De Vinci Higher Education inaugure son campus de CastelMed, à Montpellier

De Vinci Higher Education inaugure son campus de CastelMed, à Montpellier

Un an après son arrivée dans la métropole montpelliéraine, De Vinci Higher Education, nouveau nom du Pôle Léonard de Vinci, a inauguré le 5 novembre son campus de CastelMed, à Castelnau-le-Lez. Sur 4 000 m², l’ESILV et l’EMLV y accueillent leurs étudiants au cœur de la MedVallée. Le groupe a présenté de nouvelles majeures en intelligence artificielle, cyberdéfense et robotique, deux bachelors en 2027 et une ouverture à l’international.

Par Thibaud Arnoult

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Foire aux questions (FAQ) - le campus De Vinci Higher Education de Montpellier

Quelles écoles sont présentes à Montpellier ?

L’ESILV, école d’ingénieurs, et l’EMLV, école de management, sur le campus de CastelMed à Castelnau-le-Lez.

Quelles nouvelles formations à la rentrée 2027 ?

Deux bachelors de l’EMLV, des admissions parallèles à l’ESILV et davantage d’alternance en master, avec des majeures en IA et cyberdéfense et en mécanique et robotique.

Combien d'étudiants le campus peut-il accueillir ?

Jusqu’à 675 étudiants simultanément, pour 200 aujourd’hui.

Un campus pour s'installer durablement

Un an après sa première rentrée dans la métropole montpelliéraine, De Vinci Higher Education quitte ses locaux provisoires pour un campus aménagé pour ses formations. Installé à Castelnau-le-Lez, au sein de CastelMed Park, le bâtiment de 4 000 m² accueille deux écoles du groupe, l’ESILV, école d’ingénieurs, et l’EMLV, école de management, et peut recevoir jusqu’à 675 étudiants simultanément. Ils sont aujourd’hui 200 à y suivre leurs cours.

Le campus de CastelMed en chiffres
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Le bâtiment de 4 000 m² peut accueillir jusqu’à 675 étudiants simultanément, pour 200 aujourd’hui.

Le site réunit vingt-deux salles de cours modulables, cinq Teaching Studios, un Fab Lab, un laboratoire de productique, un laboratoire de physique, des espaces de travail en mode projet, une salle de sport et des espaces de détente, prolongés par 800 m² de terrasses et un jardin. Le groupe a consacré environ 1,6 million d’euros aux aménagements et aux équipements pédagogiques, en réemployant une partie du mobilier. Lors de la visite, le directeur du campus a présenté le projet : « Ce campus est un point de départ. Notre ambition est de faire de Montpellier un pôle d’enseignement supérieur de référence en ingénierie et en management, ancré dans son écosystème et tourné vers l’innovation, l’entrepreneuriat et l’international », a déclaré Olivier Griziaux, directeur du campus de CastelMed.

Du Pôle Léonard de Vinci à De Vinci Higher Education

L’inauguration intervient quelques semaines après un changement d’identité. Né en 1995 à Paris-La Défense sous le nom de Pôle Léonard de Vinci, l’établissement s’est construit autour de plusieurs écoles, l’ESILV pour l’ingénierie, l’EMLV pour le management et l’IIM pour le digital et la création, réunies sur un même campus. Trente ans plus tard, ses écoles accueillent plus de 11 000 étudiants et comptent 24 000 diplômés. En octobre 2026, le groupe a adopté le nom de De Vinci Higher Education, une manière d’affirmer une identité commune et de porter son développement au-delà de l’Île-de-France.

Le groupe met en avant un modèle pédagogique fondé sur la transversalité. Ingénieurs, managers et spécialistes du numérique travaillent ensemble sur des projets communs, apprennent à parler le même langage et à construire des réponses collectives à des problèmes complexes. « La force de De Vinci Higher Education réside dans sa capacité unique à faire dialoguer management, ingénierie, numérique et création. C’est cette hybridation des compétences que nous souhaitons faire vivre pleinement à Montpellier », souligne Thierry Delécolle, directeur général de De Vinci Higher Education. À CastelMed, la présence conjointe de l’ESILV et de l’EMLV doit permettre de reproduire ce modèle à une autre échelle.

Apprendre en faisant

Le campus est équipé pour les enseignements pratiques. Le Fab Lab et les laboratoires de productique et de physique permettent aux étudiants de concevoir, de prototyper et de tester leurs projets, des premiers montages électroniques aux pièces mécaniques. Les Teaching Studios, salles équipées pour l’enseignement hybride et le travail collaboratif, accueillent les cours en petits groupes et les projets menés entre ingénieurs et managers. Les espaces de coworking, enfin, prolongent le travail en équipe en dehors des heures de cours.

