Devenir Économiste : missions, salaire...

Devenir Économiste : missions, salaire…

Aimes-tu comprendre les mécanismes qui font bouger les marchés et l’économie ? Le métier d’économiste est-il fait pour toi ? Quelles sont ses missions au quotidien, les compétences à développer et le salaire à l’embauche puis après quelques années d’expérience ? Et surtout : quelles études choisir (licence, master, doctorat) pour accéder à ce métier exigeant ? Dans ce guide complet, on répond à toutes tes questions et on t’équipe avec nos outils gratuits : passe le Test des métiers pour vérifier ton appétence pour l’analyse économique, pose tes questions à Thotis.IA, et découvre notre page dédiée au secteur Finances.

Foire aux questions (FAQ) - Tout savoir sur le métier d’économiste 📚

Suis-je fait pour devenir économiste ?

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Quel niveau d’études faut-il viser pour devenir économiste ?

Pour devenir économiste, il faut viser un niveau d’études élevé, généralement compris entre bac +5 et bac +8. Un master en économie, économétrie ou finance constitue le socle minimal recherché par les employeurs. Cependant, les postes les plus stratégiques, comme chef économiste, exigent souvent un doctorat en sciences économiques.

Quelles formations post-bac sont les plus adaptées pour devenir économiste ?

Plusieurs parcours mènent au métier d’économiste. Après le bac, tu peux choisir une classe préparatoire économique et commerciale, une licence d’économie ou une licence d’économie et gestion. Ces formations posent les bases en microéconomie, macroéconomie et statistiques avant une spécialisation en master.

L’alternance est-elle possible et recommandée pour se former au métier d’économiste ?

Oui, l’alternance est recommandée, notamment au niveau master. Elle permet de découvrir concrètement le fonctionnement d’un service d’études économiques ou d’une salle des marchés. De plus, elle facilite l’insertion professionnelle grâce à une première expérience valorisée par les recruteurs.

Quelles compétences sont indispensables pour réussir comme économiste ?

L’économiste doit maîtriser les statistiques, l’économétrie et les outils de modélisation. Un excellent esprit de synthèse est nécessaire pour interpréter des données complexes. Enfin, de solides capacités rédactionnelles et une bonne maîtrise de l’anglais permettent de vulgariser des analyses techniques auprès d’un public varié.

Quelle est la différence entre économiste, analyste financier et statisticien ?

L’économiste étudie les grands équilibres macroéconomiques et anticipe les tendances de marché. L’analyste financier se concentre sur l’évaluation d’entreprises ou d’actifs financiers précis. Le statisticien, quant à lui, conçoit les modèles mathématiques qui alimentent les analyses des deux autres métiers.

Quels sont les débouchés pour un économiste ?

Les débouchés sont nombreux : banques, sociétés de gestion, compagnies d’assurance, institutions publiques comme l’INSEE ou la Banque de France, organisations internationales, cabinets de conseil et établissements de recherche. Ainsi, le métier d’économiste s’exerce dans des environnements très variés.

Quel est le salaire d’un économiste ?

En début de carrière, un économiste perçoit entre 2 600 et 3 300 euros nets par mois. Avec l’expérience, la rémunération atteint 3 800 à 5 200 euros nets, voire 6 000 à 8 500 euros nets pour un profil senior dans le secteur financier.

La maîtrise de l’anglais est-elle indispensable pour devenir économiste ?

Oui, l’anglais est indispensable. La majorité des publications économiques, des modèles statistiques et des échanges avec des interlocuteurs internationaux se font en anglais. La capacité à présenter une analyse en anglais est un atout déterminant dans les grandes institutions financières.

Dans quels secteurs peut travailler un économiste ?

L’économiste est recherché dans la banque, l’assurance, la gestion d’actifs, mais aussi dans l’administration publique, la recherche, l’enseignement supérieur ou le journalisme économique. Cette diversité de débouchés permet d’orienter sa carrière selon ses affinités.

Quel est le rythme de travail d’un économiste ?

