offre pédagogique. Le bachelor Biotechnologies se restructure autour de deux spécialisations opérationnelles Bioprocédés & Bioproduction et Formulation & Analyse sensorielle tandis que le cycle ingénieur, organisé en cinq majeures, intègre désormais davantage de transversalité, de situations réelles et d’intelligence artificielle. L’école propose également deux mastères spécialisés CGE, sur le management RSE/QHSE et les affaires réglementaires des parfums et cosmétiques.
Côté recherche, l’unité EBInnov®, reconnue par le HCERES, structure ses travaux autour de trois axes : bioproduction, formulation et biothérapies, avec 79 % de chercheurs parmi les enseignants et 11 laboratoires sur site. « Il est important que nos étudiants soient au contact de la recherche, dans des laboratoires qui reproduisent les conditions du monde professionnel », souligne Clémence Bernard.
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EBI (École des Bio Industries)
L’une des annonces phares de cette conférence de presse de cette conférence de presse est sans doute l’ouverture d’un campus à Dijon, prévue pour 2027. Un projet d’envergure, pensé au cœur d’un écosystème réunissant plus de 150 acteurs publics et privés via le pôle Santenov, qui génère à lui seul 6 000 emplois dans les domaines de la santé, des biotechnologies et de la pharmacie.
Ce campus de 1 280 m², dont 586 m² de surfaces pédagogiques et 335 m² de laboratoires, ambitionne de répondre aux besoins industriels locaux tout en dynamisant les filières régionales du vivant. L’accréditation auprès de la CTI est attendue en octobre 2026, pour une inauguration effective en 2027. Trois autres territoires sont actuellement en discussion pour de futures implantations, avec des positionnements très ciblés selon les besoins locaux en termes de secteurs, de métiers ou de niveaux de qualification.
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Autre nouveauté majeure prévue pour 2027 : l’EBI prépare l’ouverture de l’apprentissage à compter de septembre 2027, à Cergy comme sur le futur campus dijonnais. Des discussions sont en cours avec la CTI pour obtenir les accréditations nécessaires.
L’école se montre toutefois ferme sur un point : l’alternance ne concernera que les étudiants ayant déjà validé au moins trois années d’études. « Il faut que les étudiants aient plusieurs expériences professionnelles qui vont favoriser leur entrée dans le monde du travail », explique Clémence Bernard. Une manière d’affirmer que l’apprentissage s’inscrit dans la continuité d’un ADN profondément professionnalisant et non comme un raccourci académique.
Si l’EBI dispose d’une capacité d’accueil théorique de 1 200 étudiants sur son campus actuel, elle n’en compte que 800 aujourd’hui. L’écart pointe un enjeu de taille : la faible attractivité du secteur des bio-industries auprès des lycéens, encore peu sensibilisés à ces métiers.
Pour y remédier, l’école multiplie les actions de médiation scientifique : journées d’immersion en laboratoire, présence à la Fête de la Science ou au Village de la Chimie, et lancement de l’association étudiante Scientastik, qui transforme les étudiants eux-mêmes en médiateurs scientifiques. Une réflexion est également en cours autour d’un cycle préparatoire, notamment en lien avec des lycées partenaires.
L’attractivité de profils féminins constitue un atout différenciant que l’école souhaite valoriser. Avec 80 % de femmes dans ses promotions, l’EBI fait figure d’exception dans le paysage des grandes écoles d’ingénieurs. Enfin, un fonds social est en cours de structuration pour permettre aux étudiants les plus fragiles de bénéficier de bourses, et des réflexions sont engagées sur une dimension internationale à développer.
Trente ans après sa création, l’EBI parvient à définir son positionnement. Dans un secteur en pleine explosion, avec un marché qui devrait tripler d’ici 2034, l’école du vivant dispose de tous les atouts pour s’imposer comme la référence incontournable des bio-industries en France. Nouveau campus, apprentissage, cursus repensés, recherche renforcée : la feuille de route est claire. Il ne reste plus qu’un défi à relever et il est de taille : convaincre les lycéens que la biologie est le secteur d’avenir qu’ils cherchent.
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