Le groupe présente cette organisation comme une pédagogie fondée sur l’observation, la mesure et l’expérimentation. Elle répond aussi aux attentes des entreprises, qui recherchent des diplômés capables de passer rapidement de l’idée à la réalisation, et de travailler avec des profils différents du leur.

Pourquoi Montpellier

Le campus s’inscrit dans la MedVallée, projet de développement économique tourné vers la santé, la recherche, l’intelligence artificielle et le numérique, qui s’étend sur tout le nord-est de la métropole. CastelMed Park, où s’est installé le groupe, illustre cette dynamique : un bâtiment y est consacré à la data, à l’intelligence artificielle et à la cyberdéfense, un autre aux professions médicales et paramédicales. Plusieurs entreprises du numérique y ont déjà pris place, à quelques mètres des salles de cours.

L’Occitanie compte un tissu dense d’entreprises du numérique, et Montpellier constitue, avec Toulouse, l’un des deux grands pôles régionaux du secteur. Développement logiciel, data, intelligence artificielle, cybersécurité, objets connectés et santé numérique figurent parmi les domaines où les besoins en compétences sont les plus forts. Le campus bénéficie en outre d’une desserte directe par le tramway, à une centaine de mètres de l’arrêt Georges-Pompidou. « L’emplacement est idéal pour les étudiants : le tramway s’arrête au pied du campus, les pistes cyclables y mènent et le parking est gratuit », a fait valoir Olivier Griziaux.

Une place à prendre dans l’offre d’ingénieurs

L’arrivée de l’ESILV répond aussi à une lecture du paysage local de l’enseignement supérieur. Montpellier compte peu d’écoles d’ingénieurs généralistes, et l’école du groupe a choisi de s’y installer en complément de l’offre existante, aux côtés de Polytech Montpellier, école publique interne à l’université, et de l’EPF, école d’ingénieurs généraliste également implantée dans la métropole. « Il y avait une vraie place à prendre en Occitanie, avec très peu de formations d’ingénieurs généralistes. Nous l’avons prise », résume le directeur du campus.

La direction du campus estime que ces écoles bénéficient mutuellement de leur présence, et indique entretenir des échanges réguliers avec elles. « L’EPF et Polytech n’ont jamais eu autant de candidats depuis que nous sommes là. Plus l’offre est riche, plus Montpellier attire de futurs ingénieurs », observe Olivier Griziaux. Pour les lycéens de la région, l’implantation élargit le choix des formations d’ingénieurs post-bac, sans obligation de partir vers Paris, Lyon ou Toulouse.

Le groupe a fait le même raisonnement pour ses autres écoles. L’IIM, son école du digital et de la création, n’est pas encore présente à Montpellier, notamment parce que l’université y est déjà en pointe sur ces sujets. L’implantation montpelliéraine se concentre donc, pour l’heure, sur l’ingénierie et le management, deux domaines où l’offre locale laissait davantage de place.

Un premier bilan après un an

Après un an, le campus compte 200 étudiants, une soixantaine d’enseignants, six enseignants-chercheurs et une dizaine de collaborateurs. La recherche s’y développe progressivement : en informatique, deux chercheurs récemment recrutés travaillent sur une thématique à l’interface des objets connectés, de la data et de l’énergie, en lien avec les laboratoires du territoire et le campus parisien du groupe. En mathématiques, l’enseignante-chercheuse Noémie Combe a obtenu son habilitation à diriger des recherches.

Plusieurs partenariats ont été noués avec des acteurs économiques. Le MEDEF et La Mêlée Numérique sont partenaires du campus, qui permettent aux étudiants de rencontrer des professionnels du territoire, et des relations se sont construites avec des entreprises comme Dell, Septeo, Mars, Swile, Dyneff, Kyndryl ou le Crédit Agricole. Un partenariat avec BNP Paribas accompagne par ailleurs les étudiants dans le financement de leurs études. « L’an dernier, nous accueillions des promotions post-bac, sans stages ni alternance. Cette année, les étudiants de quatrième année de l’EMLV et les premiers élèves de l’ESILV partent en stage, avec l’appui de nos partenaires du territoire », a expliqué Olivier Griziaux.

IA, cyberdéfense et robotique au programme

L’offre de formation doit s’étoffer dans les prochaines années. À l’ESILV, deux domaines structureront l’offre montpelliéraine : l’intelligence artificielle et la cyberdéfense, d’une part, la mécanique et la robotique, d’autre part, avec la majeure Smart Mechanical Systems. Ce choix doit répondre aux besoins liés au numérique et à la montée en compétences nécessaire à la réindustrialisation de l’Occitanie. « Dans un an, nous proposerons deux majeures, IA et cyberdéfense, et Smart Mechanical Systems, consacrée à la mécanique et à la robotique. Elles sont le fruit de plusieurs mois de travail avec la Région, qui nous a sollicités pour répondre aux besoins du territoire », a précisé le directeur du campus.

