Tu viens d’obtenir ton baccalauréat et tu t’apprêtes à entrer en PASS, en LAS ou en LSPS à la rentrée. Le compte à rebours est lancé. Ces deux mois d’été représentent une fenêtre stratégique que beaucoup sous-estiment : trop de futurs étudiants en santé les passent soit à ne rien faire du tout, soit à tenter de tout réviser à l’aveugle, sans vraiment savoir ce qui les attend. La bonne approche se situe ailleurs. Elle repose sur quatre gestes simples, mais décisifs.
Par La Rédaction
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Le premier réflexe à adopter après le bac est contre-intuitif : prendre du recul. Avant même d’ouvrir un manuel ou de regarder le programme de ton université d’affectation, il y a une question à te poser honnêtement. Comment travaillais-tu au lycée ? Plutôt relecture passive de tes cours ? Fiches rédigées la veille des contrôles ? Exercices répétés jusqu’à l’automatisme ? Ce bilan, personne ne te le demandera à la rentrée, mais il conditionne tout ce qui vient.
La première année de santé impose une rupture totale avec le rythme du lycée. Le volume de cours est considérablement plus dense, les notions sont plus techniques, et le rythme d’apprentissage ne laisse aucune place à la procrastination. Dès septembre, chaque journée compte. Ceux qui arrivent en ayant déjà pris conscience de leurs habitudes de travail, et qui ont commencé à les remettre en question, partent avec un avantage que les classements de terminale ne donnent pas.
Se reposer, dans ce contexte, n’est pas du temps perdu. C’est une nécessité. Le cerveau consolide ses apprentissages pendant le sommeil, et la fatigue accumulée après une année de baccalauréat est réelle. Une vraie coupure, avec du sport, des sorties, des activités qui n’ont rien à voir avec la médecine ou la pharmacie, est bien plus utile qu’une demi-révision conduite sans méthode ni cadre. Pendant l’été, il est aussi utile de se projeter concrètement dans ce que sera la vie à la rentrée : comment organiser ses journées, quelle activité conserver pour tenir sur la durée, comment aménager son logement pour travailler efficacement. Ces questions de logistique peuvent sembler secondaires. En réalité, ceux qui ne se les posent pas en juillet se retrouvent à les gérer en plein mois d’octobre, au pire moment.
Réviser pendant l’été, oui. Mais pas n’importe quoi, et pas n’importe comment. L’erreur la plus fréquente est de croire que les matières du PASS, de la LAS ou de la LSPS sont simplement les matières de terminale en plus difficile. Ce n’est pas le cas.
La SVT du lycée t’a donné une culture biologique générale : le vivant, les grands équilibres, quelques mécanismes cellulaires. En PASS ou en LSPS, tu étudieras la biologie cellulaire comme une discipline à part entière, avec une précision moléculaire que le lycée n’approche pas. On ne parle plus de « la cellule » de façon générale : on entre dans les détails du cycle cellulaire, des mécanismes de transport membranaire, de la structure des organites, des voies de signalisation. Les cours de SVT ne suffisent pas à préparer ce terrain, mais ils permettent de ne pas partir de zéro.
La chimie de terminale t’a familiarisé avec des équilibres acide-base, des cinétiques, quelques molécules organiques. En première année de santé, la biochimie prend une tout autre ampleur : acides aminés, peptides, protéines, enzymologie, glucides, lipides, acides nucléiques. C’est un programme qui mobilise une rigueur nomenclaturale et une capacité de mémorisation structurée que le lycée n’exige pas à ce niveau. La physique-chimie de terminale reste utile pour les bases en biophysique, notamment sur les ondes, les propriétés des solutions et les états de la matière, mais là encore, les attendus universitaires vont bien au-delà.
Ce qui change aussi, et c’est peut-être le point le plus important, c’est la nature même de l’évaluation. Au lycée, les examens valorisent la démonstration, la capacité à développer un raisonnement, à rédiger une réponse construite. En PASS, en LAS et en LSPS, les épreuves sont quasi exclusivement composées de QCM. Ce format est radicalement différent. Il ne s’agit plus de montrer qu’on a compris : il s’agit de mémoriser un niveau de détail précis, de repérer des formulations piège, et de traiter un grand nombre de questions en un temps court. Le cerveau, habitué depuis des années à calibrer ses révisions pour des rédactions ou des problèmes ouverts, doit recalibrer complètement. Ceux qui découvrent ce format le jour de leurs premiers partiels partent avec un retard que quelques semaines ne suffisent pas à combler.
Pendant l’été, l’objectif n’est donc pas de tout apprendre à l’avance, mais de consolider les fondations et de commencer à comprendre ce que l’université attend vraiment. Revoir les équilibres acide-base, les grandes familles de molécules organiques, les mécanismes fondamentaux de la biologie cellulaire, les lois de physique les plus courantes : voilà ce qui mérite du temps. Jeter un premier regard sur des annales de QCM, même sans les travailler, permet également de calibrer son radar avant la rentrée.