Le rythme de travail d’un économiste dépend fortement du secteur. Dans la finance, les délais sont souvent courts et liés à l’actualité des marchés. En revanche, dans la recherche ou l’enseignement, le rythme est plus posé mais rythmé par les publications et les échéances académiques.

Les missions d’un économiste

L’économiste étudie les mécanismes qui expliquent la production, la répartition et la consommation des richesses. Il analyse des données financières, sociales et politiques pour comprendre l’évolution des marchés. Dans le secteur financier, il évalue aussi l’impact des taux d’intérêt et des politiques monétaires sur les investissements.

Concrètement, l’économiste rédige des notes de conjoncture et des rapports d’analyse destinés aux décideurs. Il élabore des prévisions économiques mensuelles, trimestrielles ou annuelles à partir de modèles statistiques et de bases de données macroéconomiques. Ses conclusions orientent les choix stratégiques d’une banque, d’une entreprise ou d’une institution publique.

L’économiste collabore avec des statisticiens et des analystes financiers, et parfois avec des responsables politiques. Il doit vulgariser des sujets complexes pour un public non spécialiste, notamment lors de conférences ou d’interventions médiatiques. Par conséquent, la rigueur scientifique et la clarté rédactionnelle restent indissociables de ce métier.

Le salaire d’un économiste

En début de carrière, un économiste financier perçoit généralement entre 2 600 et 3 300 euros nets par mois. Les profils issus d’un master en économie appliquée sont souvent mieux rémunérés. Une spécialisation finance en école de commerce facilite aussi une embauche à un salaire plus élevé.

Avec plusieurs années d’expérience, le salaire grimpe. Un profil confirmé perçoit entre 3 800 et 5 200 euros nets par mois. Les économistes seniors peuvent dépasser 6 000 à 8 500 euros nets par mois. C’est notamment le cas des chefs économistes ou des responsables des études dans les grandes banques et sociétés de gestion.

La rémunération varie selon le secteur, la taille de la structure et la notoriété de l’employeur. Dans la finance, des primes liées aux performances viennent souvent compléter le salaire fixe. En revanche, les postes en institution publique ou en recherche restent généralement moins rémunérés que ceux du secteur bancaire privé.

Évolution des salaires dans le temps · Économiste

Secteur privé (finance) · France · Salaire net mensuel · 5 ans

AnnéeJunior (0-3 ans)Confirmé (3-7 ans)Senior (+7 ans)
2019
2 300-2 900 €Référence
3 400-4 700 €Référence
5 500-7 800 €Référence
2020
2 400-3 000 €+ 3,8 %
3 500-4 800 €+ 2,5 %
5 600-7 900 €+ 1,5 %
2021
2 400-3 100 €+ 1,9 %
3 600-4 900 €+ 2,4 %
5 700-8 000 €+ 1,5 %
2022
2 500-3 200 €+ 3,6 %
3 700-5 000 €+ 2,4 %
5 800-8 200 €+ 2,2 %
2023
2 600-3 300 €+ 3,5 %
3 800-5 200 €+ 3,4 %
6 000-8 500 €+ 3,6 %

Sources : INSEE Base Tous Salariés 2023, séries longues · France Travail ROME 4.0 v60 · Évolutions en euros courants.

Le quotidien d’un économiste

La journée d’un économiste commence souvent par la lecture des indicateurs macroéconomiques publiés durant la nuit. Il consulte l’inflation, les taux de change et les décisions des banques centrales. Il vérifie ensuite la cohérence de ses modèles avant de les mettre à jour.

Le reste de la journée est consacré à l’analyse de données et à la rédaction de notes. Il prépare aussi des présentations pour les clients ou la direction. Il échange régulièrement avec les équipes de gestion, de trading ou de communication financière pour affiner ses prévisions.

En fin de journée, l’économiste peut intervenir lors de conférences, de webinaires ou d’entretiens auprès des médias économiques. Ainsi, son emploi du temps alterne entre deux temps forts. Un travail de fond, rigoureux et solitaire, précède des moments de restitution publique de ses analyses.