Le groupe entend ainsi adapter progressivement ses formations d’ingénieurs aux priorités régionales. « Notre ambition est de construire à Montpellier une offre de formation qui soit en prise directe avec les transformations du territoire. Les entreprises ont besoin de compétences en ingénierie, en intelligence artificielle, en cybersécurité, mais aussi de profils capables de comprendre les enjeux économiques et managériaux qui les accompagnent », explique Thierry Delécolle.

Un projet construit avec le territoire

Au-delà des écoles, le projet montpelliérain s’appuie sur un dialogue étroit avec les acteurs locaux. La Région Occitanie a été associée à la définition des futures majeures de l’ESILV, afin de répondre aux besoins de compétences des entreprises régionales, en particulier dans l’industrie et le numérique. La Ville de Castelnau-le-Lez et les acteurs de la MedVallée accompagnent l’installation du campus, qui doit devenir un lieu de rencontre entre étudiants, enseignants, chercheurs et entreprises.

Le groupe entend aussi contribuer à la dynamique de réindustrialisation de l’Occitanie, en formant des ingénieurs capables d’accompagner la modernisation des sites de production, l’automatisation et la robotique, et des managers formés aux enjeux de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Les entreprises installées à CastelMed, à quelques mètres des salles de cours, offrent un terrain privilégié pour les projets étudiants, les stages et, à terme, les premiers emplois.

Une vie étudiante qui se construit

Sur un campus ouvert depuis un an, la vie associative part presque de zéro, et les premiers étudiants en sont les fondateurs. Un bureau des élèves, un bureau des sports et un bureau des arts ont vu le jour dès la première année. « Nous avons créé le BDE l’an dernier parce que nous voulions une vraie vie associative sur ce nouveau campus. Comme tout était à construire, nous avons pu apporter notre pierre à l’édifice », raconte Fanny Cohen Solal, trésorière du bureau des élèves. Les nouvelles recrues de première année sont déjà mises à contribution, avec l’organisation de leur premier événement.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, près des deux tiers des étudiants de l’ESILV à Montpellier viennent d’autres régions. Ils citent le classement de l’école, son orientation vers l’hybridation des compétences et la tech, ainsi que les atouts de Montpellier. Interrogés sur leur choix, les étudiants mettent aussi en avant le format de l’école. « Je ne voulais pas entrer dans une prépa externe. Le programme de l’ESILV me semblait pertinent, avec un niveau proche de certaines prépas, sans la même pression : c’était pour moi le meilleur compromis », explique Gabriel Metz, étudiant en deuxième année et fondateur du bureau des sports. Le classement de l’école a aussi pesé. « Ce serait mentir de dire que nous n’avons pas regardé les classements. Parmi les écoles à prépa intégrée, l’ESILV figure parmi les mieux placées, avec une ambiance et une cohésion que l’on ne retrouve pas en prépa générale », ajoute Alan, président du bureau des élèves.

Pour d’autres, la géographie a fait la différence. « Je voulais absolument étudier dans le Sud. Quand j’ai appris qu’un campus ouvrait à Montpellier, j’y ai vu l’occasion, d’autant que l’ESILV est une école pluridisciplinaire tournée vers le numérique et les métiers d’avenir », témoigne Gabriel, président du bureau des arts.

Les ambitions pour les prochaines rentrées

À partir de septembre 2027, De Vinci Higher Education prévoit d’ouvrir deux bachelors de l’EMLV à Montpellier, d’accueillir à l’ESILV des étudiants issus d’autres formations, en admission parallèle, et d’élargir les possibilités d’alternance dans les masters des deux écoles. L’alternance constitue un axe prioritaire à l’EMLV, pour resserrer encore les liens entre les étudiants et les entreprises du territoire.

Le campus doit également entrer dans une phase d’internationalisation, avec les premiers départs d’étudiants à l’étranger et l’accueil d’étudiants internationaux. Avec une capacité de 675 places simultanées pour 200 étudiants aujourd’hui, le bâtiment permet au groupe d’augmenter ses effectifs dans les prochaines années. Le groupe indique vouloir faire de cette implantation un campus durablement connecté à son territoire, capable de former les ingénieurs et les managers dont l’économie régionale aura besoin, dans le numérique, la santé, l’industrie et l’entrepreneuriat.

« La force de De Vinci Higher Education réside dans sa capacité unique à faire dialoguer management, ingénierie, numérique et création.« 

Thierry Delécolle – directeur général – De Vinci Higher Education