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La transition entre le lycée et la première année de santé est l’un des moments les plus délicats de ce cursus. Passer d’un environnement encadré, où les professeurs connaissent tes difficultés et te relancent, à une grande salle d’amphithéâtre où le cours défile à un rythme que tu dois absorber seul, est un choc que beaucoup n’anticipent pas. Les étudiants qui arrivent en septembre sans avoir déjà acquis une méthode de travail passent leurs premières semaines à chercher leurs repères, pendant que d’autres ont déjà commencé à construire leurs fiches et à s’entraîner sur des QCM.
Le stage de pré-rentrée du CPCM est conçu précisément pour réduire ce décalage. Il se déroule en août, deux semaines avant la rentrée universitaire, et s’organise autour de trois axes complémentaires. Le premier axe est méthodologique : apprendre à travailler efficacement en première année de santé, comprendre les spécificités de chaque matière, s’initier aux techniques de mémorisation adaptées au format QCM et structurer ses journées de travail selon un rythme soutenable sur la durée. Le deuxième axe est scientifique : les enseignants du CPCM abordent les premiers chapitres du programme du premier semestre, adaptés à l’université d’affectation de chaque étudiant. Plus de la moitié du programme du premier semestre est ainsi couverte avant même la première semaine de cours. Le troisième axe est celui de l’entraînement : chaque séance inclut des exercices sur QCM, et le stage comprend des examens blancs construits à partir d’annales réelles afin de se familiariser avec les conditions d’évaluation avant de les affronter pour de vrai.
À l’issue du stage, chaque étudiant repart avec une méthode claire, des fiches de cours sur les premières notions abordées et une première expérience du format des épreuves. Mais la réussite en PASS, LAS ou LSPS ne se joue pas uniquement sur les premières semaines. C’est pourquoi le CPCM propose également une prépa santé annuelle permettant aux étudiants de bénéficier d’un accompagnement continu tout au long de l’année universitaire. Séances d’entraînement régulières, examens blancs, corrections détaillées, suivi méthodologique personnalisé et encadrement par des enseignants spécialisés leur permettent de consolider leurs acquis, d’ajuster leur méthode de travail et de rester performants jusqu’aux épreuves de sélection.
Le CPCM accompagne les étudiants des six universités d’Île-de-France en PASS, LAS et LSPS, avec des classes limitées à 20 étudiants afin de garantir un suivi individualisé. En 2025, 86 % des étudiants accompagnés par le CPCM ont accédé à la deuxième année des études de santé. Le nombre de places étant limité, il est conseillé de finaliser son inscription dès que possible.
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Se projeter dans le métier auquel on se destine n’est pas une démarche secondaire. C’est une ressource de motivation concrète, particulièrement précieuse dans les périodes difficiles de l’année, et l’été est le moment idéal pour aller à la rencontre de ceux qui font ce chemin avant soi.
Échanger avec des étudiants en deuxième année ou au-delà permet de comprendre ce à quoi on va réellement faire face : le rythme d’une journée type, l’organisation entre cours magistraux, travaux dirigés et révisions personnelles, les matières les plus exigeantes selon l’université, les erreurs classiques que tout le monde commet en septembre et que personne ne te signalera à l’avance. Ces échanges, qu’ils se fassent via les associations étudiantes, les tutorats universitaires ou les réseaux sociaux, valent souvent mieux que n’importe quel guide d’orientation. Ils donnent une image réaliste, sans le filtre de la communication institutionnelle, de ce que représente concrètement cette première année.
Du côté des professionnels de santé, une journée d’observation auprès d’un médecin généraliste, d’un pharmacien, d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute peut suffire à ancrer concrètement son projet. Ces rencontres ne nécessitent pas de démarche complexe : un appel de cabinet suffit souvent, et beaucoup de praticiens acceptent volontiers d’accueillir un futur étudiant en santé pour une journée. L’objectif n’est pas d’apprendre des gestes techniques, mais de vérifier que la réalité du métier correspond à l’image qu’on en a, et de repartir avec une conviction renforcée. Cette conviction sera utile en novembre, quand le rythme devient difficile et que la motivation peut fléchir.
Enfin, prendre connaissance de son futur campus avant la rentrée est une démarche simple mais efficace. Localiser les bibliothèques universitaires, identifier les transports, repérer les salles de TD, visiter les centres où se déroulera la prépa : autant de repères logistiques qui, réglés à l’avance, suppriment une source de stress inutile le jour J. Une rentrée qui se passe bien sur le plan pratique, c’est une semaine de plus consacrée au travail plutôt qu’à s’orienter dans un lieu inconnu.
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L’été avant la première année de santé n’est ni une période de vacances totales ni un sprint de révisions sans méthode. C’est une phase de transition, à conduire avec discernement. Reposer son corps et son esprit, consolider ses bases scientifiques en comprenant ce qui les distingue vraiment du lycée, s’équiper méthodologiquement grâce à la pré-rentrée CPCM, et nourrir sa motivation par des échanges concrets avec le milieu dans lequel on s’engage : ces quatre gestes ne garantissent rien à eux seuls, mais ils changent la façon dont on arrive en septembre. Et cette façon d’arriver, dans un cursus où chaque semaine compte dès le premier jour, fait souvent toute la différence.
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Article communiqué en partenariat avec CPCM.