Les perspectives d’évolution pour un économiste

Le métier d’économiste ouvre de nombreuses perspectives d’évolution. Après plusieurs années, un économiste peut évoluer vers des postes à responsabilités. Il devient alors économiste senior, chef économiste ou responsable des études, au sein d’une banque ou d’une société de gestion.

Certains se spécialisent en économétrie, en finance de marché ou en économie de l’environnement. Ce sont des domaines de plus en plus recherchés. D’autres évoluent vers des fonctions de direction des études ou de directeur de la stratégie. Ils supervisent alors une équipe d’analystes.

Avec l’expérience, un économiste peut aussi se tourner vers le conseil, l’enseignement en école supérieure ou la recherche universitaire. Le journalisme économique et l’édition de rapports spécialisés constituent également des débouchés naturels pour les profils les plus reconnus.

Les contextes d’exercice du métier d’économiste

Dans une banque ou une société de gestion d’actifs, l’économiste produit des analyses qui orientent les décisions d’investissement. Il travaille en lien étroit avec les équipes de trading et de recherche. La réactivité y est essentielle.

Dans une institution publique comme l’INSEE ou la Banque de France, l’économiste participe à l’élaboration de statistiques officielles. Il contribue aussi à la définition des politiques économiques. Le rythme y est généralement plus posé, avec une exigence forte de rigueur méthodologique.

Dans un cabinet de conseil ou une organisation internationale comme l’OCDE, l’économiste travaille sur des missions variées. Ces missions se déroulent souvent à l’international. Il doit alors s’adapter rapidement à des contextes culturels et réglementaires différents.

Enfin, dans la recherche ou l’enseignement supérieur, l’économiste consacre une large part de son temps à la publication d’études. Il transmet aussi son expertise aux étudiants et aux chercheurs. Ce contexte convient particulièrement aux profils passionnés par l’analyse de fond.

Le secteur de la finance et l’impact de l’intelligence artificielle

Le secteur de la finance évolue sous l’effet de la digitalisation, d’une réglementation croissante et des enjeux climatiques. Les banques et les sociétés de gestion recherchent des économistes capables d’anticiper des risques toujours plus complexes. L’inflation, les taux d’intérêt et les tensions géopolitiques en sont les principaux moteurs.

L’intelligence artificielle transforme profondément les méthodes de travail des économistes. Les outils de traitement automatisé et de modélisation prédictive permettent de traiter d’immenses volumes de données en un temps record. Cela libère du temps pour l’interprétation stratégique.

Cependant, l’IA ne remplace pas le jugement humain. Elle renforce le métier d’économiste en automatisant les tâches répétitives. L’expertise, la capacité de synthèse et le sens critique restent indispensables pour interpréter les résultats produits par les modèles.

Les études et formations pour devenir économiste

Devenir économiste exige un niveau d’études élevé, généralement à partir du bac +5. Après le bac, plusieurs voies préparent à ce parcours exigeant. Les classes préparatoires économiques et commerciales, comme la Prépa ECG, en font partie. Elles ouvrent ensuite l’accès aux grandes écoles de commerce ou aux universités les plus sélectives.

À l’université, la licence Économie ou la licence Économie et Gestion posent les bases théoriques indispensables. Le programme couvre la microéconomie, la macroéconomie, les statistiques et les mathématiques appliquées. Les Instituts d’Études Politiques proposent aussi des parcours solides en économie.

Le niveau bac +5 reste toutefois la norme pour exercer réellement le métier d’économiste. Le Master Économie, le Master Économie appliquée ou le Master Économétrie et statistiques permettent de se spécialiser. Le choix dépend des débouchés visés. Pour une orientation clairement financière, le Master Finance et le Master Monnaie, Banque, Assurance, Finance sont particulièrement adaptés.

L’alternance est vivement recommandée dès le niveau Master. Elle permet de découvrir le fonctionnement réel d’une salle des marchés ou d’un service d’études. Enfin, un doctorat en sciences économiques reste nécessaire pour viser des postes de chef économiste ou une carrière académique. Tu peux retrouver toutes les formations et débouchés du secteur sur notre page dédiée au secteur Finances.

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