Après les concours de prépa, Marie et Nicolas, qui visaient initialement le top cinq, ont finalement intégré Audencia. Tous deux étudient ce semestre aux États-Unis, elle à Boston University, lui à Bentley University dans la banlieue de Boston. Depuis le Massachusetts, ils reviennent sur un parcours qui les a conduits bien plus loin qu’ils ne l’anticipaient.
Par Thibaud Arnoult
Marie Pommeau a effectué sa classe préparatoire au lycée Franklin, à Paris, en filière maths appliquées et économie. Elle en garde un souvenir positif. « Ma prépa, c’était vraiment les deux meilleures années de ma vie. J’avais beaucoup hésité à y aller parce qu’on nous disait que c’était très exigeant, et j’avais aussi envisagé de partir directement aux États-Unis, mais c’était trop cher. » Elle a préparé les concours avec une cible claire : intégrer une école du top cinq. Les résultats ne lui ont pas permis d’y accéder.
Nicolas Diota vient de Saint-Lô, en Normandie. Il a effectué ses deux premières années de prépa au lycée Le Verrier avant de rejoindre Rouen pour une troisième année, le cube, au lycée Jeanne-d’Arc. En carré, Audencia figurait parmi ses choix prioritaires. En cube, ses ambitions s’étaient resserrées vers les premières places. « J’avais le choix entre SKEMA et Audencia, et j’ai finalement choisi Audencia. » Comme Marie, il n’avait pas, à ce stade, envisagé de partir aux États-Unis.
Pour Marie, la question de cuber s’est posée sérieusement. Ce sont des échanges avec des anciens étudiants d’Audencia qui l’ont orientée autrement. « J’avais parlé à pas mal d’alumni qui m’ont convaincue, notamment grâce aux partenaires américains. Harvard (Division of Continuing Education) avait déjà été annoncé, donc je rentrais à Audencia en pensant viser un échange aux États-Unis. » Ce que le réseau lui a transmis, c’est une lecture concrète des opportunités offertes par l’école, au-delà de son rang au classement.
Nicolas a été sensible à une dimension différente. « J’ai choisi Audencia parce que je me sentais bien lors des oraux, mais surtout pour la dimension RSE, que j’aimerais intégrer dans mon parcours professionnel. » L’offre de partenaires internationaux a conforté cette décision. « Jamais en prépa, j’aurais cru pouvoir partir aux États-Unis. »
Audencia compte aujourd’hui trente partenaires académiques aux États-Unis, dont Stanford, Berkeley et UCLA. L’école est par ailleurs la seule business school française à disposer d’un accord avec Harvard Division of Continuing Education. Pour des étudiants issus de CPGE, habitués à raisonner en termes de rang et de sélectivité, ce réseau a eu un poids concret dans leur choix.
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Marie a choisi Boston University pour plusieurs raisons. La ville est la plus grande ville étudiantes des États-Unis, avec environ deux cent cinquante mille étudiants inscrits dans ses différents établissements, Harvard et le MIT compris. Mais un critère a été déterminant dans son choix. « Boston, c’était l’un des échanges où l’on n’avait pas à payer les frais de scolarité. Normalement, une année à Boston University coûte dans les quatre-vingt-dix mille dollars. C’était fondamental. » Audencia y prend en charge les frais de scolarité de ses étudiants..
Nicolas a retenu Bentley University pour sa réputation en finance et pour deux cours en particulier : Portfolio Management, animé par le professeur Shenkar, et Sustainable Investment. « Ce sont exactement les deux domaines dans lesquels j’aimerais travailler plus tard. Et c’était aussi une université sans frais supplémentaires grâce à Audencia. »
Sur place, les deux étudiants mesurent la distance entre les approches pédagogiques française et américaine. Marie observe un rapport au cours plus interactif. « Aux États-Unis, les professeurs fonctionnent beaucoup plus dans l’échange avec les étudiants. C’est très différent de ce qu’on peut avoir en France, où la culture du cours magistral reste dominante, même si toutes les écoles cherchent à évoluer sur ce point. » Elle retient surtout son cours d’Innovation, conduit sur huit semaines autour d’un projet collectif. « On venait vraiment de partout, et on a construit quelque chose ensemble, une sorte de mini-start-up. C’est le cours qui m’a le plus marquée. » Elle suit également des enseignements en blockchain finance, comptabilité financière, AI management et gestion des risques.
Nicolas, lui, suit deux cours aux exigences très différentes. L’un, Financial Markets, est calibré pour des étudiants américains de première et deuxième année. L’autre, Quantitative Portfolio Management, est réservé aux étudiants de dernière année et d’une technicité qu’il n’avait pas rencontrée depuis la prépa. « C’est le cours le plus difficile que j’ai eu depuis. Mais c’est très stimulant. » Son cours de Sustainable Investing nourrit par ailleurs une réflexion qu’il entend prolonger après l’école : comment intégrer des critères ESG dans la sélection d’actions ?
Les deux étudiants sont directs sur ce point : si Audencia couvre les frais de scolarité, la vie sur place représente un effort financier réel. Marie détaille ses dépenses : deux mille euros par mois pour sa chambre en résidence universitaire, mille euros pour le plan de restauration le moins cher, auxquels s’ajoutent cinq à six cents euros mensuels pour les transports et les sorties. Boston University exige par ailleurs que les étudiants étrangers justifient de vingt-six mille euros disponibles avant leur départ. « Il faut vraiment prévoir un budget sérieux. Mais je conseillerais vraiment de prendre une chambre sur campus : l’intégration est bien plus facile. »
Nicolas pointe les mêmes postes de dépenses. « Ce qui est le plus élevé, c’est le logement et la nourriture. Le reste dépend de chaque personne. Mais c’est accessible à tout le monde si on se prépare en amont et qu’on met de l’argent de côté. »
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Marie s’adresse sans détour aux préparationnaires qui s’apprêtent à vivre les écrits. « Il y a beaucoup de gens dans ce cas. On vise tous le top 5 en prépa, c’est normal d’être un peu déçu. Mais il y a plein d’opportunités à Audencia : les associations, le réseau alumni, l’international. » Sur la question du cube, elle est pragmatique. « J’avais beaucoup hésité, et je ne le regrette pas. Les bonnes prépas QB sont souvent en privé, ça a un coût, et il faut vraiment se demander si ça en vaut la peine. »
Nicolas revient sur ce qui l’a convaincu de rejoindre l’école. « Audencia est une école reconnue depuis longtemps, dans le top six historique. Elle a une vraie dimension RSE avec le programme Gaïa, qui répond à des enjeux très actuels. Et pour ce qui est de l’ouverture internationale, je sais que tout le monde le dit, mais c’est réel. Avant d’arriver à Audencia, je n’aurais jamais imaginé me retrouver un semestre aux États-Unis. »
Marie envisage pour sa part une année de césure dont elle espère consacrer une partie à un stage aux États-Unis, avant de revenir pour une alternance. À plus long terme, elle se voit travailler en Californie. Nicolas s’oriente vers la gestion de portefeuille actions avec une composante ESG.
Crédit : Boston University
